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	<title>alliance &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<description>Tout un continent en un seul clic</description>
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		<title>Que change l’alliance Google-Airtel pour l’Afrique ?</title>
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				<pubDate>Fri, 28 Jan 2022 19:52:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[L’accord entre le géant américain et le premier opérateur de téléphonie mobile indien marque son entrée indirecte dans l’actionnariat d’Airtel Africa. Et ouvre la voie du développement de nouvelles offres d’accès aux smartphones, secteur dominé en Afrique par des acteurs chinois, toujours exposés aux risques de sanctions et d’un blocus technologique des États-Unis. Dans un...]]></description>
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<p><strong>L’accord entre le géant américain et le premier opérateur de téléphonie mobile indien marque son entrée indirecte dans l’actionnariat d’Airtel Africa. Et ouvre la voie du développement de nouvelles offres d’accès aux smartphones, secteur dominé en Afrique par des acteurs chinois, toujours exposés aux risques de sanctions et d’un blocus technologique des États-Unis.</strong></p>



<p>Dans un communiqué commun publié le 28 janvier, le groupe de télécoms indien Bharti Airtel (présent dans 14 pays africains) et le géant américain des télécoms Google ont annoncé un partenariat «&nbsp;pluriannuel et de long terme&nbsp;». L’accord réalisé à travers le Fonds Google pour la digitalisation de l’Inde, doté de 10 milliards de dollars et lancé juillet 2020, concerne pour l’essentiel le grand marché du pays asiatique.</p>



<p>Dans le détail, il comprend un investissement de 700 millions de dollars pour acquérir 1,28 % de Bharti Airtel et une enveloppe pouvant atteindre 300 millions de dollars qui «&nbsp;iront à la mise en œuvre d’accords commerciaux&nbsp;». Dirigé depuis 2015 par l’entrepreneur indo-américain Sundar Pichai, Google a lancé en octobre dernier&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1246786/economie/pourquoi-google-debloque-1-milliard-de-dollars-pour-lafrique/">un investissement de 1 milliard de dollars</a>&nbsp;sur les marchés africains sur cinq ans «&nbsp;pour soutenir la transformation numérique du continent&nbsp;».</p>



<h4>Les smartphones, secteur à fort potentiel</h4>



<p>Le premier volet de l’accord avec Airtel ne concerne qu’indirectement le continent, mais il marque l’entrée symbolique du colosse américain dans l’actionnariat d’un des leaders africains des télécoms. Bharti Airtel Limited détient en effet environ 67 % d’Airtel Africa Plc (dont 56 % directement), coté à Londres et qui rassemble les filiales du groupe télécoms dans quatorze pays africains, dont le Nigeria, la RDC, le Congo-Brazzaville, le Kenya et le Gabon. La firme américaine obtient une part indirecte de quelque 0,7 % d’Airtel Africa, selon nos calculs.</p>



<p>C’est le second volet du partenariat qui pourrait affecter plus directement les marchés africains. «&nbsp;Dans le cadre de ce premier accord commercial, Airtel et Google travailleront ensemble pour développer l’offre étendue d’Airtel qui couvre une gamme d’appareils Android pour les consommateurs via des programmes innovants d’accessibilité financière&nbsp;», soulignent les deux partenaires. «&nbsp;Ensemble, nos entreprises continueront à explorer d’autres opportunités pour réduire les obstacles à la possession d’un smartphone dans une gamme de prix, en partenariat avec divers fabricants d’appareils&nbsp;», complète le communiqué d’Airtel et de Google.</p>



<p>Dans une analyse « SWOT »(forces, faiblesses, possibilités et menaces) réalisée par le groupe indien, ce dernier identifie la « pénétration des smartphones », soit la part de marché grandissante et le nombre de futurs usagers de ces téléphones modernes, comme une de ses « opportunités ». Faciliter l’accès des abonnés aux smartphones est un double enjeu gagnant pour Airtel  – et les opérateurs télécoms en général –, car cela permet de proposer des offres groupées, plus chères que le simple achat de recharges de crédit, mais aussi de vendre des offres et services digitaux (jeux, musique, vidéos…) disponibles seulement sur ces appareils.</p>



<p>Sur le continent, les téléphones traditionnels représentent encore 50 % du marché (données de 2020), selon l’Association mondiale des opérateurs télécoms (GSMA), qui anticipe que «&nbsp;le nombre de connexions par smartphone en Afrique subsaharienne va presque doubler pour atteindre 678 millions d’ici à la fin 2025, soit un taux d’adoption de 65 %&nbsp;».</p>



<p>Autre signe de l’importance de ce segment pour Airtel, le groupe s’est alarmé l’an dernier dans un rapport de «&nbsp;l’annonce récente de smartphones à bas prix par l’un des concurrents&nbsp;» en Inde et avait indiqué «&nbsp;évaluer plusieurs options pour rester compétitif dans ce segment&nbsp;». L’accord avec Google paraît une de ces options.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://www.jeuneafrique.com/medias/2020/10/02/ja15100116020015.jpg" alt="La GSMA, lobby mondial des télécoms, constate une baisse du prix moyen des terminaux mobiles sur le continent en 2019."/><figcaption>La GSMA, lobby mondial des télécoms, constate une baisse du prix moyen des terminaux mobiles sur le continent en 2019. © Sylvain Cherkaoui pour JA</figcaption></figure>



<p>Pour l’heure, le marché africain des smartphones est dominé par des acteurs chinois, dont Transsion. Avec ses marques Tecno, Itel et Infinix, l’entreprise fournit 47,4 % des appareils de ce types vendus en Afrique, devant le Coréen Samsung (21,3 %). On retrouve ensuite ses compatriotes Xiaomi (6,1 %) et Oppo (marque du groupe BBK Electronics) ainsi que le finlandais HMD (qui commercialise la marque Nokia),&nbsp;<a href="https://www.idc.com/getdoc.jsp?containerId=prMETA48461721">selon les analystes d’International Data Corporation (IDC)</a>.</p>



<p>Les acteurs chinois des télécoms, aux premiers rangs desquels le colosse mondial Huawei, se sont retrouvés ces dernières années brusquement exposés aux revirements des politiques commerciales et sécuritaires américaines. Huawei ayant par exemple perdu l’accès à la technologie Android d’Alphabet (maison-mère de Google) et se retrouvant à devoir développer dans l’urgence ses propres systèmes et plateformes d’applications mobiles…</p>



<h4>Une filiale à plus de 2,5 milliards de dollars</h4>



<p>Avec 118,2 millions de clients fin 2020, le continent africain représente le deuxième marché d’Airtel après l’Inde (350,3 millions) et devant le Bangladesh (50,9 millions). Au cours des cinq dernières années, le parc d’usagers d’Airtel Africa a crû de + 47,6 % sur l’ensemble de la période, contre + 26 % en Inde. «&nbsp;Le secteur des télécommunications en Afrique continue d’avoir des perspectives positives avec l’augmentation du pouvoir d’achat, l’urbanisation rapide, la montée de la classe moyenne et la pénétration croissante des smartphones&nbsp;», note Airtel dans son rapport annuel.</p>



<p>Pour son exercice 2020 clos en mars 2021, Airtel Africa affichait un chiffre d’affaires annuel de 3,92 milliards de dollars (3,33 milliards d’euros), contre 3,44 milliards de dollars un an plus tôt, pour un bénéfice net de 339 millions de dollars, en recul par rapport aux 370 millions réalisés en 2019-2020. Le groupe se félicite toutefois d’une progression de son excédent brut d’exploitation (Ebitda) qui a crû de 24 %, pour une marge Ebitda de 46,1 %, en progression de près de deux points sur cette période.</p>



<p>Ces dernières années, Airtel Africa a multiplié les partenariats. En mars 2021, l’opérateur a signé un accord avec le fonds d’investissement The Rise Fund de l’américain TPG et avec le spécialiste des solutions de paiement Mastercard, qui ont investi respectivement 200 millions de dollars et 100 millions de dollars dans sa filiale de paiement mobile. «&nbsp;Ces transactions valorisent les activités de&nbsp;<em>mobile money</em>&nbsp;d’Airtel Africa à 2,65 milliards de dollars sur la base d’un endettement financier net à zéro&nbsp;», indique l’opérateur télécoms.</p>



<p>Outre la téléphonie, les données mobiles (data) et les offres de divertissements, le groupe indien, qui revendique « le premier ou le deuxième rang dans 12 de nos 14 marchés africains », entend accélérer sur le développement de nombre d’autres services. Dont : « le haut débit domestique, la télévision satellitaire, la connectivité d’entreprise, les centres de données, la sécurité, le cloud, la vidéoconférence, l’AdTech [technologies publicitaires numériques] ».</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>RDC : Fayulu et Kabila, futurs alliés objectifs face à Tshisekedi ?</title>
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				<pubDate>Fri, 22 Oct 2021 17:42:26 +0000</pubDate>
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<p><strong>Si une alliance entre l’opposant et l’ancien président semble pour le moins improbable, les deux hommes ont désormais un combat commun : dénoncer ce qu’ils qualifient de « passage en force » à la tête de la Ceni.</strong></p>



<p>Les manifestations publiques annoncées par certains commentateurs politiques n’ont pas eu lieu. Mais le feu vert donné par l’Assemblée nationale, le 15 octobre, à la <a href="https://www.jeuneafrique.com/1252208/politique/rdc-denis-kadima-prend-la-tete-dune-ceni-deja-controversee/">nomination de Denis Kadima à la tête de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni)</a> n’en continue pas moins d’animer les débats dans le microcosme politique kinois.</p>



<p>De l’opposant Martin Fayulu au Front commun pour le Congo (FCC) de Joseph Kabila en passant par la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), la Lucha et même&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1253904/politique/ceni-en-rdc-moise-katumbi-prepare-le-divorce/">Moïse Katumbi</a>, le front anti-Kadima ne cesse de se renforcer. Tous sont vent debout contre la nomination d’un homme réputé proche de Félix Tshisekedi, lequel doit encore donner son imprimatur à cette décision par le biais d’un décret présidentiel.</p>



<h4>«&nbsp;Passage en force&nbsp;»</h4>



<p>Martin Fayulu, que ses affidés surnomment le « soldat du peuple », en appelle désormais à un « rassemblement républicain » en vue d’organiser prochainement « des manifestations de grande envergure » sur toute l’étendue du territoire national. S’il paraît improbable de voir un jour ses militants manifester aux côtés de ceux du FCC, l’un de ses cadres, Félix Kabange Numbi, n’en dénonce pas moins un « passage en force sur fond de dérive dictatoriale » et craint de voir menacée la sérénité des élections – dont la présidentielle – prévues en 2023.À LIRE<a href="https://www.jeuneafrique.com/1251666/politique/rdc-les-religieux-peuvent-ils-faire-plier-tshisekedi/">RDC : les religieux peuvent-ils faire plier Tshisekedi&nbsp;?</a></p>



<p>Les partis de Jean-Pierre Bemba et de Vital Kamerhe, membres de la majorité présidentielle, restent pour l’heure silencieux sur le sujet. Mais Moïse Katumbi, qui avait pris ses distances avec Lamuka, la coalition de l’opposition, pour entrer dans l’Union sacrée, la majorité construite autour de Tshisekedi après sa rupture avec Kabila, a écrit au chef de l’État pour lui demander de ne pas valider cette nomination controversée.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>SI LES ÉLECTIONS AVAIENT LIEU AUJOURD’HUI, TSHISEKEDI L’EMPORTERAIT AVEC 32 % DES VOIX</p></blockquote>



<p>Alors que l’avenir même de l’Union sacrée semble désormais en jeu, et qu’une nouvelle redistribution des cartes sur la scène politique congolaise est en cours, tous ses acteurs ont sans doute en tête les chiffres du tout récent sondage publié par le Groupe d’étude sur le Congo. « Notre sondage suggère que, si les élections avaient lieu aujourd’hui, Tshisekedi l’emporterait avec 32 % des voix. Katumbi, Fayulu et Bemba sont loin derrière, avec respectivement 16 %, 13 % et 12 % des intentions de vote », écrivent les experts.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>RDC : nouvelles dissensions au sein de l’alliance Tshisekedi-Kabila</title>
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				<pubDate>Mon, 11 Nov 2019 10:00:02 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/tshisekedi-Kabila-690x450.jpg" alt="" class="wp-image-11117" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/tshisekedi-Kabila-690x450.jpg 690w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/tshisekedi-Kabila-690x450-300x196.jpg 300w" sizes="(max-width: 690px) 100vw, 690px" /><figcaption> Le président congolais Félix Tshisekedi, à gauche, et le président sortant Joseph Kabila côte à côte lors de la cérémonie d&rsquo;inauguration à Kinshasa, en République démocratique du Congo, le jeudi 24 janvier 2019. © Jerome Delay/AP/SIPA </figcaption></figure>



<p><strong>Des tensions ont éclaté le 10 novembre au sein de la coalition au pouvoir en RDC, qui réunit les forces de l&rsquo;actuel chef de l&rsquo;État Félix Tshisekedi et de son prédécesseur Joseph Kabila.</strong></p>



<p>Le responsable du parti de Félix Tshisekedi et de sa coalition Cap pour le changement (Cach), Jean-Marc Kabund, a annoncé l’arrêt de « toutes discussions » avec <a href="https://www.jeuneafrique.com/850388/politique/rdc-la-soeur-de-joseph-kabila-a-la-tete-dune-importante-commission-parlementaire/">le Front commun pour le Congo (FCC) pro-Kabila.</a></p>



<p>Vice-président de l’Assemblée nationale, Jean-Marc Kabund accuse des individus d’avoir brûlé une affiche de Félix Tshisekedi à Kolwezi (sud-est), sur la base d’une vidéo qui circule sur les réseaux sociaux. Dans son tweet, il juge «&nbsp;inacceptable&nbsp;» que l’affiche ait été brûlée au nez et à la barbe «&nbsp;des responsables de l’ANR (les renseignements) et de la police&nbsp;».</p>



<h4>«&nbsp;Nous avons arrêté toutes discussions avec le FCC&nbsp;»</h4>



<p>«&nbsp;Par conséquent, nous avons (CACH) arrêté toutes discussions avec le FCC, jusqu’à ce que les responsabilités soient établies&nbsp;», ajoute-t-il.</p>



<p>Le gouverneur pro-Kabila de la province, Richard Muyej, a affirmé que des portraits de Joseph Kabila ont également été déchirés. Il a qualifié ces atteintes aux effigies de Félix Tshisekedi et Joseph&nbsp;Kabila de «&nbsp;coup de folie qui doit s’arrêter tout de suite, puisqu’à Kolwezi nous avons besoin de la paix&nbsp;».</p>



<h4>«&nbsp;Il ne faut pas jouer avec le feu&nbsp;»</h4>



<p>«&nbsp;Il ne faut pas jouer avec le feu&nbsp;», a-t-il ajouté dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, agitant le spectre des violences communautaires qui ont déchiré le Katanga au début des années 90, et qui avaient visé les Lubas, la communauté d’origine du président Tshisekedi.</p>



<p>«&nbsp;Le FCC condamne les actes répréhensibles de ces dernières 72h posés par les militants des différents bords&nbsp;», a également déclaré son porte-parole, l’ex-directeur de cabinet de&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/799592/politique/la-vie-apres-le-pouvoir-rdc-joseph-kabila-le-gentleman-farmer/">Joseph Kabila</a>, Nehemie Mwilanya.</p>



<p>Si l’investiture de l’ex-opposant Tshisekedi le 24 janvier a marqué la première transition pacifique dans l’histoire de la RDC, son prédécesseur reste incontournable. Il conserve une vaste majorité au Parlement, le poste de Premier ministre, les 2/3 des ministères au sein du gouvernement, et&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/747956/politique/rdc-la-coalition-de-kabila-remporte-la-quasi-totalite-des-assemblees-provinciales/">la majorité des postes de gouverneurs dans les 26 provinces.</a></p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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