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	<title>Albert Tévoédjré &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<description>Tout un continent en un seul clic</description>
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		<title>BENIN : Albert Tévoédjré, énigmatique passionné du Christ et un homme du monde s’est éteint</title>
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				<pubDate>Wed, 06 Nov 2019 13:06:45 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/TEVOEDJRE-2-450x300.jpg" alt="" class="wp-image-10931" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/TEVOEDJRE-2-450x300.jpg 450w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/TEVOEDJRE-2-450x300-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 450px) 100vw, 450px" /></figure>



<p><strong><em>Albert Tévoédjré fait partie de l’élite africaine engagée pour la cause du continent. Si son triple destin d’homme politique, d’universitaire et de fonctionnaire international est bien connu, cet ancien séminariste fut aussi un homme de mystère, passionné du Christ. Profondément humaniste, farouchement catholique, extrêmement politique et excessivement cultivé, c’est un grand homme du monde qui vient de s’en aller.&nbsp;<a href="http://www.afrikastrategies.fr/amp/2019/08/01/benin-59-ans-dindependance-albert-tevoedjre-invite-a-lespoir/">Quelques semaines avant sa mort, il recevait encore, plus lucide que jamais, Afrika Stratégies France dans son domicile</a>.</em></strong></p>



<p>Conjuguant une destinée de chrétien catholique fervent et d’intellectuel chevronné, Albert Tévoédjré a joué un rôle prépondérant dans la vie économique et politique de son pays, mais également aussi service monde. Il est né le 10 novembre 1929 à Porto-Novo (Bénin) dans une modeste famille de 7 enfants. Son père, Joseph est catéchiste et sa mère, Jeanne « une fille des sœurs ». Il reçoit donc, logiquement, une éducation catholique, d’abord à l’école Saint-Joseph de Porto-Novo, puis au séminaire de Ouidah ( Petit Clerc tenant lieu de Petit séminaire) où il entre à 12 ans. Marié à Isabelle Ekue, professeur de lettres, très engagée dans la lutte contre l’excision, il fonda une famille composée de trois fils. Celui qui sera surnommé « Renard de Djèrègbé », passera une bonne partie&nbsp; de sa vie&nbsp; dans «&nbsp;Le Refuge du Pèlerin&nbsp;», une propriété située dans un village (Djrègbé) non loin de Porto-Novo et qui accueille régulièrement des groupes de réflexion de vingt à trente personnes. Albert Tévoédjré passera ses vieux jours dans sa maison de retraite dénommée « La Maison africaine de la paix, Théophania », située à Adjati commune d’Adjarra, non loin de Porto-Novo, où il s’est retiré avec son épouse. Ses études au Lycée Van Vollenhoven de Dakar, à l’Université de Toulouse (France), à l’Université de Fribourg (Suisse), à l’Institut de hautes études internationales de Genève et au Massachusetts institute of technology (Mit) de Boston (Usa), sont sanctionnées par un diplôme&nbsp; de docteur des sciences économiques et sociales et d’une licence en histoire.</p>



<p><strong>Un parcours élogieux</strong></p>



<p>Doté d’une probité intellectuelle de haut rang, Albert Tévoédjrè connût un parcours élogieux aussi bien dans le domaine politique que dans la vie associative. Après la proclamation de l’indépendance de son pays en août 1960, Albert Tévoédjrè, ancien dirigeant de la Fédération des étudiants d’Afrique noire en France et cofondateur du Mouvement africain de libération nationale, devient Secrétaire d’État à la Présidence de la République, Ministre de l’Information, poste qu’il occupe jusqu’à sa désignation comme Secrétaire général de l’Uam (Union africaine et malgache). Après son départ de l’Uam en 1963, il donne des cours et dirige des séminaires de science politique à l’Institut africain de Genève et à l’Université de Georgetown de Washington, D.C.. De 1964 à 1965, il est chargé de recherche à l’Université de Harvard (Cambridge, Massachusetts). En 1965, il est entré au Bureau international du travail (Bit), comme expert en planification de la main-d’œuvre et nommé Coordonnateur régional pour l’Afrique le 1er mars 1966 à Addis-Abeba avant d’être promu Sous-Directeur général le 1er janvier 1969. Il est nommé le&nbsp; 9 décembre 1974,&nbsp; directeur de l’Institut international d’études sociales avec rang de Directeur général adjoint du Bureau international du travail. De 1976 à 1978 il fût Professeur associé de science politique à l’Université Paris-Sorbonne, puis de 1977-1978 : Herskowitz Visiting Professor of Political Science at Northwestern University, Evanston, Illinois, Usa et de 1977-1979 : Professeur en mission à l’Université nationale de Côte d’Ivoire (Abidjan).</p>



<p><strong>Un homme pour les hommes</strong></p>



<p>Parti du Bureau international du travail (Bit), Albert Tévoédjré&nbsp; va se consacrer à partir de 1984 à l’Association mondiale de prospective sociale créée sous son impulsion en 1976. C’est au colloque fondateur de cette association qu’Albert Tévéodjré commence à développer l’idée du Minimum social commun et celle du contrat de solidarité. Il crée également, en 1987, le Centre panafricain de prospective sociale (Cpps). Il s’investit par la suite, dans la vie politique se son pays. Appelé à la conférence nationale des forces vives de la nation, début 1990, il fut chargé d’en rédiger le rapport. Une conférence&nbsp; qui met un terme au régime marxiste-léniniste à parti unique de Mathieu Kérékou et ouvre la voie au multipartisme et à l’économie libérale. Classé 3e à l’élection présidentielle du 10 mars 1991, il s’en sort avec 14,24% des voix, derrière Mathieu Kérékou et Nicéphore Soglo, qui remporte les élections. Albert Tévoédjré devient membre du Haut conseil de la République mis alors en place. D’avril 1991 à mars 1996, il est député à l’Assemblée nationale, président de la commission des relations extérieures, de la coopération au développement, de la défense et de la sécurité. Il apporte son soutien au candidat Mathieu Kérékou qui revient au pouvoir à la faveur de la présidentielle de 1996. Du 10 avril 1996 au 24 juin 1999, Albert Tévoédjré est ministre du Plan, de la restructuration économique et de la promotion de l’emploi. Exclu du parti Notre cause commune (Ncc), il fonde le Parti national ensemble (Pne), puis rejoint de nouveau les Nations-Unies. A partir du 1er juillet 99, il est coordonnateur du projet « millenium pour l’Afrique » qui fonctionne sous l’égide des Nations Unies à travers une commission indépendante. De février 2003 à février 2005, il est représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies Koffi Annan, qu’il connait de longue date pour assister les protagonistes de la crise en Côte d’Ivoire dans le cadre des stratégies de mise en application des accords de Linas-Marcoussis. Il démissionne de ce mandat de médiation en décembre 2004 et se rend en mission à Genève jusqu’à avril 2006. Il soutient en 2006, la candidature de Yayi Boni à la présidence de la République du Bénin. Ce dernier, une fois élu, le nomme premier médiateur de la république du Bénin, charge qu’il exerce sept ans et qui sera son dernier rôle politique. Sous le nom de Frère Melchior, il promeut&nbsp; des valeurs du renoncement (la croix), et du dialogue interreligieux (islamo-chrétien surtout). Albert Tévoédjré sera tout de même rattrapé par une affaire de 110 millions sortis des comptes bancaires de la Fondation Cardinal Bernardin Gantin (qu’il dirigea) pour une autre destination.</p>



<p>Albert Tévoédjré est auteur de plusieurs publications dont notamment,&nbsp;<em>l’Afrique Révoltée</em>&nbsp;;&nbsp;<em>Vaincre l’humiliation</em>&nbsp;;&nbsp;<em>Magnificat: Lettre au Cardinal Bernardin Gantin</em>&nbsp;;&nbsp;<em>La Formation des Cadres Africains en vue de la croissance économique, Thèse de Doctorat</em>&nbsp;mais le plus connu fut «&nbsp;<em>La Pauvreté Richesse des Peuples</em>&nbsp;» imbattable ouvrage sur l’homme tout court. A quelques jours de ses 90 ans, il rêvait encore, peut-être même un peu trop. C’est aussi ça sa vie, celle de passions inaccomplies.<a href="http://www.afrikastrategies.fr/amp/2019/08/01/benin-59-ans-dindependance-albert-tevoedjre-invite-a-lespoir/">&nbsp;Quand, il y a quelques semaines, il recevait dans sa maison de retraite notre correspondant, auteur de ces lignes, on sentait un homme qui avait en même envie de partir mais maintenu par ce désir d’être là. Il s’en est allé enfin, paix à son âme.</a></p>



<p><strong>Source: Afrika Strategies France/Mis en ligne : Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>BENIN : 59 ans d’indépendance, Albert Tévoédjrè « invite à l’espoir »</title>
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				<pubDate>Thu, 01 Aug 2019 16:35:48 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/TEVOEDJRE-750x430.jpg" alt="" class="wp-image-7577" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/TEVOEDJRE-750x430.jpg 750w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/TEVOEDJRE-750x430-300x172.jpg 300w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<p><strong><em>1960. C’est l’année des indépendances pour la grande partie des colonies francophones. Elle a permis à ces pays de s’affirmer et d’entrer de manière autonome dans l’histoire et dans le concert des nations. La question est de savoir, 59 ans après, ce que l’indépendance a apporté aux pays africains en particulier. A cette interrogation, qui fera l’objet d’une série de papiers à Afrika Stratégies France, Albert Tévoédjrè tente de répondre. Essayiste, intellectuel chevronné, plusieurs fois ministre dans les années 1970, l’ancien médiateur de la République du Bénin n’a pas manqué d’ouvrir une brèche sur l’actualité politique de son pays le Bénin. Une brève interview à la suite de la longue introduction. Parfois quelques mots en guise de réponse, comme dépassé les événements qui s’enchaînent de façon imprévue depuis l’arrivée de Talon au pouvoir mais aussi éprouvé par ses 90 printemps bien sonnés. Apparu, pour la première fois sans aucun ancien chef d’Etat (Yayi Boni et Nicéphore Soglo n’ayant pas voulu être présents), Patrice Talon avait fait la veille un discours creux et sans annonces importantes. Comme le sermon d’un tyran dans le désert.</em></strong></p>



<p>A&nbsp; 90 ans, Albert Tévoédjrè fut un témoin vivant des événements ayant marqué l’accession des pays&nbsp; africains à l’indépendance. Ainsi, après la proclamation de l’indépendance de son pays en août 1960, le patriarche béninois, devenu le frère Melchior pour son implication dans des initiatives de paix et de réconciliation , ancien dirigeant de la Fédération des étudiants d’Afrique noire en France et cofondateur du Mouvement africain de libération nationale, devient Secrétaire d’État à la Présidence de la République, Ministre de l’Information, poste qu’il occupe jusqu’à sa désignation comme Secrétaire général de l’Uam(Union africaine et malgache). Né le 10 novembre 1929 à Porto-Novo, celui qui est surnommé «&nbsp;le renard de Djèrègbé&nbsp;», après ses premières études à l’École Saint Joseph de Porto-Novo, au Séminaire Saint Gall de Ouidah et au Lycée Van Vollenhoven de Dakar, a étudié aux Universités de Toulouse (France) et de Fribourg (Suisse), ainsi qu’à l’Institut universitaire des hautes études internationales de Genève et au Massachusetts institute of technology (Mit) de Boston (Usa). Docteur ès sciences économiques et sociales et licencié d’Histoire,il a donné des cours et dirigé des séminaires de science politique &nbsp;dans plusieurs universités de&nbsp; par le monde. Entré au Bureau international du travail (Bit) en 1965 comme expert en planification de la main-d’œuvre, il y occupe plusieurs postes de responsabilité, dont celui de Directeur de l’Institut international d’études sociales avec rang de Directeur général adjoint du Bureau international du travail. En 1987, il crée le Centre panafricain de prospective sociale (Cpps). Membre correspondant de l’Académie royale des sciences d`outre-mer de Belgique, membre du Club de Rome et de nombreuses sociétés savantes à travers le monde, Albert Tévoédjrè a reçu plusieurs distinctions honorifiques.</p>



<p>Invité en qualité de personnalité à la Conférence des forces vives de la nation du Bénin, il a été chargé d’en présenter le Rapport général au terme duquel il prononça le fameux «&nbsp;Au travail mes amis, nous avons vaincu la fatalité&nbsp;». Membre du Haut conseil de la République, il est élu en avril 1991, député à l’Assemblée nationale du Bénin, puis nommé Ministre du Plan, de la restructuration économique et de la promotion de l’emploi du10 avril 1996 au 24 juin 1999. Il a été 1er juillet 1999, coordonnateur du Projet «Millénaire pour l’Afrique» qui fonctionne sous l’égide des Nations unies. De février 2003 à février 2005, il a exercé les fonctions de Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies Kofi Annan en Côte d’Ivoire. En 2006,son soutien à Boni Yayi à l’élection présidentielle lui a valu le poste de premier Médiateur de la République du Bénin. &nbsp;Il est très apprécié dans les mieux intellectuels en raison de la qualité de ses idées.</p>



<p>Retiré dans sa maison de retraite dénommée&nbsp;«&nbsp;La Maison africaine de la paix, Théophania&nbsp;», Albert Tévoédjrèse veut très accueillant dans son salon, assis dans son fauteuil, avec en fond décoratif derrière lui, une étoffe noire frappée des emblèmes des rois du Danxomè. Il est très peu bavard, évoquant la question de l’âge&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;A 90 ans, je n’ai plus rien à dire, moi j’ai fini&nbsp;», ne cesse-t-il de répéter à chaque fin de phrase.</p>



<p><strong>Entretiens.</strong></p>



<p><strong>– Vous êtes un monument de l’histoire du Bénin qui fête bientôt 59 ans d’indépendance. Est-ce que parfois,&nbsp; vous-vous dites &nbsp;» on aurait mieux fait de rester sous dépendance française&nbsp;» à cause de la situation de nos pays ?</strong></p>



<p>– Jamais on ne peut pas le dire. Un pays qui n’est pas libre de son destin n’est pas normal. L’indépendance pour moi est une nécessité. Maintenant, c’est à nous… Mais ça viendra, nous apprenons.</p>



<p>–&nbsp;<strong>Qu’est-ce que,&nbsp; selon vous,&nbsp; l’indépendance a apporté à nos pays, à part l’illusion de la souveraineté ?</strong></p>



<p><strong>–&nbsp;</strong>La dignité d’être d’abord des Africains. Il y a eu des gens qui ont fait ce qu’ils ont pu pour aider le pays. Il y a eu la conférence nationale… On a reculé peut-être, mais on reprendra le dessus, ça passera, tout passe.</p>



<p>–&nbsp;<strong>Si vous-vous retrouviez aujourd’hui à un poste important de responsabilité, alors que le Bénin venait d’être indépendant, qu’alliez-vous éviter à votre pays ?</strong></p>



<p><strong>–&nbsp;</strong>Ce qui se passe aujourd’hui point final.</p>



<p><strong>– Et qu’est-ce qui se passe aujourd’hui ?</strong></p>



<p>On a vu Kérékou, on a dit non, on a fait la conférence nationale, c’est pour une bonne raison. Mais ce qui se passe aujourd’hui n’est pas conforme  à ce qui a été dit à la conférence nationale. Donc j’aurais évité ce qui se passe aujourd’hui point final, comprenez ce que je vous dis et ça suffit.</p>



<p>–&nbsp;<strong>Vous avez été médiateur de l’Uemoa. Est-ce que selon vous,&nbsp; certains pays de la sous-région ont réussi mieux que d’autres ?</strong></p>



<p><strong>–&nbsp;</strong>Bien sûr, le Ghana, le Cap Vert, ils ont leurs problèmes aussi, mais ils essayent.</p>



<p><strong>-Comment expliquez-vous que l’Afrique peine à décoller économiquement?</strong></p>



<p><strong>–&nbsp;</strong>Ça passera,il ne faut pas se décourager</p>



<p><strong>– Oui mais qu’est-ce que vous pensez que l’onpeut faire pour remonter la pente&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>–&nbsp;</strong>Travaillez, travaillez, travaillez, d’autres font mieux que nous, voyez comment ils font, si la Chine fait mieux que nous, voyons comment ils font. Donc regardons autour de nous et apprenons, c’est un apprentissage. Que chacun apporte ses idées.</p>



<p>–<strong>Vous êtes un pilier de la démocratie béninoise.&nbsp; Elle est aujourd’hui plus critiquée que jamais.&nbsp; Quelles appréciationsfaites-vous de la gestion de Talon ?</strong></p>



<p>Je l’ai déjà dit, on ne ferait pas ce qui se passe aujourd’hui, je ne veux pas me mettre à critiquer qui que ce soit. Moi j’ai déjà fini.</p>



<p>–&nbsp;<strong>Êtes-vous inquiet pour le Bénin ?</strong></p>



<p><strong>–&nbsp;</strong>Non, le Bénin va se relever, tout passera, les hommes sont tous de passage.</p>



<p>–&nbsp;<strong>Un mot de conclusion ou un appel à lancer&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>–&nbsp;</strong>A tous les Béninois, je dis prions pour notre pays.</p>



<p>Source: Afrika strategies France/Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée  </p>
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