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	<title>Afrque &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<description>Tout un continent en un seul clic</description>
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	<title>Afrque &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<item>
		<title>Le groupe Bolloré renforce son implication dans l’éducation</title>
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				<pubDate>Thu, 27 Jan 2022 18:53:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Depuis plusieurs décennies l’éducation est au cœur de l’engagement solidaire du groupe Bolloré. À travers son programme de solidarité «&#160;Earthtalent&#160;», Bolloré s’appuie sur son ancrage territorial pour soutenir des projets d’associations de proximité principalement dans les domaines de l’éducation, la formation professionnelle et l’entrepreneuriat. Ainsi, en collaboration étroite avec ses équipes locales, le Groupe a...]]></description>
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<p><strong>Depuis plusieurs décennies l’éducation est au cœur de l’engagement solidaire du groupe Bolloré.</strong></p>



<p>À travers son programme de solidarité «&nbsp;<em>Earthtalent</em>&nbsp;», Bolloré s’appuie sur son ancrage territorial pour soutenir des projets d’associations de proximité principalement dans les domaines de l’éducation, la formation professionnelle et l’entrepreneuriat.</p>



<p>Ainsi, en collaboration étroite avec ses équipes locales, le Groupe a ainsi apporté une aide financière à près de 70 projets éducatifs dans 18 pays.</p>



<p>Parmi ces pays, il y a l’Inde avec le projet Anandan qui permet chaque année à 500 enfants en situation de grande précarité de bénéficier d’un accès à un programme éducatif de qualité.</p>



<p>En Guinée Conakry, dix étudiants ont reçu une bourse académique leur permettant d’étudier à l’École Nationale des Arts et Métiers (ENAM).</p>



<p>S’agissant de la France, en partenariat avec la Cité Internationale Universitaire de Paris, plusieurs étudiants se sont vu attribuer une bourse et bénéficient également d’un accompagnement de la part des collaborateurs du Groupe Bolloré pour leur assurer un soutien moral, financier et professionnel.</p>



<p>«&nbsp;<em>Earthtalent by Bolloré a été créé en 2010 avec l’objectif d’apporter une aide concrète aux populations locales dans divers domaines en particulier l’éducation, axe fort de notre programme. En coordonnant nos efforts avec les équipes locales, nous continuerons à remplir notre mission pour accompagner les jeunes dans la durée et leur donner les moyens de réussir par eux-mêmes</em>&nbsp;», a déclaré Dorothée Van der Cruyssen, Directrice de l’Engagement Solidaire International et Mécénat du Groupe Bolloré citée par un communiqué de presse.</p>



<p>En 2021, la création du programme de bourses B’Excellence a permis de consolider les actions déjà initiées et de donner la possibilité aux étudiants ayant un parcours académique d’excellence de poursuivre leurs études.</p>



<p><strong>Source: APA News/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Vaccins anti-Covid : ce que l’Afrique attend de la levée des brevets</title>
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				<pubDate>Thu, 06 May 2021 17:05:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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				<description><![CDATA[Àl&#8217;heure où l&#8217;Europe s&#8217;est dite « prête à discuter » d&#8217;une levée des brevets sur les vaccins anti-Covid envisagée par Washington, sujet qui s&#8217;invitera au sommet des 27 à Porto vendredi, que peut espérer le continent africain, dont les pays dépendent majoritairement du mécanisme de solidarité ­Covax ? Et ce, dans un contexte où l&#8217;écart entre le nombre de vaccins administrés dans...]]></description>
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<p><strong>Àl&rsquo;heure où l&rsquo;</strong><a href="https://www.lepoint.fr/tags/europe"><strong>Europe</strong></a><strong> s&rsquo;est dite « prête à discuter » d&rsquo;une levée des brevets sur les vaccins anti-Covid envisagée par Washington, sujet qui s&rsquo;invitera au sommet des 27 à Porto vendredi, que peut espérer le continent africain, dont les pays dépendent majoritairement du mécanisme de solidarité ­Covax ? Et ce, dans un contexte où l&rsquo;écart entre le nombre de vaccins administrés dans les pays riches et dans les pays pauvres se creuse, au grand regret du directeur général de l&rsquo;</strong><a href="https://www.lepoint.fr/tags/oms"><strong>Organisation mondiale de la santé</strong></a><strong> (OMS), </strong><a href="https://www.lepoint.fr/monde/vaccins-anti-covid-sous-pression-le-g7-veut-se-montrer-plus-solidaire-05-05-2021-2425080_24.php"><strong>le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus. </strong></a><strong>« Si nous ne levons pas aujourd&rsquo;hui les droits sur les brevets, alors dans quelle autre circonstance le ferons-nous ? », avertissait-il.</strong></p>



<h4>L&rsquo;inégalité de l&rsquo;accès aux vaccins en Afrique</h4>



<p>En tout cas, il faut souligner que si l&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/afrique">Afrique</a>&nbsp;n&rsquo;attend pas tout de la levée&nbsp;des droits sur les brevets, elle espère en tirer quelques avantages pour mieux se préparer à l&rsquo;avenir. L&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/afrique-du-sud">Afrique du Sud</a>, pays qui comptabilise le plus de cas de personnes contaminées et décédées du coronavirus sur le continent, plaide depuis des mois aux côtés de l&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/inde">Inde</a>&nbsp;au&nbsp;sein de l&rsquo;Organisation mondiale du commerce (OMC), dirigée par la Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala, pour une levée temporaire des droits de propriété intellectuelle sur les vaccins, afin&nbsp;d&rsquo;accélérer la production, mais certains pays, dont la France, y étaient farouchement opposés.</p>



<p>L&rsquo;Afrique est pourtant dans l&rsquo;impasse.&nbsp;De nombreux pays africains dépendent des livraisons de vaccins AstraZeneca produits en Inde, notamment par le Serum Institute of India, et distribués&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/covid-19-au-ghana-l-initiative-covax-se-concretise-24-02-2021-2415328_3826.php">dans le cadre du programme Covax</a>, qui vise à fournir un accès équitable en particulier aux pays les plus pauvres. Mais l&rsquo;Inde a annoncé fin mars qu&rsquo;elle allait retarder ses exportations pour lutter contre une nouvelle vague de contaminations. «&nbsp;Nous sommes dans une impasse en tant que continent&nbsp;», alertait&nbsp;mi-avril&nbsp;le Dr John Nkengasong, le&nbsp;directeur pour l&rsquo;Afrique des Centres de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) lors d&rsquo;une conférence de presse. «&nbsp;L&rsquo;accès aux vaccins a été limité pour nous en tant que continent et cela affecte la manière dont nous déployons notre programme de vaccination&nbsp;». «&nbsp;Nous avons aujourd&rsquo;hui un outil très puissant&nbsp;: le vaccin, cela nous permettra de sauver des vies&nbsp;et de rouvrir nos économies&nbsp;», avait également plaidé&nbsp;Richard Mihigo, coordonnateur du programme des maladies évitables par la vaccination pour l&rsquo;OMS Afrique.&nbsp;Les autorités de santé africaines espèrent vacciner au moins 20&nbsp;% des plus d&rsquo;un milliard d&rsquo;habitants d&rsquo;ici la fin de l&rsquo;année.</p>



<p>AstraZeneca est un vaccin à deux injections, mais «&nbsp;nous ne pouvons pas prédire quand les deuxièmes doses arriveront&nbsp;», indiquait cet expert. L’Union africaine&nbsp;tente&nbsp;d’acquérir des vaccins de manière bilatérale, hors du programme Covax. Johnson &amp; Johnson a annoncé en mars qu’il rendrait disponible pour l’Afrique jusqu’à 400&nbsp;millions de doses de son vaccin à une injection, mais les premières livraisons ne devraient pas intervenir avant le troisième trimestre 2021.</p>



<h4>Washington met son poids dans la balance</h4>



<p>Mais la donne pourrait bientôt changer, alors que plus tôt cette semaine, les États-Unis ont créé la surprise mercredi en annonçant qu&rsquo;ils étaient en faveur d&rsquo;une suspension temporaire des brevets qui protègent les vaccins, après s&rsquo;y être fermement opposés dans la lignée de l&rsquo;industrie pharmaceutique. «&nbsp;L&rsquo;administration croit fermement aux protections de la propriété intellectuelle, mais pour mettre fin à cette pandémie, elle soutient la levée de ces protections pour les vaccins contre le Covid-19&nbsp;», a justifié Katherine Tai, la représentante américaine au Commerce, dans un communiqué, précisant que Washington participait «&nbsp;activement&nbsp;» aux négociations menées en ce sens à l&rsquo;OMC. Un soutien de poids alors qu&rsquo;aucune décision n&rsquo;est prise au sein de l&rsquo;organisation internationale&nbsp;sans consensus des&nbsp;196&nbsp;pays membres.</p>



<p>Il faut savoir que les partisans de la levée des brevets estiment que cette suspension permettra d&rsquo;accroître la production de vaccins pour réduire l&rsquo;iniquité vaccinale, qui voit actuellement les pays riches tenter d&rsquo;immuniser 70&nbsp;% de leur population dans les mois qui viennent alors que les pays pauvres n&rsquo;ont pu protéger qu&rsquo;une toute petite portion de leurs populations les plus à risque.</p>



<p>Les opposants jugent au contraire que cette suspension risque de créer des problèmes sans permettre de fabriquer plus de doses.</p>



<p>En mettant ainsi leur poids dans la balance, Washington a immédiatement changé le rapport de force sur le sujet. Nombre de pays opposés jusque-là leur ont emboîté le pas depuis ou fait part de leur intérêt, y compris l&rsquo;Union européenne par la voix de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. «&nbsp;Nous sommes prêts à discuter de la façon dont la proposition américaine peut permettre d&rsquo;atteindre cet objectif&nbsp;», a-t-elle assuré. Dans un discours pour l&rsquo;Institut universitaire européen de Florence, la cheffe de l&rsquo;exécutif européen a cependant rappelé que, «&nbsp;à court terme&nbsp;», l&rsquo;urgence était surtout pour les autres pays producteurs de lever leurs restrictions pour exporter leurs doses… à l&rsquo;image de ce que fait l&rsquo;UE, «&nbsp;principal exportateur de vaccins dans le monde&nbsp;».</p>



<p>Jusqu&rsquo;à présent, l&rsquo;UE ne s&rsquo;y disait pas favorable, arguant que cette solution prendrait du temps, faute de moyens de production immédiatement mobilisables. Mais Bruxelles avait semblé récemment entrouvrir la porte. «&nbsp;Un transfert de brevet verrait la production démarrer d&rsquo;ici un an à&nbsp;14&nbsp;mois […]. L&rsquo;an prochain, lorsqu&rsquo;on aura réussi à augmenter la production de nos usines, pourra se poser cette question&nbsp;», indiquait lundi Thierry Breton, commissaire au Marché intérieur.</p>



<h4>L&rsquo;Union africaine salue ces premiers pas</h4>



<p>La position américaine pour une levée des brevets sur les vaccins anti-Covid constitue «&nbsp;une remarquable expression de leadership&nbsp;», a réagi&nbsp;le directeur de l&rsquo;Africa CDC.&nbsp;Cette décision est «&nbsp;une expression remarquable de leadership et un développement très important&nbsp;», s&rsquo;est félicité John Nkengasong. «&nbsp;L&rsquo;histoire se souviendra de la décision prise par le gouvernement américain comme étant la bonne chose au bon moment pour combattre ce défi terrible, sans précédent dans notre histoire contemporaine&nbsp;», a-t-il estimé.&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/covid-19-un-partenariat-pour-la-fabrication-de-vaccins-africains-lance-14-04-2021-2422272_3826.php">À la mi-avril, l&rsquo;Union africaine&nbsp;a lancé des partenariats pour créer cinq pôles de fabrication de vaccins en Afrique</a>, avec l&rsquo;objectif de produire localement d&rsquo;ici 20&nbsp;ans 60&nbsp;% des vaccins utilisés sur le continent (contre 1&nbsp;% actuellement). La décision américaine soutient «&nbsp;l&rsquo;élan nécessaire pour nous permettre d&rsquo;atteindre ce but, c&rsquo;est un pas dans la bonne direction&nbsp;», a encore souligné John Nkengasong.</p>



<p>Concrètement, le continent ne compte que six unités de production de vaccins constitués par&nbsp;le réseau des Instituts Pasteur dans les pays du Maghreb et au Sénégal. À ce réseau, il faut ajouter l&rsquo;entreprise publique Vacsera, en Égypte, et l&rsquo;institut public Biovac, en Afrique du Sud. Mais, aucune de ces unités ne pourrait fabriquer des vaccins comme AstraZeneca ou Pfizer sans appuis technologiques et techniques, ni sans investissements majeurs.&nbsp;Le continent africain compte aussi très peu de fabricants de médicaments, qui ne sont pas toujours aux normes internationales, alors que l&rsquo;Inde en a plus de 10&nbsp;000 par exemple.</p>



<p>La prudence est donc de mise devant la possibilité de voir lever les brevets. «&nbsp;Cela prendra du temps, mais cela nous offre une occasion unique de faire progresser un programme de fabrication continentale de vaccins&nbsp;», a expliqué&nbsp;John Nkengasong. «&nbsp;Nous sommes impatients de travailler avec l&rsquo;Organisation mondiale du commerce pour faire avancer ce processus&nbsp;», a-t-il indiqué.</p>



<h4>L&rsquo;OMC veut passer aux actes</h4>



<p>Signe que l&rsquo;espoir est de mise, le président français Emmanuel Macron s&rsquo;est dit jeudi «&nbsp;tout à fait favorable&nbsp;» à une telle mesure, même s&rsquo;il juge que la priorité à court terme doit être «&nbsp;le don de doses&nbsp;» et «&nbsp;de produire en partenariat avec les pays les plus pauvres&nbsp;».</p>



<p>La patronne de l&rsquo;OMC a «&nbsp;accueilli chaleureusement&nbsp;» l&rsquo;annonce américaine.&nbsp;Elle a encouragé l&rsquo;Inde et l&rsquo;Afrique du Sud, à l&rsquo;origine de la proposition, à présenter rapidement un texte révisé. «&nbsp;C&rsquo;est seulement en nous asseyant autour de la table que nous trouverons le moyen pragmatique et acceptable pour tous les membres d&rsquo;avancer&nbsp;», a dit Ngozi Okonjo-Iweala, selon un communiqué lu par le porte-parole de l&rsquo;OMC, Keith Rockwell. Un accord devra «&nbsp;augmenter l&rsquo;accès des pays en développement aux vaccins tout en protégeant et en soutenant la recherche et l&rsquo;innovation, si vitale pour la production de ces sérums qui sauvent des vies&nbsp;», a-t-elle souligné.</p>



<p><a href="https://www.lepoint.fr/afrique/trois-lecons-que-l-afrique-peut-tirer-de-la-pandemie-de-covid-19--12-04-2021-2421779_3826.php">Pourtant ces débats sont loin d&rsquo;être nouveaux.</a> Il y a vingt ans, en pleine pandémie de VIH/Sida, l&rsquo;OMC avait mis en place un dispositif qui donnait la possibilité à un gouvernement de « casser » un brevet sans l&rsquo;accord de son détenteur pour permettre la production, de médicaments génériques abordables. Résultat : des millions de vies ont été sauvées.</p>



<p><strong>Source : Le Point Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Élections en Éthiopie: L’UE n’enverra pas de mission d’observation lors du scrutin du 5 juin</title>
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				<pubDate>Tue, 04 May 2021 13:08:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Afrque]]></category>
		<category><![CDATA[Élections]]></category>
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		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>

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				<description><![CDATA[L&#8217;Union européenne renonce à envoyer une mission d&#8217;observation des élections législatives qui doivent se tenir en Éthiopie le 5 juin prochain. Dans un communiqué publié lundi soir, le Haut représentant aux Affaires extérieures européen Josep Borrel a regretté n&#8217;avoir pas obtenu de garanties suffisantes pour assurer son indépendance. Josep Borrel avait prévenu le mois dernier,...]]></description>
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<p><strong>L&rsquo;Union européenne renonce à envoyer une mission d&rsquo;observation des élections législatives qui doivent se tenir en Éthiopie le 5 juin prochain. Dans un communiqué publié lundi soir, le Haut représentant aux Affaires extérieures européen Josep Borrel a regretté n&rsquo;avoir pas obtenu de garanties suffisantes pour assurer son indépendance.</strong></p>



<p>Josep Borrel avait prévenu le mois dernier, à l&rsquo;occasion de l&rsquo;annonce d&rsquo;un paquet d&rsquo;aide de 53 millions d&rsquo;euros&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210419-%C3%A9thiopie-le-conseil-europ%C3%A9en-ne-fait-pas-confiance-%C3%A0-addis-abeba">pour l&rsquo;assistance humanitaire à l&rsquo;Éthiopie</a>&nbsp;: la mission européenne d&rsquo;observation électorale prévue en juin était maintenue en l&rsquo;état, «<em>&nbsp;à moins</em>, avait-il dit,&nbsp;<em>que la situation ne se détériore davantage</em>&nbsp;».</p>



<p>Changement de ton dans son communiqué de lundi, il prend acte d&rsquo;un désaccord avec l&rsquo;Éthiopie le poussant donc à «&nbsp;<em>annuler</em>&nbsp;» cette mission. Il évoque le «<em>&nbsp;refus du respect des exigences standard pour le déploiement de toute mission d&rsquo;observation électorale</em>&nbsp;», notamment parce qu&rsquo;Addis-Abeba refuse que les observateurs européens disposent de leur propre système de communication. En revanche, les 20 millions d&rsquo;euros débloqués pour appuyer la Commission électorale nationale sont maintenus, précise-t-il.</p>



<h4>L’UA maintient sa mission</h4>



<p>Ce renoncement européen est une nouvelle pression sur le Premier ministre éthiopien, critiqué pour sa manière de conduire la guerre dans le Tigré et pour son double langage sur le retrait, toujours pas effectif, de l&rsquo;armée érythréenne hors d&rsquo;Éthiopie.<a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210324-%C3%A9thiopie-le-premier-ministre-abiy-ahmed-reconnait-la-pr%C3%A9sence-d-%C3%A9rythr%C3%A9ens-au-tigr%C3%A9">Abiy Ahmed</a>&nbsp;compte sur ce scrutin pour asseoir sa légitimité.</p>



<p>Son gouvernement n&rsquo;a pas encore réagi à l&rsquo;annonce européenne. Il a simplement fait savoir que la mission de l&rsquo;Union africaine, elle, est toujours d&rsquo;actualité et qu&rsquo;elle avait été informée lundi des progrès de la préparation du scrutin.</p>



<p><strong>Source : RFI Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Vingt ans après les Accords de Cotonou, 12 recommandations pour les futures relations UE-Afrique</title>
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				<pubDate>Wed, 12 Jun 2019 08:00:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrque]]></category>
		<category><![CDATA[UE]]></category>

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				<description><![CDATA[Alors que les accords de Cotonou signés en 2000 entre les 48 pays d&#8217;Afrique subsaharienne et l&#8217;Union européenne expireront le 29 février 2020, les négociations ont débuté entre les deux parties pour repenser leur partenariat. L’Institut Montaigne rend publiques, ce 12 juin, dans un rapport de 72 pages&#160;(1),&#160;ses propositions pour que le futur partenariat entre...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/union-afr.jpg" alt="" class="wp-image-5389" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/union-afr.jpg 690w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/union-afr-300x196.jpg 300w" sizes="(max-width: 690px) 100vw, 690px" /><figcaption> <a rel="noreferrer noopener" target="_blank" href="https://www.google.com/url?sa=i&amp;source=images&amp;cd=&amp;cad=rja&amp;uact=8&amp;ved=2ahUKEwjF9tLby-PiAhWRz4UKHaQiD-gQjhx6BAgBEAM&amp;url=https%3A%2F%2Fafriqueconfidentielle.com%2Fafrique%2Funion-africaine-2018-une-annee-africaine-de-lutte-contre-la-corruption%2F&amp;psig=AOvVaw0ruaXqWuZ0ZMteK-EovKzD&amp;ust=1560416505572721">UNION AFRICAINE 2018 </a></figcaption></figure>



<p>Alors que les accords de Cotonou signés en 2000 entre les 48 pays d&rsquo;Afrique subsaharienne et l&rsquo;Union européenne expireront le 29 février 2020, les négociations ont débuté entre les deux parties pour repenser leur partenariat.</p>



<p>L’Institut Montaigne rend publiques, ce 12 juin, dans un rapport de 72 pages<em>&nbsp;(1),</em>&nbsp;ses propositions pour que le futur partenariat entre les pays d’Afrique subsaharienne et l’Union européenne « s’érige en un partenariat riche, exemplaire, apuré des scories du passé qui empêchent toute construction solide et durable ».</p>



<p>Le contexte a beaucoup changé en vingt ans. Les liens entre l’Afrique et l’Europe se sont distendus.&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/464852/societe/lafrique-face-a-sa-demographie/">Les défis démographiques</a>&nbsp;de l’Afrique, le réchauffement climatique et les phénomènes migratoires ont compliqué leur relations. Sur les deux continents, on s’est persuadé peu à peu que seul le développement de l’entreprise privée apporterait les emplois dont le continent africain a un besoin urgent pour les 30 millions de jeunes qui arrivent chaque année sur son marché du travail. C’est pourquoi l’Institut Montaigne formule douze recommandations pour structurer l’entreprise commune afro-européenne.</p>



<ul><li>Bâtir leur partenariat autour des 17&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/778437/economie/objectifs-de-developpement-durable-lafrique-a-la-traine-dans-le-domaine-des-infrastructures/">Objectifs de développement durable (ODD)</a></li></ul>



<p>Ces derniers ont été adoptés en 2015 par l’ensemble des pays de la planète, où la lutte contre la faim marche de pair avec la consommation responsable ou encore la justice et la paix. L’objectif est de partager ensemble « une vision commune de la transformation du monde ».</p>



<ul><li>Mettre en place une chambre arbitrale euro-africaine</li></ul>



<p>Celle-ci serait compétente « sur les litiges commerciaux, financiers et judiciaires qui touchent les entreprises européennes en Afrique et africaines en Europe ».</p>



<ul><li>Bâtir une offre européenne intégrée publique/privée pour les infrastructures</li></ul>



<p>Son objectif serait de combiner soutenabilité financière, caractère durable, maintenance, formation et rapidité d’exécution.</p>



<ul><li>Cibler des industries d’intérêt commun en Afrique</li></ul>



<p>Il s’agirait de construire avec elles un modèle d’ouverture graduée aux marchés internationaux, afin d’accompagner et de faire grandir la création de chaînes de valeur africaines et de champions régionaux et, in fine, afin de les soutenir dans leur stratégie d’export à l’international, particulièrement en Europe.</p>



<ul><li>Optimiser les recettes fiscales</li></ul>



<p>L’institut recommande d’« orienter davantage de financements vers la formation des administrations fiscales africaines » ; d’utiliser de plus en plus le numérique pour faciliter la collecte des impôts ; et enfin de « travailler aux côtés des États africains à des solutions fiscales et de protection sociale permettant une démarche flexible et graduée selon le degré d’insertion des acteurs économiques dans le secteur formel ou informel ».</p>



<ul><li>Épauler l’agriculture vivrière</li></ul>



<p>Dans le domaine agricole, l’institut préconise d’« augmenter le montant des financements dédiés aux petits agriculteurs et aux exploitations familiales via l’appui aux initiatives privées et l’échange d’expertises avec les agriculteurs européens ».</p>



<ul><li>Partager l’expertise institutionnelle</li></ul>



<p>L’Union européenne a mis en place de puissants mécanismes politiques, économiques, sectoriels et devrait partager son expertise d’intégration acquise en soixante années d’existence avec l’Union africaine au moment où celle-ci&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/545317/economie/la-zlec-une-chance-historique-pour-le-continent/">crée sa Zone de libre-échange continentale (Zlec).</a></p>



<ul><li>Miser sur la formation</li></ul>



<p>La formation en Afrique devrait recevoir plus de financements européens pour développer les compétences techniques dans l’agriculture, l’industrie ou le tertiaire, mais aussi les compétences professionnelles des femmes et la maîtrise par tous du numérique que ce soit dans le secteur formel ou informel.</p>



<ul><li>Favoriser les équipes mixtes pour les missions d’assistance techniques</li></ul>



<p>L’institut Montaigne conseille de réorienter l’assistance technique de l’UE vers le secteur privé et l’amélioration du climat des affaires, mais en évitant les incompréhensions grâce à la constitution d’équipes mixtes Europe-Afrique.</p>



<ul><li>Simplifier&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/670860/economie/tribune-pour-un-financement-massif-des-pme/">l’accès des PME aux financements</a>&nbsp;européens</li></ul>



<p>Cette recommandation vise autant les PME africaines que les PME européennes. Pour leur faire savoir comment profiter des financements européens, une piste pourrait être la création de chambres de commerce et d’industrie européennes en Afrique.</p>



<ul><li>Développer les financements public-privé</li></ul>



<p>L’association d’aides publiques au développement avec des financements privés permettrait de soutenir des projets certes plus risqués, mais aussi plus susceptibles d’un fort entraînement sur l’économie et la croissance.</p>



<ul><li>Soutenir la structuration en réseau des acteurs économiques</li></ul>



<p>L’institut recommande enfin de cartographier, structurer et animer un réseau de nouveaux acteurs économiques, politiques et culturels africains. Il s’agirait notamment d’« accentuer l’effort financier dédié au renforcement des organisations, des compétences et de la gouvernance de ces structures ».</p>



<p>Il faut faire vite, car «, sur le continent africain, l’Europe ne fait plus rêver. Si l’on n’y prend garde, elle pourrait parfois être perçue comme fermée et vieillissante, tandis qu’en Europe, l’Afrique pourrait apparaître souvent comme menaçante. Et pourtant, l’Europe et l’Afrique ont bel et bien une destinée commune qui nécessitera beaucoup d’énergie, d’innovation et d’intelligence collective pour la bâtir ensemble », estiment les auteurs du rapport. L’avenir de 500 millions d’Européens et de plus d’un milliard d’Africains en dépend.</p>



<p><em>(1) Pour un nouveau partenariat UE-Afrique, Institut Montaigne.</em></p>



<p>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée  </p>
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