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	<title>Ali Issaoui &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Ali Issaoui, ministre libyen de l&#8217;Economie : «Nous sommes dans une situation d&#8217;urgence»</title>
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				<pubDate>Fri, 20 Mar 2020 16:31:09 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/ali-issaoui.jpg" alt="" class="wp-image-15361" width="714" height="357" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/ali-issaoui.jpg 612w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/ali-issaoui-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 714px) 100vw, 714px" /><figcaption> Ali Issaoui, ministre libyen de l&rsquo;Economie et de l&rsquo;industrie. </figcaption></figure>



<p> <strong>La situation sécuritaire d&rsquo;une Libye divisée à l&rsquo;ouest par La Tripolitaine gérée par le Gouvernement d&rsquo;entente nationale (GNA) et la Cyrénaïque à l&rsquo;est portée par le Maréchal Haftar (ANL) a sévèrement impacté l&rsquo;économie du pays. Classée à la 186e place du « Doing Business », la Libye affiche des perspectives alarmantes pour 2020, avec une croissance attendue de -0,6 %. Ali Issaoui, ministre de l&rsquo;Economie et de l&rsquo;industrie, revient sur les réformes et la diversification engagées dans un contexte de crise protéiforme.</strong></p>



<p><strong>La Tribune Afrique &#8211; Dans une Libye divisée avec des données économiques « multipolaires », sur quelles données s&rsquo;appuyer pour établir des plans de développement dans les conditions actuelles&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>Ali</strong><strong>&nbsp;Issaoui</strong><strong>&nbsp;&#8211;</strong>&nbsp;Nous nous concentrons sur la recherche de solutions aux crises qui sont directement liées à l&rsquo;attaque contre Tripoli du 4 avril 2019. Nous sommes dans une situation d&rsquo;urgence. De fait, les projets sur le long terme ont été reportés et la plupart des indices et des plans économiques s&rsquo;intéressent au court terme. Nous développons cependant des initiatives avec la communauté internationale, en étroite collaboration avec la Banque centrale libyenne pour favoriser l&rsquo;entreprenariat et le climat des affaires.</p>



<p><strong>Avec la chute de 75 % de la production</strong><strong>&nbsp;depuis mi-janvier (de 1,2 millions à un peu plus de 320&nbsp;000 b/j, selon la Compagnie nationale de pétrole), quelle est votre stratégie pour éviter la banqueroute malgré le</strong><strong>&nbsp;blocage des exploitations pétrolifères par le Maréchal Haftar ?</strong></p>



<p>Nous faisons face à une double crise. D&rsquo;une part, la chute du prix du pétrole et d&rsquo;autre part, la dégradation de la situation sécuritaire [&#8230;] La fermeture de la production et l&rsquo;arrêt de l&rsquo;exportation du pétrole occasionneront nécessairement des mesures d&rsquo;austérité dans le budget général de l&rsquo;Etat, en raison de la dépendance de l&rsquo;économie libyenne à l&rsquo;égard des revenus pétroliers. Les chiffres du budget pour l&rsquo;année en cours ont été revus, avec une réduction de 30 % par rapport aux estimations préalables.</p>



<p><strong>De quelle manière comptez-vous assurer le paiement des fonctionnaires libyens, qui représentent près de 70 % des actifs ?</strong></p>



<p>La refonte du système des salaires dans le pays est en cours. Elle est considérée comme l&rsquo;un des éléments-clé du programme de réformes. Nous avons pris la décision de réduire de 40 % les salaires des ministres et des secrétaires d&rsquo;Etat. Des travaux sont mis en place sur l&rsquo;ensemble de l&rsquo;échelle salariale de l&rsquo;administration libyenne, afin d&rsquo;amoindrir la différence entre le salaire minimum et le plafond des salaires, mais la réforme s&rsquo;annonce longue et complexe.</p>



<p><strong>Le blocage des exploitations pétrolières, tel un coronavirus économique, paralyse toute l&rsquo;économie nationale.&nbsp;</strong><strong>Comment sortir la Libye de cette hyper-dépendance pétrolière ?</strong></p>



<p>Nous comptons résoudre cette question par la diversification des sources de revenus issus des secteurs non pétroliers, en nous appuyant sur le secteur privé, qui ne représente aujourd&rsquo;hui que 6% du PIB. Nous comptons développer le secteur des services et la production nationale, dans le cadre du projet national pour l&rsquo;amélioration des affaires en Libye [<em>Libya in the Ease of Doing Business,&nbsp;EODB, ndlr]</em>. Pour ce faire, nous nous appuierons sur nos partenaires, et notamment sur le projet financé par l&rsquo;Union européenne et mis en place par Expertise France. Nous souhaitons également orienter les plus jeunes vers l&rsquo;entreprenariat, car ils n&rsquo;étaient jusqu&rsquo;à présent intéressés que par l&rsquo;administration publique.</p>



<p>En 2019, avec le soutien de mon ministère et des bailleurs internationaux, comme la France ou la Grande-Bretagne, nous avons lancé Stream, le premier incubateur-Fab-Lab à Tripoli, ainsi que plusieurs formations dédiées à l&rsquo;entreprenariat [&#8230;] Nous travaillons simultanément pour soutenir les PME libyennes. Par ailleurs, nous avons lancé un guide consacré aux partenariats publics-privés (PPP). Enfin, la MANUL [<em>Mission des Nations Unies pour la Libye, ndlr</em>] a initié un dialogue économique inter-libyen prometteur, dont nous attendons des résultats très positifs.</p>



<p><strong>Comment comptez-vous rassurer les investisseurs étrangers dans le contexte sécuritaire actuel&nbsp;?</strong></p>



<p>La décision revient aux investisseurs eux-mêmes. A notre niveau, nous cherchons à leur proposer un environnement des affaires attractif et des garanties juridiques, tout en valorisant les opportunités d&rsquo;investissements. Toutefois, la situation sécuritaire et politique est bien sûr, étroitement liée au niveau d&rsquo;investissement actuel.</p>



<p>Le ministère a mis en place une cellule pour accompagner les investisseurs étrangers, avec l&rsquo;appui de la Banque mondiale. L&rsquo;objectif de cette initiative est de faire progresser le positionnement de la Libye au classement du Doing Business et de prendre les mesures nécessaires pour attirer davantage d&rsquo;investisseurs. Les Chambres de Commerce libyennes ont d&rsquo;ailleurs été formées à cet effet, durant ces deux dernières années.</p>



<p><strong>Où en sont les pourparlers entre le gouvernement libyen et le groupe Airbus</strong>&nbsp;<strong>sur l&rsquo;achat d&rsquo;hélicoptères destinés à la protection civile, et de façon générale, quelle est votre perception des relations commerciales entre la Libye&nbsp;et la France ?</strong></p>



<p>A ce jour, nous ne souhaitons pas communiquer sur ce sujet&#8230;[<em>Fathi Bashagha,&nbsp;ministre libyen de l&rsquo;Intérieur annonçait mardi 17 mars via Twitter qu&rsquo;un accord avait été conclu avec le groupe. L</em><em>e ministère de l&rsquo;Intérieur a ensuite confirmé officiellement cet accord concernant un contrat d&rsquo;achat d&rsquo;hélicoptères Airbus 135 et Airbus 145, ndlr</em>].&nbsp; De manière générale, nous cherchons à améliorer nos relations avec la France qui reste l&rsquo;un des principaux partenaires commerciaux de la Libye. De nombreuses entreprises françaises comme Total sont présentes dans notre pays. Cette relation a une double importance pour nous. En effet, la France étant membre de l&rsquo;Union européenne, nous espérons qu&rsquo;elle jouera un rôle positif dans le soutien de la stabilité en Libye au niveau régional, et à travers le Conseil de sécurité des Nations unies, au niveau international.</p>



<p><strong>Comment évolue votre relation avec les Etats-Unis de Donald Trump&nbsp;?</strong></p>



<p>Nous estimons que cette relation bilatérale est bonne. L&rsquo;accord sur le commerce et l&rsquo;investissement [<em>TIF, ndlr</em>] a été approuvé par la partie libyenne et renouvelé en 2013. Les Etats-Unis ont défini les membres du conseil conjoint mentionné dans l&rsquo;accord et nous désignerons bientôt ceux de la partie libyenne.</p>



<p><strong>Actuellement, 30 % des femmes et 70 % des hommes de moins de 30 ans sont au chômage, selon la Banque mondiale. Que faites-vous pour cette jeunesse qui a grandi dans un environnement de non-droit et qui n&rsquo;a d&rsquo;autres perspectives que de rejoindre l&rsquo;administration ou qui pourrait se laisser tenter par les milices armées&nbsp;?</strong></p>



<p>Nous conduisons des politiques favorisant l&#8217;emploi des jeunes et des femmes. C&rsquo;est dans cette logique que nous accompagnons les petites et moyennes entreprises et que nous développons la microfinance en Libye [<em>lancement de Namaa-Tamweel en novembre 2019, la première institution de microfinance libyenne, dotée d&rsquo;une succursale à Tripoli et d&rsquo;une seconde à Benghazi, ndlr</em>]. Nous incitons également les banques à les soutenir, grâce à de nouvelles politiques pour garantir le crédit, qui sont consécutives à la restructuration du fonds de garantie de crédit. Nous sommes assistés par BPI France à ce niveau [&#8230;] Enfin, nous accordons une attention particulière à la création d&rsquo;incubateurs et d&rsquo;accélérateurs d&rsquo;entreprises. Cette orientation s&rsquo;inscrit dans une stratégie globale d&rsquo;autonomisation des femmes et des jeunes, et bénéficie du soutien d&rsquo;un certain nombre de bailleurs internationaux comme le PNUD, l&rsquo;UNICEF, la GIZ ou l&rsquo;Union européenne.</p>



<p><strong>Source: La Tribune Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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