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	<title>annulation &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Cameroun : le Tribunal arbitral du sport annule l’élection du président de la Fécafoot</title>
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				<pubDate>Sat, 16 Jan 2021 11:07:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[À la veille du coup d’envoi du Championnat d’Afrique des nations (CHAN), qui débute ce 16 janvier au Cameroun, le Tribunal arbitral du sport (TAS) a annulé l’élection de Seidou Mbombo Njoya en décembre 2018 à la tête de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). Le verdict est tombé dans la soirée vendredi 15 janvier, à...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/Lassurance-nest-pas-totale-chez-Seidou-Mbombo-Njoya-696x425-696x425.jpg" alt="" class="wp-image-20862" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/Lassurance-nest-pas-totale-chez-Seidou-Mbombo-Njoya-696x425-696x425.jpg 696w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/Lassurance-nest-pas-totale-chez-Seidou-Mbombo-Njoya-696x425-696x425-300x183.jpg 300w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption>Seidou Mbombo Njoya, alors président de la Fédération camerounaise de football. © Facebook/Fécafoot</figcaption></figure>



<p><strong>À la veille du coup d’envoi du Championnat d’Afrique des nations (CHAN), qui débute ce 16 janvier au Cameroun, le Tribunal arbitral du sport (TAS) a annulé l’élection de Seidou Mbombo Njoya en décembre 2018 à la tête de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot).</strong></p>



<p>Le verdict est tombé dans la soirée vendredi 15 janvier, à la veille du premier match du Championnat d’Afrique des nations, opposant le Cameroun à la Zambie, à Yaoundé. Le Tribunal arbitral du sport a en effet annulé<a href="https://www.jeuneafrique.com/684959/societe/cameroun-seidou-mbombo-njoya-elu-president-de-la-fecafoot/">&nbsp;l’élection de Seidou Mbombo Njoya et de son comité exécutif, le 12 décembre 2018</a>. Ce dernier avait été élu pour un mandat de quatre ans, face à l’ancien gardien de but des Lions Indomptables Joseph-Antoine Bell et Daniel Nyamsi.</p>



<p>Le TAS a jugé recevable l’appel du club de l’AS Olympique de Meiganga, qui avait saisi l’instance juridictionnelle basée à Lausanne (Suisse) afin de demander l’annulation de l’ensemble des résolutions de l’Assemblée générale élective, qui avait installé Njoya à la tête de la Fécafoot. L’Olympique de Meiganga avait en effet évoqué des actes de corruption, lors d’une assemblée générale destinée à valider des textes de l’instance, deux mois avant l’élection. Très offensif dans sa démarche judicaire, le club avait également accusé le comité de normalisation, qui gérait la Fécafoot depuis l’invalidation – déjà – de&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/468128/societe/cameroun-la-fifa-confirme-linvalidite-de-lelection-de-tombi-a-roko-a-la-presidence-de-la-fecafoot/">l’élection de Tombi A Roko en 2017</a>, d’avoir enfreint certaines dispositions des statuts de 2009.</p>



<h4>Vers de nouvelles élections</h4>



<p>En conséquence, Seidou Mbombo Njoya, ainsi que son comité exécutif, sont dans l’obligation de céder leur place, alors que la Fécafoot joue un rôle important dans<a href="https://www.jeuneafrique.com/1092098/politique/cameroun-pourquoi-paul-biya-mise-tout-sur-le-championnat-dafrique-des-nations-chan/">&nbsp;l’organisation du CHAN</a>. Dans l’immédiat, c’est son secrétaire général, Benjamin Banlock, qui va gérer les affaires courantes, jusqu’à la nomination d’un comité de normalisation, lequel aura pour première mission d’organiser de nouvelles élections.</p>



<p>La décision du TAS, dont Gianni Infantino, le président de la FIFA actuellement présent au Cameroun, a pris connaissance après sa rencontre avec le président camerounais Paul Biya, tombe au plus mauvais moment pour le football national, une nouvelle fois empêtré dans les affaires. Il s’agira, après la période 2013-2015, puis 2017-décembre 2018, de la troisième nomination d’un comité de normalisation en moins de huit ans. Une très mauvaise publicité pour le Cameroun, qui organisera dans un an la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations (9 janvier-6 février 2022).</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>RDC : le président  Tshisekedi réclame l&#8217;annulation totale de la dette pour les pays en développement</title>
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				<pubDate>Wed, 23 Sep 2020 10:58:44 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/tshisekedi_felix_president_18_00010_jpg_640_350_1.jpeg" alt="" class="wp-image-11045" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/tshisekedi_felix_president_18_00010_jpg_640_350_1.jpeg 640w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/tshisekedi_felix_president_18_00010_jpg_640_350_1-300x164.jpeg 300w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption>Felix Tshisekedi</figcaption></figure>



<p><strong>Le président congolais a sollicité dans son discours mardi devant l&rsquo;Assemblée générale de l&rsquo;ONU que les mesures de soutien ou de financement supplémentaire de pays en développement ne devraient être liées à aucune condition.</strong></p>



<p>Le président de la République démocratique du Congo Félix Tshisekedi a réclamé mardi devant l&rsquo;Assemblée générale annuelle de l&rsquo;ONU une «&nbsp;annulation totale&nbsp;»&nbsp;de la dette pour les pays en développement afin de les aider à surmonter la pandémie.</p>



<p>«&nbsp;<em>Afin d&rsquo;aider les pays en développement à sortir effectivement de la crise, et à mieux assurer l&rsquo;après-Covid-19, les efforts de la communauté internationale devraient inclure l&rsquo;annulation et autres allègements du fardeau de la dette afin de leur permettre de mieux se reconstruire</em>&nbsp;», a-t-il dit.</p>



<p>Reconnaissant les efforts du G-20 et des institutions financières internationales, qui ont allongé les délais de paiement de la dette, la RDC les invite «&nbsp;<em>à prendre d&rsquo;autres décisions en vue de son annulation totale</em>&nbsp;», a ajouté le président dans son discours vidéo pré-enregistré.</p>



<p>«&nbsp;<em>Toutes ces mesures de soutien ou de financement supplémentaire de pays en développement ne devraient être liées à aucune condition</em>&nbsp;», a-t-il souligné, en lançant un appel «&nbsp;<em>à renforcer la solidarité internationale&nbsp;</em>».</p>



<p>Félix Tshisekedi a aussi demandé un renforcement «&nbsp;<em>de l&rsquo;assistance technique pour combattre et arrêter une maladie qui est un ennemi commun</em>&nbsp;».</p>



<p>La pandémie a fait plus de 966 707 morts dans le monde depuis fin décembre, et plus de 31,4 millions de cas ont été comptabilisés, selon un bilan établi mercredi par l&rsquo;<em>AFP</em>.</p>



<p><strong>Source: La Tribune Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Dette africaine : annulation vs moratoire, terrain glissant pour les Etats ?</title>
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				<pubDate>Thu, 16 Apr 2020 19:22:29 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/finance.jpg" alt="" class="wp-image-16345" width="626" height="313" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/finance.jpg 612w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/finance-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 626px) 100vw, 626px" /></figure>



<p> <strong>Après le premier pas du Fonds monétaire international (FMI), le G20 vient d’annoncer un moratoire sur la dette de 40 pays africains pour leur permettre de faire face à la crise du COVID-19. Les autres bailleurs bilatéraux et multilatéraux sont attendus. Mais les voix s’élèvent réclamant une annulation de la dette africaine, alors que le Continent sera confronté à un niveau de dette sans précédent après la crise.</strong></p>



<p>Faut-il annuler les dettes des pays africains ou suspendre&nbsp;leur&nbsp;remboursement le temps de la crise du COVID-19 ? La question fait encore couler beaucoup d&rsquo;encre et les institutions qui ont commencé à répondre aux appels tendent plutôt vers la seconde option. Les ministres des Finances et les banques centrales du G20 ont décidé mercredi soir de suspendre le remboursement de la dette de 76 pays à travers le monde, dont 40 en Afrique. Ainsi, les paiements qui devaient s&rsquo;opérer en 2020 sont reportés à 2022 et échelonnés sur trois ans, c&rsquo;est-à-dire jusqu&rsquo;en 2025. Le G20 emboîte ainsi le pas au FMI qui alloue une subvention de 250 millions de dollars à 25 pays dans le monde dont 19 pays africains pour honorer leurs obligations au titre du service de la dette envers le Fonds et ce, sur une durée de six mois, prolongeable à deux ans. L&rsquo;institution a mis en place un fonds qu&rsquo;elle ambitionne de doper à 1,4 milliard de dollars pour «&nbsp;subventionner&nbsp;» un plus grand nombre de pays.</p>



<p>Si les autres bailleurs bilatéraux, multilatéraux et privés sont appelés à se joindre à la&nbsp;<em>«&nbsp;solidarité&nbsp;»</em>&nbsp;internationale et que d&rsquo;aucuns estiment&nbsp;<em>«&nbsp;encourageants&nbsp;»</em>&nbsp;les premiers pas sur les moratoires, les voix se multiplient pour réclamer l&rsquo;annulation pure et simple de la dette des pays africains, si l&rsquo;objectif est vraiment de leur faciliter la tâche face à la pandémie. Un appel dont le président Emmanuel Macron a lui-même fait l&rsquo;écho lundi lors de son adresse à la nation.</p>



<p>André Flahaut, ministre belge du Budget, dénonce une&nbsp;<em>«&nbsp;dette injuste qui mine [les] économies&nbsp;»</em>&nbsp;africaines.</p>



<p>Dans le même sens, l&rsquo;ONG Oxfam appelle à&nbsp;<em>«&nbsp;faire plus&nbsp;»</em>&nbsp;que des moratoires, en annulant la dette des pays africains auprès du G20.</p>



<h4>Un traitement au cas par cas, selon Tidjane Thiam</h4>



<p>Tidjane Thiam, l&rsquo;un des envoyés spéciaux de l&rsquo;Union africaine (UA) pour la lutte contre le COVID-19, interrogé par&nbsp;<em>RFI</em>&nbsp;ce jeudi matin, a qualifié le moratoire de&nbsp;<em>«&nbsp;ballon d&rsquo;oxygène&nbsp;»</em>, et la question de l&rsquo;annulation de la dette de&nbsp;<em>«&nbsp;problème réel auquel il va falloir s&rsquo;attaquer dans les mois qui viennent&nbsp;»</em>.</p>



<p><em>«&nbsp;Je pense qu&rsquo;il y a deux temps dans cette affaire. Dans un premier temps, il fallait traiter la crise et trouver une solution pragmatique pour permettre à chaque Etat d&rsquo;avoir des ressources disponibles et c&rsquo;est ce que réalise le moratoire. Maintenant il est clair que nous sommes partis de situations en Afrique qui ne sont pas particulièrement favorables. Il faut quand même voir que la dette en Afrique a beaucoup augmenté&nbsp;»,&nbsp;</em>a-t-il expliqué reconnaissant que le ratio dette sur PIB de l&rsquo;Afrique qui est train d&rsquo;exploser en raison de la crise du COVID-19 atteindra&nbsp;<em>«&nbsp;rapidement 150%&nbsp;»</em>&nbsp;contre 108% avant la crise. «&nbsp;<em>Il est clair que dans cette situation,&nbsp;</em>a-t-il poursuivi,<em>&nbsp;il y a des pays qui vont être sous pression. Il va falloir envisager des remises ou des annulations de dette&nbsp;</em>». A noter que le ratio dette/PIB des pays continuera d&rsquo;augmenter parce que non seulement le coût des dettes déjà contracté continue d&rsquo;augmenter, mais aussi parce que les Etats continuent de s&rsquo;endetter dans le cadre de leur riposte contre le COVID-19.</p>



<h4><strong>Et si l&rsquo;engagement&nbsp;des Etats était mis à l&rsquo;épreuve ?</strong></h4>



<p>La CNUCED a été l&rsquo;une des premières institutions à réclamer l&rsquo;annulation de la dette des pays africains. Le pape François, à l&rsquo;occasion de la Pâque dimanche dernier, en a rajouté une couche, appelant à&nbsp;<em>«&nbsp;réduire&nbsp;»</em>, voire&nbsp;<em>«&nbsp;annuler&nbsp;»</em>&nbsp;la dette des pays les plus pauvres. Le président sénégalais Macky Sall, qui a été le premier chef d&rsquo;Etat africain à interpeller les bailleurs sur la dette africaine, s&rsquo;en est félicité.</p>



<p>Mais le débat autour de la dette africaine soulève plusieurs autres problématiques. Si l&rsquo;alourdissement du poids de cette dette après la crise est une évidence, l&rsquo;économiste togolais Kako Nubukpo, dans une tribune sur&nbsp;<em>Le Point</em>, soutient que&nbsp;<em>«&nbsp;l&rsquo;annulation massive de la dette africaine ressemble à s&rsquo;y méprendre à la prédominance de recettes anciennes pour faire face au nouveau monde&nbsp;»</em>.&nbsp;<em>«&nbsp;L&rsquo;Afrique d&rsquo;après le Covid-19 ne peut accepter de jouer un jeu dans lequel elle sortira une nouvelle fois perdante, car les mêmes causes produiront les mêmes effets</em><em>&nbsp;»</em>, affirme-t-il, regrettant que les dettes jusqu&rsquo;ici contractées par les Etats aient fait l&rsquo;objet d&rsquo;une&nbsp;<em>«&nbsp;mauvaise gouvernance chronique&nbsp;»</em>.</p>



<p>Annulation ou moratoire sur leur dette, les pays africains ne devront-ils pas finalement faire preuve d&rsquo;ingéniosité et surtout d&rsquo;un engagement sans faille gérer efficacement cette crise et assurer un après-crise moins contraignant, notamment en faisant bon usage des fonds en leur possession ?</p>



<p><strong>Source: La Tribune Afrique/Mis en Ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Coronavirus : Emmanuel Macron plaide pour une annulation de la dette africaine</title>
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				<pubDate>Tue, 14 Apr 2020 11:15:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[En mars, les ministres africains des finances avaient demandé 100 milliards de dollars à la communauté internationale pour lutter contre le Covid-19, dont 44 milliards affectés au remboursement de leurs dettes. La France et l’Europe vont devoir aider l’Afrique à lutter contre le nouveau coronavirus en&#160;«&#160;annulant massivement sa dette&#160;».&#160;Lundi soir, le président de la République, Emmanuel Macron,...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/1276994-emmanuel-macron-lors-du-sommet-de-l-otan-le-4-decembre-2019-a-watford-pres-de-londres-2.jpg" alt="" class="wp-image-12504" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/1276994-emmanuel-macron-lors-du-sommet-de-l-otan-le-4-decembre-2019-a-watford-pres-de-londres-2.jpg 960w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/1276994-emmanuel-macron-lors-du-sommet-de-l-otan-le-4-decembre-2019-a-watford-pres-de-londres-2-300x206.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/1276994-emmanuel-macron-lors-du-sommet-de-l-otan-le-4-decembre-2019-a-watford-pres-de-londres-2-768x528.jpg 768w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /><figcaption>Emmanuel Macron</figcaption></figure>



<p><strong>En mars, les ministres africains des finances avaient demandé 100 milliards de dollars à la communauté internationale pour lutter contre le Covid-19, dont 44 milliards affectés au remboursement de leurs dettes.</strong></p>



<p>La France et l’Europe vont devoir aider l’Afrique à lutter contre le nouveau coronavirus en&nbsp;<em>«&nbsp;annulant massivement sa dette&nbsp;».&nbsp;</em>Lundi soir, le président de la République, Emmanuel Macron, a profité de son allocution télévisée pour faire passer cette idée aux Français, une des rares incises internationales dans un discours hexagonal. Pour une majorité d’Etats africains, en effet, seule l’annulation de la dette publique extérieure pourrait éviter un effondrement économique, alors que son remboursement engloutit en moyenne 13&nbsp;% des revenus des Etats (selon l’ONG britannique Jubilee Debt Campaign).</p>



<p>Fin mars, les ministres africains des finances avaient déjà demandé 100 milliards de dollars à la communauté internationale pour lutter contre le Covid-19, dont 44 milliards affectés au remboursement de leurs dettes et de leurs intérêts. Pour l’instant, le FMI et la Banque mondiale appellent seulement à suspendre le remboursement des emprunts des pays les plus pauvres auprès des créanciers bilatéraux, et le FMI a annoncé quelques heures après l’intervention d’Emmanuel Macron le versement d’une aide d’urgence à 25 pays parmi les plus pauvres du monde, dont 19 sont en Afrique. Mais, de la suspension à l’annulation, le chemin reste encore long.</p>



<p>Pourtant, la seconde formule a ses partisans, comme l’économiste sénégalais Ndongo Samba Sylla. A ses yeux,&nbsp;<em>«&nbsp;seule cette annulation pourrait permettre de résoudre ou du moins d’atténuer sensiblement le problème&nbsp;»</em>&nbsp;économique qui pointe. Reste que&nbsp;<em>«&nbsp;les créanciers privés n’y ont aucun intérêt. Peut-être qu’ils accepteront le principe d’un moratoire pour retarder&nbsp;</em>[le]<em>&nbsp;paiement&nbsp;</em>[de la dette],<em>&nbsp;mais il faudra bien finir par la payer. Et, après la crise du coronavirus, ces Etats endettés se retrouveront coincés à nouveau&nbsp;»,</em>&nbsp;craint l’économiste ouest-africain.</p>



<h4>Négociations difficiles</h4>



<p>Pour Serge Michailof, les négociations s’annoncent donc difficiles, même auprès des Etats.&nbsp;<em>«&nbsp;Je vois mal les partenaires bilatéraux accorder un effacement de la dette aux pays qui ont déjà bénéficié du PPTE&nbsp;</em>(initiative en faveur des pays pauvres très endettés)&nbsp;<em>au début des années 2000. Refaire une deuxième opération de ce genre ne serait pas du tout évident&nbsp;»,</em>&nbsp;estime cet ancien directeur de la Banque mondiale.</p>



<p>Reste qu’en face il y a bien urgence, et pour toute une série de raisons.&nbsp;<em>«&nbsp;Je crains que l’impact de la pandémie sur la région soit vraiment dévastateur&nbsp;»,&nbsp;</em>a déjà prévenu le directeur du département africain du Fonds monétaire international (FMI), Abebe Aemro Sélassié, alors que les mesures sanitaires prises à l’échelle mondiale faisaient chuter les échanges commerciaux et la demande en matières premières. Touchées de plein fouet, les économies africaines risquent d’entrer en récession, selon les projections de la Banque mondiale, ce qui serait une première depuis vingt-cinq ans.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>Le FMI a annoncé le versement d’une aide d’urgence à vingt-cinq pays parmi les plus pauvres, dont dix-neuf en Afrique</p></blockquote>



<p><em>«&nbsp;Un des effets immédiats de la pandémie</em>, ajoute Ndongo Samba Sylla,&nbsp;<em>est que les flux de capitaux se tarissent et quittent l’Afrique pour aller vers les pays riches.&nbsp;»</em>&nbsp;Pris dans cette spirale destructrice, les déficits des balances commerciales se creusent et les monnaies africaines continuent de se dévaluer dangereusement.</p>



<p>Ces dernières années, l’endettement du continent s’est accéléré. Le poids de la dette publique y a bondi, passant de 35&nbsp;% du PIB africain à 60&nbsp;% entre 2010 et 2018. Une hausse particulièrement vertigineuse dans les pays exportateurs de matières premières, qui ont subi la chute des cours de 2014 à 2016, selon Chukwuka Onyekwena, le directeur du Centre des études économiques d’Afrique (CSEA). Déjà,&nbsp;<em>«&nbsp;les gouvernements africains avaient dû davantage dépenser pour compenser la baisse des revenus du secteur privé&nbsp;»&nbsp;</em>après la crise de 2008.</p>



<h4>Finances étatiques sous pression</h4>



<p>La crise financière mondiale avait eu un autre effet ambigu en attirant les Etats africains sur les marchés financiers. A l’époque, la faiblesse des taux d’intérêt a poussé les gouvernements africains à émettre en masse des eurobonds, des titres de dettes libellés en monnaie étrangère, souvent en dollars ou en euros. Depuis, les créanciers privés ont acquis un tiers de leur dette publique. Mais, aujourd’hui, les taux flambent, oscillant entre 5 % et 10&nbsp;% et mettant les finances étatiques sous pression.</p>



<p>Ainsi, <em>« en 2018, le Sénégal a émis deux eurobonds d’un milliard d’euros et d’un milliard de dollars à 6 % et 4,75 % sur dix ans. Cela veut dire que, chaque année, ils payent les intérêts et qu’en 2028 ils devront s’acquitter des deux milliards. Vu la situation économique, ils ne pourront certainement pas le faire, donc ils n’auront pas d’autre choix que de se rendetter »,</em> ajoute Ndongo Samba Sylla.</p>



<p>De nombreux pays africains sont surendettés ou en passe de l’être. Le défaut de paiement apparaît pour certains quasiment inévitable. Ainsi, la Zambie, deuxième producteur de cuivre en Afrique, a un besoin urgent de restructurer sa dette publique extérieure – 11,2&nbsp;milliards de dollars – pour éviter la banqueroute. D’autres, comme l’Angola, le Ghana ou encore l’Ethiopie, sont eux aussi proches d’un scénario similaire.</p>



<p>Au-delà de son explosion, la dette publique africaine souffre aussi d’un problème structurel, puisque les bailleurs bilatéraux traditionnels regroupés dans le Club de Paris ont été progressivement remplacés par les créanciers des pays émergents, notamment la Chine. La situation actuelle montre les limites des systèmes de financement du développement en Afrique, portés par la Chine et les créanciers privés. A l’avenir, les organisations multilatérales vont devoir réfléchir à leurs conditions de prêt pour inciter les Etats africains à revenir vers des modèles de développement plus vertueux.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en Ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Face à la crise, le pape propose d&#8217;annuler la dette des pays pauvres</title>
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				<pubDate>Mon, 13 Apr 2020 11:17:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/homelie-improvisee-Francois-souligne-feminite-Marie-qualite-disciple_0_729_486.jpg" alt="" class="wp-image-16212" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/homelie-improvisee-Francois-souligne-feminite-Marie-qualite-disciple_0_729_486.jpg 729w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/homelie-improvisee-Francois-souligne-feminite-Marie-qualite-disciple_0_729_486-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 729px) 100vw, 729px" /><figcaption>epa08066048 Pope Francis leads the celebration of the Festivity of Our Lady of Guadalupe in St. Peter&rsquo;s Basilica at the Vatican, 12 December 2019.  EPA/FABIO FRUSTACI (MaxPPP TagID: epalivefour483509.jpg) [Photo via MaxPPP]</figcaption></figure>



<p><strong>Dans son message de Pâques, le pape François a aussi lancé un appel à l&rsquo;allègement des sanctions internationales et à la solidarité de l&rsquo;Europe.</strong></p>



<p>C&rsquo;était une première pour le pape. Une messe de Pâques à l&rsquo;heure du confinement, derrière les portes closes de la basilique Saint-Pierre à Rome. Dans son message, le souverain pontife&nbsp;a proposé «&nbsp;de réduire&nbsp;» voire «&nbsp;d&rsquo;annuler&nbsp;» la dette des pays pauvres, et lancé un appel à un allègement des sanctions internationales et à la solidarité de l&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/europe">Europe</a>&nbsp;face à la pandémie de coronavirus.&nbsp;Dans un monde «&nbsp;opprimé par la pandémie, qui met à dure épreuve notre grande famille humaine&nbsp;», il a appelé à répondre par «&nbsp;la contagion de l&rsquo;espérance&nbsp;», dans ce message prononcé dans une basilique Saint-Pierre vide.</p>



<p>Il a souhaité «&nbsp;que soient relâchées les sanctions internationales qui empêchent aux pays qui en sont l&rsquo;objet de fournir un soutien convenable à leurs citoyens&nbsp;» et appelé à la solidarité internationale «&nbsp;en réduisant, si non carrément en annulant, la dette qui pèse sur les budgets des pays les plus pauvres&nbsp;».&nbsp;Les&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/etats-unis">États-Unis</a>&nbsp;refusent, par exemple, de lever les sanctions économiques imposées à l&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/iran">Iran</a>, pays durement touché par la pandémie.</p>



<p>François a aussi répété son appel à «&nbsp;un cessez-le-feu mondial et immédiat dans toutes les régions du monde&nbsp;». «&nbsp;Ce n&rsquo;est pas le temps de continuer à fabriquer et à trafiquer des armes, dépensant des capitaux énormes qui devraient être utilisés pour soigner les personnes et sauver des vies&nbsp;», a-t-il affirmé dans ce message du chef spirituel de 1,3&nbsp;milliard de catholiques, diffusé en direct dans le monde entier.&nbsp;Le pape a notamment évoqué le&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/yemen">Yémen</a>&nbsp;et la&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/syrie">Syrie</a>, mais aussi l&rsquo;Irak, le Liban, le conflit israélo-palestinien, l&rsquo;est de l&rsquo;Ukraine, «&nbsp;les attaques terroristes perpétrées contre tant de personnes innocentes&nbsp;» en Afrique, le drame des migrants et la situation humanitaire dans le nord du Mozambique.&nbsp;Il a aussi souhaité que «&nbsp;des solutions concrètes et immédiates&nbsp;» soient trouvées au Venezuela, «&nbsp;pour accorder l&rsquo;aide internationale à la population&nbsp;».</p>



<h4>Oublier «&nbsp;les égoïsmes&nbsp;»</h4>



<p>Il a choisi de lancer un appel spécifique à l&rsquo;Europe qui doit retrouver «&nbsp;un esprit concret de solidarité qui lui a permis de dépasser les rivalités du passé&nbsp;», notamment après la Seconde Guerre mondiale.&nbsp;Face à la pandémie mondiale qui frappe durement des pays comme l&rsquo;Italie, l&rsquo;Espagne ou la France, il faut avoir recours «&nbsp;à des solutions innovantes&nbsp;» et oublier «&nbsp;les égoïsmes&nbsp;».</p>



<p>Même si elle s&rsquo;est mise d&rsquo;accord sur un fonds de 500&nbsp;milliards d&rsquo;euros, l&rsquo;Union européenne est apparue divisée sur la réponse à apporter aux conséquences économiques de la pandémie. Les pays du Sud, derrière l&rsquo;Italie et l&rsquo;Espagne, souhaitent la mise en place d&rsquo;un système de mutualisation de la dette que refuse le Nord, notamment l&rsquo;Allemagne et les Pays-Bas. «&nbsp;Que ces frères et sœurs plus faibles, qui peuplent les villes et les périphéries de toutes les parties du monde, ne soient pas laissés seuls&nbsp;», a exhorté le souverain pontife.</p>



<p>Il a eu une pensée particulière pour les « personnes âgées et les personnes seules », « les médecins et les infirmiers », « les forces de l&rsquo;ordre et les militaires », tous ceux « qui travaillent dans les maisons de santé, ou qui vivent dans les casernes et dans les prisons ». « Pour beaucoup, c&rsquo;est une Pâques de solitude, vécue dans les deuils et les nombreuses difficultés que la pandémie provoque, des souffrances physiques aux problèmes économiques », a-t-il souligné.</p>



<p><strong>Source : Jeune Afrique /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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		<title>Guinée-Bissau: annulation de la mission d’experts de la Cédéao</title>
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				<pubDate>Mon, 09 Mar 2020 14:00:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/logo_cedeao_0_0-1024x578.png" alt="" class="wp-image-10029" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/logo_cedeao_0_0.png 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/logo_cedeao_0_0-300x169.png 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/logo_cedeao_0_0-768x434.png 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p><strong>Cette mission était censée aider à sortir de l’impasse dans laquelle se trouve le pays depuis la présidentielle de fin décembre. Le gouvernement sortant estime être le seul gouvernement légal. La mission de juristes ouest-africains devait aider à trouver une solution au bras de fer. Mais pour l’autre gouvernement, nommé par Umaro Sissoco Embalo, elle n’était « pas la bienvenue ».</strong></p>



<p>Changement de programme&nbsp;: les experts de la Cédéao n’ont finalement pas posé le pied à Bissau. L’organisation ouest-africaine avait annoncé leur arrivée dans une lettre adressée au «&nbsp;<em>Premier ministre</em>&nbsp;» Aristide Gomes.</p>



<p><strong>«&nbsp;<em>Ingérence</em>&nbsp;»</strong></p>



<p>Mais ce dimanche,<strong><a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/fr/afrique/20200303-guin%C3%A9e-bissau-premier-ministre-nabiam-investiture-nouveau-gouvernement" rel="noreferrer noopener">&nbsp;le gouvernement de Nuno Nabiam</a></strong>, Premier ministre nommé par Umaro Sissoco Embalo, a publié une «&nbsp;<em>note de protestation</em>&nbsp;» très claire&nbsp;: il dénonce «&nbsp;<em>une ingérence</em>&nbsp;», une «&nbsp;<em>atteinte à la souveraineté</em>&nbsp;» de la Guinée Bissau. Il affirme aussi qu’aucune délégation ne sera reçue «&nbsp;<em>sans concertation préalable</em>&nbsp;», et qu’il n’est pas question d’accepter la venue «&nbsp;<em>de techniciens ivoiriens</em>&nbsp;», la Côte d’ivoire ayant &#8211;&nbsp;selon lui&nbsp;&#8211; une «&nbsp;<em>posture ambiguë</em>&nbsp;» dans cette crise. En réponse, le représentant spécial de la Cédéao a donc annulé la mission d’experts, et précise qu’elle comprenait trois spécialistes du Bénin, du Mali, et du Burkina Faso.</p>



<p><strong>Blocage total</strong></p>



<p>Le blocage reste donc total, sur fond de débat juridique : le camp d’Umaro Sissoco Embalo estime que la Commission nationale des élections a tranché en sa faveur. Mais pour ses adversaires, <strong><a rel="noreferrer noopener" target="_blank" href="http://www.rfi.fr/fr/afrique/20200215-presidentielle-bissau-cour-supreme-redemande-verification-proces-verbal">c’est à la Cour constitutionnelle de valider </a></strong>les résultats de la présidentielle. Ils dénoncent un « <em>coup de force</em> ». Dans ce bras de fer, l’Ecomib – la force militaire de la Cédéao sur place &#8211; se retrouve dans une position inconfortable. Le gouvernement d’Umaro Sissoco Embalo indique que sa mission s’achèvera à la fin du mois.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Annulation de la présidentielle au Malawi: Peter Mutharika contre-attaque</title>
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				<pubDate>Wed, 05 Feb 2020 12:30:57 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/Peter-Mutharika.jpg" alt="" class="wp-image-14000" width="617" height="411"/><figcaption> Le président du Malawi, Peter Mutharika </figcaption></figure>



<p><strong>Au Malawi, le 3 février, la Cour constitutionnelle a décidé d’annuler l’élection présidentielle de l&rsquo;an dernier pour des irrégularités durant le scrutin. De nouvelles élections doivent être organisées dans les 150 prochains jours mais le président Peter Mutharika compte bien se défendre.</strong></p>



<p>Jusqu’à ce 5&nbsp;février, la présidence s’était contentée de relayer&nbsp;<strong><a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/fr/afrique/20200203-malawi-presidentielle-resultats-annul%C3%A9s-election-mai-2019-peter-mutharika" rel="noreferrer noopener">la décision de la Cour constitutionnelle d&rsquo;annuler les résultats de la présidentielle</a>&nbsp;</strong>de l&rsquo;an dernieret le président était resté silencieux. Peter Mutharika aurait pu prendre exemple sur Uhuru Kenyatta qui avait officiellement respecté une&nbsp;décision de justice similaire tout en étant en désaccord avec elle, il y a deux ans, au Kenya.</p>



<p>Ce 5&nbsp;février, le porte-parole de la présidence a annoncé que Peter Mutharika ferait appel. Il dispose de six semaines pour le déposer. Des sources estiment qu’il pourrait le faire dès cet après-midi. Peter Mutharika invoque une erreur judiciaire et «&nbsp;<em>une attaque contre les fondements de notre démocratie</em>&nbsp;».</p>



<p><strong>Tipp-Ex et doubles votants</strong></p>



<p>Il s&rsquo;agit en l&rsquo;occurrence de la décision des juges de revoir la définition du mot «&nbsp;majorité&nbsp;», désormais considéré comme majorité absolue alors que le Malawi utilisait un système à majorité relative depuis son indépendance en 1964. Il sera en revanche plus difficile pour lui de contester la grossière utilisation de correcteur Tipp-Ex sur les bulletins ou les cas de doubles votants.</p>



<p>En attendant l’appel de Peter Mutharika, les lignes commencent déjà à bouger à Lilongwe, la capitale. Le nouveau vice-président, Saulos Chilima, se place en faiseur de rois. Arrivé troisième du scrutin, il s&rsquo;est dit ce mercredi matin ouvert à une alliance avec n’importe quel parti.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Cameroun : l’opposition annule son meeting prévu samedi</title>
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				<pubDate>Sat, 09 Nov 2019 17:00:31 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Le parti de Maurice Kamto, principal rival politique du président camerounais Paul Biya, a annulé un meeting prévu samedi 9 novembre à Douala. Le parti de Maurice Kamto, principal rival politique du président camerounais Paul Biya, a annulé un meeting prévu samedi à Douala, selon un communiqué publié vendredi soir. Le Mouvement pour la renaissance...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/maurice-kamto-1024x578.jpg" alt="" class="wp-image-11042" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/maurice-kamto.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/maurice-kamto-300x169.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/maurice-kamto-768x434.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Maurice kamto</figcaption></figure>



<p><strong>Le parti de Maurice Kamto, principal rival politique du président camerounais Paul Biya, a annulé un meeting prévu samedi 9 novembre à Douala.</strong></p>



<p>Le parti de Maurice Kamto, principal rival politique du président camerounais Paul Biya, a annulé un meeting prévu samedi à Douala, selon un communiqué publié vendredi soir.</p>



<p>Le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) dénonce «&nbsp;une interdiction illégale&nbsp;», et promet une «&nbsp;reprogrammation de ce meeting à une date ultérieure&nbsp;».</p>



<h4>Troisième annulation</h4>



<p>Plus tôt dans la journée, le tribunal de grande instance du Wouri, département de Douala, capitale économique, avait rejeté la demande d’annulation d’une interdiction de manifester samedi dans la ville.</p>



<p>C’est le troisième évènement du MRC annulé depuis la libération de Maurice Kamto, candidat malheureux à la présidentielle de 2018 qui avait été arrêté fin janvier avec des centaines de ses partisans après des manifestations pacifiques pour protester contre le résultat de la présidentielle.</p>



<p>Sous les verrous pendant neuf mois, <a href="https://www.jeuneafrique.com/838966/politique/cameroun-lopposant-maurice-kamto-a-ete-libere-apres-dintenses-negociations-avec-le-regime-de-paul-biya/">il a été libéré le 5 octobre</a>. Une décision présidentielle vue comme une concession de Paul Biya, 86 ans, dont 37 au pouvoir.</p>



<h4>Apparition remarquée de Maurice Kamto</h4>



<p>Plutôt discret à sa libération, Maurice Kamto avait cherché à organiser un premier meeting dans le Sud, à Ebolowa, le 1er novembre, puis à Yaoundé le 2 novembre, sans succès.</p>



<p>Jeudi, il a fait une apparition remarquée à Bafoussam, dans l’ouest du Cameroun, pour rendre hommage aux&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/849556/societe/cameroun-au-moins-42-morts-dans-un-glissement-de-terrain-a-bafoussam/">43 personnes mortes dans un glissement de terrain fin octobre.</a></p>



<p>Les soutiens du MRC ont amplement partagé sur les réseaux sociaux les vidéos de nombreuses personnes venues acclamer Maurice Kamto dans sa région d’origine.<a href="https://www.jeuneafrique.com/849377/politique/elections-au-cameroun-maurice-kamto-va-debuter-une-tournee-nationale-de-pre-campagne/">l</a></p>



<p>La présidence de la République a pour sa part décrété vendredi un deuil national pour la journée de samedi après la catastrophe de Bafoussam.</p>



<p>Le Cameroun, longtemps perçu comme un pays plus paisible que ses voisins d’Afrique centrale, est confronté à plusieurs crises.&nbsp;Outre le verrouillage de l’opposition politique, le Nord reste ébranlé par des&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/756410/politique/boko-haram-continue-a-terroriser-lextreme-nord-du-cameroun/">attaques régulières du groupe jihadiste nigérian Boko Haram</a>, et les deux régions anglophones de l’Ouest sont secouées par d’<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/844915/politique/crise-anglophone-au-cameroun-paul-biya-veut-aller-vite-mais-avance-en-terrain-mine/">intenses affrontements entre indépendantistes et militaires</a>, qui ont fait 3 000 morts depuis deux ans, selon des ONG.</p>



<p>Les&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/850708/politique/cameroun-les-etats-unis-privent-le-pays-de-son-traitement-commercial-preferentiel/">États-Unis ont décidé fin octobre de priver le Cameroun de son traitement commercial préférentiel</a>&nbsp;en raison «&nbsp;de violations grossières et répétées des droits humains internationalement reconnus&nbsp;».</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne : Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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