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	<title>alliance démocratique &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Afrique du Sud : Mashaba quitte la mairie de Johannesburg et l&#8217;Alliance démocratique</title>
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				<pubDate>Tue, 22 Oct 2019 15:11:06 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/19567880lpw-19568736-article-jpg_6603073_660x281.jpg" alt="" class="wp-image-10523" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/19567880lpw-19568736-article-jpg_6603073_660x281.jpg 660w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/19567880lpw-19568736-article-jpg_6603073_660x281-300x128.jpg 300w" sizes="(max-width: 660px) 100vw, 660px" /><figcaption> Herman Mashaba a démissionné de son poste de maire de Johannesburg le 21 octobre 2019. <br><em>© GIANLUIGI GUERCIA / AFP</em> </figcaption></figure>



<h4>Devenu l&rsquo;édile de la capitale économique de l&rsquo;Afrique du Sud en 2016, sous les couleurs de l&rsquo;Alliance démocratique, Herman Mashaba remet en question la neutralité raciale de ce parti.</h4>



<p>Les mots choisis par Herman Mashaba sont forts, et sans équivoque&nbsp;: «&nbsp;Je ne peux pas me réconcilier avec des gens qui ne comprennent pas que l&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/afrique-du-sud">Afrique du Sud</a>&nbsp;est plus inégale aujourd&rsquo;hui qu&rsquo;avant 1994&nbsp;»,&nbsp;écrit celui qui était jusque très récemment le maire de Johannesburg, la capitale économique d&rsquo;Afrique du Sud. Élu à la tête de cette grande mégalopole en 2016, sous les couleurs de l&rsquo;Alliance démocratique (DA) le principal parti d&rsquo;opposition, après avoir battu le candidat du parti de&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/nelson-mandela">Nelson Mandela</a>, il a fini par jeter l&rsquo;éponge ce lundi 21&nbsp;octobre. «&nbsp;Je ne peux plus m&rsquo;accommoder d&rsquo;un groupe de gens qui pensent que la question raciale n&rsquo;est pas un critère pertinent dans le débat sur les inégalités et la pauvreté en Afrique du Sud&nbsp;», a-t-il justifié devant la presse. Son élection cinq ans plus tôt avait créé la surprise car il était le premier maire de la mégapole à ne pas être membre du Congrès national africain (ANC), au pouvoir depuis la fin de l&rsquo;apartheid en 1994. Il avait été élu pour un mandat de cinq ans. Son départ de la mairie doit prendre effet fin novembre&nbsp;2019, soit deux ans plus tôt. En plus de sa démission de la mairie, l&rsquo;homme d&rsquo;affaires quitte aussi son parti.</p>



<h4>Un maire élu contre toute attente</h4>



<p>Avant de devenir le maire de Johannesburg, Herman Mashaba était l&rsquo;un des rares entrepreneurs noirs prospères du pays. Créée en 1985, alors que l&rsquo;Afrique du Sud était en plein apartheid et que lui-même venait d&rsquo;un milieu très pauvre, son entreprise de produits capillaires Black like me («&nbsp;noir comme moi&nbsp;») a fait de lui un millionnaire. Longtemps, il a soutenu&nbsp;le Congrès national africain (ANC) de Nelson Mandela avant de s&rsquo;en écarter ces dernières années «&nbsp;Aujourd&rsquo;hui, les gens sont au chômage, ils vivent dans la misère, ils sont lamentablement trompés par un gouvernement ANC qui ne pense qu&rsquo;à se servir&nbsp;», déplorait-il. À 60&nbsp;ans, il était l&rsquo;une des figures de proue&nbsp;de la DA, encore considérée comme un parti de la minorité blanche du pays. Pourtant le parti est dirigé depuis&nbsp;2015&nbsp;par un Noir, Mmusi Maimane. Et&nbsp;l&rsquo;Alliance démocratique a remporté un succès historique aux élections locales de&nbsp;2016&nbsp;en ravissant à l&rsquo;ANC la tête de plusieurs municipalités emblématiques, dont Johannesburg, mais aussi la capitale politique sud-africaine Pretoria et Port Elizabeth.</p>



<h4>La victoire de Zille au cœur des dissensions<br></h4>



<p>Mais le parti a subi un échec en mai lors des élections générales en ne recueillant que 20,6&nbsp;% des voix, en nette baisse. Son ancienne cheffe&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/helen-zille">Helen Zille</a>, une Blanche qui a suscité la polémique en saluant les aspects «&nbsp;positifs&nbsp;» du colonialisme, mène depuis des mois la fronde contre Mmusi Maimane. Elle vient d&rsquo;être élue à la tête du conseil fédéral (une des instances dirigeantes du parti).&nbsp;«&nbsp;L&rsquo;élection de Helen Zille à la présidence du conseil fédéral représente une victoire pour les membres du DA qui s&rsquo;opposent à mes croyances et à mon système de valeurs.&nbsp;Je ne peux pas me réconcilier avec un groupe de personnes qui croient que la question raciale n&rsquo;a rien à faire dans le débat sur les inégalités et la pauvreté en Afrique du Sud en 2019&nbsp;» a-t-il ajouté.&nbsp;Mashaba avait clairement indiqué qu&rsquo;il prendrait des mesures décisives si Zille remportait le poste de présidente du conseil fédéral pendant le week-end.</p>



<p>Autant la démission, c&rsquo;est la réaction du chef du parti, Mmusi Maimane, qui a surpris dans le pays. Ce dernier s&rsquo;est affiché au côté de l&rsquo;ex-édile, main dans la main et surtout lui répétant qu&rsquo;il est son héros. Mmusi Maimane a longuement exprimé sa gratitude au maire sortant de Johannesburg pour les services rendus aux habitants de la ville.&nbsp;«&nbsp;Ce fut mon plus grand honneur de servir et de travailler avec cet incroyable Sud-Africain, Herman Mashaba. Nos chemins se sont croisés pour une raison et un but et nous ne renoncerons jamais à ce but&nbsp;», a exprimé le jeune patron du parti DA.&nbsp;«&nbsp;Quand je regarde les chiffres dans la ville de Johannesburg et que je comprends qu&rsquo;ils sont les plus hauts jamais atteints, vous savez que votre travail a été extraordinaire pour les habitants de ce pays.&nbsp;»</p>



<p>Une reconnaissance qui arrive bien trop tard pour beaucoup d&rsquo;analystes qui pensent que d&rsquo;autres personnalités noires pourraient quitter le navire DA prochainement. En effet, ils&nbsp;estiment que le parti libéral multiracial est en train de revenir à ses racines d&rsquo;appartenance à une organisation entièrement blanche.&nbsp;Le sort de son président Mmusi Maimane sera scellé lors du congrès de la direction du parti, l&rsquo;année prochaine.&nbsp;Mais à en juger la vitesse à laquelle les événements se déroulent, rien ne garantit qu&rsquo;il sera toujours là.</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Afrique du Sud : l&#8217;Alliance démocratique dans la tourmente</title>
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				<pubDate>Tue, 01 Oct 2019 17:11:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/anc.jpg" alt="" class="wp-image-10791" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/anc.jpg 660w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/anc-300x128.jpg 300w" sizes="(max-width: 660px) 100vw, 660px" /></figure>



<h4>Avec la démission de son premier dirigeant noir, l&rsquo;Alliance démocratique entre dans une période de remise en question profonde de sa place dans la politique sud-africaine.</h4>



<p>Une fois n&rsquo;est pas coutume, ce n&rsquo;est pas l&rsquo;ANC qui est dans la tourmente, mais bien le premier parti d&rsquo;opposition, l&rsquo;Alliance démocratique (DA). Le parti a vu trois de ses leaders politiques présenter successivement leur démission, provoquant ainsi une crise sans précédent. D&rsquo;abord, il y a eu le maire de Johannesburg,&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/afrique-du-sud-excede-le-maire-de-johannesburg-claque-la-porte-22-10-2019-2342840_3826.php">Herman Mashaba</a>, politicien assez controversé pour ses déclarations xénophobes mais encensé pour son parcours d&rsquo;homme d&rsquo;affaires. Ensuite, le parti a dû affronter le départ de son chef charismatique, Msumi Maimane, connu pour son inlassable combat contre Jacob Zuma alors qu&rsquo;il était encore président du pays. Pour terminer, c&rsquo;est Athol Trollip, président fédéral de la DA, qui a claqué la porte.</p>



<h4>Cet échec qui empoisonne</h4>



<p>Si cette crise politique interne a fait l&rsquo;effet d&rsquo;une bombe, elle était, selon nous, prévisible. Ironiquement, la chute de Jacob Zuma et l&rsquo;arrivée de Cyril Ramaphosa à la tête de l&rsquo;ANC et du pays ont sans doute été les premiers signes annonciateurs de l&rsquo;affaiblissement du DA, dont les effets se sont fait sentir lors des dernières élections de mai 2019. Il faut souligner que, face à un Congrès qui a réussi à limiter sa chute, contrairement aux prévisions alarmistes (57,5&nbsp;% des voix), la DA n&rsquo;a pas connu le même destin. En effet, alors qu&rsquo;aux avant-dernières élections générales, le parti d&rsquo;opposition obtenait 22,23&nbsp;% (largement en dessous des 30&nbsp;% visés durant la campagne électorale de 2014), en 2019, il n&rsquo;a fini qu&rsquo;à 20,77&nbsp;% à la suite d&rsquo;une campagne électorale médiocre et axée sur l&rsquo;attaque constante de l&rsquo;ANC de Cyril Ramaphosa. À cela il faut ajouter que le parti a quelque peu brouillé les pistes avec sa «&nbsp;collaboration&nbsp;» avec le parti de Julius Malema, les Combattants de la liberté économique (EFF). Cette alliance, jugée contre nature, a sans doute envoyé des signaux contradictoires.</p>



<h3><strong>Un idéal rêvé</strong></h3>



<p>Parti centriste et libéral, l&rsquo;Alliance démocratique a été portée sur les «&nbsp;fonts baptismaux&nbsp;» en 2000, à la suite d&rsquo;une alliance surprenante de différents courants, allant du plus libéral au conservateur, comme le Parti national (NP) qui a un temps gouverné l&rsquo;Afrique du Sud, de&nbsp;1948&nbsp;à 1994, pour ensuite participer à un gouvernement d&rsquo;unité nationale auprès de l&rsquo;ANC jusqu&rsquo;en 1996.</p>



<p>L&rsquo;Alliance démocratique de&nbsp;2000&nbsp;s&rsquo;est surtout démarquée par sa volonté de bénéficier des voix des Afrikaners, laissant sans doute de côté celles des autres minorités face à la toute-puissance de l&rsquo;ANC, dirigée à l&rsquo;époque par l&rsquo;ancien président Thabo Mbeki. La DA se transformera à partir de mai&nbsp;2007&nbsp;avec l&rsquo;élection à sa tête d&rsquo;Helen Zille, alors maire de Cape Town. Quelques mois après s&rsquo;ouvrait une période trouble pour l&rsquo;ANC, qui élisait un certain Jacob Zuma face à Thabo Mbeki dans une lutte fratricide de Polokwane en 2007. Les événements qui s&rsquo;ensuivirent ont donné un boulevard non négligeable à la DA.</p>



<p>Bien que les charges de corruption contre Jacob Zuma aient été abandonnées début&nbsp;2009, quelques mois avant les élections générales, Helen Zille prédisait déjà que l&rsquo;Afrique du Sud pouvait craindre pour son futur et que, pour contrer les conséquences funestes, il était temps pour la DA de se transformer en une véritable machine de guerre politique capable de défier l&rsquo;ANC dans les urnes. La stratégie était donc simple&nbsp;: réunir des politiques et des intellectuels issus des communautés non blanches, notamment, ayant perdu foi à la suite à l&rsquo;éviction de l&rsquo;ex-président Mbeki et ayant adhéré, durant son mandat, au concept de renaissance africaine de ce dernier.</p>



<h4>Des personnalités marquantes</h4>



<p>La DA de Zille mettait désormais en avant une génération de leaders noirs, qualifiés, bien qu&rsquo;expérimentés dans l&rsquo;arène politique. C&rsquo;est ainsi que furent propulsées des personnalités telles que Lindiwe Mazibuko, qui passa d&rsquo;un emploi de chercheuse au Parlement à celui de leader de l&rsquo;opposition en quatre ans, avant de démissionner avec fracas du parti (2014) et d&rsquo;être enrôlée à l&rsquo;université de Harvard. Mmusi Maimane, grand admirateur de Thabo Mbeki, ne se reconnaissant pas dans l&rsquo;ANC post-Mbeki, intégra la DA pour en devenir, en 2015, le chef, et jusqu&rsquo;au&nbsp;24&nbsp;octobre 2019. On y retrouve également Patricia de Lille, actuelle ministre des Travaux publics et des Infrastructures dans le gouvernement de Cyril Ramaphosa, après avoir été exclue de la DA en&nbsp;2018&nbsp;alors qu&rsquo;elle était maire de la ville du Cap.</p>



<p>L&rsquo;impopularité de l&rsquo;ex-président Zuma et, par la suite, les scandales de corruption ont permis à la DA de se positionner comme une alternative à l&rsquo;ANC. Le parti a donc commencé à séduire une partie de l&rsquo;électorat noir du Congrès. Mais sans doute le parti n&rsquo;avait-il pas vu arriver&nbsp;les Combattants de la liberté économique (EFF) de Julius Malema. Et sa toute première participation aux échéances électorales de&nbsp;2014&nbsp;a clairement rebattu les cartes, freinant la montée de la DA. En dépit cette faiblesse, l&rsquo;Alliance démocratique a tout de même réussi à capter les voix des minorités, notamment indienne et coloured (métisse dans la classification sud-africaine), qui votèrent massivement en sa faveur lors des élections de 2014. Pour finir, la DA a réussi le tour de force d&rsquo;affaiblir le Congrès qui gagnait difficilement 50&nbsp;% des en&nbsp;2016&nbsp;lors des élections municipales. Le Congrès ayant perdu notamment Tshwane (Pretoria), Johannesburg et Nelson Mandela Bay, grâce à une curieuse alliance avec l&rsquo;EFF.</p>



<h4>Une stratégie qui n&rsquo;a pas payé</h4>



<p>En effet, l&rsquo;EFF a accepté de soutenir la DA à la condition d&rsquo;exercer son influence lors des nominations aux positions-clés, grâce à des accords secrets. En résumé, la DA dirigeait les deux municipalités-clés que sont Johannesburg et Tshwane avec un pouvoir diminué alors que l&rsquo;EFF exerçait un pouvoir fort en arrière-scène, célébrant les réussites mais n&rsquo;assumant pas les responsabilités en cas de difficulté. Aujourd&rsquo;hui, avec la démission du maire de Johannesburg notamment, cette alliance avec la DA est assurément en danger et les cartes politiques devront être redistribuées.</p>



<p>Si cette «&nbsp;coalition anti-Zuma&nbsp;» a été un moteur pour&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/afrique-du-sud-l-anc-pale-vainqueur-des-elections-11-05-2019-2312013_3826.php">une conquête électorale</a>, elle a également fait la perte de la DA. En effet, les changements intervenus en interne au sein de l&rsquo;ANC avec la bataille pour la présidence entre&nbsp;Nkosazana Dlamini-Zuma et Cyril Rampahosa et la victoire finale de ce dernier ont signé la «&nbsp;petite mort&nbsp;» du parti qui se voulait multiracial. La coalition anti-Zuma que l&rsquo;Alliance démocratique formait avec L&rsquo;EFF et les sempiternels discours autour du state-capture ont montré les limites d&rsquo;un parti à bout de souffle qui n&rsquo;a pas su se renouveler. Non content d&rsquo;avoir perdu des voix lors des dernières élections, le leader du DA Maimane s&rsquo;est enfermé dans cette logique du «&nbsp;tous contre&nbsp;» le président de l&rsquo;ANC et du gouvernement, oubliant un peu trop vite que Cyril Ramaphosa n&rsquo;est pas Jacob Zuma. Selon l&rsquo;analyste politique Sipho Seepe, en demandant de manière constante au président Cyril Ramaphosa une réponse sur le fameux don de 500&nbsp;000&nbsp;rands de Bosasa qui ont servi à sa campagne électorale, Mmusi Maimane n&rsquo;a fait qu&rsquo;exposer l&rsquo;Alliance démocratique, qui a également bénéficié des largesses de donateurs, peu friands de publicité. Le parti d&rsquo;opposition avait donc tout intérêt à laisser le président Ramaphosa travailler, d&rsquo;autant plus que ce dernier partage au fond la même idéologie que la DA sur le plan économique. En moins d&rsquo;une semaine, le sort de Maimane a été scellé, ne lui laissant d&rsquo;autre choix que de démissionner avant de subir l&rsquo;humiliation d&rsquo;être poussé hors du parti par le comité d&rsquo;examen (DA Review Panel), qui ironiquement avait été créé par lui-même.</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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