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	<title>Akinwunmi Adesina &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<description>Tout un continent en un seul clic</description>
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	<title>Akinwunmi Adesina &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>A la Banque africaine de développement, le président Adesina disculpé par un rapport d’experts</title>
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				<pubDate>Tue, 28 Jul 2020 12:43:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/bad.jpeg" alt="" class="wp-image-16969" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/bad.jpeg 688w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/bad-300x200.jpeg 300w" sizes="(max-width: 688px) 100vw, 688px" /><figcaption>Le président de la Banque africaine de développement, Akinwunmi Adesina</figcaption></figure>



<p><strong>Un panel indépendant était chargé de faire la lumière sur les accusations de favoritisme et d’enrichissement personnel portées contre le Nigérian.</strong></p>



<p>Un nouveau chapitre vient de s’écrire dans le feuilleton à rebondissements qui dure depuis le mois d’avril sur la Banque africaine de développement (BAD) et son président, le Nigérian, Akinwumi Adesina. Ce dernier était accusé de favoritisme, d’enrichissement personnel et de&nbsp;<em>«&nbsp;violations du code de conduite&nbsp;»</em>&nbsp;par des employés de l’institution, l’une des cinq principales banques multilatérales de développement au monde. Sur pression des Etats-Unis, deuxième actionnaire de la BAD après le Nigeria, une enquête indépendante avait été confiée début juillet à un panel de trois experts mené par l’ancienne présidente irlandaise (1990-1997), Mary Robinson. Son rapport, très attendu, a été transmis, lundi 27&nbsp;juillet, à la banque.</p>



<p>Dans ce document de 31 pages que <em>Le Monde Afrique</em> a consulté, le panel d’experts disculpe M. Adesina et note que les accusations portées à son encontre par des employés devenus <em>« lanceurs d’alerte » </em>sont <em>« sans fondement », </em>trop souvent <em>« générales »</em>,<em> « manquent de précisions et ne sont pas étayées par des preuves ». </em>Avant de préconiser qu’elles soient <em>« rejetées »</em>, faute de <em>« crédibilité ».</em> Le panel confirme ainsi les conclusions du comité d’éthique de la banque qui, dans son enquête préliminaire rendue fin avril, avait balayé chacune des seize allégations. <em>« Elles ont été correctement examinées et rejetées »</em>, tranche le panel d’experts dans son rapport.</p>



<p>Plus qu’une enquête à proprement parler, il s’agit d’un examen des méthodes et des conclusions du comité d’éthique de la banque pour qui la plainte&nbsp;<em>«&nbsp;ne reposait sur aucun fait objectif et solide&nbsp;»</em>. Se disant traqués et intimidés par des proches du président Adesina, les employés à l’origine de l’affaire avaient refusé de transmettre des preuves,&nbsp;<em>«&nbsp;au motif qu’ils voulaient préserver leur anonymat&nbsp;»</em>. Fin mai, le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin avait exprimé de&nbsp;<em>«&nbsp;sérieuses réserves&nbsp;»</em>&nbsp;sur le travail produit par le comité d’éthique. Alors que le Nigérian est candidat à sa succession, prévue fin août, Washington a pris au sérieux cette affaire et souhaité que la lumière soit faite, notamment sur les accusations d’enrichissement personnel, de nominations à des postes stratégiques de proches de M.&nbsp;Adesina, pour certains soupçonnés de corruption.</p>



<h4>Un mois pour convaincre</h4>



<p>Aucun élément nouveau ne figure dans ce rapport du panel d’experts qui n’avait de toute façon pas mandat pour diligenter ses propres investigations. Ses conclusions sont un soulagement pour le président de la BAD qui ressort toutefois fragilisé de cette affaire, révélée par&nbsp;<em>Le Monde Afrique</em>&nbsp;et survenue en pleine pandémie de nouveau coronavirus. Malgré un bilan salué par les actionnaires et ses partenaires – M.&nbsp;Adesina a notamment réussi à boucler une augmentation de capital massive de 115&nbsp;milliards de dollars en octobre&nbsp;2019 –, le Nigérian de 60&nbsp;ans, à la tête de la BAD depuis 2015, reste très contesté en interne pour sa gouvernance.</p>



<p>S’il a bénéficié du soutien d’une partie des présidents africains, à commencer par le Nigérian Muhammadu Buhari, soucieux de préserver ou de conquérir des postes stratégiques à l’Union africaine et aux Nations unies, M. Adesina en a agacé d’autres. Certains lui reprochent un tropisme ouest-africain, mais aussi de confier les postes les plus importants à des Nigérians.</p>



<p>Depuis le début du scandale, le président Adesina a toujours clamé son innocence. Pour se défendre, il n’a pas hésité à pointer un acharnement des Etats-Unis, puis à jouer sur la fibre de l’ingérence occidentale visant à déstabiliser l’institution panafricaine. Au risque d’exacerber des tensions entre certains des 27 actionnaires non régionaux et les 54 pays membres africains. Sa gestion maladroite de cette crise a, selon plusieurs analystes, nui à la crédibilité de la BAD, un temps mise à l’écart des réflexions et de la riposte continentale au coronavirus. Ces dernières semaines, les agences de notation financière lui ont cependant confirmé son précieux triple A.</p>



<p>Désormais, il reste un mois à Akinwumi Adesina avant l’assemblée annuelle de la BAD, prévue fin août, pour convaincre les actionnaires de lui confier un second mandat. Il est le seul en lice.</p>



<p><strong>Source : Le Monde Afrique /Mis en ligne :Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée </strong></p>
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		<title>BAD : nouvel exil parmi les soutiens d’Akinwumi Adesina</title>
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				<pubDate>Thu, 11 Jun 2020 08:54:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
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				<description><![CDATA[L’une des vice-présidentes de l’institution, l’Américano-Suisse Jennifer Blanke, quitte son poste en pleine tempête, alors que le patron de la BAD fait face à des accusations de mauvaise gouvernance. Sous le coup d’accusations internes de mauvaise gouvernance depuis plusieurs mois, le président de la Banque africaine de développement, le Nigérian Akinwumi Adesina, vient de perdre...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/bad.jpeg" alt="" class="wp-image-16969" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/bad.jpeg 688w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/bad-300x200.jpeg 300w" sizes="(max-width: 688px) 100vw, 688px" /><figcaption>Le président de la Banque africaine de développement, Akinwunmi Adesina</figcaption></figure>



<p><strong>L’une des vice-présidentes de l’institution, l’Américano-Suisse Jennifer Blanke, quitte son poste en pleine tempête, alors que le patron de la BAD fait face à des accusations de mauvaise gouvernance.</strong></p>



<p>Sous le coup d’accusations internes de mauvaise gouvernance depuis plusieurs mois, le président de la Banque africaine de développement, le Nigérian Akinwumi Adesina, vient de perdre l’un de ses fidèles soutiens et&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/377225/economie/bad-garde-rapprochee-dakinwumi-adesina/">membres de sa garde rapprochée,</a>&nbsp;la vice-présidente Jennifer Blanke, qui quitte l’institution.</p>



<p>Ce départ, qui prendra effet le 4 juillet, a été confirmé mercredi 10 juin à&nbsp;<em>Jeune Afrique</em>&nbsp;par l’intéressée, qui met en avant des « raisons personnelles ». « Je pars pour des raisons purement familiales afin de rejoindre ma famille en Suisse, après une période très enrichissante à la banque », a ensuite déclaré Jennifer Blanke dans un communiqué publié par la BAD. « Je continuerai à soutenir fermement notre institution, où que je sois », a ajouté l’Américano-Suisse, nommée à son poste en décembre 2016.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://www.jeuneafrique.com/medias/2020/06/10/jad20200610-ec-blanke.jpg" alt="Jennifer Blanke." class="wp-image-998595"/></figure>



<h4>Deuxième départ d’un soutien d’Adesina</h4>



<p>Si, officiellement, rien ne lie le retrait de Jennifer Blanke, spécialiste du développement et ancienne membre du comité exécutif du Forum économique mondial, à la tempête que traversent la BAD et son patron actuellement, il intervient à un moment particulièrement sensible pour Akinwumi Adesina.</p>



<p>Depuis le début de l’année, le patron de la BAD, seul candidat à sa réélection en août, fait face à des accusations internes de mauvaise gouvernance dans un feuilleton initié par un groupe de lanceurs d’alerte internes qui connaît depuis de nombreux rebondissements.</p>



<p>Malgré une vigoureuse défense et un rapport interne qui l’a blanchi, le Nigérian se trouve dans une campagne pour sa reconduction à son poste plus compliquée et incertaine que prévue.</p>



<p>Dans ce contexte, le départ de la vice-présidente Blanke, présentée comme favorable à Adesina, apparaît comme une nouvelle brèche dans le rang des soutiens au président de la BAD. Il intervient, en tout cas, deux mois après le retrait du directeur de la communication et ami de longue date d’Adesina, Victor Oladokun, parti à la retraite fin mars.</p>



<h4>Pas d’annonce du successeur de Jennifer Blanke</h4>



<p>Pour rappel, les premières années du mandat du patron de la BAD, nommé en 2015, avaient été marquées par les défections de trois vice-présidents, le Ghanéen Solomon Asamoah, l’Ivoirien Albéric Kacou et la Tanzanienne Frannie Léautier, les deux derniers ayant pourtant été choisis par Adesina.</p>



<p>Quoiqu’il en soit, le patron de la BAD a, dans le communiqué, salué « le véritable leadership » de Jennifer Blanke qui « a fait avancer nos programmes sur plusieurs fronts, en particulier dans les domaines de la sécurité alimentaire, de l’autonomisation financière des femmes et de la création d’emplois ». Le nom de son remplaçant n’a pas été communiqué.</p>



<p>Annoncée début juin par le bureau du conseil des gouverneurs de la banque, <a href="https://www.jeuneafrique.com/994879/economie/enquete-a-la-bad-des-resultats-en-quatre-semaines-maximum/">une « revue indépendante »</a> doit passer au crible le rapport du comité d’éthique commandé après les révélations faites par le groupe de lanceurs d’alerte et qui a blanchi le président de la BAD. Les résultats de cette revue doivent être présentés d’ici début juillet.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Banque africaine de développement : Le président Adesina visé par une enquête indépendante</title>
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				<pubDate>Sat, 06 Jun 2020 13:43:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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		<category><![CDATA[enquête]]></category>

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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/bad.jpeg" alt="" class="wp-image-16969" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/bad.jpeg 688w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/bad-300x200.jpeg 300w" sizes="(max-width: 688px) 100vw, 688px" /><figcaption>Le président de la Banque africaine de développement, Akinwunmi Adesina</figcaption></figure>



<p><strong>La Banque africaine de développement (BAD) a annoncé, jeudi dernier, le lancement d’une enquête indépendante sur les accusations de prévarication contre son président, le Nigérian Akinwumi Adesina, seul candidat à sa réélection pour un nouveau mandat mais dont la position apparaît de plus en plus fragilisée.</strong></p>



<p>Après avoir temporisé deux semaines, l’institution panafricaine de développement, qui siège à Abidjan, a finalement cédé à l’exigence des Etats-Unis, insatisfaits de l’enquête interne qui avait totalement disculpé M. Adesina de graves accusations formulées par un groupe de «lanceurs d’alerte», telles que «comportement contraire à l’éthique, enrichissement personnel et favoritisme». «Le Bureau (du conseil des gouverneurs de la BAD) convient d’autoriser une revue indépendante» sur les «allégations» des lanceurs d’alerte visant M. Adesina, a déclaré dans un communiqué de la présidente du bureau du conseil, Nialé Kaba, également ministre ivoirienne du Plan et du Développement, à l’issue d’une nouvelle réunion du Bureau ce jeudi.</p>



<p>Cette «revue indépendante devra être menée par une personne neutre, intègre, de haut calibre, ayant une expérience incontestable et une réputation internationale avérée, dans un délai de deux à quatre semaines maximum, en tenant compte du calendrier électoral» de la Banque, qui doit élire son président fin août, précise Mme Kaba citée par l’AFP. M. Adesina, élu en 2015 à la tête de la BAD, l’une des cinq principales banques multilatérales de développement au monde, fait l’objet depuis le début de l’année d’une série d’accusations embarrassantes, divulguées dans la presse en avril, indique l’agence française.</p>



<p>Dans un rapport détaillé, rapporte la même source, les lanceurs d’alerte lui reprochent son favoritisme dans de nombreuses nominations de hauts responsables, en particulier de compatriotes nigérians, d’avoir nommé ou promu des personnes soupçonnées ou reconnues coupables de fraude ou de corruption, ou encore de leur avoir accordé de confortables indemnités de départ sans les sanctionner.</p>



<p><strong>Enquête approfondie</strong></p>



<p>Des accusations réfutées en bloc par M. Adesina, 60 ans, premier Nigérian à diriger la BAD depuis sa création en 1964, qui a clamé à plusieurs reprises son «innocence», et qui avait rapidement été disculpé par la Banque sur la foi d’un rapport de son comité d’éthique interne. Mais les Etats-Unis,&nbsp; deuxième actionnaire de la BAD après le Nigeria, ont exigé, fin mai, le lancement d’une enquête indépendante, remettant en cause, dans une lettre cinglante du secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, le travail du comité d’éthique, et provoquant une sérieuse crise dans l’institution panafricaine. «Considérant l’étendue, la gravité et la précision des allégations contre le seul candidat au leadership de la Banque pour les cinq prochaines années, nous pensons qu’une enquête plus approfondie est nécessaire pour que le président de la BAD bénéficie du soutien et de la confiance complets des actionnaires», écrivait M. Mnuchin.</p>



<p>La décision de lancer une enquête indépendante a été prise «dans le but de réconcilier les différents points de vue», précise d’ailleurs Mme Kaba, citée par l’AFP.</p>



<p>Alors que sa réélection semblait assurée il y a six mois, avec le soutien de l’Union africaine et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, et à la suite d’une augmentation de capital géante de 115 milliards de dollars acceptée en octobre 2019, la position de M. Adesina apparaît désormais de plus en plus fragile.</p>



<p>La BAD compte 80 pays actionnaires (54 pays africains et 26 non africains, d’Europe, d’Amérique et d’Asie). Elle est la seule institution africaine cotée triple A par les agences de notation financière.</p>



<p>En interne, la gestion du personnel menée par M. Adesina a causé des remous depuis cinq ans, entraînant le départ de nombreux cadres. Dans une lettre ouverte datée du 30 mai, un «groupe de membres du personnel africain de la BAD» a durement critiqué sa gestion, lui reprochant «mystification et enfumage», c’est-à-dire de communiquer plus que d’agir, et d’avoir «affaibli» la Banque.</p>



<p><strong>Source: El Watan/Mis en : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Banque africaine de développement : contesté, le président Adesina rend les coups</title>
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				<pubDate>Thu, 30 Apr 2020 18:15:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Akinwunmi Adesina]]></category>
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				<description><![CDATA[Dans deux lettres consultées par « Le Monde Afrique », l’avocat de M. Adesina interpelle le président du comité d’éthique chargé de vérifier les faits dénoncés par des lanceurs d’alerte. La Banque africaine de développement (BAD) lutte sur plusieurs fronts. Face à la pandémie de Covid-19, elle a créé un fonds d’urgence doté de 10&#160;milliards de dollars et...]]></description>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/adesina_2.jpg" alt="" class="wp-image-14717" width="615" height="615" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/adesina_2.jpg 270w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/adesina_2-150x150.jpg 150w" sizes="(max-width: 615px) 100vw, 615px" /><figcaption>Le président de la Banque africaine de développement, Akinwunmi Adesina</figcaption></figure>



<p><strong>Dans deux lettres consultées par « Le Monde Afrique », l’avocat de M. Adesina interpelle le président du comité d’éthique chargé de vérifier les faits dénoncés par des lanceurs d’alerte.</strong></p>



<p>La Banque africaine de développement (BAD) lutte sur plusieurs fronts. Face à la pandémie de Covid-19, elle a créé un fonds d’urgence doté de 10&nbsp;milliards de dollars et croule sous les requêtes de pays du continent africain qui, pour la première fois en vingt-cinq ans, devrait plonger dans la récession économique. En interne ensuite, la direction de l’institution de financement panafricaine se retrouve contestée par une partie des employés.</p>



<p>Révélée par&nbsp;<em>Le Monde Afrique</em>&nbsp;le 6&nbsp;avril, l’enquête interne qui vise Akinwumi Adesina, le président nigérian de la BAD dont le siège est à Abidjan, a provoqué une onde de choc et donne lieu à de vifs débats sur la gouvernance de l’établissement. Son patron est accusé de comportements&nbsp;<em>«&nbsp;contraires à l’éthique&nbsp;»</em>,&nbsp;<em>«&nbsp;violation du code de conduite&nbsp;»</em>&nbsp;et de favoritisme dans l’octroi de postes stratégiques et de contrats de plusieurs millions de dollars.</p>



<h4>«&nbsp;Allégations fallacieuses&nbsp;»</h4>



<p>En janvier,&nbsp;<em>«&nbsp;un groupe de membres du personnel, préoccupés&nbsp;»</em>&nbsp;a déposé une plainte et transmis au Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption, aux présidents du Comité d’éthique et du Comité d’audit et des finances un document détaillant les griefs reprochés à M.&nbsp;Adesina.</p>



<p>Puis, en avril, ces employés anonymes, mués en lanceurs d’alerte, se disent intimidés. Ils dénoncent des manœuvres de <em>« proches du président »</em> pour <em>« saboter »</em> l’enquête et des <em>« tentatives faites pour découvrir </em>[leurs]<em> identités »</em>. Ils décident alors de s’adresser directement aux gouverneurs de la BAD, représentant les 54 pays membres africains et les 26 pays non régionaux (dont la France).</p>



<p>Au lendemain des révélations faites par&nbsp;<em>Le Monde Afrique</em>, M.&nbsp;Adesina a dénoncé des&nbsp;<em>«&nbsp;allégations fallacieuses&nbsp;»</em>&nbsp;dans un communiqué de presse, prédisant que&nbsp;<em>«&nbsp;bientôt, la vérité éclatera au grand jour&nbsp;»</em>. Et d’ajouter&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;Le comité d’éthique du conseil d’administration mène actuellement son action dans le cadre de ses systèmes d’examen interne.&nbsp;</em>(…)<em>&nbsp;Laissons le comité achever son examen et ses travaux sans interférence de quiconque ni de quelque média que ce soit.&nbsp;»</em></p>



<p>Pourtant,&nbsp;<em>Le Monde Afrique</em>&nbsp;a pu consulter des documents qui contredisent son propos. Ce sont deux lettres datées du 10&nbsp;février et du 10&nbsp;mars, signées par Elie Whitney Debevoise, ancien directeur exécutif américain de la Banque mondiale (2007-2010) devenu avocat et lobbyiste établi à Washington. Ces missives du conseil de M.&nbsp;Adesina sont adressées au président du comité d’éthique de la BAD, le Japonais Takuji Yano.</p>



<h4>Affaire particulièrement sensible</h4>



<p>Ce dernier, qui représente son pays au sein de l’institution financière panafricaine, se retrouve chargé d’orchestrer l’enquête visant M.&nbsp;Adesina et de vérifier les dénonciations des lanceurs d’alerte. Aujourd’hui, il se retrouve sous pression.&nbsp;<em>«&nbsp;Le traitement de la divulgation à ce jour n’a pas été conforme aux règles et procédures de la Banque&nbsp;»</em>, lui reproche M<sup>e&nbsp;</sup>Debevoise dans ces lettres.</p>



<p>L’avocat américain n’hésite pas à critiquer la gestion de cette affaire particulièrement sensible par M. Yano qu’il accuse d’avoir transmis la note des lanceurs d’alerte au conseil d’administration de la BAD, sans avoir au préalable <em>« consulté le département du conseil juridique »</em>.</p>



<p>Dans un style comminatoire teinté de paternalisme, le conseil de M.&nbsp;Adesina donne la marche à suivre au président du comité éthique, estimant que&nbsp;<em>«&nbsp;des mesures correctives doivent être prises immédiatement pour protéger la Banque et les droits du président à une procédure régulière&nbsp;»</em>.</p>



<p>Après un rappel des règlements administratifs et protocolaires de la BAD, M<sup>e&nbsp;</sup>Debevoise conclut en déplorant que le comité d’éthique présidé par M.&nbsp;Yano ait&nbsp;<em>«&nbsp;violé&nbsp;</em>[le]<em>&nbsp;principe&nbsp;»</em>&nbsp;de confidentialité,&nbsp;<em>«&nbsp;perdu de vue sa mission&nbsp;»</em>&nbsp;et qu’il est, selon lui,&nbsp;<em>«&nbsp;malheureusement trop tard pour refermer le génie dans la bouteille&nbsp;»</em>.</p>



<h4>Dans l’ombre des lanceurs d’alerte</h4>



<p>Une métaphore qui fait référence aux fuites contenues dans la note des lanceurs d’alerte et sont reprochées à M.&nbsp;Yano. Des informations qui, d’après l’avocat, nuisent à la&nbsp;<em>«&nbsp;réputation&nbsp;»</em>&nbsp;du président Adesina,&nbsp;<em>«&nbsp;en particulier dans les capitales&nbsp;»</em>&nbsp;des Etats membres de la BAD.</p>



<p>Le Japonais Takuji Yano n’est pas le seul à être suspecté, sans preuves pour le moment, d’avoir facilité cette fuite à l’origine de cette contestation interne sans précédent qui cristallise des tensions géopolitiques. L’affaire est d’autant plus cruciale qu’elle a éclaté à quelques mois de la réélection escomptée de M.&nbsp;Adesina – seul candidat à la présidence de l’institution financière multilatérale de développement – dont le premier mandat se termine en août.</p>



<p>Le représentant des Etats-Unis à la BAD, J.&nbsp;Steven Dowd – un homme d’affaires proche du président américain Donald Trump – est publiquement soupçonné d’avoir conseillé dans l’ombre les lanceurs d’alerte pour déstabiliser M.&nbsp;Adesina. L’Américain est depuis la cible d’une contre-attaque orchestrée par des proches du président de la BAD qui diffusent dans certains médias cette version d’un présumé règlement de compte.</p>



<p>Contacté, M.&nbsp;Dowd n’a pas souhaité réagir.&nbsp;<em>«&nbsp;Tout est faux et il n’a jamais collaboré avec ces lanceurs d’alerte dont il ignore l’identité&nbsp;»</em>, explique une source proche de M.&nbsp;Dowd. Et de préciser&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;La position américaine a été de préconiser le recours à des enquêteurs externes indépendants pour être sûr que ce dossier, pris très au sérieux, soit traité de la meilleure manière.&nbsp;»</em></p>



<p>Dans l’une de ses lettres, M<sup>e </sup>Debevoise recommande sans ambages au comité d’éthique de <em>« s’arrêter</em> (…) <em>et de rester concentré sur son mandat limité »</em>. Petit avertissement ou simple conseil ? Il n’a pas donné suite aux sollicitations du <em>Monde Afrique</em>, tout comme la direction de la BAD.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en Ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>A la Banque africaine de développement, le président Adesina contesté par des employés</title>
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				<pubDate>Sun, 05 Apr 2020 17:08:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Akinwunmi Adesina]]></category>
		<category><![CDATA[Banque africaine de développement]]></category>
		<category><![CDATA[traitement de faveur]]></category>

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				<description><![CDATA[Des employés viennent d’alerter les gouverneurs de la Banque sur des comportements « contraires à l’éthique » et des traitements de faveur au sein de l’institution panafricaine. Une enquête interne, sensible et gênante, suit son cours à la Banque africaine de développement (BAD). En toute discrétion car elle vise son président, le nigérian Akinwumi Adesina. A la...]]></description>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/adesina_2.jpg" alt="" class="wp-image-14717" width="717" height="717" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/adesina_2.jpg 270w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/adesina_2-150x150.jpg 150w" sizes="(max-width: 717px) 100vw, 717px" /><figcaption>Le président de la Banque africaine de développement, Akinwunmi Adesina</figcaption></figure>



<p><strong>Des employés viennent d’alerter les gouverneurs de la Banque sur des comportements « contraires à l’éthique » et des traitements de faveur au sein de l’institution panafricaine.</strong></p>



<p>Une enquête interne, sensible et gênante, suit son cours à la Banque africaine de développement (BAD). En toute discrétion car elle vise son président, le nigérian Akinwumi Adesina. A la tête, depuis 2015, de la première institution de financement du développement d’Afrique, ce brillant économiste et ancien ministre de l’agriculture du Nigeria (2011-2015) se retrouve accusé par une frange du personnel de favoritisme au profit de proches compatriotes et de comportements&nbsp;<em>«&nbsp;contraires à l’éthique&nbsp;»</em>. Les soupçons portent également sur des cas de&nbsp;<em>«&nbsp;violation du code de conduite&nbsp;»</em>&nbsp;et d’<em>«&nbsp;entrave à l’efficacité (…) affectant la confiance dans l’intégrité&nbsp;»</em>&nbsp;de la Banque.</p>



<p>A l’origine de cette affaire embarrassante, il y a <em>« un groupe de membres du personnel préoccupés »</em> par des pratiques jugées douteuses qu’ils ont recensées avec minutie, dans l’ombre, pour éviter, disent-ils, une <em>« crise institutionnelle »</em>. Soucieux de préserver leur anonymat, ces employés se sont mués en lanceurs d’alerte, comme le permet le code de conduite de la BAD. Le 19 janvier, ils ont déposé plainte et transmis au département de l’intégrité et de la lutte contre la corruption de la Banque un document de onze pages détaillant seize cas d’abus présumés, impliquant parfois directement le président Adesina. Des allégations actuellement <em>« examinées par le conseil des gouverneurs de la BAD »</em>, précise le directeur du département des services juridiques, Godfred Awa Eddy Penn, qui s’interdit tout commentaire.</p>



<p>Depuis, ces lanceurs d’alerte déplorent des entraves à l’enquête mais aussi&nbsp;<em>«&nbsp;des tentatives faites pour découvrir nos identités&nbsp;»</em>, écrivent-ils dans une lettre adressée en ce début de mois d’avril, cette fois directement aux gouverneurs de la BAD, représentant les 54 pays membres africains et les 26 pays non régionaux (dont la France).&nbsp;<em>«&nbsp;Des membres du personnel proches du président&nbsp;</em>[Adesina] se&nbsp;<em>sont efforcés de saboter toutes les tentatives du comité d’éthique de remplir ses fonctions&nbsp;»,&nbsp;</em>soulignent les lanceurs d’alerte dans cette dernière missive. Ce dernier n’a pas souhaité réagir.</p>



<h4><strong>«&nbsp;Nigérianiser&nbsp;» la BAD</strong></h4>



<p>Dans cette note consultée par <em>Le Monde Afrique</em>, les lanceurs d’alerte commencent par pointer des <em>« traitements de faveur »</em> accordés à des ressortissants du Nigeria, première puissance économique d’Afrique et principal actionnaire de la BAD depuis sa création en 1964. <em>« Alors qu’environ 9 % des nouvelles recrues étaient des Nigérians (ou des binationaux d’origine nigériane), ils représentent environ 25 % des postes de direction nouvellement recrutés »</em>, écrivent-ils. Ce qui donne un certain écho aux critiques formulées ces dernières années par des gouverneurs de la BAD mais aussi par certains chefs d’Etat du continent.</p>



<p>Fin 2019, le président tchadien, Idriss Déby, avait écrit à M. Adesina pour exprimer son agacement à ce sujet. L’Ethiopie avait aussi rappelé disposer de candidats pour des postes à responsabilité.&nbsp;<em>«&nbsp;Adesina n’a pas caché sa volonté de&nbsp;</em>“<em>nigérianiser</em>”&nbsp;<em>la BAD en confiant à des compatriotes les postes-clés, mais aussi en accordant plus facilement des lignes de crédit à des entreprises nigérianes de premier plan&nbsp;»</em>, dit un ancien cadre proche du président. Un autre dénonce un faux procès&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;Proportionnellement à ses parts de capital, le Nigeria&nbsp;</em>[9,33&nbsp;%]<em>&nbsp;est sous-représenté parmi le personnel de la BAD. A l’inverse, la France</em>&nbsp;[3,7&nbsp;%]&nbsp;<em>compte de nombreux salariés.&nbsp;»</em></p>



<p>Des proches du président Adesina ont été désignés à des fonctions stratégiques au sein de cette institution établie à Abidjan qui gère notamment de l’argent public des contribuables africains. Mais ces nominations font fi des règles strictes de recrutement, insistent les lanceurs d’alerte. Ces derniers citent le cas d’un ami de M. Adesina nommé à un poste de direction, pourtant encore occupé par son prédécesseur. Ce qui contraignit la BAD brièvement à régler deux salaires. Un autre, ami d’enfance cette fois, s’est vu octroyer, en&nbsp;2017, un contrat de 326&nbsp;000&nbsp;dollars (environ 300&nbsp;000&nbsp;euros) pour sa société de communication nigériane, avant d’être lui-même recruté à la BAD quelques mois plus tard. Pourtant, lors d’un audit interne de l’institution, le contrat avait été signalé comme relevant potentiellement d’un&nbsp;<em>«&nbsp;conflit d’intérêt&nbsp;»</em>.</p>



<h4>Vague de départs</h4>



<p>Plus récemment, une juriste nigériane réputée pour ses compétences et son entregent fut propulsée fin 2019 à la tête du forum d’investissement qu’organise la BAD. Or cette ancienne dirigeante de la Commission nationale des pensions au Nigeria, avait été limogée deux ans plus tôt par le président Muhammadu Buhari. Elle est depuis visée par des enquêtes des autorités de son pays pour de présumés détournements de fonds publics.&nbsp;<em>«&nbsp;M.&nbsp;Adesina ne pouvait pas ignorer sa situation&nbsp;</em>[judiciaire]<em>&nbsp;lorsqu’il l’a recrutée&nbsp;»</em>, écrivent les lanceurs d’alerte dans leur note. Interrogée à ce sujet, la BAD n’a pas souhaité réagir.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://img.lemde.fr/2020/04/04/78/0/5064/3376/688/0/60/0/8f811d0_Jk4pja_ZTGw6R5C8_bbMCI8-.jpg" alt="Le siège de la Banque africaine de développement (BAD), à Abidjan, en octobre 2019."/><figcaption>Le siège de la Banque africaine de développement (BAD), à Abidjan, en octobre 2019. AFP</figcaption></figure>



<p>Un proche conseiller d’Adesina reconnaît, sous couvert d’anonymat, une forme de <em>« gouvernance verticale parfois perçue comme autoritaire »,</em> avant de rappeler que le président <em>« a la liberté politique de choisir des hommes et des femmes en qui il a confiance. C’est comme ça partout ».</em> A 60 ans, M. Adesina va briguer un second mandat cette année et compte bien rester le tout-puissant patron de la BAD qu’il a dynamisée à sa façon, en attirant notamment des capitaux privés. Dans un secteur du développement particulièrement concurrentiel et politique, l’institution reste un acteur incontournable dont le capital passera de 93 à 208 milliards de dollars d’ici à dix ans. <em>« Cette augmentation de capital est sans précédent et Adesina est sans doute le meilleur promoteur que la Banque n’ait jamais eu »</em>, explique un diplomate occidental.</p>



<p>Sauf qu’en interne l’ambitieux et séduisant M. Adesina jouit d’une réputation plus nuancée et sa gouvernance est particulièrement contestée. Volontiers&nbsp;<em>«&nbsp;show off&nbsp;»,</em>&nbsp;un brin autoritaire dans sa manière de diriger, le patron se montre indifférent aux critiques et à la grogne de ses employés. Il n’a guère semblé s’émouvoir de la récente vague de départs volontaires de certains des meilleurs techniciens de la BAD, las de sa gouvernance et des lubies de sa&nbsp;<em>«&nbsp;cour&nbsp;»</em>.&nbsp;<em>«&nbsp;Pour avoir un bon poste, ce n’est plus les compétences qui priment, mais la proximité avec Adesina et ses lieutenants. C’est la triste réalité</em>, confie un ancien cadre.&nbsp;<em>Or c’est une institution qui gère de l’argent public.&nbsp;»</em></p>



<h4>Mélange des genres</h4>



<p>Sur le plan international, M.&nbsp;Adesina est une personnalité reconnue et appréciée, lauréat du Prix Sunhak de la paix 2019, deux après avoir reçu le World Food Prize. Sauf que les 750&nbsp;000&nbsp;dollars perçus pour ces deux prix n’ont, selon les lanceurs d’alerte, jamais été reversés dans les caisses de la BAD qui a pourtant réglé les déplacements de sa délégation pour assister aux cérémonies, aux Etats-Unis et en Corée du Sud. Même mélange des genres autour de sa biographie, parue en&nbsp;2019&nbsp;: la BAD paie l’auteur chargé du portrait élogieux du président Adesina qui en conserve les droits à titre privé.</p>



<p>Il n’aime rien tant que parler de sa «&nbsp;vision&nbsp;» pour l’agriculture, du développement du continent africain. Plus discrètement, il fait de la politique inhérente à sa fonction.&nbsp;<em>«&nbsp;Il a décomplexé les réserves politiques d’usage et donne l’impression de renvoyer l’ascenseur à ceux qui l’ont porté au pouvoir&nbsp;»,</em>&nbsp;observe un ancien cadre, déçu par le président Adesina.</p>



<p>Très proche du chef d’Etat ivoirien Alassane Ouattara, qui l’avait soutenu lors de sa première candidature et a annoncé qu’il l’appuierait à nouveau, le président de la BAD à l’éternel nœud papillon s’affiche volontiers avec les responsables politiques de son pays, le Nigeria. Il s’y rend fréquemment, se mettant en scène avec le chef d’Etat, Muhammadu Buhari, ou avec son vice-président Yemi Osinbajo.</p>



<h4>«&nbsp;Traitement de faveur&nbsp;»</h4>



<p>D’après les lanceurs d’alerte, les Nigérians ne sont toutefois pas les seuls à bénéficier de&nbsp;<em>«&nbsp;traitements de faveur&nbsp;»</em>. Dans leur document, ils pointent du doigt d’autres recrutements et démissions de hauts cadres intervenus ces dernières années dans des circonstances douteuses. Et les cas sont, là aussi, légion. Ainsi, en&nbsp;2016, le tout fraîchement nommé directeur des ressources humaines signe un contrat avec une entreprise de recrutement kényane dans laquelle il aurait des parts.Lire aussi&nbsp;&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/06/26/akinwumi-adesina-c-est-l-afrique-qui-devrait-nourrir-le-monde-pas-l-inverse_5151464_3212.html">Akinwumi Adesina&nbsp;: «&nbsp;C’est l’Afrique qui devrait nourrir le monde, pas l’inverse&nbsp;»</a></p>



<p>Alors qu’un audit interne est demandé pour faire la lumière sur cette affaire, le président Adesina aurait, selon les lanceurs d’alerte, permis à son collaborateur de démissionner et de jouir d’une&nbsp;<em>«&nbsp;importante indemnité de départ&nbsp;»</em>. Cette même année 2016, un cadre zambien a&nbsp;<em>«&nbsp;attribué frauduleusement&nbsp;»</em>, selon un autre audit et une enquête interne, deux contrats d’un montant de 18&nbsp;millions de dollars à des sociétés russe et américaine. Il a été promu en octobre&nbsp;2019.&nbsp;<em>«&nbsp;Un cas d’impunité qui laisse perplexe&nbsp;»</em>, notent les lanceurs d’alerte. A les lire, ces pratiques n’ont pas vraiment cessé. En janvier&nbsp;2020, le bureau de l’éthique de la BAD a une nouvelle cheffe nommée grâce à de&nbsp;<em>«&nbsp;petits arrangements entre amis&nbsp;»</em>, en dépit de ses erreurs passées. Elle avait accusé son prédécesseur de harcèlement mais sa plainte s’est avérée fausse et «&nbsp;malveillante&nbsp;», selon une enquête interne.</p>



<p><em>« Le président nomme comme cheffe de l’éthique une personne coupable d’un comportement gravement contraire à l’éthique »</em>, constate les lanceurs d’alerte qui se disent mobilisés pour <em>« empêcher la fraude, la corruption ou la mauvaise conduite (…) pour rétablir la confiance dans l’efficacité de la gouvernance de la Banque ». </em>La direction de la BAD assure que ces faits, pour la plupart démontrés par des enquêtes internes passées, sont actuellement <em>« examinés ».</em></p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en Ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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