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	<title>Afrique de l ouest &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<description>Tout un continent en un seul clic</description>
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	<title>Afrique de l ouest &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Terrorisme en Afrique de l&#8217;Ouest: l&#8217;Initiative d&#8217;Accra finalise à Cotonou une opération conjointe</title>
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				<pubDate>Thu, 14 Apr 2022 18:20:42 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[La seizième conférence des chefs des services de renseignements des pays membres de l’Initiative d’Accra, mécanisme lancé en septembre 2017 pour mieux coordonner la lutte contre le terrorisme dans la sous-région, s&#8217;est achevée mercredi 13 avril à Cotonou. L&#8217;opération conjointe d’envergure baptisée « Koudanglou renforcée », en préparation depuis quelques mois, a été validée par...]]></description>
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<p><strong>La seizième conférence des chefs des services de renseignements des pays membres de l’Initiative d’Accra, mécanisme lancé en septembre 2017 pour mieux coordonner la lutte contre le terrorisme dans la sous-région, s&rsquo;est achevée mercredi 13 avril à Cotonou. L&rsquo;opération conjointe d’envergure baptisée « Koudanglou renforcée », en préparation depuis quelques mois, a été validée par les ministres de l’Intérieur des pays concernés qui étaient présents. </strong></p>



<p>Admis comme pays observateur avec le Niger, le Mali était absent, certainement à cause des sanctions de la Cédéao. Tous les autres pays membres de l&rsquo;Initiative d&rsquo;Accra, lancée en 2017, étaient représentés : Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d&rsquo;Ivoire, du Ghana et du Togo. Une organisation dont l&rsquo;action consiste à&nbsp;partager des informations, du&nbsp;renseignement,&nbsp;et à&nbsp;des opérations militaires conjointes.</p>



<p>Dans l&rsquo;hôtel où se tenait la réunion, placé sous très bonne garde, les grands noms des services secrets de la sous-région. Les travaux ont été essentiellement consacrés au terrorisme avec une grosse inquiétude, celle de voir les groupes jihadistes sévir dans les pays côtiers.</p>



<p>Le Bénin n&rsquo;y a pas échappé : lundi seulement, alors que&nbsp;se tenait la réunion, une mine artisanale doublée d&rsquo;une embuscade a fauché cinq militaires béninois. Comment faire face ? Se mobiliser, mieux s&rsquo;organiser et riposter ensemble. Des actions communes ont été menées par le passé, il faut les poursuivre et les étoffer, a décidé la réunion.</p>



<p>Une opération conjointe d&rsquo;envergure était en préparation, elle a été validée par les ministres de l&rsquo;Intérieur. Dernière étape, un changement important, l&rsquo;opération ne va pas durer quelques jours seulement, elle sera planifiée sur douze mois. Selon nos informations, sept pays devraient y participer. Les zones frontalières seront les principales zones d&rsquo;opération.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>L&#8217;Afrique de l&#8217;Ouest fait face à une crise alimentaire historique provoquée par les conflits et la flambée des prix</title>
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				<pubDate>Tue, 05 Apr 2022 20:15:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Société]]></category>
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				<description><![CDATA[ L&#8217;Afrique de l&#8217;Ouest est confrontée à sa pire crise alimentaire jamais enregistrée, provoquée par le conflit, la sécheresse et l&#8217;impact de la guerre en Ukraine sur les prix et la disponibilité des denrées alimentaires, ont annoncé mardi les agences d&#8217;aide. Il y a environ 27 millions de personnes souffrant de la faim dans la région...]]></description>
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<p> <strong>L&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest est confrontée à sa pire crise alimentaire jamais enregistrée, provoquée par le conflit, la sécheresse et l&rsquo;impact de la guerre en Ukraine sur les prix et la disponibilité des denrées alimentaires, ont annoncé mardi les agences d&rsquo;aide.</strong></p>



<p>Il y a environ 27 millions de personnes souffrant de la faim dans la région et ce nombre pourrait atteindre 38 millions d&rsquo;ici juin, soit une augmentation de 40% par rapport à l&rsquo;année dernière et un record historique, ont déclaré 11 organisations humanitaires internationales dans un communiqué conjoint.</p>



<p>De vastes pans de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest, y compris des parties du Burkina Faso, du Mali, du Niger et du Nigeria, sont confrontés à des insurrections islamistes qui ont forcé des millions de personnes à quitter leurs terres.&nbsp;Avec le Tchad, ce sont les pays les plus touchés par la faim.</p>



<p>La région a également connu une aggravation des inondations et des sécheresses en raison des effets du changement climatique, ce qui rend l&rsquo;agriculture plus difficile.&nbsp;La production céréalière en 2021/22 a baissé de 39 % en glissement annuel au Niger et de 15 % au Mali, selon le Réseau de prévention des crises alimentaires en Afrique de l&rsquo;Ouest.</p>



<p>En plus de cela, les prix alimentaires mondiaux ont augmenté et le commerce a été perturbé en raison de l&rsquo;invasion de l&rsquo;Ukraine par la Russie.&nbsp;Les fermetures de frontières dues au COVID-19 ont également eu un impact négatif, a déclaré le Réseau de prévention des crises alimentaires.</p>



<p>« Ce qui est nouveau et qui s&rsquo;aggrave, ce sont principalement toutes les personnes déplacées et les terres abandonnées à cause du conflit, mais nous assistons également à de nouveaux moteurs », a déclaré Assalama Dawalack Sidi, directeur régional d&rsquo;Oxfam pour l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest et du Centre.</p>



<p>Selon l&rsquo;Organisation des Nations Unies pour l&rsquo;alimentation et l&rsquo;agriculture (FAO), six pays d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest importent 30 à 50 % de leur blé de Russie et d&rsquo;Ukraine.</p>



<p>La guerre en Ukraine risque également de rediriger les financements indispensables de la région, a averti Sidi.</p>



<p>« De nombreux donateurs ont déjà indiqué qu&rsquo;ils pourraient réduire le financement destiné à l&rsquo;Afrique pour payer les réfugiés en Europe », a-t-elle déclaré.</p>



<p><strong>Source: Reuters Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Cedeao : un accord de 2 milliards pour développer l’industrie pharmaceutique</title>
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				<pubDate>Mon, 28 Mar 2022 19:06:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Cédéao]]></category>
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				<description><![CDATA[La Banque africaine de développement (Bad) et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) ont signé un protocole d’accord de 3,56 millions de dollars, soit plus de deux milliards de FCFA, pour développer l’industrie pharmaceutique en Afrique de l’ouest. La partie occidentale du continent veut prendre son indépendance dans le domaine pharmaceutique....]]></description>
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<p><strong>La Banque africaine de développement (Bad) et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) ont signé un protocole d’accord de 3,56 millions de dollars, soit plus de deux milliards de FCFA, pour développer l’industrie pharmaceutique en Afrique de l’ouest.</strong></p>



<p>La partie occidentale du continent veut prendre son indépendance dans le domaine pharmaceutique. Mercredi dernier à Abuja, siège de l’institution sous-régionale, un protocole d’accord dudit montant a été paraphé par Lamin Barrow, directeur général de la banque pour le Nigéria et par Mamadou Traoré, commissaire de la Cedeao chargé de l’Industrie et du Secteur privé.</p>



<p>L’objectif des deux organisations panafricaines est de mettre en œuvre le Projet d&rsquo;appui au développement de l&rsquo;industrie pharmaceutique en Afrique de l’Ouest. Selon le communiqué reçu à APA, le projet soutiendra la mise en œuvre de la réglementation relative à l’application d’une franchise de droits de douane sur les matières premières pharmaceutiques.</p>



<p>D’un coût total de 3,77 millions de dollars, le Projet de développement de l’industrie pharmaceutique dans la région de la Cedeao sera financé non seulement par ce don de 3,56 millions de dollars du Fonds africain de développement, le guichet concessionnel du Groupe de la Banque, mais aussi par une contribution de 200.000 dollars en espèces et 400.000 dollars &nbsp;en nature de la Commission de la Cedeao, explique la même source.</p>



<p>«&nbsp;<em>La production locale de produits pharmaceutiques et biologiques est devenue un impératif et une priorité régionale ainsi que la fourniture de services de prestation de soins de santé pour lesquels le soutien de la Banque africaine de développement aidera la CEDEAO à atteindre ses objectifs de développement</em>&nbsp;»,&nbsp;souligne Mamadou Traoré.</p>



<p>«&nbsp;<em>La crise du Covid-19 a davantage exposé la fragilité de nos systèmes de santé nationaux et a provoqué des perturbations importantes dans le secteur sanitaire et pharmaceutique mondial et des chaînes d&rsquo;approvisionnement. Cela souligne l&rsquo;urgence d&rsquo;accélérer les efforts pour assurer un niveau minimum d&rsquo;approvisionnement en produits de santé</em>&nbsp;», a de son côté indiqué Lamin Barrow.</p>



<p>Outre les objectifs à propos de la réglementation douanière, le projet vise également à mettre en place un écosystème régional de réglementation pharmaceutique efficace en proposant des programmes d’assistance technique et de renforcement des capacités des autorités régionales de réglementation des médicaments.</p>



<p><strong>Source: APA News/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Cedeao : comment retrouver une crédibilité mise à mal</title>
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				<pubDate>Tue, 07 Dec 2021 19:07:36 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Alors que s’ouvre ce 12 décembre un sommet crucial de la Cedeao, il est essentiel de rappeler les principes de bonne gouvernance afin d’éviter l’irruption des militaires dans le champ politique. La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) fête ce mois-ci le vingtième anniversaire de son protocole additionnel sur la démocratie et...]]></description>
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<p><strong>Alors que s’ouvre ce 12 décembre un sommet crucial de la Cedeao, il est essentiel de rappeler les principes de bonne gouvernance afin d’éviter l’irruption des militaires dans le champ politique.</strong></p>



<p>La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) fête ce mois-ci le vingtième anniversaire de son protocole additionnel sur la démocratie et la bonne gouvernance. Au cours de ces deux décennies, la sous-région et le continent tout entier ont enregistré de nombreuses évolutions dans le domaine de la gouvernance.</p>



<h4>Vagues de «&nbsp;démocratisation&nbsp;»</h4>



<p>Pour assurer l’efficacité d’un instrument normatif comme ce protocole, il est important de porter un regard rétrospectif pour voir ce qui a bien fonctionné et ce qu’il faudrait améliorer. Les récentes prises du pouvoir par les militaires en <a href="https://www.jeuneafrique.com/1229551/politique/exclusif-guinee-lhistoire-secrete-de-la-chute-dalpha-conde-par-francois-soudan/">Guinée</a> et au <a href="https://www.jeuneafrique.com/1030652/politique/mali-des-tirs-entendus-au-camp-militaire-de-kati-pres-de-bamako/">Mali</a>, sur fond de contestations populaires des régimes déchus, offrent une raison de plus pour se consacrer à un tel exercice. Il convient de rappeler d’abord qu’à la fin de la Guerre froide, au début des années­ 1990, plusieurs pays africains ont adopté le multipartisme après des années de parti unique et de régimes autoritaires. En Afrique de l’Ouest, cette vague a commencé par la Conférence nationale au Bénin, tenue du 19 au 28 février 1990. Un des résultats majeurs de cette conférence a été l’adoption d’une nouvelle Constitution qui consacre le multipartisme et la limitation à deux des mandats présidentiels, d’une durée de cinq ans chacun. Plusieurs autres pays de la sous-région adopteront par la suite des formules similaires.</p>



<p>Avec ces vagues de «&nbsp;démocratisation&nbsp;», les militaires qui avaient investi la sphère politique se sont retirés dans les casernes pour se consacrer à leur mission républicaine de protection de l’intégrité territoriale de leurs pays respectifs. Cependant, vers la fin de la décennie 1990, avec des guerres civiles et des coups d’État militaires (surtout en Sierra Leone, Liberia et Guinée-Bissau pour l’Afrique de l’Ouest), les organisations régionales africaines ont adopté un certain nombre d’instruments sur la gouvernance afin de protéger les processus démocratiques de plus en plus menacés et d’en consolider les acquis.</p>



<h4>Réhabiliter la déclaration de Lomé</h4>



<p>Ainsi, le 10 décembre 1999, la Cedeao a adopté, dans la capitale togolaise, Lomé, un protocole relatif au mécanisme de prévention, de gestion, de règlement des conflits, de maintien de la paix et de la sécurité. Moins d’une année plus tard, dans la même capitale, le trente-sixième sommet de la défunte Organisation de l’unité africaine (OUA) a adopté, le 12 juillet 2000, une déclaration contre les «&nbsp;changements anticonstitutionnels&nbsp;» de gouvernement, communément appelée Déclaration de Lomé. C’est le tout premier instrument continental contre les prises du pouvoir par les armes.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LES PRINCIPES DE LA BONNE GOUVERNANCE, DE LA TRANSPARENCE ET DES DROITS DE L’HOMME SONT ESSENTIELS POUR GARANTIR DES GOUVERNEMENTS REPRÉSENTATIFS ET STABLES</p></blockquote>



<p>Pour justifier cette déclaration, les chefs d’État africains rappellent alors l’évolution politique récente du continent avec des cas de coups d’État militaires. Ils regrettent que ces évènements surviennent au moment où les populations commencent à s’habituer à l’État de droit et à la gouvernance démocratique. Ils reconnaissent surtout que « les principes de la bonne gouvernance, de la transparence et des droits de l’homme sont essentiels pour garantir des gouvernements représentatifs et stables, et peuvent contribuer à la prévention des conflits ».</p>



<p>Ce courageux constat des chefs d’État fait une bonne lecture de la situation. En effet, ce sont souvent les actions condamnables des gouvernants qui donnent des arguments aux militaires pour justifier leur irruption dans le champ politique. C’est ce qui a amené la Cedeao à adopter en décembre 2001, un protocole additionnel sur la gouvernance. Ce protocole, dès son premier article, stipule l’interdiction de tout changement anticonstitutionnel, de même que tout mode non démocratique de maintien du pouvoir. Au moment de l’adoption de celui-ci, l’expérience montrait déjà que certains chefs d’État attendaient la fin de leurs mandats constitutionnels en cours pour introduire des changements à leur constitution en vue de se maintenir au pouvoir.</p>



<h4>Plaidoyers diplomatiques</h4>



<p>Il fallait donc éviter l’abus de modifications des lois fondamentales de ces États membres, notamment celles liées aux élections, comme la constitution et les lois électorales. C’est dans cette logique que l’article 2 de ce protocole prévoit qu’ «&nbsp;aucune réforme substantielle de la loi électorale ne doit intervenir dans les six mois précédant les élections sans le consentement d’une large majorité des acteurs politiques&nbsp;». C’est sur la base de cette disposition que la Cedeao a pris la décision salutaire de suspendre le Niger de ses organes de décisions.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>DE NOMBREUX CITOYENS DE LA RÉGION ÉPROUVENT UN RESSENTIMENT VIS-À-VIS DES «&nbsp;TIÈDES&nbsp;» PRISES DE POSITIONS DE LA CEDEAO SUR LES RÉCENTS COUPS D’ÉTAT MILITAIRE</p></blockquote>



<p>En effet, le président nigérien d’alors, Mamadou Tandja, avait fait modifier la constitution de son pays par un référendum controversé en août 2009 alors que son second mandat arrivait à échéance en décembre de la même année, soit moins de six mois de la fin de son mandat. C’est d’ailleurs pour éviter de tomber dans une situation similaire, que d’autres leaders, comme l’ancien président guinéen Alpha Condé, ont opéré leur changement bien avant cette période de six mois, rendant ainsi difficile l’intervention de l’organisation sous-régionale. Cette dernière, faute d’instruments juridiques applicables dans un tel contexte s’est résolue à faire des plaidoyers diplomatiques appelant à la retenue et à la recherche de consensus.</p>



<p>Ce faisant, la Cedeao s’est exposée à l’incompréhension et aux critiques des acteurs politiques, des sociétés civiles et des populations en général qui ne comprennent pas forcément ces «&nbsp;élasticités juridiques&nbsp;»&nbsp;; ce qui les amènent à ne pas se reconnaître dans l’attitude que l’Organisation a pu afficher en pareille circonstance. C’est ce qui explique aussi, en grande partie, le ressentiment de nombreux citoyens de la région vis-à-vis des «&nbsp;tièdes&nbsp;» prises de positions de la Cedeao sur les situations récentes de coup d’État militaire dans des pays comme la Guinée.</p>



<h4>Tirer les leçons du passé</h4>



<p>Loin de prétendre qu’une telle mesure serait une panacée, nous demeurons convaincu qu’elle contribuera à la promotion de l’alternance démocratique dans la sous-région et donnera à la Cedeao un mandat clair pour agir contre toute nouvelle tentative allant à l’encontre de ce principe. Alors et alors seulement, la Cedeao, organisation sous-régionale pionnière en Afrique et qui a tant fait dans le domaine de l’intégration économique de ses pays membres, jouira pleinement de la confiance et du soutien de ses 400 millions d’habitants et surtout de sa jeunesse qui a tant soif de démocratie et de bonne gouvernance.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>À Abidjan, la France souhaite former 10 000 enseignants africains</title>
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				<pubDate>Thu, 11 Feb 2021 13:41:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Les autorités ivoiriennes viennent d&#8217;inaugurer le Centre de développement professionnel (CDP), une nouvelle institution créée par la France qui doit permettre de former 10 000 enseignants de quinze pays d&#8217;Afrique francophone les cinq prochaines années. Objectif : muscler le système éducatif des pays africains. La France&#160;vient de créer à&#160;Abidjan&#160;un centre qui a pour but de former en cinq ans plus de...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/c0c40c5_2818924-000-par2132155-1024x682.jpg" alt="" class="wp-image-21224" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/c0c40c5_2818924-000-par2132155-1024x682.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/c0c40c5_2818924-000-par2132155-300x200.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/c0c40c5_2818924-000-par2132155-768x512.jpg 768w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/c0c40c5_2818924-000-par2132155.jpg 1328w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>L’entrée du lycée français Blaise-Pascal à Abidjan, en septembre 2008. KAMBOU SIA / AFP</figcaption></figure>



<p><br><strong>Les autorités ivoiriennes viennent d&rsquo;inaugurer le Centre de développement professionnel (CDP), une nouvelle institution créée par la France qui doit permettre de former 10 000 enseignants de quinze pays d&rsquo;Afrique francophone les cinq prochaines années. Objectif : muscler le système éducatif des pays africains.</strong></p>



<p><a href="https://www.france24.com/fr/france/20210119-france-les-grandes-%C3%A9coles-apparaissent-largement-comme-un-monde-d-initi%C3%A9s">La France</a>&nbsp;vient de créer à&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/tag/c%C3%B4te-d-ivoire/">Abidjan</a>&nbsp;un centre qui a pour but de former en cinq ans plus de 10&nbsp;000&nbsp;enseignants de 15 pays d&rsquo;<a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20200608-penser-le-futur-de-l-enseignement-quel-programme-pour-b%C3%A2tir-les-%C3%A9coles-de-demain">Afrique subsaharienne</a>&nbsp;francophone, où plus de la moitié des élèves débutent le secondaire sans savoir ni lire ni écrire.</p>



<p>Les autorités ivoiriennes ont inauguré la semaine dernière ce Centre de développement professionnel (CDP), saluant « une véritable aubaine ».</p>



<p>« Compte tenu de la très grande proximité de nos systèmes scolaires, il nous a semblé important de créer ce CDP », explique Jean-Christophe Deberre, ancien directeur de la Mission laïque française, à l&rsquo;initiative de ce projet. Il s&rsquo;agit, selon lui, d&rsquo;une « brique de plus dans la coopération entre la France et les pays d&rsquo;Afrique francophone ».</p>



<p>Le CDP doit former le personnel de l&rsquo;enseignement public français en Côte d&rsquo;Ivoire et dans la sous-région, ainsi que ceux de l&rsquo;enseignement privé. Le lycée international Jean-Mermoz à Abidjan, le plus grand établissement français du pays, abrite ses locaux.</p>



<p>Pendant une semaine, conférences, ateliers, journées portes ouvertes et tables rondes ont rassemblé plusieurs centaines de personnes, venues « s&rsquo;informer et se former » aux métiers de l&rsquo;éducation.</p>



<p>Le but est de former « en cinq ans plus de 10&nbsp;000&nbsp;enseignants et étudiants pour relever le défi de la qualité de l&rsquo;enseignement », affirme François Clauzel, directeur du CDP.</p>



<p>« Nous voulons mettre un terme à une vielle méthode qui consistait à réunir des enseignants, leur donner une formation théorique et les renvoyer dans leur classe », dit-il, promettant un suivi tout au long de leur carrière professionnelle.</p>



<p>La ministre ivoirienne de l&rsquo;Éducation, Kandia Camara, s&rsquo;est réjouie de l&rsquo;installation de ce centre « dans un environnement de plus en plus concurrentiel ».</p>



<p>« Ce centre innovant vient à point nommé pour combler des besoins pressants en matière d&rsquo;ingénierie pédagogique, de formation initiale et de renforcement continu des capacités », a-t-elle souligné lors de la cérémonie inaugurale.</p>



<p><strong>Analphabétisme</strong></p>



<p>Le CDP doit permettre de relever le système éducatif des pays africains, de plus en plus critiqué pour la piètre qualité de ses acteurs et sa mauvaise gouvernance.</p>



<p>« Plus de la moitié (55&nbsp;%) des élèves de 15 pays d&rsquo;Afrique francophones débutent leur scolarité dans le secondaire sans savoir écrire, ni lire », souligne un récent rapport du Programme d&rsquo;analyse des systèmes éducatifs (Pasec) des ministres de l&rsquo;Éducation d&rsquo;Afrique francophone.</p>



<p>« Ces élèves éprouvent des difficultés d&rsquo;apprentissage (&#8230;) relativement importants dans le déchiffrage de l&rsquo;écriture et la compréhension des mots », indique ce rapport financé notamment par l&rsquo;Agence française de développement (AFD).</p>



<p>Une question récurrente en Côte d&rsquo;Ivoire, essentielle à la fois pour les institutions et pour les parents d&rsquo;élèves, est la qualité de l&rsquo;enseignement et donc la qualité de la prestation des enseignants, selon un expert.</p>



<p>« Le facteur qui a le plus d&rsquo;influence sur la réussite des élèves, c&rsquo;est l&rsquo;enseignant. Un bon enseignant, c&rsquo;est celui qui va faire progresser très vite ses élèves », note Julie Higounet, responsable ingénierie formation à la Mission laïque française qui pilote le projet.</p>



<p>« Je souhaite vivement que ce Centre de développement professionnel nous aide à écrire ensemble de belles pages de l&rsquo;histoire de notre école (&#8230;) », a poursuivi la ministre ivoirienne de l&rsquo;Éducation.</p>



<p>Pour Théodore Gnagna Zadi, à la tête d&rsquo;une plateforme qui regroupe une cinquantaine de syndicats du public et du privé, en majorité d&rsquo;enseignants, « notre pays a commencé à régresser dans la qualité de l&rsquo;enseignement, nos camarades ont besoin de cet instrument pour stopper l&rsquo;hémorragie et relancer le système ».</p>



<p><strong>Source: France 24/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Projet d’expansion terroriste en Afrique de l’Ouest : résister à la distraction, à la dispersion et à la fragmentation</title>
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				<pubDate>Fri, 05 Feb 2021 17:45:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Al-Qaïda]]></category>
		<category><![CDATA[Ascension du terrorisme]]></category>

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				<description><![CDATA[Les déclarations du patron de la DGSE française sur les projets d’expansion d’Al-Qaïda vers le Bénin et la Côte d’Ivoire ne nous apprennent rien que nous ne sachions déjà. Les pays ouest-africains doivent faire bloc et résister à la dispersion des efforts et des esprits. Si le chef des services de renseignements extérieurs français souhaitait...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/burkina-faso_terrorisme.jpg" alt="" class="wp-image-8096" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/burkina-faso_terrorisme.jpg 678w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/burkina-faso_terrorisme-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 678px) 100vw, 678px" /></figure>



<p><strong>Les déclarations du patron de la DGSE française sur les projets d’expansion d’Al-Qaïda vers le Bénin et la Côte d’Ivoire ne nous apprennent rien que nous ne sachions déjà. Les pays ouest-africains doivent faire bloc et résister à la dispersion des efforts et des esprits.</strong></p>



<p>Si le chef des services de renseignements extérieurs français souhaitait faire parler de lui, c’est réussi. S’il souhaitait attirer l’attention des décideurs politiques et des citoyens français sur l’incontestable utilité de l’institution qu’il dirige, ça l’est peut-être aussi. S’il voulait enfin susciter l’étonnement et un certain agacement des décideurs politiques, sécuritaires… et des responsables des agences de développement touristique des deux pays nommément cités, le Bénin et la Côte d’Ivoire, c’est indubitablement un succès.</p>



<p>Le 1er février, Bernard Émié, patron de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) française, annonçait que les chefs d’Al-Qaïda au Sahel avaient un « projet d’expansion vers les pays du golfe de Guinée », et citait le Bénin et la Côte d’Ivoire, où ce groupe aurait déjà disséminé des hommes.</p>



<h4>De nombreuses alertes</h4>



<p>La sortie de ce haut responsable français, lors d’un comité exécutif consacré à la lutte antiterroriste sur la base aérienne d’Orléans-Bricy, en présence de la ministre de la Défense, Florence Parly, et du chef d’état-major des armées, le général François Lecointre, étonne d’autant plus que le risque d’une expansion de groupes armés se réclamant du jihadisme du Sahel vers les pays côtiers ouest-africains fait l’objet de rapports, d’études, de discussions informelles et de réunions tout à fait publiques depuis au moins quatre ans.</p>



<p>La station balnéaire de Grand-Bassam en Côte d’Ivoire a été frappée par&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/312001/politique/cote-divoire-victimes-de-lattaque-13-mars-a-grand-bassam/">un attentat terroriste en mars 2016.</a>&nbsp;Le parc naturel de la Pendjari, situé en territoire béninois, près de la frontière avec le Burkina Faso, a été le théâtre d’un enlèvement en mai 2020,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/773735/politique/benin-hommages-a-fiacre-gbedji-guide-des-deux-ex-otages-liberes-au-burkina/">qui a coûté la vie à un guide touristique béninois</a>&nbsp;et à deux soldats français pendant l’opération militaire qui a suivi en territoire burkinabè.</p>



<p>Les analyses de l’Institut d’études de sécurité (ISS) et d’autres&nbsp;<em>think tanks</em>&nbsp;spécialisés alertent depuis des années sur le risque de contagion terroriste au sud des pays sahéliens et une institution régionale comme le Conseil de l’entente (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Niger et Togo) tente de mobiliser et de coordonner les efforts nationaux pour prévenir l’extrémisme violent – la formule consacrée – pendant que le G5 Sahel, l’Autorité du Liptako-Gourma et la Commission du bassin du lac Tchad tentent de réduire la violence terroriste.</p>



<p>Il est vrai que le chef de la DGSE a apporté des éléments de preuve précis et spectaculaires, notamment une vidéo tournée au cœur d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmo), lors d’une réunion de ses principaux chefs, à en croire la restitution qui en a été faite par la presse française. Cela ne change rien au fait que le projet d’expansion des groupes jihadistes vers le sud n’est pas nouveau, et qu’à bien y réfléchir, cette expansion, qui équivaut de fait à une dispersion des acteurs de la violence, relève au moins autant d’une stratégie de survie que d’une volonté pour Aqmi, ou d’autres, d’étendre leur influence.</p>



<h4>Une annonce stratégique ?</h4>



<p>Depuis les interventions militaires française, africaine et onusienne en 2013 dans le nord du Mali, la survie des groupes jihadistes passe par la dispersion de leurs éléments partout où les conditions locales s’y prêtent, par le recrutement de nouveaux combattants et par la mobilisation de ressources pour alimenter la lutte armée. Le Burkina Faso, c’est certes encore le Sahel mais c’est déjà le sud du Mali… Et entre Kidal, dans le grand nord malien, et Kafolo, dans le nord de la Côte d’Ivoire,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1000865/politique/terrorisme-lattaque-de-kafolo-un-tournant-pour-la-cote-divoire/">cible d’une attaque terroriste en juin 2020,</a>&nbsp;une forme de descente vers le sud était déjà amorcée. Alors pourquoi de grandes déclarations maintenant sur le danger terroriste en Afrique de l’Ouest, au-delà et au-dessous du Sahel ?</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LES INTERVENTIONS MILITAIRES EXTÉRIEURES NE SONT PAS UNE SOLUTION DURABLE</p></blockquote>



<p>On ne peut penser qu’à deux hypothèses, toutes davantage liées au positionnement politique et stratégique français qu’à des évolutions nouvelles sur le terrain ouest-africain. Soit une volonté de la DGSE d’obtenir davantage de soutien et de ressources de ses autorités de tutelle, donc une affaire franco-française, soit un besoin anticipé de justification d’un réajustement des forces françaises en Afrique de l’Ouest, qui serait cohérent avec le discours en vogue d’une réduction de l’engagement militaire au Sahel.</p>



<p>Le sommet du G5 Sahel à N’Djamena, où des annonces sont attendues dans ce sens, est prévu les 15 et 16 février prochains. Après la transition de l’opération Serval au Mali vers l’opération Barkhane dans cinq pays du Sahel, faut-il s’attendre au déploiement d’un nouveau dispositif militaire franco-européen dans l’espace sahélo-côtier ouest-africain ? En fait, les bases militaires en Côte d’Ivoire et au Sénégal font déjà partie du dispositif français au Sahel…</p>



<h4>Barkhane dans l’impasse</h4>



<p>Il n’y a aucun doute sur la gravité de la situation sécuritaire au Sahel et sur la vulnérabilité des pays situés plus au Sud face à une progression lente mais sûre des groupes armés, qu’ils soient jihadistes ou pas. Mais on sait aussi que les interventions militaires extérieures, quoique nécessaires à des moments critiques pour éviter le chaos et l’effondrement politique d’un État, ne représentent jamais une solution durable à des crises complexes et multidimensionnelles.</p>



<p>Il faut aussi ajouter qu’elles ne sont jamais neutres et ne peuvent être perçues comme telles, notamment lorsque l’acteur extérieur dominant est l’ancienne puissance colonisatrice qui entretient une présence militaire en Afrique de l’Ouest, en Afrique centrale et à Djibouti depuis des décennies. Les citoyens ouest-africains qui se posent des questions sur les nouvelles intentions des stratèges, des militaires et des services de renseignements français, ont donc quelques raisons d’être circonspects.</p>



<p>De nombreuses voix dénoncent depuis des mois ce qui serait l’échec de la force Barkhane au Sahel, une impasse dans la lutte contre les groupes armés dans la région et la dispersion de la violence dans un espace de plus en plus vaste. Ce débat n’est pas sans intérêt mais le prix le plus élevé de l’échec d’une intervention militaire extérieure, ce sont ceux qui vivent dans les zones qui n’auront pas été pacifiées et qui auront même vu la violence s’étendre et prendre de nouvelles formes plus désastreuses qui le paient ou le paieront.</p>



<h4>Résister à la dispersion des efforts</h4>



<p>Pour les citoyens des pays ouest-africains, sahéliens et non sahéliens, qui aimeraient tant être enfin écoutés par leurs gouvernants, l’impératif est de résister à la distraction permanente. Celle qui éloigne de la poursuite résolue, au quotidien, des efforts de construction des États et des ressources humaines civiles et militaires qui les animent. Celle qui empêche de penser, planifier, organiser et agir avec un minimum d’autonomie.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>ON NE PEUT PAS ISOLER LES ÉVOLUTIONS SÉCURITAIRES DES PAYS DU SAHEL DE CELLES DE LEURS VOISINS CÔTIERS</p></blockquote>



<p>Résister à la distraction des esprits. Résister à la dispersion des efforts. Résister à la fragmentation du continent. Dans une tribune publiée en 2017, j’estimais qu’accepter le détachement géopolitique progressif du Sahel de l’Afrique de l’Ouest pourrait être une erreur stratégique majeure&nbsp;et que les problèmes du Sahel sont ceux de l’Afrique de l’Ouest et de l’Afrique avant d’être ceux de la France et de l’Europe.</p>



<p>Après avoir passé des années à prétendre que l’on pouvait isoler les évolutions sécuritaires, politiques, économiques et environnementales des pays du Sahel de celles de leurs voisins côtiers dont les régions septentrionales ont des allures sahéliennes, découvrira-t-on aujourd’hui, parce que le chef de la DGSE nous l’aura appris, que cela n’avait pas beaucoup de sens ?</p>



<p>Résister à la distraction, c’est la condition&nbsp;<em>sine qua non</em>&nbsp;pour éloigner le spectre d’une Afrique de l’Ouest écartelée, dans une dizaine d’années, entre des groupes armés criminels, des régimes autoritaires et corrompus ou/et à des armées étrangères aussi amicales qu’envahissantes.</p>



<p>Aucun citoyen malien n’aurait imaginé, même jusqu’en 2011, que son pays plongerait pendant dans une crise profonde et longue. Si cela devait arriver à n’importe lequel des pays ouest-africains encore stables et en paix au cours des prochaines années, ce serait une immense tragédie.</p>



<p><strong>Source : Jeune Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>L&#8217;éco, monnaie de la Cédéao, repoussée à 2025?</title>
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				<pubDate>Wed, 27 Jan 2021 14:10:59 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/logo_cedeao_0_0-1024x578.png" alt="" class="wp-image-10029" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/logo_cedeao_0_0.png 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/logo_cedeao_0_0-300x169.png 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/logo_cedeao_0_0-768x434.png 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p><strong>La monnaie commune aux pays de la Cédéao pourrait ne pas voir le jour avant 2025, au mieux. C&rsquo;est ce qui ressort des débats tenus ce dimanche par les dirigeants de la Cédéao réunis en sommet ordinaire. Les chefs d&rsquo;État ont décidé de repousser à janvier 2022 la reprise de l&rsquo;application de leur pacte de convergence, à cause de la pandémie de Covid-19 qui a obligé les pays ouest-africains à accroitre leurs dépenses.</strong></p>



<p>Déjà&nbsp;<strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20200909-pas-monnaie-unique-la-c%C3%A9d%C3%A9ao-en-2020">suspendues pour 2020</a></strong>, les mesures de convergence ont aussi été gelées par les chefs d&rsquo;État pour l&rsquo;ensemble de l&rsquo;année 2021. Un nouveau pacte de convergence doit être discuté par les pays de la Cédéao. Il entrera en vigueur au 1er janvier 2022. L&rsquo;organisation ouest-africaine s&rsquo;en explique par le fait que la pandémie entraine des dépenses supplémentaires, ce qui éloigne les gouvernements de l&rsquo;application des critères notamment sur la dette et le déficit budgétaire.</p>



<p>Dès lors que la convergence ne reprendra qu&rsquo;en 2022, la monnaie commune est ajournée. En effet, le ministre burkinabè de l&rsquo;Economie explique dans la presse qu&rsquo;il faut trois ans de convergence pour envisager le lancement de l&rsquo;éco, ce qui repousse sa date d&rsquo;entrée en vigueur à 2025.</p>



<p>Beaucoup d&rsquo;économistes ouest-africains posent donc une question : ce report de l&rsquo;éco n&rsquo;est-il pas surtout un aveu d&rsquo;échec ? Dans les colonnes du quotidien <em>Sidwaya, </em>l&rsquo;économiste burkinabé Ousséni Illy souligne les clivages existants entre les pays de l&rsquo;UEMOA et les autres, en particulier <strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/%C3%A9conomie/20200624-monnaie-le-pr%C3%A9sident-nigerian-%C3%A9voque-risque-dislocation-la-c%C3%A9d%C3%A9ao">le Nigeria</a></strong>.</p>



<p>Clivage qui bloque le processus d&rsquo;intégration monétaire. En effet, que ce soit sur les statuts de la future Banque centrale ou le régime de change de la monnaie commune, les dirigeants n&rsquo;ont pas avancé. Le risque étant de laisser le doute sur la volonté politique s&rsquo;installer dans l&rsquo;opinion.  </p>



<p><strong>Source:  Rfi Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Or : le canadien Roxgold veut doubler sa production en Afrique de l’Ouest</title>
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				<pubDate>Fri, 18 Dec 2020 16:43:43 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Avec l’obtention d’un permis d’exploitation en Côte d’Ivoire, la compagnie canadienne spécialisée dans l’or prévoit de doubler sa production à l’Ouest du continent d’ici 2022. Roxgold vient d&#8217;obtenir un permis d&#8217;exploitation minière en Côte d&#8217;Ivoire pour le développement du projet aurifère de Séguéla, au nord-ouest du pays. Cet accord avec le gouvernement ivoirien résulte des...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/usine-592x296.jpg" alt="" class="wp-image-20617" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/usine-592x296.jpg 592w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/usine-592x296-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 592px) 100vw, 592px" /><figcaption>Vue de la mine de Yaramoko, au Burkina Faso, entrée en production au second semestre 2016. © Roxgold</figcaption></figure>



<p><strong>Avec l’obtention d’un permis d’exploitation en Côte d’Ivoire, la compagnie canadienne spécialisée dans l’or prévoit de doubler sa production à l’Ouest du continent d’ici 2022.</strong></p>



<p>Roxgold vient d&rsquo;obtenir un permis d&rsquo;exploitation minière en Côte d&rsquo;Ivoire pour le développement du projet aurifère de Séguéla, au nord-ouest du pays. Cet accord avec le gouvernement ivoirien résulte des travaux de forage opérés par la compagnie entre avril 2019 et novembre 2020, qui ont permis d&rsquo;augmenter la précision des ressources minérales contenues dans cette mine et désormais estimées à plus de 1 million d&rsquo;onces.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://static.latribune.fr/article_body/1589972/mines-roxgold.jpg" alt="Mines Roxgold"/></figure>



<p>Les travaux de construction du complexe industriel sont en cours et la mise en service de cette mine est prévue en 2022. Grâce à ce nouvel actif, la compagnie minière canadienne entend doubler sa production dans la sous-région.</p>



<p><em>« Outre l&rsquo;impact positif que Séguéla aura sur les communautés environnantes, le projet a le potentiel de plus que doubler notre production pour les actionnaires dans un court laps de temps et sans avoir besoin de fonds propres supplémentaires.&nbsp;La confirmation du permis et le début des premiers travaux est une réalisation majeure pour atteindre notre objectif de devenir le prochain producteur multi-actifs en Afrique de l&rsquo;Ouest&nbsp;»</em>, a déclaré John Dorward, PDG de Roxgold.</p>



<p>L&rsquo;Ouest du continent est en effet une région dans laquelle Roxgold est actif depuis quelques&nbsp;années, particulièrement au Burkina Faso, un pays connu pour ses importantes ressources en or. Depuis le boom de l&rsquo;exploitation artisanale de cette matière première dans le pays, de plus en plus de compagnies étrangères nourrissent un certain appétit pour ce marché. Ici, Roxgold est surtout investi dans la mine de Yaramoko, au nord-ouest, dont les gisements sont considérés comme ayant les plus fortes teneurs au monde. La compagnie y a effectivement lancé la production industrielle en 2016, avec l&rsquo;ambition de produire 3,1 tonnes d&rsquo;or chaque année sur 10 ans.</p>



<p>Grâce aux&nbsp;évolutions récentes de ses activités en Afrique de l&rsquo;Ouest, le cours de son action de Roxgold à&nbsp;la&nbsp;TSX Venture Exchange -une bourse canadienne-&nbsp;a bondi de 3,8% cette semaine, selon Resource World Magazine.</p>



<p>Ces développements en Côte d&rsquo;Ivoire et au Burkina Faso témoignent une fois de plus du potentiel minier de la sous-région ouest-africaine, pour ne parler que de celle-ci.</p>



<p><strong>Source : La Tribune Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>COVID-19 : Etat des lieux des frontières ouest-africaines</title>
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				<pubDate>Sat, 15 Aug 2020 15:36:46 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Certains pays comme la Côte d‘Ivoire et le Bénin n’ont jamais fermé réellement leurs frontières. Les anglophones (Ghana, Nigeria, Liberia…) ont été prompts à boucler les leurs alors que d’autres comme le Togo et le Niger ont rejoint la cadence sur le tas. Si la Communauté économique des états de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) a...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/DAKAR-AIRPORT-450x300-1.jpg" alt="" class="wp-image-18915" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/DAKAR-AIRPORT-450x300-1.jpg 450w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/DAKAR-AIRPORT-450x300-1-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 450px) 100vw, 450px" /></figure>



<p><strong>Certains pays comme la Côte d‘Ivoire et le Bénin n’ont jamais fermé réellement leurs frontières. Les anglophones (Ghana, Nigeria, Liberia…) ont été prompts à boucler les leurs alors que d’autres comme le Togo et le Niger ont rejoint la cadence sur le tas. Si la Communauté économique des états de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) a proposé une ouverture des frontières internes pour fin juillet, la forte progression de la pandémie ces dernières semaines et frilosité des pays vont ralentir le processus.</strong></p>



<p>Depuis ce samedi 1er&nbsp;août, l’ouverture du&nbsp;trafic aérien&nbsp;s’accélère sur le continent notamment en&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/afrique">Afrique</a>&nbsp;de l’Ouest avec une reprise des vols commerciaux.&nbsp;D’après les informations fournies par plusieurs autorités nationales, presque&nbsp;tous les pays de la Communauté économique ouest-africaine (Cedeao) doivent&nbsp;rouvrir leurs frontières aériennes et parfois terrestres à l’exception du&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/nigeria">Nigeria</a>. Fin juin, l’institution avait recommandé une «&nbsp;ouverture coordonnée et progressive des frontières&nbsp;» afin «&nbsp;de relancer les économies des pays membres de la Cedeao&nbsp;». Un peu en retard sur son calendrier initial, la Cedeao promet une évaluation période de la situation sanitaire au sein des pays membres et des autres. Dans tous les cas pour connaître les recommandations du&nbsp;pays dans lequel vous souhaitez vous rendre en Afrique vous pouvez consulter&nbsp;<a href="https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/dernieres-minutes/">les informations actualisées du ministère français des Affaires étrangères</a>.</p>



<h4>Le ciel d’Afrique de l’Ouest s’éclaircit</h4>



<p>Poids lourd économique de l’Afrique de l’Ouest, la&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/cote-d-ivoire">Côte d’Ivoire</a>&nbsp;a été&nbsp;l’un des premiers pays africains à annoncer la reprise de ses vols internationaux après plus de trois mois de suspension.&nbsp;Un «&nbsp;formulaire de déclaration de santé&nbsp;» dûment rempli doit être soumis avant le départ. Au&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/senegal">Sénégal</a>&nbsp;voisin, la situation s’est peu à peu éclaircie. Alors que&nbsp;le président&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/macky-sall">Macky Sall</a>&nbsp;avait annoncé le 29&nbsp;juin la réouverture des frontières aériennes du Sénégal «&nbsp;à partir du 15&nbsp;juillet&nbsp;», le ministère du Tourisme et du Transport aérien a rétropédalé deux jours plus tard, déclarant que le pays allait «&nbsp;appliquer le principe de réciprocité à tous les États ayant pris des mesures à son encontre&nbsp;». Un revirement dû à «&nbsp;la décision de l’UE de bannir le Sénégal de la liste des pays autorisés à voyager dans son espace&nbsp;». Si les vols ont bel et bien repris, certains ressortissants ne sont pas autorisés à entrer dans le pays. Une bonne vue d’ensemble des perspectives de déplacements aériens en Afrique est donnée par la carte interactive gratuite de l’IATA.&nbsp;<a href="https://www.iatatravelcentre.com/international-travel-document-news/1580226297.htm">L’Association internationale du transport aérien actualise plusieurs fois par jour les restrictions de voyage dues à la pandémie de coronavirus.</a></p>



<p>Même situation au Mali ouvert depuis le 25&nbsp;juillet et dans les autres pays du Sahel comme le Niger, le Tchad ou encore le Burkina Faso où les autorités locales ont annoncé la réouverture des frontières aériennes, terrestres et ferroviaires à compter du 1er&nbsp;août.</p>



<p>C’est officiel également du côté du&nbsp;Togo qui a rouvert ce samedi 1er&nbsp;août ses frontières aériennes, fermées depuis mars pour freiner la propagation du nouveau coronavirus, a annoncé le gouvernement dans un communiqué confirmant la reprise des vols domestiques et internationaux. À savoir, tous les passagers à destination du Togo, seront «&nbsp;soumis au test PCR Covid-19 (un test unique à l’arrivée et un autre au départ), à l’exception des passagers en transit&nbsp;», selon les termes du communiqué. À cet effet, une&nbsp;<a href="http://voyage.gouv.tg/">plateforme</a>&nbsp;a été mise en place pour permettre aux voyageurs d’effectuer en ligne toutes&nbsp;les formalités.</p>



<p>Pour le moment, des liaisons sont prévues vers plusieurs capitales africaines, dont Abidjan. Il ne devrait pas y avoir plus de&nbsp;3&nbsp;à&nbsp;4&nbsp;vols par jour dans un premier temps, essentiellement assurés par Asky, la compagnie basée au Togo. Pas question pour le moment d’accueillir les transporteurs internationaux comme Air France, Brussels Airlines ou la RAM. Les autorités aéroportuaires et sanitaires privilégient la prudence. Elles veulent d’abord voir comment fonctionne le dispositif qui sera mis en place à l’arrivée et au départ.</p>



<p>Si les conditions sont satisfaisantes et qu’il n’y a pas d’importation de Covid-19, davantage de vols seront programmés au fur et à mesure dans le courant du mois d’août. Le Togo, qui a enregistré son premier cas au nouveau coronavirus le 6&nbsp;mars, comptait&nbsp;927&nbsp;cas d’infection et&nbsp;18&nbsp;décès, selon les chiffres officiels publiés jeudi soir.&nbsp;634&nbsp;patients sont guéris et&nbsp;275&nbsp;autres sont sous traitement. Les autorités togolaises ont prolongé début juillet pour trois mois, l’état d’urgence sanitaire décrété déjà en avril.</p>



<p>En revanche, il ne sera toujours pas possible pour les Togolais de franchir les frontières terrestres pour se rendre au Bénin, tout proche. Dans ce pays d’Afrique de l’Ouest, des vols – bien que limités – sont disponibles à destination et en provenance, mais les passagers devront être testés à leur arrivée à leurs propres frais et se mettre en quarantaine en attendant leurs résultats…</p>



<p>Quid du Ghana et du Nigeria&nbsp;? Toutes les frontières de l’ex-gold coast&nbsp;sont fermées jusqu’au 13&nbsp;août, date de réouverture des vols internationaux. Seuls, les citoyens sont autorisés à rentrer dans le pays mais devront être mis en quarantaine pendant&nbsp;14&nbsp;jours à leur arrivée. Après des mois de fermeture, le&nbsp;Nigeria a rouvert ses aéroports d’Abuja, Lagos, Kano, Port Harcourt, Owerri et Maiduguri le 11&nbsp;juillet. En revanche, les voyages internationaux n’ont pas de date de reprise.</p>



<h3>Le tourisme à la peine en Afrique de l’Est</h3>



<p>Ailleurs en Afrique, les informations sont souvent dispersées et difficilement vérifiables. À l’est du continent, le Rwanda mis à part, une véritable guerre des nerfs se joue&nbsp;alors que le tourisme s’effondre pour les deux phares de la zone que sont le Kenya et la Tanzanie. En principe, Nairobi&nbsp;a annoncé une première phase de réouverture le 7&nbsp;juillet. Mais dans les faits, c’est ce 1er&nbsp;août que les&nbsp;vols internes et internationaux ont été autorisés. «&nbsp;Au cours des&nbsp;21&nbsp;prochains jours, nous étudierons les schémas d’interactions et la propagation de la maladie.&nbsp;Si nous observons une aggravation de la pandémie, nous n’aurons d’autre choix que de revenir au verrouillage&nbsp;», a déclaré le président Uhuru Kenyatta. Avant même l’apparition officielle du virus au Kenya mi-mars, le tourisme, un des piliers de l’économie kényane, a été touché de plein fouet par des annulations en janvier et février, notamment venues de marchés cruciaux comme la Chine, l’Europe et les États-Unis. Le secteur accuse déjà un manque à gagner de 750&nbsp;millions de dollars (664&nbsp;millions d’euros) pour cette année, soit la moitié des revenus pour l’ensemble de 2019, selon le ministère du Tourisme.</p>



<p>Et la guerre avec le voisin tanzanien ne va pas arranger la situation. En effet, la Tanzanie a interdit&nbsp;samedi les vols de la Kenya Airways, après avoir été exclue elle-même des pays autorisés à voler au Kenya. Les vols de la Kenya Airways sont interdits sur «&nbsp;une base de réciprocité&nbsp;», selon les autorités tanzaniennes. «&nbsp;Le gouvernement tanzanien a décidé d’annuler l’agrément accordé à Kenya Airways pour effectuer des vols entre Nairobi et Dar es Salaam, Kilimandjaro et Zanzibar à compter du 1er&nbsp;août&nbsp;2020&nbsp;et jusqu’à nouvel ordre&nbsp;», affirme le courrier de l’aviation civile tanzanienne. «&nbsp;Ce courrier abroge également tous les arrangements antérieurs qui permettaient à Kenya Airways d’opérer des vols vers la République unie de Tanzanie&nbsp;», ajoute la lettre. Le directeur exécutif de Kenya Airways Allan Kilavuka s’est affirmé «&nbsp;attristé&nbsp;» de cette mesure et a espéré une évolution rapide de la situation. Le refus du président tanzanien John Magufuli d’imposer un confinement dans son pays et sa décision de stopper à la fin avril la publication des chiffres concernant la pandémie de coronavirus ont créé une inquiétude certaine chez les voisins de la Tanzanie et au sein de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Le président Magufuli a déclaré en juin la Tanzanie libérée de toute présence du virus et en a remercié Dieu et les prières des Tanzaniens. Et les voyageurs internationaux n’ont pas besoin d’apporter un test Covid-19 négatif pour entrer dans le pays. Rien de tout cela au Rwanda, voisin. Toute personne souhaitant visiter le pays devra produire un test RT-PCR négatif qui a été effectué 72&nbsp;heures avant l’arrivée.&nbsp;Une fois que vous avez atterri, vous devrez rester en quarantaine dans votre hôtel jusqu’à ce qu’un deuxième test PCR effectué au Rwanda vous soit rendu 24&nbsp;heures après votre arrivée.&nbsp;Le Rwanda offre également des visas à l’arrivée pour les citoyens de tous les pays.&nbsp;Tous les parcs nationaux du pays sont ouverts, mais les visiteurs devront être testés négatifs pour le coronavirus&nbsp;19&nbsp;à 48&nbsp;heures avant de s’y rendre.</p>



<h4>Maurice et Seychelles, redécoller mais comment&nbsp;?</h4>



<p>Alors que Maurice, destination prisée des touristes étrangers, garde ses frontières fermées, les Seychelles optent pour une stratégie différente.&nbsp;Depuis le mois de juin, les étrangers sont à nouveau autorisés à y passer leurs vacances mais le ministère du Tourisme ne recherche pour le moment que des visiteurs «&nbsp;haut de gamme&nbsp;», selon le journal<em>&nbsp;<a href="http://www.nation.sc/articles/4802/government-sets-out-guidelines-to-kick-start-tourism-recovery">Seychelles Nation</a></em>.&nbsp;Explication&nbsp;: «&nbsp;Seuls les visiteurs voyageant sur des jets privés et des vols affrétés, et qui se dirigeront directement vers des complexes insulaires éloignés, seront autorisés à entrer.&nbsp;» Les visiteurs ne seront pas autorisés à quitter leurs complexes insulaires pendant leur séjour.&nbsp;Les vols commerciaux ont aussi repris mais à un rythme très lent…</p>



<p>Plus au sud du continent, les situations sont très diverses. Du Botswana&nbsp;à la Zambie, tout est fait pour sauver la saison touristique mais chacun de ces pays se prépare au pire. Surtout l’Afrique du Sud où des discussions pour&nbsp;rouvrir le pays&nbsp;à certains touristes étrangers sont en cours.&nbsp;L’industrie du tourisme fait pression pour rouvrir le pays d’ici septembre, mais ce calendrier semble difficile à tenir étant donné que l’Afrique du Sud reste l’épicentre de la pandémie en Afrique avec plus de 500&nbsp;000 cas de Covid-19.&nbsp;Le pic de l’épidémie est attendu en août selon les autorités.&nbsp;Selon certaines informations, la plupart des vols internationaux ne reprendront pas avant 2021, mais ce calendrier pourrait être mis à jour.</p>



<p>La situation du&nbsp;Maghreb destination très prisée l’été reste tout aussi flou. À ce jour, seule la&nbsp;Tunisie&nbsp;a levé toutes les restrictions à l’accueil des voyageurs européens, français notamment. Ils peuvent y circuler librement depuis le 27&nbsp;juin. Au&nbsp;Maroc, aucune date n’est avancée pour la reprise du tourisme. Seuls les Marocains et les étrangers résidant dans le pays sont autorisés à y revenir depuis le 14&nbsp;juillet. L’Algérie&nbsp;a&nbsp;de son côté, annoncé la fermeture de ses frontières jusqu’à la fin de la pandémie.</p>



<h4>Le flou persiste pour l’Europe</h4>



<p>Et pour les Africains qui cherchent à se rendre en Europe – le flou persiste. Il est en effet possible depuis le 1<sup>er</sup>&nbsp;juillet de se rendre sur le Vieux Continent, mais&nbsp;précisons&nbsp;que seuls les voyageurs de trois pays sur les&nbsp;54&nbsp;que compte le continent africain, à savoir le Maroc, la Tunisie et le Rwanda sont autorisés à y voyager. L’Algérie a été retirée de cette liste jeudi alors que le pays y figurait il y a tout juste un mois. «&nbsp;L’élément déterminant pour décider si la restriction temporaire des déplacements non essentiels vers l’UE s’applique à un ressortissant d’un pays tiers devrait être la résidence dans un pays tiers pour lequel les restrictions des déplacements non essentiels ont été levées (et non la nationalité)&nbsp;», prévient le Conseil des 27.&nbsp;Ce&nbsp;vote porte sur une recommandation qui n’est pas contraignante juridiquement, les pays de l’UE étant souverains sur le contrôle de leurs frontières.</p>



<p><strong>Afrika Stratégies France avec Le Point</strong></p>
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		<title>Afrique de l&#8217;Ouest : comment les entreprises résistent à la crise</title>
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				<pubDate>Tue, 09 Jun 2020 10:39:34 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/Image172636-592x296.jpg" alt="" class="wp-image-17074" width="622" height="311" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/Image172636-592x296.jpg 592w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/Image172636-592x296-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 622px) 100vw, 622px" /></figure>



<h4>Trois mois après l&rsquo;apparition de la pandémie, les économies des pays de l&rsquo;Union économique et monétaire ouest-africaine sont plus résilientes, selon les experts de la finance.</h4>



<p>Un petit vent d&rsquo;optimisme ou de soulagement soufflait lors de la conférence vidéo sur le thème, «&nbsp;Quel impact sur le financement des entreprises dans l&rsquo;Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa)&nbsp;». Organisé le 6&nbsp;juin par BPI&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/france">France</a>&nbsp;(l&rsquo;Agence française de financement des entreprises), à Abidjan, ce webinar a réuni des intervenants du monde de la finance pour ausculter la situation économique de l&rsquo;Uemoa et comment les entreprises traversaient cette période.</p>



<p>François Sporrer, chef du service économique régional&nbsp;pour l&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/afrique">Afrique</a>de l&rsquo;Ouest à la direction générale du Trésor français a rappelé que la pandémie a «&nbsp;relativement épargné&nbsp;» l&rsquo;Afrique. Pour la région de l&rsquo;Uemoa, le nombre de cas s&rsquo;élève&nbsp;à 15&nbsp;000 et&nbsp;400&nbsp;décès, selon les données de l&rsquo;université américaine John Hopkins. «&nbsp;Il est important de souligner que&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/covid-19-afrique-vous-avez-dit-mystere-07-05-2020-2374533_3826.php">le continent est relativement préservé pour comprendre les enjeux actuels, à savoir éviter que la crise sanitaire</a>, finalement limitée, ne se transforme en crise économique et sociale par un excès de mesures de protection ou par le fait de transmission du ralentissement de l&rsquo;économie mondiale&nbsp;», souligne-t-il.</p>



<h4>Réactions rapides</h4>



<p>La rapidité de la réaction de la communauté internationale, mais aussi des pays concernés dans la conception des plans de riposte sanitaire et économique a certainement permis d&rsquo;atténuer les effets de la pandémie. «&nbsp;Le&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/fmi">FMI</a>&nbsp;a fait très vite et il faut lui rendre hommage, il a décaissé en quelques semaines près de 2&nbsp;milliards de dollars pour les huit pays de la zone Uemoa, soit en gros la moitié de leurs besoins budgétaires additionnels estimés. Pour la&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/cote-d-ivoire">Côte d&rsquo;Ivoire</a>, 886&nbsp;millions de dollars ont été décaissés&nbsp;», détaille François Sporrer. La Banque mondiale, l&rsquo;Union européenne, mais aussi la Banque africaine de développement s&rsquo;engagent également. Toutes ces mesures de soutien apportent une bouffée d&rsquo;oxygène dans la trésorerie de ces pays. Sur le plan régional, les institutions ont réagi rapidement. La Banque centrale des États de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest (BCEAO) a rapidement pris un train de mesures pour assurer l&rsquo;accès à la liquidité pour le système bancaire au sein de la zone.</p>



<p>«&nbsp;On peut saluer les mesures prises au niveau de la Banque centrale pour remédier à ce risque de liquidité et au risque de crédit à travers un aménagement spécifique&nbsp;», note Marc Guigni, directeur général adjoint à la Société générale Côte d&rsquo;Ivoire, qui explique aussi que cet «&nbsp;assouplissement des règles de défaut, va permettre de continuer à accompagner les clients malgré les difficultés&nbsp;». La banque propose une réduction, voire la gratuité de certains services bancaires pour permettre aux entreprises les plus en difficulté de diminuer leurs charges.</p>



<h4>Mesures en faveur des entreprises</h4>



<p>Des mesures de mansuétude fiscale&nbsp;(reports d&rsquo;échéance sur les impôts et les charges patronales, arrêt des contrôles fiscaux, levée de certaines taxes) pour alléger la trésorerie des entreprises ont été annoncées. «&nbsp;Nous sommes au début de l&rsquo;application de ces mesures, plus directes, pour le secteur formel et informel, le secteur industriel, les services et l&rsquo;agriculture, avec des aides directes y compris des subventions pour les plus petites entreprises, des mécanismes de garanties de prêts pour inciter les banques à rééchelonner ou aider leurs entreprises clientes&nbsp;», détaille François Sporrer.</p>



<p><a href="https://www.lepoint.fr/afrique/covid-19-le-gouvernement-ivoirien-organise-sa-riposte-economique-01-04-2020-2369781_3826.php">Le plan de soutien en Côte d&rsquo;Ivoire est de 1&nbsp;700&nbsp;milliards de FCFA (2,5&nbsp;milliards d&rsquo;euros), ce qui correspond à 5&nbsp;% du PIB ivoirien.&nbsp;</a>Plusieurs fonds de soutien ont été créés, dont un fonds pour les grandes entreprises qui va essentiellement accorder des garanties de prêts bancaires. Pour les PME du secteur formel, un dispositif de garantie sera mis en place ainsi que des subventions, et pour le secteur informel, un fonds doté de 100&nbsp;milliards de FCFA est créé et fournira des aides sous forme&nbsp;de dons. Un fonds pour le secteur agricole, afin de maintenir les approvisionnements en intrants et préparer les récoltes suivantes est également prévu. Tous ces fonds seront abondés par l&rsquo;État ivoirien et les bailleurs.</p>



<p>«&nbsp;Les banques ont dans leur grande majorité réaménagé leur politique d&rsquo;octroi du crédit, dans l&rsquo;idée de pouvoir pallier les difficultés rencontrées et de surmonter cette crise pour les entreprises. Nous avons observé des ralentissements de flux bancaires, des tensions de trésorerie chez certains clients&nbsp;», constate Marc Guigni. La banque doit adapter son organisation, miser sur l&rsquo;agilité, la rapidité et adopter une démarche proactive vis-à-vis de ses clients. «&nbsp;L&rsquo;injection de nouveaux fonds a permis à certaines entreprises de passer la crise&nbsp;», constate-t-il.</p>



<h4>La digitalisation</h4>



<p>«&nbsp;Nous avons continué à renforcer notre stratégie digitale à travers des innovations et la dématérialisation des opérations bancaires, mais aussi la dématérialisation des demandes de crédit&nbsp;», poursuit-il. Les demandes se font en ligne, les reports d&rsquo;échéance, pour les entreprises qui le demandent, ont été opérés. Chaque intervenant a constaté l&rsquo;importance de la digitalisation pour atténuer la crise mais aussi pour se positionner dans l&rsquo;avenir. «&nbsp;La révolution digitale va se poursuivre, selon Laureen Kouassi Olsson, directrice d&rsquo;investissement pour le fonds Amethis en Afrique de l&rsquo;Ouest, qui poursuit&nbsp;: «&nbsp;Nous nous positionnons pour l&rsquo;accompagner notamment dans le secteur de la santé qui est une priorité, mais aussi dans le secteur de la distribution et l&rsquo;éducation.&nbsp;»</p>



<h4>Sur les marchés financiers</h4>



<p>Les Bourses ont plongé et l&rsquo;Afrique n&rsquo;a pas été épargnée. La baisse a été plus forte pour les Bourses les plus connectées, comme celle du Caire, de Lagos ou de Johannesburg.&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/brvm-cette-bourse-devenue-un-acteur-economique-majeur-ouest-africain-28-02-2020-2364913_3826.php">La Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM)</a>, qui côte&nbsp;46&nbsp;sociétés, n&rsquo;est pas passée au travers de la crise. «&nbsp;Au mois de mars, nous avons perdu 8,16&nbsp;% sur l&rsquo;indice composite, puis nous sommes repassés dans le vert en avril, et nous affichons une légère baisse en mai. La bonne nouvelle est que notre marché reste moins volatil&nbsp;par rapport aux autres Bourses africaines et au reste du monde&nbsp;», analyse Félix Edoh Kossi Amenounve, directeur général de la BRVM. Il se réjouit aussi de la performance du marché obligataire, qui est resté très dynamique, avec une progression de 35&nbsp;% des émissions obligataires. «&nbsp;Autre bonne nouvelle&nbsp;: nous n&rsquo;avons enregistré aucun défaut sur le marché, tous les États, toutes les institutions, toutes les entreprises du secteur privé&nbsp;ont honoré leurs engagements en termes d&rsquo;intérêt, de remboursement de leurs emprunts et du paiement des dividendes de la part des entreprises cotées&nbsp;», précise-t-il.</p>



<h4>Résilience</h4>



<p>«&nbsp;Globalement l&rsquo;impact est relativement limité, du fait que le confinement en Côte d&rsquo;Ivoire n&rsquo;a pas été total. Des pays comme le&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/ghana">Ghana</a>&nbsp;et le Nigeria, qui ont connu des confinements plus stricts&nbsp;et affichent une forte dépendance au pétrole (les cours ont chuté), ont nettement plus souffert&nbsp;», explique Laureen Kouassi Olsson. Grâce à une économie plus diversifiée, «&nbsp;nous sommes plutôt optimistes&nbsp;», commente-t-elle.</p>



<p>« <a href="https://www.lepoint.fr/afrique/covid-19-l-afrique-subsaharienne-va-plonger-dans-la-recession-10-04-2020-2370921_3826.php">Selon le FMI, la croissance de l&rsquo;Uemoa sera de l&rsquo;ordre de 2,3 % au lieu des 6,3 % attendus avant la crise</a>, ce qui est néanmoins pas mal, si on considère que pour l&rsquo;ensemble de l&rsquo;Afrique, le FMI s&rsquo;attend à une contraction de 1,4 % du PIB. Ce qui est encore plus intéressant, c&rsquo;est le rebond attendu. Les pays qui sont le moins impactés rebondiront peu et ceux qui vont être le plus impactés vont avoir une courbe en V. La plus spectaculaire étant celle de la Côte d&rsquo;Ivoire, dont la croissance 2021 est attendue à 8,7 %. La croissance la plus élevée en Afrique subsaharienne », détaille François Sporrer. Même si des incertitudes persistent, les intervenants ont globalement affiché une certaine forme d&rsquo;optimisme pour la sortie de crise.</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique/Mis en : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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