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	<title>Amnesty international &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>Amnesty international &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Cameroun : Amnesty International ravie de la libération de trois étudiants</title>
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				<pubDate>Tue, 28 Dec 2021 18:38:35 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[En 2016, ces jeunes avaient été condamnés à dix ans ferme par un tribunal militaire « pour avoir partagé un SMS sarcastique faisant référence à Boko Haram », précise l’organisation de défense des droits de l’Homme. C’est «&#160;un grand soulagement&#160;», déclare Amnesty International dans un communiqué reçu mardi à APA. De l’avis de cette ONG,...]]></description>
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<p><strong>En 2016, ces jeunes avaient été condamnés à dix ans ferme par un tribunal militaire « pour avoir partagé un SMS sarcastique faisant référence à Boko Haram », précise l’organisation de défense des droits de l’Homme.</strong></p>



<p>C’est «&nbsp;<em>un grand soulagement</em>&nbsp;», déclare Amnesty International dans un communiqué reçu mardi à APA. De l’avis de cette ONG, Fomusoh Ivo Feh, Afuh Nivelle Nfor et Azah Levis Gob «&nbsp;<em>ont été punis contre toute logique</em>&nbsp;» car ils n’ont fait qu’ «&nbsp;<em>exercer pacifiquement leur droit à la liberté d’expression</em>&nbsp;».</p>



<p>Pour Samira Daoud, directrice pour l’Afrique de l’ouest et l’Afrique centrale à Amnesty International, «&nbsp;<em>savoir qu’ils ont été libérés ce week-end et qu’ils ont enfin pu retrouver leur famille après sept longues années derrière les barreaux nous remplit de joie</em>&nbsp;».</p>



<p>En outre, elle a invité les autorités camerounaises à «&nbsp;<em>protéger les droits humains et veiller à ce que toute personne puisse s’exprimer librement sans craindre de représailles</em>&nbsp;».</p>



<p>Amnesty International remercie «&nbsp;<em>toutes les personnes qui ont fait campagne sans relâche en faveur de leur libération, notamment (celles) qui ont écrit au président Paul Biya pour lui demander de mettre fin à cette injustice</em>&nbsp;».</p>



<p>Les trois étudiants ont été déclarés coupables, le 2 novembre 2016, de «&nbsp;<em>non-dénonciation d’informations liées au terrorisme&nbsp;</em>». Par la suite, Fomusoh Ivo Feh, Afuh Nivelle Nfor et Azah Levis Gob ont bénéficié d’une réduction de leur peine de dix à cinq ans décidée par la Cour suprême le 16 décembre dernier.</p>



<p>Toutefois, Maître Victorine Chantal Edzengte, leur avocate, a souligné que l’arrêt porte seulement sur la peine, mais leur culpabilité est toujours maintenue. Le message ayant valu aux trois étudiants sept ans d’emprisonnement est «&nbsp;<em>Boko Haram recrute des jeunes à partir de 14 ans. Conditions de recrutement : 4 matières au GCE, y compris la religion&nbsp;</em>».</p>



<p>Selon Amnesty International, ce texto était en réalité « <em>une observation sur la difficulté à trouver un emploi correct au Cameroun sans être hautement qualifié et jouait sur l’idée que même le groupe armé Boko Haram ne recrutait que des personnes ayant obtenu de bons résultats à leurs examens</em> ».</p>



<p><strong>Source: APA News/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Le passe vaccinal entre en vigueur en Tunisie, les ONG dénoncent une violation des droits</title>
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				<pubDate>Wed, 22 Dec 2021 18:15:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Les Tunisiens sont soumis depuis mercredi à un passe vaccinal très strict pour lutter contre la pandémie de Covid-19. Les autorités espèrent un regain d’élan pour la vaccination. Une obligation qui « viole les droits » selon l&#8217;ONG Amnesty International. Le passe vaccinal contre le Covid-19 est entré en vigueur en&#160;Tunisie, mercredi 22 décembre, pour une durée...]]></description>
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<p><strong>Les Tunisiens sont soumis depuis mercredi à un passe vaccinal très strict pour lutter contre la pandémie de Covid-19. Les autorités espèrent un regain d’élan pour la vaccination. Une obligation qui « viole les droits » selon l&rsquo;ONG Amnesty International.</strong></p>



<p>Le passe vaccinal contre le Covid-19 est entré en vigueur en&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/tag/tunisie/">Tunisie</a>, mercredi 22 décembre, pour une durée de six mois. Selon le texte, il sera obligatoire notamment dans les administrations, les établissements publics et privés, éducatifs, universitaires ainsi que les espaces réservés aux activités de loisirs, culturelles, sportives et les lieux de culte. Il sera réclamé à chaque personne de nationalité tunisienne ou résidant en Tunisie et âgée de plus de 18 ans.</p>



<p>Dans le but d&rsquo;accélérer la campagne de vaccination en Tunisie et limiter la propagation épidémique liée au Covid-19, le président Kais Saied, qui s&rsquo;est arrogé les pleins pouvoirs le 25 juillet, a décidé en octobre de rendre obligatoire le passe vaccinal imposant des sanctions contre toute personne refusant de s&rsquo;en munir.</p>



<p>Pour Amnesty International, le décret présidentiel « viole les droits ». L’ONG a appelé mardi les autorités tunisiennes à surseoir à son application.&nbsp;« Amnesty International appelle les autorités (tunisiennes) à amender les dispositions qui violent les droits au travail et à la liberté de mouvement comme garanti par le droit international », écrit-elle dans un communiqué.</p>



<h2>« Des sanctions excessivement sévères »</h2>



<p>Pour Amna Guellali, directrice régionale adjointe d’Amnesty International pour le Moyen-Orient et l&rsquo;Afrique du Nord, « les autorités tunisiennes ne doivent introduire que des restrictions nécessaires et proportionnées à la protection de la santé publique ». Les dispositions de ce texte « menacent inutilement les moyens de subsistance des Tunisiens en leur infligeant des sanctions excessivement sévères en cas de non-respect », a-t-elle estimé.</p>



<p><strong>Le résumé de la semaine</strong>France 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine<a href="https://emailing.france24.com/fr/subscribe" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Je m&rsquo;abonne</a></p>



<p>Les sanctions qui seront imposées, « pourraient nuire de manière déraisonnable aux moyens de subsistance des personnes sanctionnées et de leurs familles, d&rsquo;autant plus que la Tunisie souffre déjà d&rsquo;une grave crise économique », a souligné cette ONG.</p>



<p>« Le défaut de présentation du passe vaccinal entraine la suspension de l&rsquo;exercice de fonctions pour les personnels de l&rsquo;État, des collectivités locales et des instances, entreprises et établissements publics, et le contrat de travail pour les salariés du secteur privé, et ce, jusqu&rsquo;à la présentation du passe vaccinal », stipule ce texte.</p>



<p>Le texte interdit également de voyager sans le passe vaccinal. « Cette exigence n&rsquo;est manifestement pas une restriction légitime à la liberté de circulation en vertu du droit international, car elle est injustifiée et injustement restrictive », pour Amna Guellali.</p>



<p><strong>Source: France 24/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>eSwatini : Amnesty exige la libération des manifestants</title>
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				<pubDate>Tue, 16 Nov 2021 15:46:28 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Amnesty International a demandé mardi au gouvernement d&#8217;eSwatini de libérer les militants politiques arrêtés lors des manifestations pour la sauvegarde de la démocratie au cours des derniers mois et de cesser de recourir à une force excessive pour réprimer les manifestants pacifiques. Dans une pétition, le groupe de défense des droits a exigé «&#160;la fin...]]></description>
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<p><strong>Amnesty International a demandé mardi au gouvernement d&rsquo;eSwatini de libérer les militants politiques arrêtés lors des manifestations pour la sauvegarde de la démocratie au cours des derniers mois et de cesser de recourir à une force excessive pour réprimer les manifestants pacifiques.</strong></p>



<p>Dans une pétition, le groupe de défense des droits a exigé «&nbsp;<em>la fin de la répression du droit à la liberté d&rsquo;expression, d&rsquo;association et de réunion pacifique</em>&nbsp;».</p>



<p><em>« Que tous les manifestants pacifiques arrêtés par la police royale d&rsquo;eSwatini sur la base d&rsquo;accusations forgées de toutes pièces, notamment la loi sur la suppression du terrorisme et la loi sur l&rsquo;ordre public, soient libérés et toutes les accusations portées contre eux soient abandonnées</em>&nbsp;», indique la pétition.</p>



<p>Plus de 1.000 manifestants auraient été arrêtés et détenus de manière arbitraire. Certains d’entre eux ont été libérés par la suite, mais beaucoup sont toujours détenus pour avoir enfreint la loi sur la suppression du terrorisme et la loi sur l&rsquo;ordre public.</p>



<p>Au moins 80 personnes ont été tuées et plus de 200 autres hospitalisées depuis que les militants pour la défense de la démocratie sont descendus dans la rue en juin pour réclamer des réformes politiques.</p>



<p><em>« Le Premier ministre Cleopas Dlamini doit immédiatement ordonner à la police royale et à l&rsquo;armée d&rsquo;eSwatini de cesser d&rsquo;utiliser des balles réelles et des gaz lacrymogènes, ainsi que toute autre forme de force excessive pour réprimer les manifestants pacifiques</em>&nbsp;».</p>



<p>Les manifestations ont été déclenchées par la mort mystérieuse d&rsquo;un étudiant en droit de 25 ans, Thabani Nkomonye, en mai, qui aurait été victime de la violence policière.</p>



<p>Les manifestants, menés par de jeunes militants, exigent des réformes démocratiques dans cette dernière monarchie absolue d’Afrique où le militantisme politique est réprimé depuis des années.</p>



<p><strong>Source: APA news/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Au Tchad, Amnesty International exhorte la junte à arrêter d’intimider les voix dissidentes</title>
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				<pubDate>Tue, 12 Oct 2021 11:59:43 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Amnesty International a exhorté, lundi 11 octobre, la junte au pouvoir au Tchad à « arrêter la campagne d’intimidation contre les voix dissidentes » et à « protéger la liberté d’expression », deux jours après des manifestations dispersées par la police à coups de gaz lacrymogènes. Les rassemblements de samedi, à l’appel de Wakit Tama, une plateforme de partis d’opposition et de membres de la...]]></description>
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<p><strong>Amnesty International a exhorté, lundi 11 octobre, la junte au pouvoir au </strong><a href="https://www.lemonde.fr/tchad/"><strong>Tchad</strong></a><strong> à </strong><em><strong>« arrêter la campagne d’intimidation contre les voix dissidentes »</strong></em><strong> et à </strong><em><strong>« protéger la liberté d’expression »</strong></em><strong>, deux jours après des manifestations dispersées par la police à coups de gaz lacrymogènes. Les rassemblements de samedi, à l’appel de Wakit Tama, une plateforme de partis d’opposition et de membres de la société civile qui réclame un pouvoir civil, avaient été interdits par les autorités, à cause de risques de </strong><em><strong>« troubles à l’ordre public »</strong></em><strong>.</strong></p>



<p>Mais plusieurs centaines de personnes étaient descendues dans les rues de la capitale, N’Djamena. <em>« Les forces de sécurité ont tiré des gaz lacrymogènes, blessé plusieurs personnes et arrêté des dizaines de manifestants qui ont été libérés le jour même »</em>, a déclaré dans un communiqué Abdoulaye Diarra, chercheur Afrique centrale à Amnesty International.</p>



<p>Selon l’ONG, l’accès à Internet était ralenti durant la manifestation.&nbsp;<em>«&nbsp;Ces apparentes restrictions doivent faire l’objet d’une enquête et les Tchadiens doivent pouvoir accéder et échanger librement des informations en ligne&nbsp;»</em>, a poursuivi M. Diarra.</p>



<p>Selon la Convention tchadienne des droits de l’homme (CTDDH), trois militants de Wakit Tama ont été placés en garde à vue lundi, notamment pour des faits de&nbsp;<em>«&nbsp;trouble à l’ordre public et destruction de biens publics&nbsp;»</em>. La CTDDH&nbsp;<em>«&nbsp;condamne avec la dernière énergie cette arrestation arbitraire&nbsp;»</em>&nbsp;et&nbsp;<em>«&nbsp;exige leur libération immédiate et sans condition&nbsp;»</em>.</p>



<h4>Projet de Constitution</h4>



<p>Le 20&nbsp;avril, en annonçant la mort du maréchal Idriss Déby Itno qui venait d’être déclaré réélu chef de l’Etat après trente années au pouvoir sans partage, son fils, le général Mahamat Déby, avait été proclamé par l’armée chef de l’Etat, à la tête d’un Conseil militaire de transition (CMT) composé de quatorze autres généraux fidèles à son père.</p>



<p>Le CMT avait aussitôt révoqué le gouvernement, dissous l’Assemblée nationale et abrogé la Constitution.</p>



<p>Depuis la prise de pouvoir du CMT,&nbsp;<em>«&nbsp;au moins seize personnes ont été tuées durant des manifestations à N’Djamena et à Moundou&nbsp;»</em>, dans le sud du Tchad, a poursuivi M. Diarra qui souligne que&nbsp;<em>«&nbsp;les résultats des enquêtes se font encore attendre&nbsp;»</em>.</p>



<p>La junte a promis des élections&nbsp;<em>«&nbsp;libres et transparentes&nbsp;»</em>&nbsp;dans un délai de dix-huit mois, renouvelable une fois, et a finalement désigné, le 24&nbsp;septembre, un Parlement intérimaire, le Conseil national de transition (CNT).</p>



<p>Le général Déby n’a pas exclu récemment de prolonger la transition de dix-huit mois si <em>« certaines conditions »</em> n’étaient pas remplies, notamment que le <em>« dialogue »</em> censé déboucher sur un projet de Constitution avance <em>« au rythme prévu et sur le versement d’une aide financière internationale »</em>.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Togo: des cybermercenaires ont tenté d&#8217;espionner un défenseur des droits humains, selon Amnesty</title>
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				<pubDate>Fri, 08 Oct 2021 17:46:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Sans révéler le nom du militant concerné pour des raisons de sécurité, l&#8217;équipe d&#8217;experts en technologie d&#8217;Amnesty affirme avoir la preuve des liens entre le logiciel utilisé, un groupe de pirates informatiques et une entreprise indienne.  Fin 2019, début 2020, alors que le Togo se prépare à une élection présidentielle, le défenseur des droits humains reçoit...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Sans révéler le nom du militant concerné pour des raisons de sécurité, l&rsquo;équipe d&rsquo;experts en technologie d&rsquo;Amnesty affirme avoir la preuve des liens entre le logiciel utilisé, un groupe de pirates informatiques et une entreprise indienne. </strong></p>



<p>Fin 2019, début 2020, alors que le Togo se prépare à une élection présidentielle, le défenseur des droits humains reçoit plusieurs messages suspects sur WhatsApp, lui demandant de télécharger une application.&nbsp;</p>



<p>L&rsquo;équipe d&rsquo;Amnesty, dont fait partie Étienne Maynier, analyse les données et découvre un logiciel espion appartenant à la panoplie des outils utilisés par un groupe de cybermercenaires, Donot Team.</p>



<p>«&nbsp;<em>Ce nom a été donné par l’industrie de la cybersécurité à un groupe qui mène des attaques depuis plusieurs années,</em>&nbsp;explique Étienne Maynier.&nbsp;<em>Ces attaques correspondent exactement à ce que d’autres organisations, d’autres entreprises de la sécurité informatique ont identifié comme appartenant à Donot Team.</em>&nbsp;»</p>



<h4>Peu d&rsquo;enquêtes judiciaires menées</h4>



<p>Pour quel client et en échange de quoi les pirates ont-ils tenté de s&rsquo;introduire dans le téléphone du défenseur des droits de l&rsquo;homme ? Amnesty l&rsquo;ignore.&nbsp; Mais l&rsquo;ONG établit un lien avec une entreprise indienne, Innefu Lab, qui vend des services de cybersécurité à des gouvernements et des entreprises.&nbsp;</p>



<p>«&nbsp;<em>On demande aujourd’hui clairement à Innefu des clarifications et on demande également au gouvernement indien de mener une enquête,&nbsp;</em>insiste Étienne Maynier.&nbsp;<em>Donc&nbsp;là, il faut également que le gouvernement togolais fasse toutes les investigations nécessaires pour voir s’il y a eu une implication des autorités, mais également pour s’assurer que des attaques comme celles-là ne soient pas possibles à travers une législation pour protéger ces personnes d’attaques similaires.</em>&nbsp;»</p>



<p>La multiplication des acteurs et les carences du droit en la matière inquiètent Amnesty face au développement récent ces dernières années de ce phénomène de cybermercenaires. Car même quand des preuves d&rsquo;attaques sont avancées, très peu d&rsquo;enquête judiciaires ensuite sont menées.</p>



<p>Rappelons que le Togo a été cité aussi dans les révélations concernant l&rsquo;utilisation du logiciel espion Pegasus de l&rsquo;entreprise israélienne NSO. </p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Amnesty International accuse l’armée d’avoir tué 115 indépendantistes au Nigeria</title>
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				<pubDate>Thu, 05 Aug 2021 17:03:38 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[L’organisation de défense des droits de l’homme Amnesty International a accusé, mercredi 4 août, les forces de sécurité nigérianes d’avoir tué au moins 115 personnes entre mars et juin 2021 dans la répression d’un mouvement sécessionniste dans le sud-est du pays. Des violences ont éclaté dans les Etats du Sud-Est, causant la mort d’au moins 127 policiers ou membres des services de...]]></description>
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<p><strong>L’organisation de défense des droits de l’homme Amnesty International a accusé, mercredi 4 août, les forces de sécurité nigérianes d’avoir tué au moins 115 personnes entre mars et juin 2021 dans la répression d’un mouvement sécessionniste dans le sud-est du pays.</strong></p>



<p>Des violences ont éclaté dans les Etats du Sud-Est, causant la mort d’au moins 127 policiers ou membres des services de sécurité, selon la police, tandis que les médias locaux ont fait état d’une vingtaine de postes de police et de bureaux électoraux attaqués. Le Mouvement indépendantiste pour les peuples indigènes du Biafra (IPOB), qui prône la sécession du sud-est du Nigeria, peuplé en majorité d’Igbo, et son aile paramilitaire, l’ESN (Réseau sécuritaire de l’Est), ont été accusés d’avoir fomenté ces violences, ce que l’IPOB a nié.</p>



<p>Selon Amnesty International, les forces de sécurité, notamment l’armée, la police et l’agence de renseignement du Département des services de l’Etat (DSS), ont réprimé ces attaques en tuant des dizaines d’hommes armés, ainsi que des civils.</p>



<p><em>«&nbsp;Les éléments recueillis par Amnesty International dressent un tableau accablant de l’usage impitoyable de la force par les forces de sécurité nigérianes dans les Etats d’Imo, d’Anambra et d’Abia&nbsp;»</em>, a déclaré Osai Ojigho, directrice de l’ONG pour le Nigeria.</p>



<p>Sollicitée, la police nigériane n’a pas réagi immédiatement à ces accusations.&nbsp;<em>«&nbsp;Je n’ai pas vu le rapport&nbsp;</em>[d’Amnesty]<em>. Je ne peux donc pas répondre&nbsp;»</em>, a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) Frank Mba, porte-parole de la police nationale.Lire notre série&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/08/23/generation-biafra-notre-serie-sur-la-guerre-civile-au-nigeria_6049703_3212.html">«&nbsp;Génération Biafra&nbsp;»</a></p>



<h4>Des arrestations arbitraires</h4>



<p>Des proches des victimes ont déclaré à l’ONG qu’elles ne faisaient pas partie des groupes militants qui ont attaqué les forces de sécurité.&nbsp;<em>«&nbsp;De nombreuses victimes ont été emmenées dans des hôpitaux publics des Etats d’Imo et d’Abia&nbsp;»</em>, a-t-elle précisé.</p>



<p>Amnesty a également recueilli des informations sur des cas d’arrestations arbitraires, de mauvais traitements et de torture dans cette région.</p>



<p>En mai, le gouvernement de l’Etat d’Imo a notamment annoncé l’arrestation d’au moins 400&nbsp;personnes qui auraient un lien avec les violences.&nbsp;<em>«&nbsp;L’enquête d’Amnesty International indique que la plupart d’entre elles ont été embarquées au hasard à leur domicile ou dans la rue et n’avaient rien à voir avec l’ESN&nbsp;»</em>, estime l’ONG.</p>



<h4>Plusieurs leaders du mouvement arrêtés</h4>



<p>Les groupes de défense des droits humains locaux et internationaux ont par le passé régulièrement accusé les forces de sécurité nigérianes de violations des droits, mais celles-ci ont toujours nié ces accusations.</p>



<p>Le Nigeria a récemment intensifié la répression contre les indépendantistes, notamment en poursuivant en justice leurs dirigeants. Le mois dernier, le chef et fondateur de l’IPOB, Nnamdi Kanu, a été arrêté au Kenya après quatre ans de cavale, selon ses avocats, et ramené à la fin de juin au Nigeria, pour être jugé, accusé notamment de <em>« terrorisme »</em> et de <em>« crime de trahison »</em>.</p>



<p>Un autre leader séparatiste, Sunday Adeyemo, également connu sous le nom de Sunday Igboho, a été arrêté en juillet au Bénin voisin alors qu’il tentait de prendre un vol pour l’Allemagne. Il est actuellement détenu au Bénin dans l’attente de son extradition. Il réclame lui aussi l’indépendance du sud-ouest du Nigeria pour le peuple Yorouba à la suite de violences attribuées à des éleveurs peuls dans sa région.</p>



<p>L’IPOB rêve de voir renaître la défunte République du Biafra, dont la proclamation d’indépendance avait entraîné une guerre civile de trente mois entre 1967 et 1970. Le conflit a fait plus d’un million de morts, principalement des Igbo, surtout de famine et de maladie.</p>



<p><strong>Source : Le Monde Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Dans un rapport, Amnesty International étrille la coopération entre l&#8217;UE et la Libye</title>
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				<pubDate>Thu, 15 Jul 2021 10:15:13 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Amnesty International dénonce dans un rapport paru jeudi 15 juillet les « effroyables conséquences de la coopération européenne avec la Libye en matière de contrôle de l’immigration et des frontières ». L&#8217;organisation s&#8217;appuie sur des témoignages recueillis ces derniers mois, démontrant que, malgré les engagements, des crimes toujours impunis continuent d&#8217;être commis dans les centres de détention...]]></description>
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<p><strong>Amnesty International dénonce dans un rapport paru jeudi 15 juillet les «</strong><em><strong> effroyables conséquences de la coopération européenne avec la Libye en matière de contrôle de l’immigration et des frontières</strong></em><strong> ». L&rsquo;organisation s&rsquo;appuie sur des témoignages recueillis ces derniers mois, démontrant que, malgré les engagements, des crimes toujours impunis continuent d&rsquo;être commis dans les centres de détention où sont renvoyés de force ceux qui avaient embarqué pour tenter de rejoindre les eaux européennes. </strong></p>



<p>«&nbsp;<em>Personne ne vous cherchera&nbsp;</em>»&nbsp;: tel est le titre du dernier rapport d&rsquo;Amnesty International sur&nbsp;<strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210627-libye-msf-se-retire-de-deux-centres-de-d%C3%A9tention-de-migrants-et-d%C3%A9nonce-des-violences">les bagnes pour migrants</a></strong>&nbsp;qu&rsquo;entretiennent les milices et le gouvernement de Libye, au vu et au su de l&rsquo;Union européenne dont la «&nbsp;<em>complicité</em>&nbsp;», dit l&rsquo;organisation, «&nbsp;<em>est persistante</em>&nbsp;».</p>



<p>Le rapport détaille les meurtres, les violences impunies, les vols et les humiliations, les viols des femmes en échange de nourriture ou de la liberté, les morts par négligence ou manque de soin, notamment de bébés. On y retrouve le vécu de 53 réfugiés et migrants renvoyés en Libye après avoir été arrêtés en mer dans ces centres parfaitement légaux, officiellement contrôlés par un département du ministère de l&rsquo;Intérieur. Et il raconte également la violence exercé en mer par les gardes-côtes libyens, les vedettes fournie par l&rsquo;Union européenne faisant par exemple chavirer les embarcations bondées.</p>



<p>« <em>L’ensemble du réseau libyen de centres de détention liée à l’immigration est pourri jusqu’à la moelle et doit être démantelé</em> », s&rsquo;insurge Diana Eltahawy, responsable d&rsquo;Amnesty pour l&rsquo;Afrique du Nord. Amnesty appelle également l&rsquo;Union européenne à mettre un terme à une coopération, dit-elle, « <em>aux conséquences indéfendables </em>». </p>



<p><strong>Source : RFI Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Guinée: l&#8217;ONG Amnesty International demande la libération de 57 détenus</title>
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				<pubDate>Sat, 10 Jul 2021 14:29:24 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Après la remise en liberté, début mai, de 40 personnes détenues depuis les manifestations d&#8217;octobre 2020 autour de la présidentielle en Guinée, Amnesty International rappelle que 57 détenus, arrêtés dans les mêmes circonstances, sont toujours derrière les barreaux. L&#8217;ONG demande le respect de leurs droits et de la procédure pénale. «&#160;En dépit de ces libérations...]]></description>
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<p><strong>Après la remise en liberté, début mai, de 40 personnes détenues depuis les manifestations d&rsquo;octobre 2020 autour de la présidentielle en Guinée, Amnesty International rappelle que 57 détenus, arrêtés dans les mêmes circonstances, sont toujours derrière les barreaux. L&rsquo;ONG demande le respect de leurs droits et de la procédure pénale</strong>.</p>



<p>«&nbsp;<em>En dépit de ces libérations et également de certaines grâces accordées par le chef d’État guinéen, il y a toujours des dizaines de personnes qui demeurent en détention, certaines dans des situations qui soulèvent certaines questions,&nbsp;</em>rappelle Fabien Offner, du bureau régional d&rsquo;Amnesty International à Dakar.<em>&nbsp;Ce que l’on demande, c’est que, tout simplement, ils aient droit à un procès équitable. Il y a certains signes qui montrent qu’on pourrait en douter.&nbsp;</em>»</p>



<p>Cela fait plus de sept mois qu’ils sont en détention provisoire. Pour Amnesty International, il faut que ces prisonniers soient jugés au plus vite, voire libérés.</p>



<h4>Détention arbitraire</h4>



<p>Fabien Offner cite <strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210610-guin%C3%A9e-l-activiste-oumar-sylla-du-fndc-condamn%C3%A9-en-appel-%C3%A0-3-ans-de-prison-ferme">le cas «<em> symbolique </em>» d&rsquo;Oumar Sylla</a></strong> : «<em> C’est un militant pro-démocratique, en détention arbitraire depuis bientôt dix mois maintenant, simplement pour avoir participé à des manifestations. Il doit être libéré. En dépit de plusieurs appels de la part de différentes organisations guinéennes et internationales, il demeure en détention, ce qui reste problématique </em>».</p>



<p><strong>Source : RFI Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>« Torture » et « simulacres de procès » dans l’est de la Libye, selon Amnesty International</title>
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				<pubDate>Mon, 26 Apr 2021 16:41:07 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Au moins vingt-deux personnes ont été condamnées à mort depuis 2018 par des tribunaux militaires et des centaines d’autres ont été emprisonnées après des « simulacres de procès » dans l’est de la Libye, a indiqué lundi 26 avril Amnesty International. Ces procès militaires « secrets et manifestement inéquitables » visent à « punir les opposants » de l’autoproclamée Armée nationale libyenne (ANL) dirigée par le maréchal Khalifa Haftar,...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/haftar-m-1024x578.jpg" alt="" class="wp-image-8642" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/haftar-m.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/haftar-m-300x169.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/haftar-m-768x434.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Le maréchal Khalifa Haftar, dirigeant de l&rsquo;armée nationale libyenne et homme fort de l&rsquo;Est du pays</figcaption></figure>



<p><strong>Au moins vingt-deux personnes ont été condamnées à mort depuis 2018 par des tribunaux militaires et des centaines d’autres ont été emprisonnées après des </strong><em><strong>« simulacres de procès »</strong></em><strong> dans l’est de la </strong><a href="https://www.lemonde.fr/libye/"><strong>Libye</strong></a><strong>, a indiqué lundi 26 avril Amnesty International.</strong></p>



<p>Ces procès militaires <em>« secrets et manifestement inéquitables »</em> visent à <em>« punir les opposants »</em> de l’autoproclamée Armée nationale libyenne (ANL) dirigée par le maréchal Khalifa Haftar, a fustigé l’ONG dans un rapport. Parmi les civils jugés figurent des journalistes, des manifestants pacifiques ou des internautes qui ont critiqué l’ANL sur les réseaux sociaux.</p>



<p>Par ailleurs, d’anciens détenus ont confié à Amnesty avoir été enlevés et&nbsp;<em>«&nbsp;détenus illégalement&nbsp;»</em>&nbsp;pendant des mois, voire des années,&nbsp;<em>«&nbsp;torturés et soumis à des procédures extrêmement inéquitables&nbsp;»</em>. D’autres ont été contraints de signer des&nbsp;<em>«&nbsp;aveux&nbsp;»</em>&nbsp;pour des crimes qu’ils n’avaient pas commis, poursuit le rapport.</p>



<p>La Libye tente de s’extraire d’une décennie de conflit marquée par l’existence ces dernières années de pouvoirs rivaux, dans l’ouest et l’est du pays, et des violences sanglantes.</p>



<h4>« Instiller un climat de peur »</h4>



<p>Censé clore ce chapitre, un nouvel exécutif unifié, né d’un processus sous l’égide de l’ONU lancé en novembre&nbsp;2020 à Tunis, a été mis sur orbite en février à Genève, avant un vote de confiance&nbsp;<em>«&nbsp;historique&nbsp;»</em>&nbsp;du Parlement en mars.</p>



<p>Dans les faits, <em>« l’ANL et les groupes armés alliés continuent d’exercer un contrôle effectif sur l’est de la Libye »</em>, rappelle Amnesty.</p>



<p>Le recours à des procès militaires arbitraires lui permet d’<em>«&nbsp;instiller un climat de peur&nbsp;»</em>, a déclaré Diana Eltahawy, directrice régionale adjointe d’Amnesty International pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.</p>



<p>Ces&nbsp;<em>«&nbsp;simulacres de procès&nbsp;»</em>, menés par des procureurs et des juges qui sont eux-mêmes militaires et&nbsp;<em>«&nbsp;manquent donc d’impartialité&nbsp;»</em>, se déroulent&nbsp;<em>«&nbsp;parfois en l’absence d’avocats et d’accusés&nbsp;»</em>, a dénoncé l’organisation de défense des droits humains.</p>



<p><em>« Le Gouvernement d’unité nationale doit immédiatement mettre fin aux procès militaires des civils et ordonner des enquêtes sur la torture et les autres crimes commis par des groupes armés »</em>, a jugé M<sup>me </sup>Eltahawy.</p>



<p><strong>Source : Le Monde Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Amnesty International épingle le pouvoir au Congo-Brazzaville</title>
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				<pubDate>Mon, 19 Apr 2021 12:25:52 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[L&#8217;ONG dénonce dans un rapport, la répression de revendications sociales. Alors que rien ne serait fait contre la corruption, relève Amnesty International. Dans son rapport publié ce lundi (19.04.2021), Amnesty International dénonce notamment des violations du droit à la santé et la répression des défenseurs des&#160;droits humains en République du Congo. L&#8217;ONG affirme que le...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/téléchargement.jpeg" alt="" class="wp-image-21943"/><figcaption>Congo Brazzaville</figcaption></figure>



<p><strong>L&rsquo;ONG dénonce dans un rapport, la répression de revendications sociales. Alors que rien ne serait fait contre la corruption, relève Amnesty International.</strong></p>



<p>Dans son rapport publié ce lundi (19.04.2021), Amnesty International dénonce notamment des violations du droit à la santé et la répression des défenseurs des&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/o%C3%B9-en-est-on-avec-les-droits-de-lhomme-au-congo/a-56887838" target="_blank" rel="noreferrer noopener">droits humains en République du Congo</a>. L&rsquo;ONG affirme que le pouvoir de Brazzaville conduit une répression contre ceux qui dénoncent les conséquences de la crise économique sur le quotidien de la population et notamment sur l&rsquo;accès à la santé.&nbsp;</p>



<p>Amnesty International documente d&rsquo;abord l&rsquo;impact de la crise économique déclenchée en 2014 par la chute des prix du pétrole et qui s&rsquo;est aggravée avec la pandémie de Covid-19.</p>



<p>La faiblesse des budgets publics a eu des conséquences brutales sur la vie des populations, surtout dans le secteur de la santé, nous explique Fabien Offner, chercheur au bureau d&rsquo;Amnesty&nbsp;international pour l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest et l&rsquo;Afrique centrale.</p>



<p><em>« Le fait que le personnel soignant ne soit pas payé, le fait qu&rsquo;il y ait des&nbsp;grèves, le fait que des hôpitaux n&rsquo;aient pas été construits… il y a eu forcément des conséquences sur les patients avec des structures sanitaires dans un état dégradé. C&rsquo;est le cas notamment du CHU de Brazzaville où on a pu constater, à travers des témoignages, mais aussi à travers différentes communications de syndicats, que du matériel était défectueux avec des pénuries d&rsquo;eau, des manques d&rsquo;accès à l&rsquo;électricité avec des conséquences parfois très graves. Notamment car certains respirateurs ou certains services s&rsquo;arrêtent quand il n&rsquo;y a plus d&rsquo;électricité. Ce qu&rsquo;on a également constaté, c&rsquo;est que malgré les annonces des autorités et malgré la législation existante, la gratuité de certains soins, qui est prévue par la loi, n&rsquo;a pas été complètement assurée. C&rsquo;est le cas notamment pour les personnes séropositives. Il y a eu des pénuries d&rsquo;antirétroviraux ces dernières années »,&nbsp;</em>indique&nbsp;abien Offner.</p>



<h4>Au-delà du secteur de la santé</h4>



<p>La crise a aussi fortement touché les retraités, les fonctionnaires et les étudiants boursiers à l&rsquo;étranger. Selon Amnesty international, les étudiants sont&nbsp;restés au moins trois ans sans percevoir leurs bourses. Un retard de paiement que&nbsp;les autorités congolaises justifient par les déficits budgétaires.</p>



<p>Mais Fabien Offner rappelle que cette crise s&rsquo;accompagne aussi d&rsquo;un certain nombre d&rsquo;affaires de détournement de fonds publics qui impliqueraient la famille du président congolais.</p>



<p><em>« Toute cette crise et toutes ces justifications de manque d&rsquo;argent se font quand même dans un contexte d&rsquo;affaires judiciaires qui ont touché la famille du président congolais Denis Sassou Nguesso. Des affaires en France, en Suisse, mais aussi des révélations qui n&rsquo;ont pas encore donné de poursuites judiciaires mais ont dévoilé des sources de détournements d&rsquo;argent colossaux, notamment provenant de la manne pétrolière »,&nbsp;</em>dénone encore l&rsquo;expert de Amnesty International.</p>



<p>Le rapport indique par ailleurs&nbsp;que plus d&rsquo;un an d&rsquo;arriérés de salaire n&rsquo;ont pas été payés à 280 fonctionnaires et plus de 40.000 retraités ont cumulé 28 mois de pensions impayées.</p>



<p>Parallèlement, ceux qui&nbsp;revendiquent le respect du droit à la santé ou le paiement des impayés sont victimes d&rsquo;intimidations ou de détentions arbitraires.</p>



<p><em>« Plusieurs membres et représentants du mouvement &lsquo;Ras-le-bol&rsquo; ont été arrêtés et certains sont toujours en détention. Il y a aussi le cas de d&rsquo;Alexandre Ibacka Dzabana qui a été arrêté également arbitrairement et est toujours en détention. Il y a des syndicalistes étudiants qui ont été arrêtés, parfois dans d&rsquo;autres pays avant d&rsquo;être ramenés au Congo et d&rsquo;être torturés, selon les informations qu&rsquo;on a recueillies. Il y a des syndicats hospitaliers qui ont également été inquiétés, des journalistes mis à pied pour avoir posé certaines questions jugées dérangeantes par le gouvernement »,&nbsp;</em>dénonce Amnesty International.</p>



<p>L&rsquo;ONG recommande enfin aux autorités congolaises de garantir un investissement adéquat dans les services de base comme la santé et l&rsquo;éducation. </p>



<p><strong>Source: Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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