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	<title>Agbéyomé Kodjo &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>TOGO : Agbéyomé Kodjo, autopsie d’un gouvernement de combat qui hausse le ton</title>
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				<pubDate>Fri, 27 Nov 2020 14:08:17 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Après une brève accalmie, le gouvernement en exil de Kodjo refait surface avec des activités récurrentes. Après une démission démentie du nouveau Premier ministre, des conseils de ministres se sont succédé et récemment, un ministre de la défense a été nommé. Objectif, maintenir le cap de combat et avec le concours d’ambassadeurs nommés ici et...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/IMG_0007-750x430.jpg" alt="" class="wp-image-16444" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/IMG_0007-750x430.jpg 750w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/IMG_0007-750x430-300x172.jpg 300w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption>Agbéyomé Kodjo </figcaption></figure>



<p><strong>Après une brève accalmie, le gouvernement en exil de Kodjo refait surface avec des activités récurrentes. Après une démission démentie du nouveau Premier ministre, des conseils de ministres se sont succédé et récemment, un ministre de la défense a été nommé. Objectif, maintenir le cap de combat et avec le concours d’ambassadeurs nommés ici et là, «&nbsp;arracher le pouvoir injustement confisqué&nbsp;» selon Agbéyomé Kodjo, qui, depuis son maquis, ne baisse pas les bras. Autopsie d’un gouvernement d’exception.</strong></p>



<p>Octobre 2020. Alors qu’on s’y attend le moins, le président en salle d’attente depuis son maquis publie un nouveau gouvernement. Cette fois-ci, tous les portefeuilles sont pourvus. Entre temps, les titulaires des deux seuls postes gouvernementaux initiaux ont disparu. Le ministre des affaires étrangères ne donne plus de nouvelle alors que le Premier ministre, Antoine Koffi Nadjombé est sorti du jeu. Après huit mois et de concert avec le président démocratiquement élu, le togolo-canadien a passé la main à une équipe plus dynamique mais aussi plus active et surtout plus complète. Mais pourquoi un gouvernement en exil qui n’a de pouvoir que trop virtuellement&nbsp;? Quelle est la stratégie derrière une telle initiative&nbsp;? Les Togolais le comprennent-ils&nbsp;? Quel avenir pour ce gouvernement dont la principale mission semble d’arracher le pouvoir face à Faure Gnassingbé neuf mois après ce que Régis Marzin, spécialiste des élections appelle «&nbsp;l’inversion des résultats&nbsp;»&nbsp;? Des questions qui se posent alors que l’administration américaine, principal soutien de Agbéyomé Kodjo est en train de changer depuis que Joe Biden a remporté la présidentielle face à Donald Trump qui doit passer la main le 20 janvier 2021&nbsp;?</p>



<p><strong>La configuration du gouvernement Kodjo</strong></p>



<p>Quoiqu’on dise, l’équipe a le mérite de la diversité et de la jeunesse. Les femmes, près du tiers de l’effectif dont la plus jeune a 21 ans en charge des finances et des mutations économiques et structurelles. Les femmes &nbsp;auraient pu avoir une place plus prépondérante, ce qui n’est pas encore le cas dans un pays où le tribalisme influe sur la politique, mais toutes les ethnies y sont bien représentées. En tête, juste après le Premier ministre, Ben Koffi Djagba, un togolo-américain&nbsp;; Dr Edem Atsou Kwasi, un des bras droits et fidèles autour du président Kodjo, est Ministre d’État à la tête des affaires étrangères, de l’intégration africaine. Médecin psychiatre, ce helvético-togolais est l’une des têtes pensantes de son maître. La première femme sur la liste, Emmanuella Essivi Kpetsu, une germano-togolaise, tient la famille la santé, &nbsp;et les solidarités. Sociologue de formation, elle vit en Allemagne. A la justice, le garde des sceaux, un franco-togolais, remarquable avocat et professeur de droit à l’université de Lille et ancien élu local français, originaire de la région des Plateaux. Les mines et l’énergie reviennent à un Tem, peuple guerrier de la partie septentrionale du pays, Ama-Awali Zakari, un germano-togolais. Mais dans le fond, peu importe les origines, la vision de ce gouvernement est avant tout le combat. Une autre chose qui impressionne, c’est la dénomination des ministères. Elle a l’avantage de prendre en compte l’harmonie et l’hémogénie entre les secteurs mais aussi sort des thèmes tout plaqués auxquels nous sommes habitués en Afrique. On y retrouve par exemple un ministère de la Révolution numérique et des Mutations scientifiques et techniques, un ministère en charge de la redynamisation des compétences nationales ou encore, celui de la défense qui a en charge l’employabilité des anciens combattants comme pour dire que le préjudice du départ précoce à la retraite des militaires est pensé pour leur offrir après avoir rendu service à la République une nouvelle carrière professionnelle et une vie plus décente en dehors de leur mise à la disposition permanente de l’intégrité territoriale avec redéploiement à tout moment. Cela d’autant plus que Agbéyomé Kodjo est très attaché à la grande muette et c’est d’ailleurs un de ses discours à l’endroit des corps habillés qui a déclenché, en pleine campagne, le courroux de l’adversaire et une réplique du président sortant, Faure Gnassingbé.</p>



<p><strong>Pourquoi un exécutif en exil</strong></p>



<p>L’idée n’est pas celui d’un gouvernement normal. Contrairement au Gabon avec Jean Ping, qui s’est, dans des conditions similaires de fraudes massives à la suite d’une présidentielle, autoproclamé «&nbsp;président élu&nbsp;», &nbsp;tous les ministres de Kodjo sont hors du pays. Cela leur évite déjà la répression impitoyable qu’on connait à ce régime. Mais en même temps, fait de chaque membre un combattant qui, hors du pays, porte la voix de la réclamation de la vérité des urnes. Ce gouvernement n’aura donc pas à exécuter, dans la pratique l’essentiel du programme ou projet de société en bonne et due forme. Il s’agira d’une équipe de travail combative, à faire une diplomatie de proximité sur les revendications liées à la crise électorale, à dénoncer les fraudes et créer des synergies dynamiques à l’international et sur le plan national en vue de la prise de pouvoir effective du Président démocratiquement élu. C’est aussi une équipe qui, part ses sorties et activités, rappelle à la l’opinion nationale et internationale qu’une crise est latente et qu’un président qui «&nbsp;est élu est obligé de quitter le pays&nbsp;» pendant que son adversaire, usant de la «&nbsp;force et de la corruption&nbsp;» selon Agbéyomé Kodjo lui-même, se maintient, «&nbsp;illégalement au pouvoir&nbsp;». Il est donc compréhensible que certaines togolais s’interrogent sur le bien fondé de cette initiative plus symbolique que pratique. Dans les semaines à venir, alors que Lekade-Kama Marogneni vient d’être nommé à la défense, d’autres nominations pourraient intervenir ici et là, d’autant que des contacts se multiplient entre des pays qui ont des crises similaires. Il s’agit de la Guinée, dont l’opposant autoproclamé, Cellou Dallein Diallo s’est entretenu avec Kodjo, tout comme le charismatique et célèbre prisonnier Charles Blé Goudé de la Côte d’Ivoire. Dans cette perspective, le gouvernement de combat travaille résolument à la mise en place d’un Triumvirat de l’Alternance politique en Afrique subsaharienne constitué du Togo, de la Guinée et de la Côte d’Ivoire. Un colloque international en ce sens se tiendra d’ailleurs le 28 novembre prochain et verra la participation des états majors des principales forces de l’opposition de ces trois pays. Il n’est pas aussi écarté que la régionalisation de la lutte s’étende à d’autres pays d’Afrique dans les mois à venir</p>



<p><strong>Jusqu’où ira Kodjo et son gouvernement</strong></p>



<p>«&nbsp;Jusqu’au bout&nbsp;!&nbsp;» jure Kodjo qui dit être prêt «&nbsp;à verser&nbsp;» son sang pour que cette injustice soit réparée. Il se bat, avant tout, pour que, dans la situation du Togo, la victoire revienne «&nbsp;au vrai gagnant&nbsp;», dénonçant l’attribution de son score, 72%, à Faure Gnassingbé. Une inversion remarquée par Régis Marzin. Journaliste et chercheur indépendant, ce dernier consacre de longues recherches aux processus électoraux dans la vingtaine d’anciennes colonies françaises en Afrique. Agbéyomé Kodjo espère aussi, par ses actions, secouer le système au pouvoir de l’intérieur et créer un choc autour du président sortant à qui, il vient d’adresser une lettre ouverte.</p>



<p>Une chose est certaine, aucune élection présidentielle n’a fait autant de vagues au Togo, aucun scrutin n’a donné autant d’insomnies au régime qui règne sur le pays d’une main de fer depuis plus d’un demi siècle. Le bras de fer a été rude, obligeant Faure Gnassingbé à recourir régulièrement à l’armée et aux forces de sécurité pour régler un différend plutôt politique. Alors que la Maison Blanche s’apprête à changer de locataire, Agbéyomé Kodjo qui dit «&nbsp;avoir le soutien total des démocrates&nbsp;» compte sur le nouveau président américain pour continuer son combat. Joe Biden prendra service le 20 janvier prochain. D’ici là, un prophète, Esaïe, a annoncé que Faure Gnassingbé et son régime ne verront pas la fin de cette année au pouvoir avant d’être cueilli par la gendarmerie et déposé à la prison civile de Lomé où, sans jugement, il croupit depuis plusieurs semaines. Si tout semble calme en apparence, la crise post électorale est loin d’être réglée au Togo où la Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK) et ses partisans sont annoncés dans les rues de la capitale Lomé le 28 novembre prochain. Les prochaines semaines pourraient être assez mouvementées.</p>



<p><strong>Afrika Stratégies France</strong></p>
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		<title>Togo : l’opposant Agbéyomé Kodjo libéré sous contrôle judiciaire</title>
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				<pubDate>Sat, 25 Apr 2020 18:11:58 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/WhatsApp-Image-2020-03-12-at-13.36.46.jpeg" alt="" class="wp-image-15182" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/WhatsApp-Image-2020-03-12-at-13.36.46.jpeg 355w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/WhatsApp-Image-2020-03-12-at-13.36.46-267x300.jpeg 267w" sizes="(max-width: 355px) 100vw, 355px" /><figcaption>Agbéyomé Kodjo</figcaption></figure>



<p><strong>L’opposant togolais Agbéyomé Kodjo, arrivé deuxième à la présidentielle de février derrière le sortant Faure Gnassingbé, et arrêté mardi à son domicile, a été libéré vendredi soir et placé sous contrôle judiciaire.</strong></p>



<p> « Agbéyomé Kodjo a été libéré vendredi soir et placé sous contrôle judiciaire, avec des conditions », a déclaré Me Claver N’dry, l’un de ses avocats. Selon une note du doyen des juges d’instruction, l’opposant a interdiction de quitter le Togo sans autorisation et ne doit pas faire de « déclarations tendant à la remise en cause des résultats de la présidentielle du 22 février ». Il est également interdit de « tous propos, déclarations, ou attitudes tendant à remettre en cause et à saper l’ordre constitutionnel et institutionnel ».</p>



<h4>Atteinte à la sûreté de l’État</h4>



<p>L’immunité parlementaire d’Agbéyomé Kodjo avait été levée en mars, à la demande du parquet de Lomé, pour s’être «&nbsp;autoproclamé&nbsp;» président de la République. Il s’est également présenté comme «&nbsp;prétendu chef de l’État et chef suprême des armées&nbsp;», appelant la nation et les forces armées à se mobiliser contre le pouvoir, des propos et agissements relevant «&nbsp;des qualifications de troubles aggravés à l’ordre public (…) et d’atteinte à la sécurité intérieure de l’État&nbsp;», selon le procureur.<a href="https://www.jeuneafrique.com/931465/politique/togo-arrestation-de-lopposant-agbeyome-kodjo/">L’opposant a été arrêté mardi à son domicile</a>&nbsp;et conduit au Service central de recherches et d’investigations criminelles (SCRIC) de la gendarmerie.&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/919403/politique/togo-agbeyome-kodjo-le-president-elu-convoque-par-la-police/">Il avait manqué de se rendre à des convocations de la gendarmerie, le 1er puis le 9 avril,</a>&nbsp;et de nouveau mardi, pour des raisons de «&nbsp;santé&nbsp;», selon ses avocats.</p>



<h4>Contrôle judiciaire de deux autres opposants</h4>



<p>Les évêques du Togo et plusieurs partis d’opposition, ont demandé la libération d’Agbéyomé Kodjo. Par ailleurs, deux autres dirigeants de l’opposition, Brigitte Adjamagbo-Johnson et Fulbert Attisso, sont également placés sous contrôle judiciaire, selon des sources judiciairesAgbéyomé Kodjo, qui a obtenu 19,46% des suffrages le 22 février, contre 70,78% à Faure Gnassingbé, selon les résultats officiels,<a href="https://www.jeuneafrique.com/902444/politique/togo-agbeyome-kodjo-conteste-sa-defaite-et-depose-un-recours-dans-la-cour-constitutionnelle/"> a formulé un recours en justice,</a> rejeté en mars par la Cour constitutionnelle, qui a validé le scrutin. Faure Gnassingbé est arrivé au pouvoir en 2005 après le décès de son père, le général Gnassingbé Eyadéma, qui avait lui-même dirigé le Togo pendant 38 ans.</p>



<p><strong>Source : Jeune Afrique /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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		<title>Togo : arrestation de l’opposant Agbeyomè Kodjo</title>
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				<pubDate>Tue, 21 Apr 2020 15:13:06 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/IMG_0007-750x430.jpg" alt="" class="wp-image-16444" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/IMG_0007-750x430.jpg 750w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/IMG_0007-750x430-300x172.jpg 300w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption>Agbéyomé Kodjo </figcaption></figure>



<p><strong>Après s’être proclamé « président élu » du Togo, Agbeyomè Kodjo a été arrêté ce mardi pour n’avoir pas répondu à sa troisième convocation successive devant le Service central de recherches et d’investigations criminelles de la gendarmerie.</strong></p>



<p>Tous les signes d’une arrestation prochaine étaient là : depuis lundi, le domicile de l’opposant togolais était encerclé par un fort dispositif de forces de l’ordre. Ce mardi matin,&nbsp;Agbeyomè Kodjo a donc, sans surprise, été interpellé à son domicile du quartier de&nbsp;Tokoin-Forever, à Lomé, alors qu’il se trouvait avec sa famille.</p>



<p>Selon une source judiciaire de&nbsp;<em>Jeune Afrique</em>,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/908967/politique/togo-agbeyome-kodjo-accuse-d-atteinte-a-la-surete-de-letat/">celui qui n’a cessé de revendiquer&nbsp;la victoire à la présidentielle du 22 février</a>&nbsp;a ensuite été conduit dans les locaux des services de renseignements, pour y être interrogé.</p>



<h4>Détention provisoire ?</h4>



<p>Il doit ensuite être auditionné par le procureur de la République, avant que le magistrat ne statue sur un éventuel placement en détention préventive. Celle-ci semble d’ores et déjà acquise, à en croire une source proche du parquet, qui assure qu’« il sera détenu pendant toute la procédure ».</p>



<p>«&nbsp;C’est un enlèvement pur et simple&nbsp;», a dénoncé pour sa part Bessan Kodjo, un cadre du Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD), dont Agbeyomè Kodjo est le président.</p>



<p>L’ancien Premier ministre est poursuivi pour plusieurs chefs d’accusation, notamment ceux d’atteinte à la sûreté intérieure de l’État, d’usage des insignes de l’État, de nominations illégales, de troubles aggravés à l’ordre public ainsi que de dénonciations calomnieuses.</p>



<h4>Levée de l’immunité</h4>



<p>L’Assemblée nationale avait, le 16 mars, levé la double immunité dont bénéficiait Agbéyomè Kodjo comme député et ancien président du Parlement. Une mesure contestée par le président du MPDD qui a saisi, début avril, le tribunal de première instance de Lomé, affirmant que cette procédure aurait violé son droit à la défense.</p>



<p>« La suspension provisoire de toute enquête judiciaire entamée sur la base d’une décision contestée et attaquée devant une juridiction indépendante compétente pour rendre une décision à l’issue d’un procès équitable s’impose », avaient alors, vainement, plaidé ses avocats auprès du procureur de la République</p>



<p>S’il n’a pas répondu physiquement aux deux premières convocations du&nbsp;Service central de recherches et d’investigations criminelles (SCRIC) de la gendarmerie, Agbéyomè Kodjo s’est fait représenter à chaque fois par ses avocats, qui ont notamment présenté un certificat médical justifiant l’absence de leur client.</p>



<p>Lundi, face à la presse, les avocats de l’opposant avaient annoncé que leur client était souffrant et ne pouvait pas se déplacer pour répondre à la troisième convocation délivrée en moins d’un mois. Me Atsoo Kokou Totékpo-Mawu a notamment avait notamment argué du « réveil récent d’une pathologie locorégionale ancienne&nbsp;» entravant «&nbsp;douloureusement depuis quelques temps, toute mobilité spontanée ».</p>



<h4>Messe&nbsp;«&nbsp;d’investiture&nbsp;»</h4>



<p>Selon les résultats définitifs de la présidentielle du 22 février, proclamés par la Cour constitutionnelle, Agbéyomè Kodjo a été crédité de 19,46% des suffrages contre 70,78% pour Faure Gnassingbé, et 5% à l’opposant historique, Jean-Pierre Fabre.</p>



<p>Le candidat du MPDD conteste cependant ces chiffres, et affirme que sa victoire lui a été « volée ». Il s’est auto-proclamé « président » lors d’une messe « d’investiture » organisée le 1er février sous l’égide de Mgr Philippe Fanoko Kossi Kpodzro, l’archevêque émérite de Lomé. Il a également nommé un Premier ministre et s’est même adressé à l’armée en endossant le rôle de son « chef suprême ». Autant de faits qui lui valent aujourd’hui les poursuites dont il est l’objet.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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		<title>TOGO : Agbéyomé vs Gnassingbé, l’armée, la haine et la justice</title>
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				<pubDate>Sun, 19 Apr 2020 22:36:40 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/IMG_0007-750x430.jpg" alt="" class="wp-image-16444" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/IMG_0007-750x430.jpg 750w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/IMG_0007-750x430-300x172.jpg 300w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption>Agbéyomé Kodjo </figcaption></figure>



<p><strong>Une troisième et «&nbsp;ultime&nbsp;» convocation a été adressée à Agbéyomé Kodjo par la gendarmerie depuis la présidentielle de février pour laquelle il a annoncé sa victoire. Si l’intéressé pourrait, comme pour les deux précédentes boycotter cette «&nbsp;invitation&nbsp;», ses avocats déplacent le combat sur le terrain judiciaire. Même si des révélations font cas de ce que l’obstination du président sortant à jeter son challenger en prison soit motivée essentiellement par la peur que les franges tribalo-hostiles de l’armée ne profitent de l’occasion. Qu’en est-il de tout&nbsp;cela? Eléments de réponse avec Afrika Stratégies France.</strong></p>



<p>Un peu épuisé, Agbéyomé Kodjo se reposait encore quand, le 16 avril, des huissiers et gendarmes en civil lui notifient une convocation, ou plutôt, «&nbsp;<em>invitation</em>&nbsp;» comme le stipule le service spécial de la gendarmerie qui est à ses trousses. Depuis la présidentielle que tout porte croire qu’il a gagnée, c’est sa troisième invitation, avec, soulignée en marqueur la mention «&nbsp;<em>ultime convocation</em>«&nbsp;. Le «&nbsp;p<em>résident élu</em>&nbsp;» entame des consultations, échange avec son collège de conseillers juridiques et d’avocats. Mais jusqu’à la publication de cet article, il n’a rien laissé transparaître de ses intensions, de s’y rendre ou non. Sauf que, comme nous l’avions écrit dans un papier précédent, il était évident que «&nbsp;<em>la trêve ou le répit était de courte durée</em>&nbsp;» car, au-delà de la haine personnelle que lui voue Faure Gnassingbé, ce qu’il convient d’appeler Agbéyomégate crée des remous dans l’armée. Ses soutiens supposés sont taxés d’être à la manœuvre de quelque chose, ses rares détracteurs dans un corps qui aurait voté majoritairement pour lui font mine de tout zèle et pendant ce temps, le président sortant craint que cette situation ne vienne créer une crispation. D’autant que si l’armée togolaise, qui s’est illustrée à travers des massacres et féroces répressions, est son principal soutien au pouvoir, Faure Gnassingbé gère un «&nbsp;<em>agacement des kabyè, (ethnie du chef de l’Etat, Ndlr)&nbsp;»</em>&nbsp;qui sont majoritaires dans la grande muette et ne supporte plus la montée en force des losso, ethnie proche. Cette guéguerre s’est accentuée depuis que les principaux postes de commandement sont tombés aux mains de l’ethnie d’un autre influent ministre, Gilbert Bawara. Une situation qui sonne d’incandescence les tensions internes. Mais en attendant, le combat commence sur le terrain juridique.</p>



<p><strong>Une guerre juridique</strong></p>



<p>«&nbsp;<em>Je ne me sens pas trop concerné par ces affaires d’immunité</em>&nbsp;» commence, l’air convaincu, Agbéyomé Kodjo. «&nbsp;<em>Je suis élu chef de l’Etat, avec une immunité pus importante, à ce niveau là</em>&nbsp;» esquisse celui qui est, officiellement, arrivé en 2<sup>e</sup>. S’il est confiant, c’est aussi à cause du travail que font ses avocats de jour comme de nuit. Dans un pompeux argumentaire parvenu à notre rédaction, ils dénoncent avoir été privés d’accès «&nbsp;<em>à une clé Usb</em>&nbsp;» au nom du principe du contradictoire, que le Procureur de la République a envoyée à leur client et qui contiendrait les charges qui justifieraient les poursuites engagées contre leur client.&nbsp;<s>«&nbsp;</s><em>Il peut se défendre sans cette clé car ses avocats sont au courant des charges qui pèsent sur lui</em>&nbsp;» justifie-t-on au cabinet de la présidente du parlement, une belle dame dont la presse locale dit que «&nbsp;<em>le charme n’a pas laissé indifférent le chef de l’Etat</em>«&nbsp;. Ca c’est une autre affaire. Toujours est-il que dans le camp Kodjo, on s’étonne que l’assignation introductive d’instance signifiée à l’assemblée nationale pendant devant les tribunaux a pour effet de suspendre la résolution portant levée des immunités de Monsieur KODJO, et que malgré cela le Ministère public continue d’entretenir le ballet des huissiers au domicile de l’homme de Tokpli. Des sources concordantes fuitent, que Yawa Tsegan Djigbodi ne se présentera pas. Normalement, la procédure doit être, dans ce cas, suspendue en attendant le sort du recours le 28 avril.&nbsp;Si d’aventure le Tribunal donnait raison à Mr KODJO il faut attendre la prochaine session parlementaire pour remettre l’ouvrage à la tache si tant est que la haine de poursuivre Mr KODJO pour des faits de campagne et de revendication de sa victoire n’est pas enterrée.&nbsp;Personne ne comprend donc que, malgré le rendez-vous du 28, les convocations continuent à atterrir chez Kodjo, violant tous les principes du «&nbsp;préalable pourtant «&nbsp;<em>élémentaire&nbsp;!</em>&nbsp;» dans toute procédure judiciaire s’emporte un conseiller juridique. Mais c’est sans compter avec l’impatience de Faure Gnassingbé à prendre sa revanche personnelle, résidus des intarissables haines qu’il voue à son challenger. Mais au cœur de tout ça, plane l’ombre en bérets, de l’armée togolaise. Considéré comme l’obélisque du système de pouvoir du président sortant, il craint que l’affaire Agbéyomé ne fasse des vagues au sein de sa machine à biceps.</p>



<p><strong>L’armée, l’énigme ?</strong></p>



<p>Ouvrez votre passeport togolais. Quelque soit son année. «&nbsp;Aharh Ahaware&nbsp;», ces deux noms qui sonnent comme des onomatopées de l’imprononçable sont &nbsp;inamoviblement incrustés en signature sur le document du voyage depuis mathusalem. Car l’intéressé lui-même réfléchit pour se souvenir de l’année de sa nomination à la tête de documentation nationale. Si l’armée fut construite par Gnassingbé Eyadema, père de l’actuel président togolais, autour de la fibre ethno kabyè et sur la volonté de donner la baïonnette à une ethnie, présumée écartée, contre l’intelligentsia supposée aux mains des sudistes, les pions tribaux bougent. Les kabyè qui revendiquent une hégémonie «&nbsp;<em>naturelle</em>&nbsp;» sur l’armée supportent mal une glissade en faveur des losso, ethnie voisine mais aussi rivale. Doloma Malana dirige d’une main de fer la garde présidentielle alors que le colonel Madjoulba est le commandant de corps du très stratégique camp FIR, Agouè (au nord de Lomé). Le frère de ce dernier, Calixte, officier militaire lui aussi, tient Paris, la plus stratégique ambassade du Togo. A la documentation, Aharh Ahaware, cité plus haut. Et un autre frère est, à Kara, fief du régime, le commandant de corps du tristement célèbre Landja, sanctuaire de sécurité du régime pendant que le colonel Tchakbéra ceinture la région militaire Nord du pays. Tous ceux-là ont en commun d’appartenir à la même ethnie. Une situation qui devient agaçante pour les kabyè d’autant que l’aéroport de Lomé est aux mains du Colonel Latta, lui aussi d’une ethnie assimilée. Cet état de choses couve des tensions que Faure Gnanssingbé feint d’ignorer tant qu’il a le soutien de son chef d’Etat major général. Quand le 19 août 2017, la révolte populaire déchaine de violentes manifestations avec Tikpi Atchadam à Lomé, le président qui était à Kigali a hésité à rentrer au pays. Paul Kagamé qu’il considère comme «&nbsp;son mentor&nbsp;» lui a recommandé la prudence. Mais après un bref entretien avec le Général Katanga, le président togolais atterrit quelques heures plus tard à l’aéroport de la capitale, qui porte le nom de son père. Puis reçoit le chef d’Etat major général dans les minutes qui suivent. Si elle l’a installé le 5 février au soir dans la foulée du décès de son père, l’armée est aussi le roc d’angle dans lequel est scellé le destin «&nbsp;féticho-pouvoirisant&nbsp;» du président togolais. Sauf que, depuis quelques années, l’harmonie se fissure. Lors de la dernière présidentielle, l’armée dont le vote est secret, aurait voté selon la Dynamique Kpodzro «&nbsp;<em>à 80% pour Agbéyomé Kodjo</em>«&nbsp;, dans la réalité, «&nbsp;<em>c’est un peu moins</em>&nbsp;» nuance un membre de la Commission électorale. Si Kodjo a toujours eu de bonnes relations dans l’armée, un discours fera date. En début de campagne électorale, il adresse un message aux forces de sécurités, se présentant comme, «&nbsp;<em>le futur chef des armées</em>«&nbsp;. Pire encore, alors que le discours a été écrit par d’anciens officiers proches de l’ancien Premier ministre ainsi que des experts sur la question militaire, les vrais problèmes de l’armée y ont été «&nbsp;<em>soigneusement et entièrement pris en compte</em>&nbsp;» selon des éléments de troupes rencontrés. La nuit fut blanche pour le chef de l’Etat qui séjournait dans le septentrion. Le lendemain, pour un chef si introverti et muet, la riposte tonne, entre agacement, tremblotes de rage et mine de mépris. Gnassingbé fustige cette adresse de son rival. Depuis, une peur hante celui qui est de plus en plus perçu comme rébarbatif aux kabyè, que des franges au sein de l’armée ne s’offrent à des mouvements d’humeurs favorables à Kodjo.</p>



<p><strong>Une haine personnelle</strong></p>



<p>«&nbsp;<em>Entre</em>&nbsp;<em>Agbéyomé et Faure, c’est avant tout une question de méfiance et de compl</em>exe&nbsp;» analyse un ministre en fonction. Selon lui, Faure Gnassingbé sent permanemment l’ex allié de son père comme une menace. D’ailleurs, alors qu’à la mort du père, l’ex dictateur Gnassingbé Eyadema, celui qui aura été plus de deux ans son Premier ministre rentre de l’exile français, il a été arrêté, humilié puis acheminé en prison. N’eut été l’intervention de Chirac, de Omar Bongo, Alpha Konaré Président en exercice de l’Union Africaine, et du nonce apostolique, il aurait passé, à Kara, fief du régime, plus que les huit semaines de purgatoire. Il faut rappeler que Mr KODJO fut brutalement arrêté et jeté en prison pendant 40 jours dans l’affaire des incendies qui ont consumé les marchés de Kara et de Lomé et considéré comme cerveau de cette action criminelle avant d’être blanchi. Depuis, le président le tient à l’œil. Pour les uns, Faure Gnassingbé craint «&nbsp;qu’un excès d’expériences et de compétences&nbsp;» ne lui fasse ombrage, pour les autres, il n’a jamais digéré «&nbsp;<em>le fait que Premier ministre, Agbéyomé ne l’ait jamais pris au sérieux&nbsp;»&nbsp;</em>selon les anecdotes de l’une de ses maitresses. Car célibataire à 54 ans, le président enchaîne aventures et coups d’occasions, créant ainsi un truculent gynécée dont la chaine enregistre chaque jour, de nouveaux «&nbsp;maillonnes&nbsp;», pardon, maillons. Passons&nbsp;! Faure Gnassingbé n’a d’ailleurs jamais manqué aucune occasion d’humilier et de mépriser l’ancien président de l’assemblée nationale. Désormais, le souffre de ce désamour embaume une justice qui est, en bonne épicerie berbère, à la solde du clan dirigeant.</p>



<p>Mais jusqu’où ira ce bras de fer&nbsp;? L’Eglise catholique dont Faure Gnassingbé tient en aversion les dignitaires qu’il a d’ailleurs contournés pour se rendre, avec un malicieux coup de pousse du Nonce apostolique, fin avril 2019 au Vatican et les chancelleries prônent la conciliation. Mais le président dont l’égo ne se nourrit que de victoires remportées et qui jouit en jetant son frère, Kpatcha Gnassingbé, et son ex bras droit, Pascal Bodjona en prison, ne l’entend pas de cette oreille.</p>



<p><strong>MAX-SAVI Carmel, Afrika Stratégies France</strong></p>
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		<title>Togo: l&#8217;Assemblée lève l&#8217;immunité d&#8217;Agbéyomé Kodjo</title>
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				<pubDate>Tue, 17 Mar 2020 08:16:18 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/WhatsApp-Image-2020-03-12-at-13.36.46.jpeg" alt="" class="wp-image-15182" width="847" height="950" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/WhatsApp-Image-2020-03-12-at-13.36.46.jpeg 355w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/WhatsApp-Image-2020-03-12-at-13.36.46-267x300.jpeg 267w" sizes="(max-width: 847px) 100vw, 847px" /><figcaption>Agbéyomé Kodjo</figcaption></figure>



<p><strong>Le procureur de la République peut désormais poursuivre Gabriel Agbéyomé Kodjo. Arrivé deuxième de l’élection présidentielle, l’opposant qui s’était proclamé vainqueur du scrutin a vu son immunité parlementaire levée hier par l’Assemblée nationale. L’ancien Premier ministre est notamment accusé de troubles aggravés à l’ordre public, dénonciations calomnieuses et atteinte à la sécurité intérieure de l’État.</strong></p>



<p>Comme attendu, la levée de son immunité parlementaire n’a été qu’une simple formalité. Et pour cause, Agbéyomé Kodjo est l’un des rares opposants à ne pas avoir boycotté les législatives de décembre 2018.</p>



<p>Ils sont ainsi 80 députés membres ou proches de la majorité à s’être prononcés en faveur de sa levée d’immunité. Seuls deux députés ont voté contre alors que huit se sont abstenus. Des parlementaires qui à près de 87 % ont également autorisé le procureur général à engager des poursuites contre lui l’ancien président de l’Assemblée nationale.</p>



<p>Depuis le 24 février, le candidat du Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD) conteste les résultats de l’élection présidentielle, scrutin qu’il assure avoir remporté alors que la Commission électorale indépendante a proclamé Faure Gnassingbé vainqueur.</p>



<p><strong>La colère de Monseigneur Kpodzro</strong></p>



<p>C’est notamment le fait de s’être autoproclamé président élu qui lui vaut d’être aujourd’hui poursuivi, notamment pour troubles aggravés à l’ordre public, dénonciations calomnieuses et atteintes à la sûreté intérieure du pays. Des poursuites qui vont désormais être rapidement engagées par le procureur. Ce dernier va convoquer Agbéyomé Kodjo pour l’entendre.</p>



<p>Aussitôt la levée de l&rsquo;immunité de Gabriel Agbéyomé Kodjo annoncée, Mgr Philippe Kpodzro, archevêque émérite de Lomé, a tenu une conférence de presse dans la maison de son filleul où il a élu domicile depuis quelques jours.</p>



<p>L&rsquo;ancien archevêque a lancé cet ultime appel aux Togolais :</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>Peuple togolais! Dans quel pays sommes-nous? La population est usurpée! Le pouvoir veut mettre derrière les barreaux le vrai vainqueur du scrutin présidentiel [&#8230;] Je demande à la population d&rsquo;entrer dans une résistance légale pour empêcher l&rsquo;arrestation programmée de notre président démocratiquement élu.</p></blockquote>



<p>L&rsquo;archevèque Philippe Kpodzro dénonce une «machination»</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>TOGO : Après la victoire de Kodjo, le jeu des égos de l’opposition qui menace l’alternance</title>
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				<pubDate>Thu, 12 Mar 2020 13:02:25 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/WhatsApp-Image-2020-03-12-at-13.36.46.jpeg" alt="" class="wp-image-15182" width="842" height="946" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/WhatsApp-Image-2020-03-12-at-13.36.46.jpeg 355w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/WhatsApp-Image-2020-03-12-at-13.36.46-267x300.jpeg 267w" sizes="(max-width: 842px) 100vw, 842px" /><figcaption> <strong>Agbéyomé Kodjo</strong> </figcaption></figure>



<p><strong>Elu avec 61% des voix selon les premières constatations américaines, Agbéyomé Kodjo sera donné perdant avec 19%. A sa place, Faure Gnassingbé qui brigue un 4<sup>e</sup>&nbsp;mandat tant décrié a été déclaré vainqueur avec plus de 70%. Depuis, les forces de l’ordre ont encerclé le domicile de l’ancien Premier ministre dont la levée d’immunité parlementaire a été lancée. Alors que Kodjo risque une arrestation, l’opposition a du mal à le soutenir. Fabre demande une reprise du scrutin. A l’exception de Gogué, la plupart des autres candidats rasent les murs. Si Gerry Taama a subtilement reconnu la victoire de Gnassingbé, Dodji Apévon se terre dans le silence. Seul Mgr Kpodzro mène l’ultime combat. Décryptage&nbsp;!</strong></p>



<p>Cela fait plus de deux semaines que les premiers résultats de la présidentielle du 22 février ont été publiés. Faure Gnassingbé a été frauduleusement, en dépit des nombreuses irrégularités, déclaré vainqueur. Le vrai gagnant n’a été crédité que de 19% des suffrages selon les résultats de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) dont le président sortant contrôle 15 des 17 membres ainsi que de la Cour constitutionnelle dont il a nommé, avec son parti,&nbsp; l’ensemble des 7 membres. Depuis, Agbéyomé Kodjo qui a promis aux Togolais de leur ramener leur victoire, traine à jouir du pouvoir, même s’il a nommé un Premier ministre. Même s’il n’a pas pour autant baissé les bras d’autant qu’il active plusieurs couloirs diplomatiques, la subtile reconnaissance de son élection par les Américains ne lui épargne pas la levée en cours de son immunité et surtout, l’acharnement du régime à l’arrêter. Malheureusement, au lieu de s’associer à sa victoire pour favoriser l’alternance, l’ex principale formation de l’opposition, l’Alliance nationale pour le changement (Anc) multiplie des rasages de murs, de malicieuses déclarations et autres subterfuges alors qu’elle a reconnu dès le soir du scrutin, la «&nbsp;percée&nbsp;» de Kodjo. Quant au reste de l’opposition, elle se borne au grand silence si ce n’est Aimé Gogué, arrivé 4<sup>e</sup>&nbsp;qui multiplie des sorties au secours de son ex étudiant, Kodjo.</p>



<p><strong>Les clairs obscurs de Jean Pierre Fabre et consorts</strong></p>



<p>Depuis les résultats provisoires puis ceux définitifs, Fabre reste celui qui sème le plus de flou, dans ses positions strictement égoïstes, ne pensant qu’à lui-même. L’ancien chef de file de l’opposition n’a pas supporté les 4,6% qui lui sont attribués alors que les services de compilation du président sortant sont arrivés à un chiffre nettement supérieur pour le président de l’Alliance nationale du changement (Anc). Si dans la foulée du scrutin, le maire de Golfe 4 a reconnu la percée du candidat du Mouvement patriotique pour le développement et la démocratie (Mpdd) suivi de celui de l’Union pour la République (Unir), il n’a rien fait pour aider le peuple togolais à défendre sa victoire. Il n’a d’ailleurs pas été capable, contrairement à Aimé Guogué, arrivé en 4<sup>e</sup>&nbsp;position, de reconnaître la victoire de Agbéyomé Kodjo. Il n’a pas voulu non plus s’associer aux manifestations qui ont suivi le scrutin notamment le 28 février. Pire, son adjoint à la tête du parti doute de la victoire d’Agbéyomé Kodjo allant jusqu’à lui demander d’apporter des preuves. Aux dernières nouvelles, Fabre demande la reprise d’un scrutin dont pourtant le vainqueur réel ne fait aucun doute. Comme si, tant que ce n’est pas lui, il ne portera son soutien à aucun autre, au risque de ne pas contribuer à l’avènement de l’alternance. Une situation d’autant plus curieuse qu’il saisit la Cour de justice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (Cedeao), sachant mieux que quiconque que cette institution est acquise au président sortant d’autant que ses observateurs en ont reconnu la victoire, pourtant factice de Faure Gnassingbé. Un autre silence qui dérange, celui de Dodji Apévon. Faisant jusqu’à un passé récent office d’opposant sérieux, le président des Forces démocratiques pour la République (Fdr) qui a portant reçu Agbéyomé Kodjo à ses bureaux à Lomé, en marge de sa désignation comme candidat unique s’obstine au silence. Après avoir appelé ses militants à ne voter pour aucun candidat puis dénoncé les irrégularités du scrutin, l’avocat a disparu des radars de la contestation. Idem pour les autres candidats se réclamant de l’opposition. En laissant Agbéyomé Kodjo seul affronter la dynastie au pouvoir, l’opposition éloigne le rêve de l’alternance qui a justifié une mobilisation historique des Togolais avec plus de 68% de participation à la dernière présidentielle.</p>



<p><strong>La diplomatie de résistance et les menaces sur Kodjo</strong></p>



<p>S’il n’a pas encore appelé à des marches à l’exception d’une première manifestation fin février, réprimée dans le sang, Agbéyomé Kodjo ne croise pas les bras. Il peut, pour cela, compter sur les Américains. Ils n’ont pas qu’habilement reconnu sa victoire et demander un recompte «&nbsp;bureau de vote par bureau de vote&nbsp;», mais ils ont surtout multiplié des moyens de pression sur le gouvernement. Une mission de trois membres du gouvernement qui se rendaient à Washington a été repoussée et les délivrances de visas pour ceux qui en avaient besoin traînaient encore le weekend dernier à Lomé, alors que ladite mission devrait partir ce lundi 10 mars. De la pression américaine, Agbéyomé Kodjo attend beaucoup pendant que ses réseaux de droites françaises s’activent comme elles peuvent. Le président élu, qui a nommé un Premier ministre dans la foulée, peut aussi compter sur le soutien du Canda, pays où vit Antoine Koffi Nadjombé, le chef de son gouvernement. Ainsi que sur le Saint-Siège qui, ne pouvant pas faire des pressions directes, peut amener d’autres puissances à accompagner le combat de l’élu. Plusieurs missions étaient aussi en attente, auprès d’autres pays notamment l’Allemagne où réside le ministre nommé des affaires étrangères, un proche du Parti national panafricain, Pnp, de Tikpi Atchadam. Sauf que désormais, agacé par ses actions discrètes, le pouvoir décide d’interpeller l’ancien président de l’Assemblée nationale. A la demande du procureur de la République, une procédure de levée d’immunité est lancée par le parlement alors que la branche radicale du pouvoir, incarnée par Gilbert Bawara veut «&nbsp;en découdre&nbsp;» avec Kodjo. Actuellement, le domicile d’Agbéyomé Kodjo est encerclé par les forces de l’ordre et de sécurité et malgré les appels venant de diverses chancelleries, Faure Gnassingbé entend aller jusqu’au bout, arrêter le président élu. Malgré la présence de Mgr Kpodzro, archevêque émérite de Lomé et principal soutien de Kodjo ainsi que la mobilisation sommaire des militants dans le quartier de Tokoin Forever où réside celui qui est encore député, l’étau semble se resserrer autour de lui. Elu lors de la présidentielle de février dernier puis recalé en 2<sup>e</sup>&nbsp;position, Agbéyomé Kodjo tient le coup. En l’arrêtant, Faure Gnassingbé prend définitivement le risque d’un pourrissement de son mandat.</p>



<p><strong>Raisons d’espérer</strong></p>



<p>Faure Gnassingbé devait prêter serment le 11 mars. Mais il a hésité pour calmer les pressions avant de reporter à la saint glinglin. L’élection du Togo au Millenium challenge account (Mca), programme sociopolitique américain aurait été temporairement suspendu alors qu’il doit rapporter quelques centaines de milliards à l’Etat. Cette situation vient aggraver celle d’un pays où le déficit budgétaire s’accroit et surtout, où le taux d’endettement (plus de 80%), s’envole. Le Plan national de développement (Pnd) pompeusement lancé en mars 2019 ne tient aucune de ses promesses et n’est, alors que son échéance de 2023 s’approche, financé qu’à hauteur d’à peine 10%. Ces pressions suffiront-elles à faire changer d’avis au président sortant&nbsp;? Pas évident. La plupart des partenaires et soutiens de Agbéyomé Kodjo l’appellent à relancer des manifestations dans les rues de Lomé. Ce qui est peu probable avec sa situation actuelle de confinement. Mais une chose est certaine,&nbsp; il faut accentuer la pression et surtout, rallier les indécis à la cause d’autant que Emmanuel Macron qui ne cache pas sa méfiance vis-à-vis de Faure Gnassingbé a évité de le féliciter, ni même de prendre acte, se contentant d’un rapide «&nbsp;prend note&nbsp;» de la France.</p>



<p>L’unique issue serait le ralliement sans ambigüités des autres candidats de l’opposition, la forte mobilisation de toute l’opposition et surtout, la reprise des manifestations avec le soutien du Parti national panafricain (Pnp) de Tikpi Atchadam. Sans quoi, l’alternance s’éloigne et Faure Gnassingbé qui s’est arrogé le droit de rester au pouvoir jusqu’en 2030 aura un boulevard devant lui. L’histoire retiendra la responsabilité de ceux qui se sont abonnés au silence car ne rien dire, c’est consentir.</p>



<p><strong>MAX-SAVI Carmel, Afrika Stratégies France</strong></p>
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		<title>Togo : Agbéyomè Kodjo accusé d’« atteinte à la sûreté de l’État »</title>
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				<pubDate>Wed, 11 Mar 2020 15:23:09 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Faure Gnassingbe]]></category>
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				<description><![CDATA[Le candidat de l’opposition à la présidentielle Agbéyomè Kodjo est soupçonné « d’atteinte à la sûreté de l’État » par le procureur du tribunal de Lomé, qui réclame la levée de son immunité parlementaire. «&#160;C’est une chimère de plus du régime. De l’intimidation. C’est une manœuvre de plus pour nous museler. Agbéyomè Kodjo reste imperturbable....]]></description>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/KODJO-750x430.jpg" alt="" class="wp-image-13374" width="836" height="479" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/KODJO-750x430.jpg 750w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/KODJO-750x430-300x172.jpg 300w" sizes="(max-width: 836px) 100vw, 836px" /><figcaption>Agbéyomè Kodjo</figcaption></figure>



<p><strong>Le candidat de l’opposition à la présidentielle Agbéyomè Kodjo est soupçonné « d’atteinte à la sûreté de l’État » par le procureur du tribunal de Lomé, qui réclame la levée de son immunité parlementaire.</strong></p>



<p>«&nbsp;C’est une chimère de plus du régime. De l’intimidation. C’est une manœuvre de plus pour nous museler. Agbéyomè Kodjo reste imperturbable. Nous irons jusqu’au bout&nbsp;». Contacté par&nbsp;<em>Jeune Afrique</em>, Essénam Bêssan, membre du Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD) n’a pas de mots assez durs pour dénoncer la procédure engagée à l’encontre du&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/900669/politique/presidentielle-au-togo-le-domicile-dagbeyome-kodjo-encercle-pendant-quelques-heures/">candidat de l’opposition à la présidentielle du 22 février dernier</a>.</p>



<h4>Levée de l’immunité</h4>



<p>Dans un courrier daté du 9 mars, dont&nbsp;<em>Jeune Afrique</em>&nbsp;a obtenu copie, le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Lomé, Essolissam Poyodi, a sollicité auprès de la présidente de l’Assemblée nationale, Yawa&nbsp;Djigbodi&nbsp;Tségan, la levée de l’immunité parlementaire d’Agbéyomè Kodjo.</p>



<p>Le magistrat souhaite entendre l’opposant pour des faits « d’atteinte à la sureté de l’État » et affirme qu’il pèse à son encontre « de graves présomptions d’avoir commis des infractions à la loi pénale ».</p>



<p>Outre plusieurs déclarations dans les médias, le procureur pointe, en tant qu’éléments à charge, l’«&nbsp;usage&nbsp;abusif des symboles et emblèmes de l’État&nbsp;». Dans le viseur du magistrat, la messe «&nbsp;d’investiture&nbsp;», organisée samedi 1er février sous l’égide de&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/856811/politique/presidentielle-au-togo-mgr-philippe-kpodzro-lhomme-qui-veut-suspendre-le-processus-electoral/">Mgr Philippe Fanoko Kossi Kpodzro, l’archevêque émérite de Lomé</a>, qui avait été à l’origine de la «&nbsp;candidature unique de l’opposition&nbsp;» de Kodjo. Sont visés également son auto-proclamation comme président de la République et son appel en tant que «&nbsp;chef suprême des armées&nbsp;» aux forces de l’ordre et la nomination d’un Premier ministre.</p>



<p>Le procureur reproche par ailleurs à Agbéyomè Kodjo d’avoir accusé le président Faure Gnassingbé et des membres du gouvernement d’avoir orchestré les incendies des grands marchés de Lomé et de Kara.</p>



<h4>Commission spéciale</h4>



<p>Autant d’arguments que le procureur déploiera lors de son audition, ce mercredi, devant la commission parlementaire spéciale mise en place pour statuer sur cette demande de levée d’immunité parlementaire.</p>



<p>Présidée par la députée Memounatou Ibrahima (UNIR, parti présidentiel), cette commission doit livrer ses conclusions lors d’une plénière au cours de laquelle Agbéyomè Kodjo pourra répondre. Les députés seront ensuite appelés à voter pour statuer sur la levée de l’immunité parlementaire.</p>



<p>Ces poursuites s’inscrivent dans un bras de fer engagé dès le lendemain de la proclamation des résultats de la présidentielle du 22 février, à l’issue de laquelle, à la surprise générale, Agbéyomè Kodjo a été crédité de 18,37% des voix – pour 5% à l’opposant historique, Jean-Pierre Fabre.</p>



<p>Si Kodjo, n’a eu de cesse, depuis, de <a href="https://www.jeuneafrique.com/900828/politique/presidentielle-au-togo-agbeyome-kodjo-denonce-des-irregularites-et-veut-croire-en-la-victoire/">dénoncer ce qu’il qualifie de « mascarade électorale »</a>, la Cour constitutionnelle a confirmé ces résultats provisoires, le 4 mars,<a href="https://www.jeuneafrique.com/905536/politique/togo-la-victoire-de-faure-gnassingbe-confirmee-par-la-cour-constitutionnelle/"> déclarant Faure Essozimna Gnassingbé définitivement élu</a> avec 70,78% des suffrages exprimés, contre 19,46 pour Agbéyomè Kodjo.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>TOGO : Après les 70% de Gnassingbé, pourquoi les « félicitations » ne crépitent point ?</title>
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				<pubDate>Fri, 06 Mar 2020 18:25:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/WhatsApp-Image-2020-03-06-at-18.51.55.jpeg" alt="" class="wp-image-15014" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/WhatsApp-Image-2020-03-06-at-18.51.55.jpeg 660w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/WhatsApp-Image-2020-03-06-at-18.51.55-300x168.jpeg 300w" sizes="(max-width: 660px) 100vw, 660px" /></figure>



<p><strong>Elu à plus de 70% sur fond de massives irrégularités et d’abondantes fraudes, Faure Gnassingbé rechigne face à la lenteur avec laquelle pleuvent les félicitations traditionnelles. Les dénonciations américaines,&nbsp; la méfiance française, la réserve allemande, la pudique prudence de ses pairs de la sous-région et les remontrances de l’Eglise catholique agacent le président sortant.&nbsp; A 53 ans, celui qui brigue un 4<sup>e</sup>&nbsp;mandant a été lui-même surpris par son score soviétique qui vient émousser les bulles d’une victoire qui peine à passer. Faits et décryptage&nbsp;!</strong></p>



<p>«&nbsp;<em>Enfin&nbsp;!</em>&nbsp;» aurait clamé Faure Gnassingbé dans la matinée du 5 mars. Alassane Dramane Ouattara, considéré comme son principal parrain a envoyé son télégramme de félicitations.&nbsp; Un bref message dont le contenu a été vite amplifié par les médias d’Etat. Cela fait dix jours que le président togolais attend des réactions de ses pairs de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) qui ont toujours su le bombarder de félicitations dans la foulée des premiers résultats de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Cette fois, il leur a fallu digérer un score que toute décence gardée, aucun d’entre eux ne voudrait avoir. «&nbsp;Ça a fait sourire, on a cru à une blague&nbsp;» rigole un diplomate ouest africain en poste à Lomé. Mais un glaçant désaveu, quelques heures après le message du président ivoirien, Ouattara annonce qu’il ne sera pas candidat pour un troisième mandat, alors qu’entamant, éhonté et fourbu, son 4<sup>e</sup>&nbsp;mandat, Faure Gnassingbé entend aller jusqu’en 2030. Mais an attendant et malgré les confirmations de la cour constitutionnelle dont il a nommé avec Union pour la République (Unir), son parti, les sept membres, le président togolais devrait patienter pour lire, dans le silence d’un palais où le téléphone ne crépite pas, les rares messages qui lui viennent… de Rabat, Caire, Johannesburg, Yaoundé car dans les capitales occidentales, on oscille bien volontiers entre silence, désintérêt, ou encore, on «&nbsp;prend note&nbsp;» comme Paris.</p>



<p><strong>Récriminations américaine, remontrances «&nbsp;vaticanes&nbsp;» et prudence sous-régionale</strong></p>



<p>Les Américains ont été les premiers à mettre les pieds dans la fourmilière. Dans un communiqué, l’ambassadeur des Etats-Unis est allé sans gang. Il met en doute «la sincérité du scrutin, demande un décompte «&nbsp;<em>bureau de vote par bureau de vote</em>&nbsp;» et dénonce une volonté de limiter l’observation électorale par une mise à l’écart de la société civile. Aucun diplomate occidental n’est jamais allé aussi loin dans des exigences post électorales dans l’histoire du Togo. Les incessants appels téléphoniques et maladroites pressions de membres du gouvernement ne feront pas changer d’avis à Eric Stromayer. Il est resté cramper sur sa position. Cet ancien haut fonctionnaire du service Afrique du Secrétariat d’Etat a une expérience des dictatures et des situations de crise grâce à son poste au Burkina Faso mais aussi à son expérience au Madagascar. Dans le même sens, le Pape François qui a pris l’habitude de féliciter Faure Gnassingbé à chacune de ses élections&nbsp; tout comme son prédécesseur, n’a rien dit. Silence jusqu’à ce que la conférence épiscopale n’exprime dans une série de récrimination la position claire du Saint Siège. Ce souverain pontife de gauche avait, lors d’une visite de Faure Gnassingbé à la Cité sainte en avril 2019, confié Mgr Kpodzro «&nbsp;<em>aux soins du président</em>«&nbsp;. Dans le message des évêques, ils apportent un soutien sans faille à l’insaisissable prélat. Dans la sous-région, silence là encore. Au sein de la Cedeao, à l’exception du laconique message de Alassane Ouattara, aucun autre chef d’Etat n’a daigné féliciter le très victorieux de la présidentielle togolaise. Ni de Berlin, ni du secrétaire général des Nations Unies, ni même de l’Union européenne, aucune félicitations. Mais le président togolais peut se consoler avec un message venant de… Johannesburg. Même si à Lomé, tous les regards sont tournés vers Paris. Malgré les nombreuses missions de conseillers et ministres plus arnaqueurs que lobbyistes, Faure Gnassingbé comptera ses messages post électoraux au bout des doigts.</p>



<p><strong>La courtoisie gauloise fait service minimum</strong></p>



<p>A Paris, Emmanuel Macron qui a déjà crié haut et fort « Est-ce que vous m’avez vu le recevoir ? », parlant de Faure Gnassingbé a fait du scrutin un non-événement. Pas de lettre de félicitations, pas d’appel comme il a l’habitude de faire, pas même un message quelconque. A peine que lors d’une rencontre de routine d’un fonctionnaire du Quai d’Orsay ce jeudi, ce dernier évoque le Togo et la France qui « prend note ». Une formule moins que le service minimum protocolaire qui se réduirait à « prendre acte ». Prendre acte,<strong> </strong>c’est constater de facto, « prendre note » c’est avoir évasivement entendu parler… Pourtant, l’été dernier, lors d’un show diplomatique, Robert Dussey faisait état de « très bonnes relations entre Paris à Lomé ». Profitant de ce séjour parisien, le ministre togolais des affaires étrangères avait même annoncé la candidature de Faure Gnassingbé. La réaction de Paris ne dénote pas seulement d’un agacement face à « un score qui n’existe plus » pour citer un diplomate occidental à Lomé mais aussi, pour ce scrutin, la fraude a été sans limite et en plein air. Il était devenu impossible pour le jeune président français qui prônait une rupture de s’accommoder de pareilles élections. Si prétextant de la « non ingérence », il est peu probable que la France ne mette une quelconque pression sur le pouvoir de Lomé, il est certain que ce scrutin éloigne de Faure Gnassingbé un rêve d’enfant qu’il rumine pendant ses rares moments de lucidité, « être reçu à l’Elysée ».</p>



<p><strong>A Lomé II, les remords du diablotin</strong></p>



<p>«&nbsp;<em>Faure ne voulait pas de ce score</em>&nbsp;» insiste l’un des visiteurs du soir. Pour cet homme d’affaires qui a financé une partie de la campagne du président togolais, «&nbsp;il a été pris de court&nbsp;» par ces chiffres avancés dans la précipitation. «&nbsp;<em>Il était devenu impossible pour la Ceni de revenir en arrière</em>&nbsp;» regrette-t-il. Résultats, les 72% que la cour constitutionnelle a vainement tenté de ramener sous la barre de 70% n’ont pas plu à Gnassingbé, mais c’était tard. Les premières tendances des résultats arrivées à la Ceni ont donné une nette avance pour Agbéyomé Kodjo, arrivé en deuxième position avec un peu plus de 19% selon les résultats officiels qu’il rejette à raison. Alors, pour éviter un second tour ou une victoire de l’opposant dès le premier tour, l’industrie de la fraude a été déclenchée dans le nord du pays, visant prioritairement les préfectures dirigées par des militaires. Sur une quarantaine de départements au Togo, une dizaine est aux mains de préfets militaires. «&nbsp;<em>Ce sont ces préfectures qui ont été les plus mises à contribution pour la fraude</em>&nbsp;» confie un cadre du parti au pouvoir. Espérant, à bout de ces nombreuses irrégularités, tourner autour des 60% habituel, la Ceni se retrouve à 72%. C’est ce qui justifie ce score pléthorique qui a dérangé dans un premier temps le président sortant qui n’avait plus le choix. Depuis, sur les réseaux sociaux, dans les médias traditionnels et les rues de Lomé, les populations tournent en dérision un score qui est devenu vite amusant pour l’humour. Un buzz qui fait moins sourire Faure Gnassingbé qui a toujours savouré avec la délectation du diablotin les nombreux messages de félicitations qui lui parviennent habituellement. A défaut de ces télégrammes diplomatiques, le très catholique président devrait se contenter de quelques pages du psalmiste. Peut-être un début de conversion pour cet obsédé qui se voit volontiers président du Togo jusqu’en 2030.</p>



<p><strong>Issues et perspectives</strong></p>



<p>Agbéyomé Kodjo a nommé, dans la foulée, un Premier ministre. Un acte plus symbolique que pratique d’autant que Antoine Nadjombé vit au Canada et ne pourra probablement jamais prendre service à Lomé. D’autres nominations devront suivre, pour un chef de la diplomatie ou encore, un ministre de la défense. Mais il s’agit plus d’un gouvernement de com que d’une vraie équipe de travail d’autant que, même si sa victoire en fait l’ombre d’aucun doute, l’ancien Premier ministre a très peu de chance d’accéder au Palais de Lomé II. Il peut, non seulement, à l’exemple de Jean Ping au Gabon et de Maurice Kamto au Cameroun, pourrir le 4<sup>e</sup>&nbsp;mandat tant décrié de Faure Gnassingbé mais aussi exposer aux yeux du monde les ratés d’un scrutin qui fera date en matière de fraudes. Si pour une fois, la victoire de l’opposition ne fait aucun doute à une présidentielle, cela changera peu dans l’obsession de Faure Gnassingbé à se maintenir, contre tous, au pouvoir. Ses principaux lieutenants évoquent déjà la présidentielle de 2025. Mais dans l’ombre de sa conscience ou ce qui en reste, le président togolais digère, très lentement ses remords avec un goût de pilule amère d’autant que pour une fois, sa victoire souvent frauduleuse, manque d’éclat et de classe.</p>



<p>Dans une telle situation, la voie reste grandement ouverte à toutes issues. Même si la semaine prochaine, le président réélu prêtera serment, il sera, pendant les cinq prochaines années, moins président que d’habitude.</p>



<p><strong>MAX-SAVI Carmel, Afrika Stratégies France</strong></p>
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		<title>TOGO : Comprendre le tripatouillage électoral en cinq questions réponses</title>
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				<pubDate>Sun, 01 Mar 2020 15:32:11 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/a3fd4b960517f028786c4350263650f272b729da-750x430-1.jpg" alt="" class="wp-image-14839" width="839" height="481" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/a3fd4b960517f028786c4350263650f272b729da-750x430-1.jpg 750w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/a3fd4b960517f028786c4350263650f272b729da-750x430-1-300x172.jpg 300w" sizes="(max-width: 839px) 100vw, 839px" /><figcaption> Faure Gnassingbé </figcaption></figure>



<p>Alors<strong>&nbsp;que Faure Gnassingbé n’a toléré que des observateurs qui lui sont favorables, excluant américains, européens et la très respectée Eglise catholique, l’excès de fraudes et d’irrégularité lui a assuré, à sa propre surprise, 72,36%. Soviétique et scandaleux score que dans la précipitation, sa machine n’a pu corriger. L’élection probante d’Agbéyomé Kodjo ayant amplifié les paniques. A travers cinq questions que vous vous posez, Afrika Stratégies France vous explique tout. Autopsie d’un scrutin tripatouillé aux vues et aux sues de tous. Décryptage et subtiles précisions.</strong></p>



<p>Un taux de participation historiquement élevé avait fait penser à une victoire écrasante de l’opposition. Comment peut-il en être autrement d’autant que l’intérêt des Togolais pour les scrutins sous Faure Gnassingbé n’a cessé de dégringoler, tournant autour de 10% lors des législatives de décembre 2018. Le gouvernement avancera le chiffre surprenant de près de 40% alors que les bureaux étaient restés vides. Une participation élevée a toujours été, dans tous les rendez-vous électoraux, signe d’une volonté de changement. Le Togo fera l’exception et les chiffres provisoirement attribués par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) donnent le président sortant victorieux avec 72,36% et 27% pour les six autres candidats se réclamant de l’opposition dont le mieux parti, Agbéyomé Kodjo tourne autour de 18%. Il est apparu très vite évident que les bourrages d’urnes, l’inversion de résultats, le trafic de procès verbaux, le recours à de vieilles listes électorales par endroits et diverses pressions en sont pour beaucoup dans l’écrasante victoire du chef de l’Etat d’autant que deux jours avant le scrutin, le dernier rempart contre la fraude, le système SINCERE qui permettait l’acheminement électronique des résultats a été unilatéralement suspendu par la Ceni. Sous l’instigation du très controversé ministre de l’administration territorial, Poyadowa Boukpessi. Quelles formes ont pris les irrégularités&nbsp;? Pourquoi Faure Gnassingbé ne peut pas remporter ce scrutin&nbsp;? Qu’en pensent les chancelleries accréditées à Lomé&nbsp;? Quelles issues pour la contestation&nbsp;? Afrika Stratégies France essaie de tout vous expliquer à travers cinq questions et réponses.</p>



<p><strong>Que disent les autres candidats&nbsp;?</strong></p>



<p>Le premier à réagir fut Jean Pierre Fabre. Opposant historique, le gestionnaire de 67 ans n’a pas attendu les premiers résultats avant de jeter l’éponge et de constater que «&nbsp;les candidats de Mpdd et de Unir sont en tête&nbsp;» des votes. Dans la foulée, Agbéyomé Kodjo arrivé officiellement en 2e position et Jean Pierre Fabre se sont parlé. Deux jours plus tard, l’Alliance nationale pour le changement publiera un second communiqué pour contester les résultats. Et pour cause, si Fabre reconnaît ne pas faire partie du duel de tête, il s’insurge contre des «&nbsp;résultats fabriqués&nbsp;», Faure Gnassingbé qui avait déjà tenté de l’empêcher d’être élu maire de Golfe 4, commune du centre ville de Lomé, a insisté, selon plusieurs témoignages pour qu’il n’obtienne pas les 5% nécessaire «&nbsp;pour être remboursé de la moitié de sa caution de 20 millions (30.000 euros, Ndrl)&nbsp;». Conséquence, il se retrouvera avec 4,6% contre près de 35% lors de la dernière présidentielle, celle de 2015. Une dégringolade qu’aucun analyste politique ne peut expliquer. Arrivé en 4e position, Aimé Gogué a d’abord reconnu la «&nbsp;percée&nbsp;» de Agbéyomé Kodjo avant de contester la victoire de Faure Gnassingbé, reconnaissant de facto celle de son ancien étudiant. L’émérite professeur d’université notera la &nbsp;» généralisation des bourrages d’urnes dans la très grande majorité des bureaux de vote sur toute l’étendue du territoire&nbsp;» indexant particulièrement les régions Centrale et de la Kara (où Faure Gnassingbé oscillait entre 70 et 95% par endroit) et celle des Savanes, fief historique du président de l’Alliance démocratique pour le développement intégral. Le professeur Wolou, arrivé en 5e position, le rejoindra avec les mêmes constats. Seuls les deux derniers candidats de la liste, Tchassona et Kouessan ont voulu, comme en doutaient les observateurs, faire le jeu du pouvoir soit en «&nbsp;prenant acte&nbsp;» soit en appelant les populations à ne pas manifester contre les résultats. Il se dessine donc globalement, dans les réactions des principaux candidats que Agbéyomé Kodjo est largement en tête du scrutin.</p>



<p><strong>Quelles sont les différentes irrégularités&nbsp;?</strong></p>



<p>Au-delà des irrégularités classiques en amont, notamment la corruption du ficher électoral par un gonflement du nombre d’électeurs, il y a de la fraude classique. Dans plusieurs localités du pays notamment dans l’extrême nord, des représentants du candidat Agbéyomé Kodjo ont été chassés des bureaux de vote et remplacés, le plus souvent par des militants locaux de la majorité présidentielle. Il y a naturellement les bourrages d’urnes auxquels Faure Gnassingbé habitue, sur les traces de son feu père, les Togolais avec des vidéos de bureaux de vote où les bourrages se font en plein air. C’est le cas de plusieurs bureaux de vote, dans le nord ouest du pays où un individu a passé une demie heure à voter, à lui seul, plusieurs dizaines de bulletins en faveur du président sortant avant d’aller les poser dans l’urne sous le regard à peine agacé des membres du bureau. Tournée en bourrique sur les réseaux sociaux, la vidéo d’un jeune électeur qui a glissé allègrement ses deux bulletins a fait du buzz. Sur plus de 3000 bureaux de vote sur les 9375 que compte le pays, les résultats sortis des urnes et affichés sur les tableaux des dépouillements ont été remplacés par d’autres ou simplement inversés. Dans un bureau de Assoli, préfecture hostile à Faure Gnassingbé, les 135 votants de Agbéyomé Kodjo ont été attribués au chef de l’Etat dont les 39 votants ont remplacé, par un coup de magique, le score attribué à Agbéyomé Kodjo. A cela, faudrait-il ajouter les 450 bureaux fictifs dénombrés par la coalition Dynamique Mgr Kpodzro ainsi que le nombre de votants dépassant largement celui des inscrits dans au moins «&nbsp;5% des bureaux de vote&nbsp;» selon des procès verbaux du staff de Agbéyomé Kodjo en notre possession. Il ne faut pas négliger non plus l’achat de conscience qui a prévalu le jour du vote contraignant des votants, notamment dans la Kozah, le Kpenjal et l’Oti, à apporter une photo de leur vote prise avec leur smartphone contre 1000 à 2000 f Cfa (1,5 à 3 euros), ce qui représente 2 à 4 jours de revenus dans ses milieux ruraux.</p>



<p><strong>Pourquoi le score du président sortant scandalise les chancelleries ?</strong></p>



<p>Pour plusieurs raisons. D’abord, la candidature de Faure Gnassingbé à un 4e mandat a suscité trop de frustrations et de contestations dans l’opinion nationale. Un sondage très sérieux de Afrobaromètre dit que seulement un togolais sur quatre souhaite que le président au pouvoir depuis 2005 ne soit candidat en 2020. Pis encore, 64% des militants de son parti, Union pour la République (Unir) lui préfèrent une retraite politique. Malgré cela, mieux qu’en 2015 où, alors que le contexte lui était plus favorable, Faure Gnassingbé a réalisé 58%, il finira, cette fois-ci, à 72,36% soit 7,5 togolais sur 10. Ce qui devrait, si l’intelligence n’avait pas déserté le forum, faire sourire même le principal intéressé. Les français n’y comprennent rien, les Américains expriment leur agacement à travers un communiqué et l’Union européenne qui a été empêchée de déployer des observateurs ne s’en revient pas. lors de la dernière présidentielle, le président sortant avait fait autour de 58%. Depuis, les deux scrutins intermédiaires (législatives et municipales) n’ont pas fait vague et l’abstention pour chacune est restée très élevée (officiellement autour de 60%, en réalité plus de 80% pour les législatives). Depuis la dernière présidentielle, le Togo a connu, durant deux années, une crise politique avec des soulèvements qui ont embrasé tout le pays et des manifestations monstres au cours desquelles au moins 40 personnes ont été tuées, le plus souvent par les forces de l’ordre. L’inflation est galopante, la pauvreté presque endémique avec la précarisation des systèmes éducatif et sanitaire. Comment expliquer autrement que comme une volonté de changement l’immense mobilisation des Togolais lors de cette dernière présidentielle&nbsp;? Il est ahurissant que le pouvoir ait pu penser que ces foules sous tensions dans les bureaux de vote y étaient pour plébisciter un chef qui, après trois mandats, chantait encore des promesses, incapable du moindre bilan.</p>



<p><strong>Les Américains seuls peuvent-il faire quelque chose&nbsp;?</strong></p>



<p>L’ambassadeur des Etats-Unis à Lomé a publié rapidement un communiqué, se désolidarisant des autres représentations occidentales (France, Allemagne, Programme des nations unies pour le développement, Union européenne) avec lesquelles il constituait le légendaire G5. Mais dans la réalité, à part la mise sous éteignoir de certains stratégiques programmes militaires, Washington ne pourra pas faire grande pression sur le régime sans des actions concertées des autres puissances. Si le président français s’est refusé de recevoir Faure Gnassingbé depuis qu’il est au pouvoir, faisant de lui l’unique chef d’Etat de la sous-région à ne franchir le perron de l’Elysée en visite officielle depuis 2017, il n’a pas voulu afficher non plus un soutien clair à Agbéyomé Kodjo. Mais en cas de conflit, la France pourrait prendre la voie de la démocratie d’autant que par son expérience et sa posture, Agbéyomé Kodjo devrait pouvoir maintenir une armée efficace contre le terrorisme qui hante la diplomatie française ces dernières années. Les Allemands font la sourde oreille face à la crise que connait le Togo depuis des décennies et alors que le système des Nations Unies est totalement impuissante, le Vatican aurait pu jouer un rôle important d’autant qu’un prélat est impliqué dans le processus, soutenant un candidat et que Faure Gnassingbé entretient avec l’Etat pontifical de bonnes relations. Mais obstiné, accroché au pouvoir dont il tient aux crocs les parties jouissives, entouré d’une baronnie qui a fait du mépris et de l’arrogance leurs marques de fabrique, le président togolais ne peut fléchir que face à une forte mobilisation. Ou à une détermination organisée de la diaspora qui est majoritairement acquise au candidat Agbéyomé Kodjo. Mais en attendant, encore faudrait-il que les autres candidats malheureux de l’opposition fassent bloc autour de celui de la Dynamique Kpodzro… Et de cela, nous sommes encore bien loin.</p>



<p><strong>Quelles issues pour les recours de l’opposition&nbsp;?</strong></p>



<p>Ils n’ont que très peu de chance d’aboutir à quelque chose d’autre que la confirmation des résultats provisoires. Et pour cause, sur les 17 membres de la Ceni, 15 sont nommés par le chef de l’Etat, l’administration dont il a le contrôle ou des partis qui le soutiennent notamment l’Union des forces de changement (Ufc) de l’historique opposant devenu triste épouvantail du régime, Gilchrist Olympio et le Nouvel engagement togolais (Net) du jamais trop net transfuge Gerry Taama. A la cour constitutionnelle, les sept membres ont été tous nommés par le président sortant et son parti, à quelques jours du scrutin contre neuf prévus par la constitution. Ainsi, Faure Gnassingbé tient fermement les deux principaux leviers du processus électoral. Dans ces conditions, l’opposition n’a aucune chance de s’en sortir par la voie légale. C’est d’ailleurs pour cette raison que Gilbert Bawara, ministre proche de chef de l’Etat recommande à Agbéyomé Kodjo de saisir une cour constitutionnelle érigée en épicerie du régime. La seule vraie issue reste une mobilisation populaire qui, comme celle de 2017, secoue le pouvoir, ce qui est improbable du simple fait que pris de court il y a deux ans, Faure Gnassingbé a militarisé son système et mis aux aguets ses forces de l’ordre avec un seul mot d’ordre, «&nbsp;la répression&nbsp;!&nbsp;» sans scrupule, ni bornes.</p>



<p>Une chose est certaine, connaissant le candidat Kodjo et sa fougueuse détermination, ce n’est que le début d’une crise, aux rebondissements incertains.</p>



<p><strong>Afrika Stratégies France</strong></p>
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		<title>Togo : Agbéyomé Kodjo conteste sa défaite et dépose un recours devant la Cour constitutionnelle</title>
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				<pubDate>Thu, 27 Feb 2020 07:54:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/Agbéyomé-Kodjo.jpg" alt="" class="wp-image-10904" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/Agbéyomé-Kodjo.jpg 900w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/Agbéyomé-Kodjo-300x180.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/Agbéyomé-Kodjo-768x461.jpg 768w" sizes="(max-width: 900px) 100vw, 900px" /><figcaption>Agbéyomé j<br>Kodjo </figcaption></figure>



<p><strong>L’opposant, arrivé à la seconde place de l’élection présidentielle du 22 février a annoncé mercredi avoir déposé un recours devant la Cour constitutionnelle. Il conteste la victoire du président sortant Faure Gnassingbé et dénonce de « faux résultats » et une « mascarade électorale ».</strong></p>



<p>«&nbsp;J’ai déposé mardi soir un recours devant la Cour constitutionnelle.&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/900828/politique/presidentielle-au-togo-agbeyome-kodjo-denonce-des-irregularites-et-veut-croire-en-la-victoire/">Nous attendons que la Cour récuse les faux résultats publiés par la Céni</a>&nbsp;(Commission électorale nationale indépendante)&nbsp;», a expliqué l’opposant.</p>



<p>L’ancien Premier ministre et outsider de l’opposition a obtenu 18,37% des voix, contre 72,36% pour le président sortant, selon les résultats préliminaires officiels.</p>



<p>Le candidat du Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD) s’est toutefois auto-déclaré «&nbsp;président de la République togolaise&nbsp;», quelques heures avant la proclamation des résultats de la Céni, dénonçant de graves «&nbsp;irrégularités&nbsp;».</p>



<p>Agbéyomé Kodjo a plusieurs fois appelé les Togolais à se «&nbsp;mobiliser pour manifester leur désapprobation face à cette mascarade électorale et à défendre leurs suffrages&nbsp;»,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/892975/politique/les-principaux-adversaires-de-faure-gnassingbe-a-la-presidentielle-a-togo/">mais son appel n’a pas eu d’écho.</a></p>



<h4>Victoire «&nbsp;franche&nbsp;»</h4>



<p>Les observateurs de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) ont exhorté les candidats à « respecter les résultats issus des urnes et proclamés par les institutions » et à recourir, si besoin, « aux voies légales », dans une déclaration lue lundi lors d’une conférence de presse.</p>



<p>L’Union africaine (UA) a également appelé le peuple togolais à «&nbsp;continuer d’œuvrer pour préserver la paix, la stabilité, afin de consolider la démocratie et l’Etat de droit&nbsp;».</p>



<p>De son côté, Faure Gnassingbé, âgé de 53 ans, a fêté lundi sa victoire avec ses partisans, mais n’a pas fait de discours à la nation.&nbsp;»Cette victoire est belle, elle est franche, parce qu’elle est le fruit de nos efforts collectifs (…). Cette victoire, personne ne peut la voler, elle nous appartient, avait-il lancé devant la foule.</p>



<p><strong>Source : Jeune Afrique /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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