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	<title>aides humanitaires &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>aides humanitaires &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Ethiopie : l’ONU contrainte de réduire ses opérations humanitaires dans la région du Tigré</title>
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				<pubDate>Fri, 11 Feb 2022 18:12:18 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Les opérations humanitaires dans la région éthiopienne du Tigré, plongée depuis quinze mois dans une sanglante guerre civile, ont été quasi interrompues par les pénuries de carburant et de liquidités, a alerté, jeudi 10 février, une agence de l’ONU. Le conflit opposant les forces gouvernementales éthiopiennes aux rebelles du Tigré a fait des milliers de morts...]]></description>
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<p>L<strong>es opérations humanitaires dans la région éthiopienne du Tigré, plongée depuis quinze mois dans une sanglante guerre civile, ont été quasi interrompues par les pénuries de carburant et de liquidités, a alerté, jeudi 10 février, une agence de l’ONU.</strong></p>



<p>Le conflit opposant les forces gouvernementales éthiopiennes aux rebelles du Tigré a fait des milliers de morts et, selon les Nations unies, a conduit des centaines de milliers de personnes au bord de la famine.</p>



<p>Région de six millions d’habitants, le Tigré est soumis depuis six mois à ce que l’ONU qualifie de <em>« blocus de facto de l’aide humanitaire »</em>. Washington accuse le gouvernement de bloquer la distribution de l’aide, tandis qu’Addis-Abeba impute la situation aux incursions des rebelles.</p>



<p>Les livraisons d’aide à destination du Tigré ont été&nbsp;<em>«&nbsp;largement réduites ou suspendues, y compris les distributions essentielles de nourriture, d’eau, de services de santé&nbsp;»</em>, écrit le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) dans un communiqué diffusé jeudi.</p>



<p>En outre, l’agence souligne qu’aucune livraison de carburant n’a été autorisée dans la région depuis le 2 août 2021, à l’exception de deux camions en novembre, tandis qu’une crise de trésorerie a laissé les organisations à but non lucratif locales profondément endettées et ayant du mal à payer les salaires depuis le mois de juin.</p>



<h2>«&nbsp;Pénurie extrême de nourriture&nbsp;»</h2>



<p>De nouveaux combats dans la région voisine d’Afar ont également perturbé la distribution d’une aide urgence. Cette situation empêche des livraisons depuis le 15 décembre le long du principal couloir d’aide humanitaire, qui s’étend de Semera, la capitale de l’Afar, à Makalé, la capitale du Tigré. <em>« Au total, 1 339 camions sont entrés dans la région du Tigré en provenance de Semera depuis le 12 juillet, ce qui représente environ 9 % des aides nécessaires pour répondre à l’ampleur des besoins humanitaires au Tigré »</em>, écrit l’OCHA.</p>



<p>Des travailleurs humanitaires ont pu transporter en avion des fournitures médicales vitales au Tigré, mais celles-ci ont été bien en deçà des besoins sur place, a souligné l’agence de l’ONU, la population ayant recours à des mesures désespérées comme l’utilisation de draps pour fabriquer de la gaze.</p>



<p>La malnutrition continue de fortement augmenter au Tigré, souligne l’OCHA, qui précise que 6,4 % des enfants dépistés se sont vu diagnostiquer une malnutrition aiguë, entre le 1<sup>er</sup> et le 7 février. Les aides destinées à traiter ces cas sont <em>« complètement épuisées ou presque entièrement épuisées »</em>, alerte cette agence. En janvier, le Programme alimentaire mondial de l’ONU avait averti que près de 40 % de la population souffrait d’une <em>« pénurie extrême de nourriture »</em> au Tigré.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>La Corne d’Afrique en proie à une sécheresse record, une double crise pour l’Éthiopie</title>
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				<pubDate>Wed, 09 Feb 2022 17:39:50 +0000</pubDate>
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<p><strong>La sécheresse dans la Corne de l’Afrique menace 13 millions d’individus, soit un record depuis près de 40 ans, selon les Nations unies, qui déplore trois années où les saisons des pluies ont été inexistantes. En Éthiopie, l’est et le sud du pays sont particulièrement affectés, avec près de 7 millions de personnes en besoin urgent d’aide humanitaire. Soit une nouvelle crise, alors que le pays peine déjà à gérer la situation catastrophique dans le nord du pays due à la guerre au Tigré.</strong></p>



<p>Le constat des Nations unies est sans appel&nbsp;:&nbsp;<strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220128-en-%C3%A9thiopie-la-province-du-tigr%C3%A9-continue-de-connaitre-un-drame-humanitaire">l’Éthiopie est non seulement confrontée à deux crises humanitaires majeures</a></strong>, mais ces deux situations ne font qu’empirer.</p>



<p>Près de 9 millions d’Éthiopiens en besoin d’aide humanitaire des suites de la guerre du Tigré. Ce chiffre atteindra bientôt 6,8 millions dans l’est et le sud du pays.</p>



<p>C’est en région Somali que la situation est la plus préoccupante. Déjà 200&nbsp;000 têtes de bétail sont mortes de la sécheresse, du jamais vu&nbsp;en quatre décennies. Les communautés d’éleveurs nomades sont démunies, environ 3 millions de personnes&nbsp;<strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220118-corne-de-l-afrique-la-fao-alerte-sur-l-urgence-d-une-aide-pour-%C3%A9viter-une-crise-alimentaire">dépendent de l’aide alimentaire</a></strong>&nbsp;aujourd’hui.</p>



<p>Mais cette aide arrive au compte-goutte, déplore le Programme alimentaire mondial (PAM). Son budget reste limité, alors que les besoins augmentent drastiquement. Le PAM demande un apport de 175 millions de dollars pour répondre à cette sécheresse. Cela sans oublier une autre demande, de 260 millions de dollars cette fois-ci, pour répondre à la crise dans le nord du pays.</p>



<p>Ce déficit de financement se fait déjà ressentir sur le terrain&nbsp;: le PAM diminue déjà des rations alimentaires pour mieux les repartir à travers le pays.</p>



<hr class="wp-block-separator"/>



<h2>Un cercle vicieux de récoltes ruinées, décès de bétail, déplacements et conflits intercommunautaires</h2>



<p>Au-delà de l’Éthiopie, le phénomène touche durement toute la région de la Corne d’Afrique, comme l’a expliqué mardi Michael Dunford, le directeur du bureau régional du Programme alimentaire mondial pour l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est&nbsp;: «&nbsp;<em>Les récoltes sont ruinées, le bétail meurt et la faim augmente</em>&nbsp;». Et selon la porte-parole du PAM, Marie Sasylva, cette sécheresse entraîne la perte de récoltes, le décès du bétail, mais aussi le déplacement des communautés «&nbsp;<em>et donc des conflits intercommunautaires et des forts taux de malnutrition</em>&nbsp;».</p>



<p>La menace qui pèse sur les populations est donc extrêmement sérieuse. Et la situation nécessite une action humanitaire immédiate, comme l&rsquo;explique la porte-parole du PAM Marie Dasylva, au micro de <strong>Léonard Vincent</strong>.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Conflit en Éthiopie: l’ONU annonce un nouvel accord humanitaire</title>
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				<pubDate>Thu, 10 Dec 2020 17:42:01 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/88675c0_788466803-rtx8ey0e-1024x682.jpeg" alt="" class="wp-image-20535" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/88675c0_788466803-rtx8ey0e-1024x682.jpeg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/88675c0_788466803-rtx8ey0e-300x200.jpeg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/88675c0_788466803-rtx8ey0e-768x512.jpeg 768w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/88675c0_788466803-rtx8ey0e.jpeg 1328w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Des réfugiés, qui ont fui les combats dans la région du Tigré, à la frontière soudano-éthiopienne le 22 novembre 2020. Mohamed Nureldin Abdallah / REUTERS</figcaption></figure>



<p><strong>Face au conflit dans la province éthiopienne du Tigré, la communauté internationale s&rsquo;inquiète de plus en plus de la situation des civils. Après l&rsquo;échec de l&rsquo;accord passé entre l&rsquo;ONU et Addis-Abeba la semaine dernière, un nouvel accord humanitaire a été trouvé ce mercredi. Le secrétaire général des Nations unies annonce la mise en place de missions d&rsquo;évaluation conjointes des besoins.</strong></p>



<p>Selon Antonio Guterres, ce deuxième accord permettra «<em>&nbsp;de s&rsquo;assurer qu&rsquo;il y a un total accès à l&rsquo;ensemble du territoire et une pleine capacité à débuter des opérations humanitaires basées sur des besoins réels et sans aucune discrimination possible</em>.&nbsp;» Le secrétaire général de l&rsquo;ONU a été approuvé par le président de la Commission de l&rsquo;Union africaine, Moussa Faki Mahamat, qui participait au point de presse.</p>



<p>Il est manifestement difficile de s&rsquo;entendre&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20201209-l-%C3%A9thiopie-assume-de-ne-pas-donner-d-acc%C3%A8s-aux-travailleurs-humanitaires-dans-le-tigr%C3%A9"><strong>sur le périmètre précis des missions humanitaires</strong></a>&nbsp;qui s&rsquo;apprêtent à intervenir dans le Tigré. Dimanche, dans le cadre d&rsquo;un accès prétendument «&nbsp;<em>sans entraves&nbsp;</em>», selon les termes du premier accord entre l&rsquo;ONU et l&rsquo;Éthiopie, une équipe humanitaire s&rsquo;était fait tirer dessus et arrêter par des soldats, alors qu&rsquo;elle cherchait à accéder au camp de réfugiés érythréens de Shimelba. Un camp dont on est sans nouvelles et où l&rsquo;on craint des «&nbsp;<em>enlèvements</em>&nbsp;» et des exactions contre les réfugiés.</p>



<h4>Des « attaques aveugles contre des civils »</h4>



<p>De son côté, la haut-commissaire des Nations unies aux droits de l&rsquo;homme, Michelle Bachelet, a déclaré que «<em>&nbsp;la situation en Éthiopie</em>&nbsp;» est «&nbsp;<em>incontrôlable et à de terribles répercussions sur les civils</em>&nbsp;». Elle a fait état «&nbsp;<em>d&rsquo;attaques aveugles contre des civils, de cibles civiles, de pillages, d&rsquo;enlèvements et de violences sexuelles contre les femmes et les filles</em>&nbsp;». Et aussi de «&nbsp;<em>recrutement forcé de Tigréens pour lutter contre leur propre communauté</em>&nbsp;».</p>



<p>Au cours de sa conférence de presse, Antonio Gutteres a également évoqué <a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20201210-%C3%A9thiopie-l-implication-des-%C3%A9rythr%C3%A9ens-dans-le-conflit-au-tigr%C3%A9-se-confirme"><strong>l&rsquo;implication de l&rsquo;armée érythréenne dans le Tigré</strong></a>. Il a d&rsquo;ailleurs choisi soigneusement ses mots. Il dit n&rsquo;avoir « <em>pas de preuves</em> » de la présence de l&rsquo;armée érythréenne en Éthiopie. «<em> J&rsquo;ai interrogé le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed à ce sujet</em>, a-t-il répondu à un journaliste, <em>et il m&rsquo;a assuré que les forces érythréennes ne sont pas entrées sur le territoire du Tigré.</em> » Selon ce que lui a dit Abiy Ahmed, elles ne seraient présentes que dans les localités qui avaient été attribuées à l&rsquo;Érythrée par une commission arbitrale après la guerre de 1998-2000, c&rsquo;est-à-dire Badmé, Zalambessa et plusieurs secteurs de la frontière, contredisant de nombreux témoignages recueillis ces derniers jours.</p>



<p><strong>Source : Rfi Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>En Afrique, les opérations humanitaires fragilisées par les mesures de confinement</title>
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				<pubDate>Sat, 04 Apr 2020 20:15:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[L’ONU demande aux gouvernements d’accorder aux travailleurs humanitaires le même statut qu’aux personnels de santé afin de faciliter leurs déplacements Alors que le Soudan du Sud et le Lesotho sont officiellement les deux seuls pays du continent épargnés par l’épidémie due au coronavirus, la crise sanitaire qui s’annonce a déjà des retombées pour les millions...]]></description>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/8EC17EEC-B2B1-413F-9A7D-640D7EC52DF9_w408_r1_s.png" alt="" class="wp-image-15860" width="724" height="408" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/8EC17EEC-B2B1-413F-9A7D-640D7EC52DF9_w408_r1_s.png 408w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/8EC17EEC-B2B1-413F-9A7D-640D7EC52DF9_w408_r1_s-300x169.png 300w" sizes="(max-width: 724px) 100vw, 724px" /><figcaption>camp de refugié</figcaption></figure>



<p><strong>L’ONU demande aux gouvernements d’accorder aux travailleurs humanitaires le même statut qu’aux personnels de santé afin de faciliter leurs déplacements</strong></p>



<p>Alors que le Soudan du Sud et le Lesotho sont officiellement les deux seuls pays du continent épargnés par l’épidémie due au coronavirus, la crise sanitaire qui s’annonce a déjà des retombées pour les millions de personnes dont les moyens de subsistance dépendent de l’aide humanitaire internationale.</p>



<p>La fermeture des frontières et les restrictions de mouvement plus ou moins sévères imposées par les Etats pour prévenir la propagation du virus, ont commencé à gripper le travail des ONG et des agences onusiennes chargées de déployer cette assistance auprès des populations les plus vulnérables. Le choc qui frappe à son tour le continent contraint au chômage et jette dans une précarité accrue tous ceux – c’est-à-dire la grande majorité- qui vivotent au jour le jour dans l’informel. Mais pour les victimes des conflits, des sécheresses et des inondations à répétition, ces populations souvent déplacées et marginalisées, le Covid-19 est une crise de plus.</p>



<p><em>«&nbsp;Les humanitaires ne peuvent pas être confinés. Il faut qu’ils puissent circuler pour continuer à faire leur travail, sinon les crises qui préexistaient vont s’aggraver</em>, demande Jean-François Riffaud, directeur général d’Action contre la faim (ACF).<em>&nbsp;Nous intervenons dans l’urgence pour sauver des vies. On ne peut pas tout arrêter du jour au lendemain.&nbsp;»</em></p>



<h4>« Personnels essentiels »</h4>



<p>En République démocratique du Congo (RDC) où sévit la plus grave crise humanitaire de la planète après le Yémen, en Ouganda, au Kenya, au Burkina Faso où un million de personnes ont fui les zones de conflit avec les djihadistes, un discret plaidoyer a été engagé auprès des gouvernements pour que les humanitaires obtiennent au même titre que les médecins, le statut de<em> « personnels essentiels »</em>. La démarche est délicate. Il ne s’agit pas de demander « une dérogation » au régime commun qui pourrait laisser penser que ces spécialistes de l’urgence, par leurs déplacements, sont des propagateurs du virus. D’autant que dans quelques pays, des étrangers accusés d’avoir importé la maladie, ont été la cible d’agressions.</p>



<p><em>«&nbsp;Ce statut doit aussi permettre de reconnaître que nous devons avoir comme le personnel de santé, un accès prioritaire au matériel de protection contre le Covid-19. Pour protéger nos équipes et les populations avec lesquelles elles sont en contact&nbsp;»</em>, poursuit M. Riffaud.</p>



<p>L’ONU se montre également préoccupée par ces restrictions imposées aux organisations humanitaires. Dans un communiqué publié vendredi 3&nbsp;avril, le secrétariat général demande aux gouvernements de prendre des dispositions pour assurer la continuité des opérations d’assistance humanitaire.&nbsp;<em>«&nbsp;Tout comme le personnel de santé est considéré comme essentiel, les travailleurs humanitaires devraient aussi bénéficier de ce statut étant donné le rôle direct et indispensable qu’ils jouent pour sauver des vies&nbsp;»</em>&nbsp;a expliqué le porte-parole du secrétariat général, Stéphane Dujarric, en précisant que cela suppose de leur permettre de circuler entre et à l’intérieur des pays en assurant leur protection.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://img.lemde.fr/2020/04/04/0/0/960/1695/688/0/60/0/211544e_Y8DosrbXYnkenlC9KBw6WBDQ.png" alt=""/></figure>



<p>Début janvier, le bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) a lancé un appel de fonds de 30&nbsp;milliards de dollars (soit près de 28&nbsp;milliards d’euros) pour couvrir les besoins, en&nbsp;2020, des quelque 110&nbsp;millions de personnes ciblées par des opérations de secours humanitaires. Des chiffres sans précédent depuis dix ans.</p>



<p>Sur la liste des 23 pays bénéficiaires, 14 sont en Afrique où il s’agit de continuer à assurer des soins de santé de base, l’accès à l’eau, à l’alimentation ou, dans les cas les plus graves, savoir répondre aux situations de malnutrition sévère qui augmentent par exemple rapidement au Sahel. Au total, 50&nbsp;millions de personnes sont concernées. Dans presque tous ces pays, l’insécurité et les conflits persistants sont déjà une des difficultés majeures à surmonter. L’accès aux camps de réfugiés, dans lesquels vivent aussi des millions de personnes, demeure une priorité, y compris pour prévenir la propagation de l’épidémie.<em>&nbsp;«&nbsp;Il faut comprendre que ne plus nous laisser assurer la fourniture des services d’hygiène, l’information qui l’accompagne ou la distribution alimentaire dans ces lieux de concentration, c’est créer un terrain où le virus pourra circuler plus facilement&nbsp;»</em>&nbsp;souligne Delphine Pinault, responsable du plaidoyer de l’ONG CARE à l’ONU.</p>



<p>D’ores et déjà, les nouvelles règles visant à réduire les regroupements font tourner certains programmes au ralenti.<em>&nbsp;«&nbsp;Les distributions alimentaires organisées en une seule fois pour un millier de bénéficiaires de plusieurs villages doivent maintenant s’étaler sur plusieurs jours&nbsp;»</em>, témoigne Benoît Munsch, directeur de CARE en RDC.&nbsp;<em>«&nbsp;les vols intérieurs ont été supprimés. Nous ne pouvons plus déplacer nos équipes pour renforcer les sites qui en ont besoin&nbsp;».</em></p>



<h4>Reporter ce qui peut attendre</h4>



<p>Si tous affirment faire le maximum pour garder le cap tout en prenant leur part pour éviter une flambée de l’épidémie, la réalité est qu’en quelques semaines, il a fallu revoir les priorités et reporter ce qui peut attendre. Au Cameroun, ACF a fermé un chantier à haute intensité de main-d’œuvre employant 200 personnes pour construire de petits barrages dans la région de Maroua, frontalière du Tchad où persistent les attaques de Boko Haram. En Ouganda, où le président Yoweri Museveni a interdit à tous les véhicules privés de circuler, ACTED a été contraint de suspendre la plupart de ses programmes de développement agricole.<em>&nbsp;«&nbsp;Nous approchons de la saison des pluies. Ce n’est pas trop grave,</em>&nbsp;relativise Laura Simpson, directrice d’ACTED pour la Corne de l’Afrique. Depuis Nairobi, elle ajuste les opérations de transferts monétaires aux ménages en situation d’insécurité alimentaire en Ethiopie et en Somalie.<em>«&nbsp;Heureusement, le paiement par téléphone mobile est très répandu dans la région. Nous allons les augmenter pour limiter les distributions sur le terrain et les contacts avec les communautés&nbsp;»</em>.</p>



<p>La mise à l’arrêt du continent pour prévenir l’épidémie de Covid-19 ne va-t-elle pas faire davantage de victimes que cette menace encore incertaine ? Cette question tourmente tous ceux qui savent dans quelles conditions d’extrême fragilité vivent déjà ces populations qui cumulent les pires indicateurs de développement humain. <em>« Le paludisme a fait 7 000 morts l’an dernier en RDC, et parmi eux, beaucoup d’enfants. Il ne faudrait pas que la réponse au Covid-19 empêche de continuer à traiter des maladies que nous savons soigner »</em>, s’inquiète Edouard Beigbeder, représentant de l’UNICEF dans le pays.</p>



<p>Terrible dilemme.&nbsp;<em>«&nbsp;Personne ne sait comment le virus va se comporter ici et nous n’avons d’autre choix que de nous y préparer en se référant aux scénarios chinois ou européens. Mais il serait catastrophique de ne plus être en mesure de répondre à une épidémie de rougeole ou au pic de paludisme qui survient pendant l’été&nbsp;»</em>, avoue le Dr Isabelle Forny, directrice des opérations de Médecins sans frontières-France.</p>



<p>Ces missionnaires des urgences humanitaires ont néanmoins l’espoir que le continent mette à profit les quelques semaines de répit qu’il lui reste avant une montée en puissance de l’épidémie pour adapter sa stratégie de réponse aux réalités locales.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en Ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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