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	<title>Aide financière &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>Aide financière &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Au Sénégal, l’Etat octroie une aide financière exceptionnelle à plus de 500 000 ménages démunis</title>
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				<pubDate>Wed, 11 May 2022 09:34:34 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Le président sénégalais, Macky Sall, a lancé, mardi 10 mai à Dakar, un programme d’allocations financières pour plus de 500 000 ménages démunis, afin de les aider à faire face aux effets de la guerre en Ukraine et de l’épidémie de Covid-19. Depuis le début de la guerre en Ukraine, fin février, les cours du pétrole se sont envolés...]]></description>
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<p><strong>Le président sénégalais, Macky Sall, a lancé, mardi 10 mai à Dakar, un programme d’allocations financières pour plus de 500 000 ménages démunis, afin de les aider à faire face aux effets de la guerre en Ukraine et de l’épidémie de </strong><a href="https://www.lemonde.fr/l-afrique-face-au-covid-19/"><strong>Covid-19</strong></a><strong>. Depuis le début de la guerre en Ukraine, fin février, les cours du pétrole se sont envolés sur les marchés mondiaux, alimentant une forte hausse des prix des carburants et des produits alimentaires dans de très nombreux pays, dont le </strong><a href="https://www.lemonde.fr/senegal/"><strong>Sénégal</strong></a><strong>.</strong></p>



<p><em>« Pour apporter des solutions à la conjoncture défavorable, j’ai décidé du soutien à la résilience de 542 956 ménages pour recevoir de la part de l’Etat un cash transfert financier exceptionnel d’un montant de 43,4 milliards de francs CFA </em>[66 millions d’euros] <em>»</em>, a déclaré Macky Sall lors d’une cérémonie au Grand Théâtre de Dakar. <em>« L’objectif visé est de donner 80 000 francs CFA </em>[121 euros] <em>par ménage et d’améliorer leur niveau de consommation et l’éducation de leurs enfants »</em>, a ajouté le président, qui a qualifié l’opération de <em>« mesure d’urgence exceptionnelle »</em>.</p>



<p>L’Etat va utiliser des paiements mobiles pour le transfert de fonds aux ménages pauvres, ont précisé les autorités. Les fonds servant à financer cette opération sont issus d’un projet de la Banque mondiale, avec d’autres bailleurs de fonds dont l’Allemagne et le Royaume-uni, a indiqué le directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Sénégal, Nathan Belete.</p>



<p>Le Sénégal, un pays de plus de 17 millions d’habitants, est classé parmi les plus pauvres au monde. Le salaire minimum y est de 75 euros. L’économie du pays a retrouvé l’an passé sa trajectoire de croissance d’avant la pandémie de Covid-19, mais la guerre en Ukraine <em>« assombrit les perspectives »</em> économiques, indiquait en mars le Fonds monétaire international (FMI) dans un communiqué.</p>



<p>La hausse des prix mondiaux des produits alimentaires et de l’énergie provoquée par ce conflit s’ajoute <em>« aux séquelles de la pandémie, à l’insécurité régionale et à l’augmentation des revendications sociales à l’approche des élections parlementaires de juillet »</em>, a déclaré récemment Edward Gemayel, qui a dirigé une mission du FMI au Sénégal du 9 au 15 mars : <em>« Tous ces éléments accroissent les risques de ralentissement de la croissance économique et se traduiront probablement par une aggravation des pressions inflationnistes et une augmentation considérable des dépenses publiques. »</em></p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Maroc : le gouvernement va subventionner les routiers devant la flambée du gazole</title>
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				<pubDate>Tue, 15 Mar 2022 14:28:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Le gouvernement du Maroc va aider financièrement les transporteurs routiers, frappés de plein fouet par la flambée des prix à la pompe, alimentée par la guerre en Ukraine, et qui se sont mis en grève la semaine dernière, a-t-on appris lundi 14 mars de source officielle. « Face à cette conjoncture exceptionnelle, le gouvernement a choisi d’intervenir pour soutenir...]]></description>
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<p><strong>Le gouvernement du </strong><a href="https://www.lemonde.fr/maroc/"><strong>Maroc</strong></a><strong> va aider financièrement les transporteurs routiers, frappés de plein fouet par la flambée des prix à la pompe, alimentée par la guerre en Ukraine, et qui se sont mis en grève la semaine dernière, a-t-on appris lundi 14 mars de source officielle.</strong></p>



<p><em>« Face à cette conjoncture exceptionnelle, le gouvernement a choisi d’intervenir pour soutenir les professionnels du secteur afin de préserver le pouvoir d’achat des citoyens »</em>, a annoncé le ministre du transport, Mohamed Abdeljalil, à l’issue d’une rencontre avec les professionnels des transports.</p>



<p>Les modalités et les montants de l’aide devraient être fixés&nbsp;<em>«&nbsp;dans un délai de deux semaines&nbsp;»</em>, a précisé l’agence de presse MAP.&nbsp;<em>«&nbsp;Le gouvernement va intervenir pour</em>&nbsp;()<em>&nbsp;faire en sorte que la chaîne d’approvisionnement des citoyens se maintienne dans de bonnes conditions&nbsp;»</em>, a souligné de son côté le ministre chargé du Budget, Fouzi Lekjaa, qui a participé à la réunion d’urgence.</p>



<p>L’ensemble des transporteurs (marchandises, voyageurs, taxis,&nbsp;etc.) devrait bénéficier de l’aide gouvernementale. Plusieurs syndicats du transport routier ont observé une grève de cinq jours la semaine dernière, exigeant le plafonnement du tarif des carburants et des marges des distributeurs d’hydrocarbures.</p>



<h2>Montée du mécontentement social</h2>



<p>L’escalade des prix ne touche pas que les carburants mais aussi des denrées de base, ce qui a provoqué des manifestations contre la cherté de la vie – pour l’instant éparses – à travers le pays.</p>



<p>Dans une émission radio dimanche, le ministre du budget a fait savoir que le gouvernement devrait mobiliser plus de 15 milliards de dirhams (1,4 milliard d’euros) supplémentaires en 2022 afin de préserver le pouvoir d’achat et lutter contre la hausse du gaz butane, du blé, de la farine et des tarifs des transports. Il n’a pas précisé comment.</p>



<p>Le gouvernement libéral d’Aziz Akhannouch – homme d’affaires qui a bâti sa fortune sur la distribution des hydrocarbures – se retrouve sous le feu des critiques depuis plusieurs semaines pour son inaction devant la montée du mécontentement social.</p>



<p>Aggravant la crise, après deux années de pandémie, le royaume est frappé par une sécheresse <em>« historique »</em> alors que son économie est très tributaire du secteur agricole et agroalimentaire, premier contributeur au PIB, à hauteur de 14 %.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>L&#8217;Éthiopie appauvrie cherche 2,5 milliards de dollars supplémentaires pour se reconstruire après la guerre</title>
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				<pubDate>Thu, 30 Dec 2021 17:10:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Economie]]></category>
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				<description><![CDATA[L&#8217;Éthiopie souhaite adopter un budget supplémentaire de 122 milliards de birr (2,5 milliards de dollars) pour aider à financer des programmes de reconstruction des zones détruites par la guerre et à fournir une aide humanitaire, a annoncé jeudi le ministère des Finances. Le budget est beaucoup plus important que ce qui avait été annoncé précédemment...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>L&rsquo;Éthiopie souhaite adopter un budget supplémentaire de 122 milliards de birr (2,5 milliards de dollars) pour aider à financer des programmes de reconstruction des zones détruites par la guerre et à fournir une aide humanitaire, a annoncé jeudi le ministère des Finances.</strong></p>



<p>Le budget est beaucoup plus important que ce qui avait été annoncé précédemment dans le pays lourdement endetté.&nbsp;Le média affilié au gouvernement Fana a déclaré lundi que le gouvernement cherchait un budget supplémentaire de 102 millions de dollars « à utiliser pour la réhabilitation des personnes touchées par la guerre et les conflits ».</p>



<p>« Le budget supplémentaire sera consacré à la sécurité du pays, à l&rsquo;aide humanitaire (&#8230;) et à d&rsquo;autres travaux gouvernementaux nécessaires », a indiqué le ministère dans un communiqué publié sur sa page Facebook.</p>



<p>La demande devra être approuvée par le parlement qui devrait donner son approbation, mais le ministère n&rsquo;a pas précisé comment l&rsquo;argent serait collecté.</p>



<p>Le Front populaire de libération du Tigré (TPLF) et le gouvernement fédéral et ses alliés sont en guerre depuis plus d&rsquo;un an.&nbsp;Le conflit en cours a fait des milliers de morts et des millions de déplacés.</p>



<p>Parmi ceux qui ont fait les frais du conflit se trouvent les travailleurs humanitaires.</p>



<p>L&rsquo;agence des Nations Unies pour les réfugiés, le HCR, a déclaré jeudi dans un communiqué qu&rsquo;un membre de son personnel avait été tué dans le nord de l&rsquo;Éthiopie, mais n&rsquo;a donné aucun détail.</p>



<p>Filippo Grandi, le chef du HCR, a tweeté que le membre du personnel avait été tué le 28 décembre.</p>



<p><strong>Source: Reuters Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Afrique-France : la « schizophrénie » de l’aide au développement décortiquée</title>
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				<pubDate>Tue, 20 Jul 2021 21:17:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Dans son livre intitulé « La Politique de coopération – Je t’aide moi non plus », le chercheur Philippe Marchesin décortique les tenants et les aboutissants de l’aide à la française depuis 1958… Voici un brûlot de belle taille qui entend contredire le discours officiel sur les vertus de l’aide publique au développement conduite par...]]></description>
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<p><strong>Dans son livre intitulé « La Politique de coopération – Je t’aide moi non plus », le chercheur Philippe Marchesin décortique les tenants et les aboutissants de l’aide à la française depuis 1958…</strong></p>



<p>Voici un brûlot de belle taille qui entend contredire le discours officiel sur les vertus de l’aide publique au développement conduite par la France depuis 1960. Et qui y parvient. Certes, le livre intitulé&nbsp;<em>La Politique française de coopération – Je t’aide, moi non plus</em>&nbsp;qu’a rédigé Philippe Marchesin, enseignant-chercheur au département de science politique de l’université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, défend une thèse qui n’est pas nouvelle. Avant lui, Tibor Mende, Dambisa Moyo ou&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1139277/politique/assassinat-de-thomas-sankara-enfin-un-proces/">Thomas Sankara</a>&nbsp;ont dénoncé les effets pervers de ces transferts en apparence généreux des pays riches vers les pays pauvres.</p>



<p>La première originalité de l’ouvrage est qu’il se consacre à ce que son auteur appelle « la schizophrénie » de la coopération française avec ses anciennes colonies : son aide cache beaucoup d’égoïsme. La deuxième est l’ampleur de l’étude, puisque Philippe Marchesin a travaillé avec ses étudiants pendant dix ans pour mettre en lumière, en 684 pages, « le grand écart permanent entre les bonnes intentions solidaires et la froide réalité de l’intérêt national ». La troisième tient à l’angle géographique et politique adopté qui traite majoritairement de la Françafrique, comme le prouvent les nombreuses citations de&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/471170/politique/francafrique-jacques-foccart-le-prince-des-tenebres/">Jacques Foccart.</a></p>



<p>« Au fond, écrit Philippe Marchesin dans son introduction, l’objectif de ce livre consiste en grande partie à inverser le regard habituellement porté sur l’aide en envisageant moins ce que le donateur donne que ce qu’il garde ou reçoit. »</p>



<h4>Politique d’influence</h4>



<p>Les discours et les postures des huit présidents de la République qui se sont succédé à la tête de la France depuis 1958 en apportent la preuve. Pour le général de Gaulle, père de la politique de coopération, il est clair que « cet argent que nous donnons pour l’aide aux pays sous-développés n’est de l’argent perdu à aucun point de vue. Je considère même que c’est un très bon placement. »</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>FRANÇOIS MITTERRAND CONSTATE QUE LE VÉRITABLE MINISTRE DE LA COOPÉRATION EST LE PDG D’ELF…</p></blockquote>



<p>Georges Pompidou qui lui succède réoriente cette politique vers l’influence culturelle. La diffusion de la langue française devient la « priorité absolue », car il faut « avant tout répandre en profondeur notre langue ». Le budget d’aide à l’enseignement est presque doublé. <a href="https://www.jeuneafrique.com/1085403/politique/giscard-destaing-chasse-diamants-uranium-les-verites-interdites-de-bokassa/">Valéry Giscard d’Estaing</a> donne un tour plus économique et plus technocratique. Il affirme que « la France sera l’avocate inlassable de l’Afrique », mais « elle y trouve son compte ».</p>



<p>Avec François Mitterrand, c’est officiellement la rupture avec la Françafrique. Le discours de La Baule conditionne l’aide aux progrès en matière de démocratisation. Ce virage ne tient pas longtemps : le président précise très vite que chacun doit progresser vers la démocratisation « à son rythme » et constate que le véritable ministre de la Coopération est le PDG d’Elf…</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://www.jeuneafrique.com/medias/2019/09/26/6053hr_.jpg" alt="Jacques Chirac lors d’une visite en Côte d’Ivoire, en 1995." class="wp-image-834808"/></figure>



<p>Jacques Chirac cultive les contradictions. Il se montre très généreux pour sauver certains pays africains de la faillite, mais est d’une remarquable indulgence avec les vieux dictateurs francophones. Il dénonce les subventions des pays riches en faveur de leur coton, mais se montre l’un des plus ardents défenseurs de la politique agricole commune européenne qui affecte l’Afrique.</p>



<p>Nicolas Sarkozy, lui aussi, annonce la fin de la Françafrique… et la prolonge en sauvant notamment<a href="https://www.jeuneafrique.com/1138123/politique/tchad-idriss-deby-itno-ou-les-six-vies-du-marechal/">&nbsp;le président tchadien Idriss Déby Itno</a>&nbsp;d’une rébellion. Son ministre du Commerce extérieur, Pierre Lellouche, présente le budget de l’aide publique à l’Assemblée nationale en déclarant : « À l’heure de la rigueur budgétaire et des déficits commerciaux records, on ne peut plus se permettre de faire de l’aide publique au développement sans penser commerce extérieur. »</p>



<p>François Hollande entend rompre avec la Françafrique. Certes, l’aide française devient plus écologique et plus verte. Mais la crise économique rend la France moins généreuse et le développement du terrorisme sahélien oblige le président à composer avec des chefs d’État peu exemplaires. La diplomatie économique l’emporte et Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, donne le ton : « L’Agence française de développement doit être pleinement engagée dans la promotion des entreprises et de l’expertise françaises à l’étranger. »</p>



<h3>Ambiguïté</h3>



<p>Emmanuel Macron<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/847696/politique/politique-africaine-de-la-france-emmanuel-macron-du-discours-a-la-methode/"> affirme qu’« il n’y a plus de politique africaine de la France »</a>. Le budget de l’aide augmente fortement. Le président met le cap sur la jeunesse et la modernité. Il entend promouvoir un partenariat avec l’Afrique. Son approche est très entrepreneuriale. La dégradation de la situation sécuritaire l’oblige lui aussi à faire des concessions à la realpolitik et à soutenir financièrement des États dont la gestion est loin d’être à son goût.</p>



<p>En refermant le livre, on partage l’avis de son auteur : sous couvert d’aide et de solidarité qu’ils vantent dans leurs discours, les dirigeants de la France ont constamment poursuivi une politique d’influence. Ils ont cherché à avantager les entreprises et les exportations. Développer l’Afrique, c’est aujourd’hui réduire l’immigration. L’ambiguïté de l’aide française est comparable à celle des États-Unis ou de la Chine.</p>



<p>Mais alors, quelle est la « bonne » aide à pratiquer pour qu’elle ne soit pas « une somptueuse arnaque », selon les mots d’Alain Mabanckou, ni une source de corruption ? Philippe Marchesin ne se montre pas prolixe à ce sujet. Il estime que l’aide devrait se diriger plus vers les individus et les associations que les gouvernements, afin de répondre aux besoins réels des populations. Elle devrait ne plus mélanger le commerce extérieur et le soutien aux plus défavorisés.</p>



<p>Pour les pays émergents qui sont sur la bonne trajectoire, le coup de pouce peut prendre la forme de prêts avantageux, mais pour les plus pauvres qui n’ont pas les moyens d’assurer les besoins essentiels en matière de nourriture, de santé et d’école, seul le don est adapté, estime l’auteur.</p>



<p>Peut-être faut-il se souvenir surtout du mot du Burkinabè Thomas Sankara, qui déclarait en 1984 devant l’Assemblée des Nations unies : « Nous encourageons l’aide qui nous aide à nous passer de l’aide. »</p>



<p><em>La Politique française de coopération – Je t’aide, moi non plus</em>, par Philippe Marchesin, Édition L’Harmattan, avril 2021, 684 pages, 57 €</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://www.jeuneafrique.com/medias/2021/06/28/couv-marchesin.jpg" alt="" class="wp-image-1195224"/></figure>



<p><strong>Source : Jeune Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<item>
		<title>Tunisie: le gouvernement annonce des aides financières pour le secteur touristique</title>
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				<pubDate>Tue, 17 Nov 2020 18:24:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[L’espoir d’une reprise de l’arrivée des voyageurs a été rapidement balayé par la deuxième vague de la pandémie de Covid-19 que connaissent les pays d’où partent les touristes. Le secteur, qui représente environ 14% du PIB tunisien, est donc à genoux. En Tunisie, le gouvernement a annoncé, lundi 16&#160;novembre,&#160;des aides en faveur du secteur touristique en...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/Tunisie-FTH-ONTT-FTAV-agence-voyages-plumeseconomiques.jpg" alt="" class="wp-image-18447" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/Tunisie-FTH-ONTT-FTAV-agence-voyages-plumeseconomiques.jpg 600w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/Tunisie-FTH-ONTT-FTAV-agence-voyages-plumeseconomiques-300x160.jpg 300w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /><figcaption>Tunisie </figcaption></figure>



<p><strong><br>L’espoir d’une reprise de l’arrivée des voyageurs a été rapidement balayé par la deuxième vague de la pandémie de Covid-19 que connaissent les pays d’où partent les touristes. Le secteur, qui représente environ 14% du PIB tunisien, est donc à genoux.</strong></p>



<p>En Tunisie, le gouvernement a annoncé, lundi 16&nbsp;novembre,&nbsp;des aides en faveur du secteur touristique en difficulté depuis le début de la pandémie du coronavirus.</p>



<p>Les salariés du secteur qui sont au chômage technique recevront une indemnité mensuelle de 200&nbsp;dinars (80 euros), soit la moitié du SMIG, c’est l’une des annonces importantes du ministre du Tourisme, Habib Ammar.&nbsp;</p>



<p>Après avoir chuté considérablement suite à la révolution du jasmin de 2011 et à l’insécurité liée aux attentats terroristes, la fréquentation des lieux touristiques tunisiens avait ensuite rebondi. Le nombre de visiteurs était de 9,5&nbsp;millions l’année dernière. Une croissance stoppée nette par la pandémie de Covid-19. D’après le ministre du Tourisme,&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20200628-tourisme-l-ombre-coronavirus-plane-les-plages-tunisie"><strong>en dépit de l&rsquo;ouverture des frontières fin juin</strong></a>&nbsp;et de la dispense de test PCR jusqu&rsquo;à récemment pour les personnes voyageant via des tour-opérateurs, le nombre de nuitées a connu une diminution de 80,5%.&nbsp;</p>



<p><strong>Assouplissements des conditions</strong></p>



<p>Habib Ammar&nbsp;a aussi annoncé que les touristes «&nbsp;<em>venus pour faire du camping dans le désert</em>&nbsp;» auraient des conditions d&rsquo;accès assouplies, sans obligation de quarantaine, afin de relancer le tourisme saharien, à condition de faire partie de voyages organisés et de respecter un protocole sanitaire.</p>



<p>Le gouvernement tunisien avait déjà pris des mesures de soutien, visiblement mal appliquées&nbsp;: les professionnels du secteur se plaignent du manque de leur concrétisation. Le ministre Habib Ammar a exigé une plus grande souplesse dans l&rsquo;application par les banques du mécanisme de prêts garantis par l&rsquo;État, au profit des entreprises touristiques en difficulté.</p>



<p>Selon la Fédération tunisienne du Tourisme, 27 000 emplois sont menacés et six ménages sur dix dont le chef de famille travaille dans le tourisme risquent de tomber dans la pauvreté. </p>



<p><strong>Source : Rfi Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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