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	<title>Aïd &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Covid-19 dans le monde arabe : l’OMS s’inquiète des conséquences de l’Aïd</title>
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				<pubDate>Sun, 18 Jul 2021 15:44:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[La pandémie frappe durement la Tunisie et les cas repartent à la hausse dans d’autres pays du Maghreb et du Moyen-Orient. L’OMS s’inquiète du manque de respect des mesures barrières et des risques accrus de contamination en vue de l’Aïd. Après un déclin du nombre de cas et de décès durant huit semaines, l’Organisation mondiale...]]></description>
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<p><strong>La pandémie frappe durement la Tunisie et les cas repartent à la hausse dans d’autres pays du Maghreb et du Moyen-Orient. L’OMS s’inquiète du manque de respect des mesures barrières et des risques accrus de contamination en vue de l’Aïd.</strong></p>



<p>Après un déclin du nombre de cas et de décès durant huit semaines, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) s’inquiète dans un communiqué de&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1204337/societe/covid-19-le-monde-au-chevet-de-la-tunisie/">l’augmentation significative des cas de Covid-19 dans plusieurs pays du Maghreb</a>&nbsp;(Libye et Tunisie), et du Moyen-Orient (Iran, Iraq). Et prévient que la courbe devrait également progresser dans les prochaines semaines au Liban et au Maroc, où l’état d’urgence a été prolongé jusqu’à 10 août face aux variants Alpha et Delta.</p>



<h4>La Tunisie en première ligne</h4>



<p>Le cas de la Tunisie, où le variant Delta se répand, est particulièrement préoccupant. Le petit pays recense 8 000 à 9 500 nouvelles contaminations par jour et&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1200019/societe/covid-19-la-tunisie-sengage-dans-la-numerisation-des-donnees/">a le plus haut taux de mortalité de toute la région Méditerranée orientale, mais aussi d’Afrique.</a>&nbsp;Le nombre de décès y a d’ailleurs sensiblement augmenté en quelques jours, passant de 119 à 189 entre les 5 et 8 juillet. En deux mois, le nombre de cas quotidiens recensés a été multiplié par 10.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>« LA SITUATION EST CRITIQUE DANS NOTRE RÉGION », A PRÉVENU LE 13 JUILLET AHMED AL-MANDHARI</p></blockquote>



<p>Et les structures sanitaires pourraient arriver à saturation, étant donné que les lits de soins intensifs sont déjà occupés à 95 %, 90 % pour ceux disposant d’oxygène. Or, moins de 13 % de personnes ont reçu une première dose de vaccin, et moitié moins sont celles ayant à ce jour bénéficié d’un rappel.</p>



<p>Alors que le voisin libyen assure avoir fermé ses frontières terrestres et aériennes avec la Tunisie pour une semaine de manière préventive, il n’est pas non plus épargné. Les variants Alpha et Delta y circulent. Près de 1 300 cas quotidiens y sont identifiés depuis le 4 juillet. Mais seule 5,6 % de la population est partiellement vaccinée.</p>



<p>« La situation est critique dans notre région », a prévenu mercredi 13 juillet Ahmed Al-Mandhari, directeur régional de l’OMS.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>L’AÏD AL-ADHA DEVRAIT ACCROÎTRE RÉUNIONS FAMILIALES ET CÉLÉBRATIONS DANS LA RÉGION, À PARTIR DU 19 JUILLET</p></blockquote>



<p>Il met en garde contre une combinaison de facteurs de risque :&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1198693/societe/variants-en-afrique-les-sequencages-manquent/">l’apparition de variants (en particulier Delta)</a>, le faible accès aux vaccins et le manque d’adhésion des citoyens aux mesures barrières. L’organisation appelle donc à les encadrer strictement.</p>



<h4><strong>Craintes concernant l’Aïd</strong></h4>



<p>La vigilance devrait être de mise dans l’optique de l’Aïd al-Adha (ou grand Aïd), qui devrait accroître réunions familiales et célébrations dans la région, à partir du 19 juillet. Or à la faveur de ces rencontres, la recrudescence des cas pourrait avoir des conséquences catastrophiques, alerte encore le communiqué.</p>



<p>Car des festivités ont déjà laissé des traces ailleurs. En Iran, celles des vacances et rassemblements à l’occasion de la fête de Norouz, fin mars, sont pointées du doigt. Le pays connaît en effet une vague plus sévère depuis la mi-juin, entraînant un nombre de morts plus important ces deux dernières semaines.</p>



<p>Et l’organisation de souligner ce paradoxe d’une escalade nourrie par le manque de rigueur des populations, alors même que certains pays renforcent les restrictions aux voyageurs entrant sur leur territoire. Port du masque et distanciation physique doivent donc continuer à être de rigueur. Et la vaccination encouragée face aux forts déséquilibres mondiaux, préconise l’OMS.</p>



<p>Jusqu’à présent plus de 11 millions de cas et 223 000 décès ont été recensés dans la région Méditerranée Orientale regroupant trois pays du Maghreb (Libye, Tunisie, Maroc), douze pays du Moyen-Orient (Bahreïn, Égypte, Émirats arabes unis, Iran, Jordanie, Koweït, Liban, Oman, Palestine, Qatar, Syrie, Yémen), trois d’Afrique de l’Est (Djibouti, Somalie, Soudan) ainsi que le Pakistan. En Afrique, la barre des six millions de cas a été franchie le 13 juillet dernier.</p>



<p><strong>Source : Jeune Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>En Algérie, l’Aïd sous le signe du coronavirus</title>
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				<pubDate>Sun, 19 Jul 2020 18:06:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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				<description><![CDATA[Alors que l’Aïd El Adha approche, la crise sanitaire s’aggrave en Algérie. Et l’épidémie complique sérieusement les préparatifs. Plus de doute ni de suspense sur le maintien ou l’annulation de l’Aïd El Adha le 30 juillet. Le débat est désormais clos : la fête du pardon et du sacrifice du mouton, qui commémore le geste...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/d-aid-el-adha-les-algeriens-cassent-leur-tirelire-89d6b.jpg" alt="" class="wp-image-18233" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/d-aid-el-adha-les-algeriens-cassent-leur-tirelire-89d6b.jpg 620w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/d-aid-el-adha-les-algeriens-cassent-leur-tirelire-89d6b-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 620px) 100vw, 620px" /></figure>



<p><strong>Alors que l’Aïd El Adha approche, la crise sanitaire s’aggrave en Algérie. Et l’épidémie complique sérieusement les préparatifs</strong>.</p>



<p>Plus de doute ni de suspense sur le maintien ou l’annulation de l’Aïd El Adha le 30 juillet. Le débat est désormais clos : la fête du pardon et du sacrifice du mouton, qui commémore le geste du prophète Abraham – l’un des rites religieux les plus importants de la religion musulmane -, aura bel et bien lieu en Algérie.</p>



<p>La fête de l’Aïd est maintenue alors que le pays fait face à <a href="https://www.jeuneafrique.com/1004317/politique/coronavirus-au-maroc-et-en-algerie-le-spectre-dune-seconde-vague/">une hausse inquiétante du nombre de cas de Covid-19</a>. Le pays a franchi une nouvelle barre symbolique mercredi avec 554 nouvelles infections. Au 17 juillet, 1 052 décès et plus de 21 300 contaminations <a href="https://www.jeuneafrique.com/910230/societe/coronavirus-en-afrique-une-carte-pour-suivre-au-jour-le-jour-lavancee-de-lepidemie/">avaient été recensés depuis</a> le début de la pandémie. Face à la recrudescence des cas, les autorités ont annoncé jeudi 16 juillet le prolongement, pour une durée de dix jours, des mesures de confinement partiel pour les 29 wilayas les plus concernées.</p>



<p>Des appels avaient pourtant été lancés pour l’annulation du rituel sacrificiel en raison de la situation sanitaire. Mais d’autres voix, comme celles de l’association des Oulémas, du syndicat des Imams ou du personnel du ministère des Affaires religieuses et des Wakfs, ont rejeté tout appel à l’annulation du rituel sacrificiel. Au début de la pandémie, le&nbsp;pays avait&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/911621/politique/coronavirus-la-strategie-de-lalgerie-fragilisee-par-un-contexte-politique-confus/">été l’un des derniers à consentir de fermer ses mosquées, le 17 mars dernier.</a></p>



<h4>Recommandations</h4>



<p>Le dernier mot est revenu à la commission ministérielle des Fatwas, seul organisme habilité à trancher sur les questions d’ordre religieux. Ce mardi 14 juillet celle-ci s’est prononcée pour le maintien du sacrifice de l’Aïd El Adha, avec toutefois quelques recommandations. Le sacrifice sera étalé sur les trois jours de l’Aïd, et les citoyens sont invités à respecter les mesures barrières contre le coronavirus, à stériliser leurs outils d’abattage, éviter les échanges, réduire le nombre de participants au processus d’abattage et à porter un masque de protection à toutes les étapes du rituel.</p>



<p>Depuis près d’un mois, la vente des moutons de l’Aïd bat son plein. Beaucoup de citoyens ont déjà acheté leur mouton ou l’ont réservé à l’achat. Des camions sillonnent le pays avec des cargaisons de bêtes à immoler. Outre les marchés à bestiaux qui ne désemplissent pas, les maquignons ont déjà loué des garages et des espaces ouverts dans toutes les villes du pays.</p>



<p>Mais certaines photographies de clients agglutinés autour de moutons ont provoqué la polémique. Conséquence : en début de semaine,&nbsp;décision était prise de fermer tous les marchés à bestiaux sur le territoire de la wilaya de Guelma. Les walis de Relizane et Djelfa lui ont emboîté le pas. Les camions chargés de moutons sont désormais interdits de rentrer dans Alger.&nbsp;Ailleurs, la population continue de fréquenter les souks, alors que les prix du mouton connaissent une hausse vertigineuse du fait des restrictions de sa vente.</p>



<h4>«&nbsp;Incursion du sacré dans le profane&nbsp;»</h4>



<p>La question du maintien ou non de l’Aïd a fait naître un autre débat, certains estimant que les religieux n’ont pas à se prononcer sur une question de santé publique. « Cette incursion du sacré dans le profane peut créer un précédent dangereux. Il n’est pas exclu que le “clergé” soit consulté à l’avenir sur le problème de la mixité dans les transports publics, la concordance du programme de géographie en CM2 avec les principes du malékisme, la licéité des assurances automobiles, et qu’on exige de tout grand malade de certifier par le sceau de l’imam l’autorisation médicale de dispense de jeûne », ironise Mohamed Adjou, ancien cadre d’une entreprise publique et journaliste à la retraite.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>L’ALGÉRIE CONNAÎT UNE FLAMBÉE DE COVID-19 ET LA SITUATION EST TRÈS PRÉOCCUPANTE. »</p></blockquote>



<p>La docteur Dr Berrekla-Yefsah, spécialisée en gynécologie-obstétrique, va plus loin : « Celui qui demande une fatwa pour un problème sanitaire doit se rendre à la mosquée au lieu de l’hôpital s’il tombe malade », écrit-elle sur sa page Facebook. D’autres rappellent avec amertume que, plutôt que de construire des hôpitaux, les dirigeants du pays ont préféré offrir à leur peuple&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/769007/societe/algerie-la-grande-mosquee-dalger-prete-a-etre-inauguree-selon-son-constructeur-chinois/">l’une des plus grandes mosquées du monde</a>.</p>



<p>« L’Algérie connaît une flambée de Covid-19 et la situation est très préoccupante », s’est ainsi alarmé le Dr Mohamed Yousfi, chef du service des maladies infectieuses à l’EPH de Boufarik, dans un entretien accordé au journal en ligne&nbsp;<em>TSA</em>. Le flux de malades, dont beaucoup sont dans un état grave, ne cesse d’augmenter, et les professionnels de la santé, sur le pied de guerre depuis cinq mois, sont épuisés.</p>



<h4>Violences contre le personnel de santé</h4>



<p>Des professionnels qui paient un lourd tribut, et qui doivent faire face à un autre phénomène tout aussi inquiétant : la multiplication des agressions à leur encontre. De fait, les violences envers les blouses blanches se sont mutlipliées avec l’aggravation de l’épidémie. Le directeur de l’hôpital de Bouira s’est blessé lundi en prenant la fuite alors que des proches en colère d’un malade décédé menaçait le personnel hospitalier, a indiqué Mohamed Laib, directeur de la santé de Bouira.</p>



<p>Les nouvelles qui arrivent de la capitale, Alger, comme des villes de l’intérieur telles que Biskra, Batna, Sétif, Ouargla, Béjaïa et bien d’autres, sont alarmantes. Les hôpitaux sont saturés et les malades ne cessent d’affluer. « Avant le déconfinement, on enregistrait deux hospitalisations par jour, maintenant, nous en sommes à 80 », estime Khodja Hadj, directeur de la santé de la wilaya de Béjaïa.</p>



<p>« L’Aïd ? Je n’ai vraiment pas la tête à faire la fête. Ni mouton ni embrassades, cette année, ce sera une journée comme une autre, estime Nedjma, 48 ans, femme au foyer et mère de deux adolescents. D’habitude, c’est l’occasion de réunir toute la famille et de rendre visite à tous les proches, mais ce satané virus nous oblige à la distanciation sociale et familiale. »</p>



<p>Comme elle, ils sont nombreux à davantage penser au Covid qu’à l’Aïd. Face au contexte sanitaire alarmant, le gouvernement pourrait être amené à durcir les mesures liées à la vente des bestiaux. Voire à ordonner un reconfinement beaucoup plus strict, si la situation venait à s’aggraver.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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