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	<title>Al-Qaïda &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>Al-Qaïda &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>L&#8217;agence de renseignement somalienne met en garde contre la menace d&#8217;Al Shabaab contre les principaux dirigeants</title>
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				<pubDate>Tue, 05 Apr 2022 20:36:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Le groupe al-Shabaab lié à al-Qaïda prévoit de cibler le président somalien Mohamed Abdullahi Mohamed et le Premier ministre somalien Mohamed Hussein Roble, a averti mardi l&#8217;agence de renseignement du pays. La violence du groupe, qui vise à renverser le gouvernement central et à imposer sa propre version sévère de la loi islamique, a été...]]></description>
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<p><strong>Le groupe al-Shabaab lié à al-Qaïda prévoit de cibler le président somalien Mohamed Abdullahi Mohamed et le Premier ministre somalien Mohamed Hussein Roble, a averti mardi l&rsquo;agence de renseignement du pays.</strong></p>



<p>La violence du groupe, qui vise à renverser le gouvernement central et à imposer sa propre version sévère de la loi islamique, a été un obstacle aux élections législatives qui se déroulent depuis novembre.</p>



<p>« Nous avons informé les principaux responsables gouvernementaux d&rsquo;un complot dans lequel la mafia al Shabaab veut cibler le président et le Premier ministre », a déclaré l&rsquo;Agence nationale de renseignement et de sécurité sur Twitter.&nbsp;« Mohamed Mahir, membre senior d&rsquo;Al Shabaab, dirige le complot. »</p>



<p>L&rsquo;agence n&rsquo;a pas donné plus de détails.&nbsp;Les porte-parole des bureaux du président Mohamed et du Premier ministre Roble n&rsquo;étaient pas immédiatement disponibles pour commenter.</p>



<p>Les porte-parole d&rsquo;Al Shabaab n&rsquo;étaient pas immédiatement disponibles pour commenter.</p>



<p>Le groupe attaque fréquemment des civils et des responsables et installations du gouvernement. En février, il a attaqué des délégués électoraux dans la capitale, Mogadiscio. Les délégués n&rsquo;ont pas été blessés mais six passants ont été tués.</p>



<p>À la fin du mois dernier, al Shabaab a tué 48 personnes à Beledweyne, à environ 300 km (185 miles) au nord de Mogadiscio, dont des commerçants, des religieux, des fonctionnaires et des civils.</p>



<p>Parmi les personnes tuées figurait Amina Mohamed, une critique virulente du gouvernement, à la veille de sa réélection attendue. </p>



<p><strong>Source: Reuters Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Projet d’expansion terroriste en Afrique de l’Ouest : résister à la distraction, à la dispersion et à la fragmentation</title>
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				<pubDate>Fri, 05 Feb 2021 17:45:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/burkina-faso_terrorisme.jpg" alt="" class="wp-image-8096" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/burkina-faso_terrorisme.jpg 678w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/burkina-faso_terrorisme-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 678px) 100vw, 678px" /></figure>



<p><strong>Les déclarations du patron de la DGSE française sur les projets d’expansion d’Al-Qaïda vers le Bénin et la Côte d’Ivoire ne nous apprennent rien que nous ne sachions déjà. Les pays ouest-africains doivent faire bloc et résister à la dispersion des efforts et des esprits.</strong></p>



<p>Si le chef des services de renseignements extérieurs français souhaitait faire parler de lui, c’est réussi. S’il souhaitait attirer l’attention des décideurs politiques et des citoyens français sur l’incontestable utilité de l’institution qu’il dirige, ça l’est peut-être aussi. S’il voulait enfin susciter l’étonnement et un certain agacement des décideurs politiques, sécuritaires… et des responsables des agences de développement touristique des deux pays nommément cités, le Bénin et la Côte d’Ivoire, c’est indubitablement un succès.</p>



<p>Le 1er février, Bernard Émié, patron de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) française, annonçait que les chefs d’Al-Qaïda au Sahel avaient un « projet d’expansion vers les pays du golfe de Guinée », et citait le Bénin et la Côte d’Ivoire, où ce groupe aurait déjà disséminé des hommes.</p>



<h4>De nombreuses alertes</h4>



<p>La sortie de ce haut responsable français, lors d’un comité exécutif consacré à la lutte antiterroriste sur la base aérienne d’Orléans-Bricy, en présence de la ministre de la Défense, Florence Parly, et du chef d’état-major des armées, le général François Lecointre, étonne d’autant plus que le risque d’une expansion de groupes armés se réclamant du jihadisme du Sahel vers les pays côtiers ouest-africains fait l’objet de rapports, d’études, de discussions informelles et de réunions tout à fait publiques depuis au moins quatre ans.</p>



<p>La station balnéaire de Grand-Bassam en Côte d’Ivoire a été frappée par&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/312001/politique/cote-divoire-victimes-de-lattaque-13-mars-a-grand-bassam/">un attentat terroriste en mars 2016.</a>&nbsp;Le parc naturel de la Pendjari, situé en territoire béninois, près de la frontière avec le Burkina Faso, a été le théâtre d’un enlèvement en mai 2020,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/773735/politique/benin-hommages-a-fiacre-gbedji-guide-des-deux-ex-otages-liberes-au-burkina/">qui a coûté la vie à un guide touristique béninois</a>&nbsp;et à deux soldats français pendant l’opération militaire qui a suivi en territoire burkinabè.</p>



<p>Les analyses de l’Institut d’études de sécurité (ISS) et d’autres&nbsp;<em>think tanks</em>&nbsp;spécialisés alertent depuis des années sur le risque de contagion terroriste au sud des pays sahéliens et une institution régionale comme le Conseil de l’entente (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Niger et Togo) tente de mobiliser et de coordonner les efforts nationaux pour prévenir l’extrémisme violent – la formule consacrée – pendant que le G5 Sahel, l’Autorité du Liptako-Gourma et la Commission du bassin du lac Tchad tentent de réduire la violence terroriste.</p>



<p>Il est vrai que le chef de la DGSE a apporté des éléments de preuve précis et spectaculaires, notamment une vidéo tournée au cœur d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmo), lors d’une réunion de ses principaux chefs, à en croire la restitution qui en a été faite par la presse française. Cela ne change rien au fait que le projet d’expansion des groupes jihadistes vers le sud n’est pas nouveau, et qu’à bien y réfléchir, cette expansion, qui équivaut de fait à une dispersion des acteurs de la violence, relève au moins autant d’une stratégie de survie que d’une volonté pour Aqmi, ou d’autres, d’étendre leur influence.</p>



<h4>Une annonce stratégique ?</h4>



<p>Depuis les interventions militaires française, africaine et onusienne en 2013 dans le nord du Mali, la survie des groupes jihadistes passe par la dispersion de leurs éléments partout où les conditions locales s’y prêtent, par le recrutement de nouveaux combattants et par la mobilisation de ressources pour alimenter la lutte armée. Le Burkina Faso, c’est certes encore le Sahel mais c’est déjà le sud du Mali… Et entre Kidal, dans le grand nord malien, et Kafolo, dans le nord de la Côte d’Ivoire,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1000865/politique/terrorisme-lattaque-de-kafolo-un-tournant-pour-la-cote-divoire/">cible d’une attaque terroriste en juin 2020,</a>&nbsp;une forme de descente vers le sud était déjà amorcée. Alors pourquoi de grandes déclarations maintenant sur le danger terroriste en Afrique de l’Ouest, au-delà et au-dessous du Sahel ?</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LES INTERVENTIONS MILITAIRES EXTÉRIEURES NE SONT PAS UNE SOLUTION DURABLE</p></blockquote>



<p>On ne peut penser qu’à deux hypothèses, toutes davantage liées au positionnement politique et stratégique français qu’à des évolutions nouvelles sur le terrain ouest-africain. Soit une volonté de la DGSE d’obtenir davantage de soutien et de ressources de ses autorités de tutelle, donc une affaire franco-française, soit un besoin anticipé de justification d’un réajustement des forces françaises en Afrique de l’Ouest, qui serait cohérent avec le discours en vogue d’une réduction de l’engagement militaire au Sahel.</p>



<p>Le sommet du G5 Sahel à N’Djamena, où des annonces sont attendues dans ce sens, est prévu les 15 et 16 février prochains. Après la transition de l’opération Serval au Mali vers l’opération Barkhane dans cinq pays du Sahel, faut-il s’attendre au déploiement d’un nouveau dispositif militaire franco-européen dans l’espace sahélo-côtier ouest-africain ? En fait, les bases militaires en Côte d’Ivoire et au Sénégal font déjà partie du dispositif français au Sahel…</p>



<h4>Barkhane dans l’impasse</h4>



<p>Il n’y a aucun doute sur la gravité de la situation sécuritaire au Sahel et sur la vulnérabilité des pays situés plus au Sud face à une progression lente mais sûre des groupes armés, qu’ils soient jihadistes ou pas. Mais on sait aussi que les interventions militaires extérieures, quoique nécessaires à des moments critiques pour éviter le chaos et l’effondrement politique d’un État, ne représentent jamais une solution durable à des crises complexes et multidimensionnelles.</p>



<p>Il faut aussi ajouter qu’elles ne sont jamais neutres et ne peuvent être perçues comme telles, notamment lorsque l’acteur extérieur dominant est l’ancienne puissance colonisatrice qui entretient une présence militaire en Afrique de l’Ouest, en Afrique centrale et à Djibouti depuis des décennies. Les citoyens ouest-africains qui se posent des questions sur les nouvelles intentions des stratèges, des militaires et des services de renseignements français, ont donc quelques raisons d’être circonspects.</p>



<p>De nombreuses voix dénoncent depuis des mois ce qui serait l’échec de la force Barkhane au Sahel, une impasse dans la lutte contre les groupes armés dans la région et la dispersion de la violence dans un espace de plus en plus vaste. Ce débat n’est pas sans intérêt mais le prix le plus élevé de l’échec d’une intervention militaire extérieure, ce sont ceux qui vivent dans les zones qui n’auront pas été pacifiées et qui auront même vu la violence s’étendre et prendre de nouvelles formes plus désastreuses qui le paient ou le paieront.</p>



<h4>Résister à la dispersion des efforts</h4>



<p>Pour les citoyens des pays ouest-africains, sahéliens et non sahéliens, qui aimeraient tant être enfin écoutés par leurs gouvernants, l’impératif est de résister à la distraction permanente. Celle qui éloigne de la poursuite résolue, au quotidien, des efforts de construction des États et des ressources humaines civiles et militaires qui les animent. Celle qui empêche de penser, planifier, organiser et agir avec un minimum d’autonomie.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>ON NE PEUT PAS ISOLER LES ÉVOLUTIONS SÉCURITAIRES DES PAYS DU SAHEL DE CELLES DE LEURS VOISINS CÔTIERS</p></blockquote>



<p>Résister à la distraction des esprits. Résister à la dispersion des efforts. Résister à la fragmentation du continent. Dans une tribune publiée en 2017, j’estimais qu’accepter le détachement géopolitique progressif du Sahel de l’Afrique de l’Ouest pourrait être une erreur stratégique majeure&nbsp;et que les problèmes du Sahel sont ceux de l’Afrique de l’Ouest et de l’Afrique avant d’être ceux de la France et de l’Europe.</p>



<p>Après avoir passé des années à prétendre que l’on pouvait isoler les évolutions sécuritaires, politiques, économiques et environnementales des pays du Sahel de celles de leurs voisins côtiers dont les régions septentrionales ont des allures sahéliennes, découvrira-t-on aujourd’hui, parce que le chef de la DGSE nous l’aura appris, que cela n’avait pas beaucoup de sens ?</p>



<p>Résister à la distraction, c’est la condition&nbsp;<em>sine qua non</em>&nbsp;pour éloigner le spectre d’une Afrique de l’Ouest écartelée, dans une dizaine d’années, entre des groupes armés criminels, des régimes autoritaires et corrompus ou/et à des armées étrangères aussi amicales qu’envahissantes.</p>



<p>Aucun citoyen malien n’aurait imaginé, même jusqu’en 2011, que son pays plongerait pendant dans une crise profonde et longue. Si cela devait arriver à n’importe lequel des pays ouest-africains encore stables et en paix au cours des prochaines années, ce serait une immense tragédie.</p>



<p><strong>Source : Jeune Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Mali : la France annonce l&#8217;élimination du chef d&#8217;Al-Qaïda au Maghreb islamique</title>
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				<pubDate>Sat, 06 Jun 2020 09:17:39 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/20421735lpw-20421737-article-aqmi-terrorisme-jpg_7154331_660x281.jpg" alt="" class="wp-image-16960" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/20421735lpw-20421737-article-aqmi-terrorisme-jpg_7154331_660x281.jpg 660w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/20421735lpw-20421737-article-aqmi-terrorisme-jpg_7154331_660x281-300x128.jpg 300w" sizes="(max-width: 660px) 100vw, 660px" /><figcaption>L&rsquo;émir d&rsquo;Aqmi a été tué par les forces françaises dans le nord du Mali. © THOMAS COEX / AFP</figcaption></figure>



<h4>Abdelmalek Droukdal, commandant de plusieurs groupes djihadistes sahéliens, a été tué jeudi au nord-ouest de la ville malienne de Tessalit.</h4>



<p>«&nbsp;Je félicite et remercie tous ceux qui ont permis et mené ces opérations audacieuses, qui portent des coups sévères à ces groupes terroristes.&nbsp;» Sur&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/twitter">Twitter</a>, la ministre des Armées Florence Parly a annoncé la mort du&nbsp;leader d&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/al-qaida">Al-Qaïda</a>&nbsp;au Maghreb islamique (Aqmi), l&rsquo;Algérien&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/abdelmalek-droukdal">Abdelmalek Droukdal</a>. L&rsquo;émir d&rsquo;Aqmi&nbsp;a été tué par les forces françaises dans le nord du Mali, près de la frontière algérienne, lors d&rsquo;une opération avec les «&nbsp;partenaires&nbsp;» de la&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/france">France</a>.</p>



<p>Ce chef historique du djihad au Maghreb, commandant de plusieurs groupes djihadistes sahéliens, a été tué jeudi au nord-ouest de la ville malienne de Tessalit. «&nbsp;Plusieurs de ses proches collaborateurs&nbsp;» ont également été «&nbsp;neutralisés&nbsp;», a ajouté Florence&nbsp;Parly. «&nbsp;Abdelmalek Droukdal, membre du comité directeur d&rsquo;Al-Qaïda, commandait l&rsquo;ensemble des groupes qaïdistes d&rsquo;Afrique du Nord et de la bande sahélienne, dont le JNIM, l&rsquo;un des principaux groupes terroristes actifs au Sahel&nbsp;», selon la ministre française.</p>



<p>Les&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/etats-unis">États-Unis</a>&nbsp;ont précisé avoir fourni des renseignements qui ont aidé à traquer Abdelmalek Droukdal. «&nbsp;L&rsquo;US Africa Command a été en mesure d&rsquo;apporter son aide, avec des renseignements […] et un soutien pour bloquer la cible&nbsp;», a déclaré à CNN le colonel Chris Karns, porte-parole du commandement de l&rsquo;armée américaine en Afrique.</p>



<h4>Un «&nbsp;cadre important de l&rsquo;EIGS&nbsp;» également capturé</h4>



<p>Le chef d&rsquo;Aqmi, dont le nom est parfois aussi orthographié Droukdel, a reçu l&rsquo;allégeance de plusieurs groupes djihadistes actifs au Sahel, rassemblés depuis&nbsp;2017&nbsp;au sein du Groupe de soutien à l&rsquo;islam et aux musulmans (GSIM), dirigé par le Touareg malien Iyad Ag Ghaly. La France revendique également vendredi soir la capture d&rsquo;un «&nbsp;cadre important de l&rsquo;EIGS&nbsp;», le groupe djihadiste État islamique au Grand Sahara, rival du GSIM au Sahel et désigné ennemi numéro un par Paris.</p>



<p>«&nbsp;Les opérations contre l&rsquo;État islamique au Grand Sahara, l&rsquo;autre grande menace terroriste dans la région, se poursuivent également. Le 19&nbsp;mai dernier, les forces armées françaises ont capturé Mohamed el Mrabat, vétéran du djihad au Sahel et cadre important de l&rsquo;EIGS&nbsp;», annonce Florence Parly dans un autre tweet. La force française antidjihadiste Barkhane, forte de plus de 5&nbsp;000 militaires, multiplie ces derniers mois les offensives au Sahel, pour tenter d&rsquo;enrayer la spirale de violences qui, mêlées à des conflits intercommunautaires, ont fait 4&nbsp;000 morts au Mali, au Niger et au Burkina Faso l&rsquo;an dernier, cinq fois plus qu&rsquo;en&nbsp;2016&nbsp;selon l&rsquo;ONU.</p>



<p>La force française antidjihadiste Barkhane, forte de plus de 5&nbsp;000 militaires, multiplie ces derniers mois les offensives au Sahel pour tenter d&rsquo;enrayer la spirale de violences qui, mêlées à des conflits intercommunautaires, ont fait 4&nbsp;000 morts au Mali, au Niger et au Burkina Faso l&rsquo;an dernier.&nbsp;Une source proche du dossier a confié à l&rsquo;Agence France-Presse&nbsp;que quelque&nbsp;500&nbsp;djihadistes avaient été «&nbsp;neutralisés&nbsp;» (tués ou capturés) au Sahel ces derniers mois par les militaires français, dont plusieurs figures importantes&nbsp;: cadres religieux, commandants, recruteurs, logisticiens…</p>



<h4>Coup symbolique fort</h4>



<p>La mort d&rsquo;Abdelmalek Droukdal, grand nom d&rsquo;Al-Qaïda, est un coup symbolique fort porté par la France en guerre au Sahel. Isolé en Algérie, il avait malgré tout des capacités de financement des réseaux sahéliens et un véritable rôle de chef, bien que de plus en plus contesté, indique à l&rsquo;Agence France-Presse&nbsp;une source proche du renseignement français. Sa mort, et celles à confirmer d&rsquo;autres cadres d&rsquo;Al-Qaïda, pourrait désorganiser la filière sahélienne de cette franchise djihadiste, engagée dans une lutte d&rsquo;influence avec la filiale sahélienne de l&rsquo;État islamique (EIGS).</p>



<p>Né en&nbsp;1971&nbsp;dans un quartier pauvre de la grande banlieue d&rsquo;Alger, Abdelmalek Droukdal rejoint les Groupes islamiques armés (GIA) en 1993. À la fin des années 1990, il participe à la fondation du GSPC algérien (Groupement salafiste pour la prédication et le combat).&nbsp;Élu en Algérie en 1999, le président Abdelaziz Bouteflika réussit à convaincre la plupart des groupes armés de rendre les armes. Le GSPC, lui, refuse. Abdelmalek Droukdal décide alors de se rapprocher d&rsquo;Al-Qaïda. Son affiliation à l&rsquo;organisation terroriste d&rsquo;Oussama ben Laden est confirmée en 2006. En janvier&nbsp;2007, le GSPC est rebaptisé «&nbsp;Al-Qaïda pour le Maghreb islamique&nbsp;» (Aqmi).</p>



<p>À partir d&rsquo;octobre 2011, l&rsquo;émir d&rsquo;Aqmi cherche à élargir ses activités au Sahel. Il le fera par le biais d&rsquo;Ansar Dine, dirigé par Iyad Ag Ghaly, l&rsquo;un des groupes qui prennent en 2012 le contrôle du nord du Mali jusqu&rsquo;au lancement en janvier 2013 d&rsquo;une opération internationale pour les en chasser, France en tête. En mars 2017, le Groupe de soutien à l&rsquo;islam et aux musulmans (GSIM) est créé. Il réunit plusieurs formations djihadistes liées à Aqmi sous la direction de Iyad Ag Ghaly. Cette alliance, qui depuis sa création a revendiqué les principaux attentats dans le Sahel, a été placée sur la liste noire américaine des « organisations terroristes ».</p>



<p><strong>Source: Le  Point Afrique/Mis en : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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