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	<title>Adesina Akinwumi &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>Adesina Akinwumi &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Comment Akinwumi Adesina a pris la décision de reporter le forum de la BAD</title>
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				<pubDate>Wed, 01 Dec 2021 15:56:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Le variant Omicron a eu raison du forum pour l’investissement en Afrique, qui devait se tenir à Abidjan du 1er au 3 décembre. Le patron de la BAD l’a annoncé après un week-end de discussions, notamment avec la présidence ivoirienne. Ce devait être l’un des événements majeurs de cette fin d’année pour les investisseurs du...]]></description>
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<p><strong>Le variant Omicron a eu raison du forum pour l’investissement en Afrique, qui devait se tenir à Abidjan du 1er au 3 décembre. Le patron de la BAD l’a annoncé après un week-end de discussions, notamment avec la présidence ivoirienne.</strong></p>



<p>Ce devait être l’un des événements majeurs de cette fin d’année pour les investisseurs du continent. Délocalisé pour la première fois dans la capitale économique ivoirienne, le troisième Forum pour l’investissement en Afrique – qui se tenait pour ses deux éditions précédentes à Johannesburg en Afrique du Sud – a finalement été reporté <em>sine die.</em> La décision a été annoncée ce lundi 29 novembre par <a href="https://www.jeuneafrique.com/1195790/economie/akinwumi-adesina-la-bad-est-la-redistributrice-ideale-des-dts-en-lafrique/">le président de la Banque africaine de développement (BAD), Akinwumi Adesina</a>.</p>



<p>Lors de la conférence de presse, à laquelle participait également Nialé Kaba, la ministre ivoirienne du Plan et du Développement, Adesina a pointé le responsable : Omicron, le nouveau variant de Covid-19, qui inquiète la communauté internationale. « Au regard de la primauté de la santé de la population sur tout et de la qualité des personnalités attendues, le conseil d’administration de la BAD a le regret de vous annoncer le report de la tenue du Forum africain de l’investissement à une date ultérieure », a-t-il déclaré.</p>



<h4>Un week-end de discussions</h4>



<p>Le coup est d’autant plus dur pour la BAD que des discussions portant sur « plusieurs milliards de dollars de projets d’investissement » étaient prévues et que nombre de porteurs de projets et d’investisseurs avaient annoncé leur venue. Des acteurs économiques étaient invités, mais aussi des chefs d’État et de gouvernements, notamment Nana Akufo-Ado (Ghana), Cyril Ramaphosa (Afrique du Sud), Denis Sassou Nguesso (Congo), Samia Suluhu Hassan (Tanzanie), Filipe Nyusi (Mozambique), Félix Tshisekedi (RDC), Paul Kagame (Rwanda), Faure Gnassingbé (Togo), Mohammed VI (Maroc), Recep Tayyip Erdogan (Turquie), Boris Johnson (Royaume Uni) ou encore Justin Trudeau (Canada). Autre VIP dont la venue était annoncée, le Prince Charles (Royaume Uni).</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LA CÔTE D’IVOIRE NE POUVAIT PAS SE PERMETTRE DE DEVENIR UNE ZONE ROUGE APRÈS LE FORUM</p></blockquote>



<p>Une conférence de presse avait été programmée dès le vendredi 26 novembre pour faire le point sur l’événement. Mais la rencontre avec la presse – à laquelle devaient notamment participer Adesina, Kaba Nialé, Bajabulile « Swazi » Tshabalala, première vice-présidente de la BAD, et Chinelo Anohu, directrice principale du forum – a finalement été repoussée et les tractations se sont poursuivies tout le week-end.</p>



<h4>Alerte de la présidence ivoirienne</h4>



<p>En fin de semaine dernière, la première alerte vient des services de la présidence ivoirienne, qui ont exprimé leurs inquiétudes après que plusieurs pays – dont le Royaume Uni, l’Italie et l’Allemagne – ont fermé leurs frontières aux voyageurs en provenance d’Afrique australe. Le professeur Serge Éholié, chef de service des maladies infectieuses et tropicales du CHU de Treichville, à Abidjan, qui est l’une des personnes ressources dans la lutte contre le Covid-19 en Côte d’Ivoire, est sollicité pour donner son avis. Dans le même temps, les services d’Alassane Ouattara&nbsp; restent en contact permanent avec ceux d’Akinwumi Adesina au sujet des conditions d’accueil des personnalités étrangères lors de l’événement.</p>



<p>Selon nos informations, le président ivoirien laisse alors au patron de la BAD le soin de prendre la décision finale, tout en l’alertant sur les risques potentiels. « Il fallait tenir compte de la préservation de la santé des populations et de tous les participants. La Côte d’Ivoire ne pouvait pas se permettre de devenir une zone rouge après le forum, avec en ligne de mire des interdictions de vols. La sagesse et la prudence ont été de mise », explique à <em>Jeune Afrique</em> un proche d’Alassane Ouattara qui a requis l’anonymat.</p>



<p>Quand Adesina se prononce en faveur du report, il est soutenu par Kaba Nialé, par ailleurs gouverneure de la BAD, dans les discussions avec les différents partenaires. La ministre ivoirienne est une proche d’Adesina, qui la surnomme « la force tranquille » pour son rôle au sein de la banque et son soutien au moment de de sa réélection.</p>



<p>Dès ce week-end, la logistique déployée pour l’organisation du forum a commencé à être démantelée, discrètement. Les différents hôtels réquisitionnés pour l’hébergement des participants et des délégations ont reçu les premières notifications d’annulation. Il a cependant fallu attendre la réunion du Conseil d’administration de la BAD, ce lundi, pour que l’annulation soit officiellement entérinée.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Banque africaine de développement : Akinwumi Adesina réélu président</title>
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				<pubDate>Thu, 27 Aug 2020 17:04:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Adesina Akinwumi]]></category>
		<category><![CDATA[Banque africaine de développement]]></category>

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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/bad.jpeg" alt="" class="wp-image-16969" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/bad.jpeg 688w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/bad-300x200.jpeg 300w" sizes="(max-width: 688px) 100vw, 688px" /><figcaption>Le président de la Banque africaine de développement, Akinwunmi Adesina</figcaption></figure>



<h4>Seul candidat à sa réélection, le Nigérian Akinwumi Adesina a été reconduit à son poste, ce 27&nbsp;août, lors des&nbsp;assemblées&nbsp;annuelles&nbsp;de la banque panafricaine.</h4>



<p>C&rsquo;est sa victoire à lui. Sorti blanchi des accusations de mauvaise gouvernance portées contre lui,&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/economie/cote-d-ivoire-kaba-niale-la-transformation-locale-des-matieres-premieres-est-une-priorite-18-05-2016-2040104_28.php">le Nigérian Akinwumi Adesina</a>, 60&nbsp;ans, a été réélu président de la Banque africaine de développement (BAD), à l&rsquo;issue de son assemblée générale annuelle qui s&rsquo;est tenue sur deux jours à Abidjan. Le plébiscite est sans appel, il sonne comme une revanche. «&nbsp;Le résultat de l&rsquo;élection (…) lui a permis d&rsquo;obtenir 100&nbsp;% des votes de tous les membres régionaux et non régionaux de la Banque. En tant que président nouvellement réélu, le Dr Adesina, ancien ministre nigérian de l&rsquo;Agriculture, débutera son nouveau mandat (de 5&nbsp;ans) le 1er&nbsp;septembre 2020&nbsp;», dévoile le texte du communiqué diffusé par la BAD ce jeudi 27&nbsp;août après-midi. «&nbsp;Ces assemblées annuelles sont pour moi l&rsquo;occasion de vous offrir à nouveau mes services et de briguer un second mandat à la présidence de la BAD&nbsp;», avait d&#8217;emblée fixé comme enjeu Akinwumi&nbsp;Adesina, élu en 2015.</p>



<h4>Une réélection sans surprise</h4>



<p>Fin juillet, ce fils de paysan pauvre devenu superbanquier de l&rsquo;Afrique&nbsp;avait été disculpé d&rsquo;accusations de mauvaise gestion par un comité d&rsquo;experts, à l&rsquo;issue d&rsquo;un feuilleton médiatico-financier qui a duré trois mois et déstabilisé l&rsquo;institution. Des accusations qui ont terni l&rsquo;image de cet économiste du développement de renommée mondiale qui avait assuré avec brio une augmentation de capital géante de 115&nbsp;milliards de dollars en octobre&nbsp;2019. «&nbsp;Je suis ravi que le Conseil des gouverneurs ait réélu M. Adesina pour un second mandat à la présidence du groupe de la Banque. En tant qu&rsquo;actionnaires, nous soutenons fermement la Banque et apporterons à M. Adesina tout le soutien nécessaire pour poursuivre et mettre en œuvre sa vision convaincante pour la Banque au cours des cinq prochaines années&nbsp;», a assuré&nbsp;Niale Kaba, présidente du Conseil des gouverneurs de la Banque et également ministre du Plan et du Développement de&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/cote-d-ivoire">Côte d&rsquo;Ivoire</a>.</p>



<h4>La success story Adesina</h4>



<p>Le flamboyant nigérian, qui&nbsp;jongle subtilement entre les mondes anglophones et francophones, commencera son nouveau mandat dès ce&nbsp;1<sup>er&nbsp;</sup>septembre avec&nbsp;devant lui&nbsp;d&rsquo;importants défis à relever pour les cinq prochaines années. Dès ses premiers pas à Abidjan, capitale ivoirienne qui abrite le siège de la&nbsp;BAD, une des cinq principales banques multilatérales de développement au monde, créée en 1964, l&rsquo;homme avait imaginé reprendre le flambeau du Rwandais&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/donald-kaberuka">Donald Kaberuka</a>&nbsp;en axant son programme sur cinq piliers&nbsp;connus sous l&rsquo;appellation «&nbsp;High 5&nbsp;», à savoir&nbsp;: nourrir, électrifier, industrialiser, intégrer le continent et améliorer la qualité de vie de ses habitants. «&nbsp;Je suis profondément reconnaissant pour la confiance collective placée en moi, la confiance et le soutien fermes de nos actionnaires qui m&rsquo;ont élu pour un second mandat à la présidence de la Banque. Il s&rsquo;agit là d&rsquo;un nouvel appel à un service désintéressé pour l&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/afrique">Afrique</a>&nbsp;et la Banque africaine de développement, auquel je me consacrerai avec passion&nbsp;», a-t-il réagi dans un communiqué transmis à la presse.</p>



<p>Charismatique, réputé beau parleur, cet excellent communicateur a donné une visibilité internationale à l&rsquo;institution panafricaine de développement, attirant les capitaux et multipliant les annonces de financements de projets sur le continent. Jusqu&rsquo;aux accusations, tout était parfait. La success story commence le 6&nbsp;février&nbsp;1960&nbsp;dans une famille de fermiers de l&rsquo;État d&rsquo;Ogun (sud-ouest du&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/nigeria">Nigeria</a>).&nbsp;Diplômé d&rsquo;une licence en économie agricole à l&rsquo;université d&rsquo;Ife (sud-ouest du Nigeria), puis d&rsquo;un doctorat de la prestigieuse université Purdue aux&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/etats-unis">États-Unis</a>&nbsp;en 1988, il occupe des fonctions d&rsquo;économiste dans des institutions agricoles internationales, collabore à la Fondation Rockefeller, puis devient l&rsquo;un des dirigeants de l&rsquo;Alliance pour la révolution verte en Afrique (Agra).</p>



<p>En 2011, c&rsquo;est la consécration politique dans son pays&nbsp;: il est nommé ministre de l&rsquo;Agriculture. Son action pour développer le secteur agricole sera largement saluée, jusqu&rsquo;à lui valoir une renommée médiatique internationale&nbsp;: il est élu «&nbsp;personnalité africaine de l&rsquo;année&nbsp;» par le magazine&nbsp;<em>Forbes</em>&nbsp;en 2013.</p>



<p>En 2015, il s&#8217;empare à l&rsquo;issue d&rsquo;un intense lobbying de la présidence de la BAD, une des cinq grandes banques multilatérales de développement, succédant au Rwandais Donald Kaberuka.</p>



<p>Dans un rapport détaillé, des lanceurs d&rsquo;alerte lui reprochent alors son favoritisme dans des nominations de hauts responsables, en particulier de compatriotes nigérians. Il est aussi accusé d&rsquo;avoir nommé ou promu des personnes soupçonnées ou reconnues coupables de corruption, ou de leur avoir accordé de confortables indemnités de départ sans les sanctionner.</p>



<p>Adesina use alors de son lyrisme habituel&nbsp;pour défendre son «&nbsp;honneur&nbsp;» et son «&nbsp;intégrité&nbsp;», convoquant la mémoire de ses «&nbsp;héros&nbsp;» Nelson Mandela, Kofi Annan et Martin Luther King.</p>



<p>«&nbsp;La personnalité d&rsquo;Akinwumi Adesina est inédite&nbsp;», juge un économiste ivoirien. «&nbsp;Il est exubérant, sans doute trop visible pour le monde feutré de la banque, jusqu&rsquo;à donner une impression d&rsquo;arrogance, de tout se permettre.&nbsp;»</p>



<h4>Un boulevard pour les cinq prochaines années</h4>



<p>Bien sûr, durant ces deux jours d&rsquo;assemblées annuelles virtuelles&nbsp;pour cause de pandémie de coronavirus, l&rsquo;homme reconnaissable à son éternel costume nœud&nbsp;papillon&nbsp;est largement revenu sur son bilan, chiffres à l&rsquo;appui, même s&rsquo;ils sont invérifiables. Ainsi, d&rsquo;après lui, sous sa direction&nbsp;: 18&nbsp;millions de personnes ont eu accès à l&rsquo;électricité, 141&nbsp;millions de personnes ont bénéficié de technologies agricoles améliorées au titre de la sécurité alimentaire, 15&nbsp;millions de personnes ont eu accès à des financements provenant d&rsquo;investissements privés, 101&nbsp;millions de personnes ont bénéficié de transports améliorés&nbsp;et 60&nbsp;millions de personnes ont eu accès à l&rsquo;eau et à l&rsquo;assainissement.</p>



<p>Plus concrètement, il faut souligner que la Banque a conservé sa note AAA attribuée par toutes les grandes agences mondiales de notation pendant cinq années consécutives. Un triple A loin d&rsquo;être un acquis. L&rsquo;agence Fitch menaçait il y a encore quelques années de revoir sa notation à la baisse si la BAD ne faisait rien pour arrêter l&rsquo;hémorragie de l&rsquo;endettement. Adesina, il faut le dire, sait trouver des arguments auprès de ses interlocuteurs. Résultat&nbsp;: en fin d&rsquo;année 2019, le Conseil des gouverneurs de la BAD a approuvé une augmentation de 125&nbsp;% du capital général de l&rsquo;institution, le faisant passer de 93&nbsp;milliards de dollars à 208&nbsp;milliards de dollars, soit l&rsquo;augmentation la plus importante. «&nbsp;L&rsquo;avenir nous invite à œuvrer pour une Afrique plus développée et pour un Groupe de la Banque africaine de développement beaucoup plus fort et plus résistant. Nous nous appuierons sur les solides bases du succès enregistré au cours des cinq dernières années, tout en renforçant davantage l&rsquo;institution, pour une plus grande efficacité et un plus grand impact&nbsp;», a déclaré M. Adesina.</p>



<p><a href="https://www.lepoint.fr/afrique/afrique-c-est-le-moment-d-y-investir-12-11-2019-2346570_3826.php">Très optimiste, Akinwumi Adesina semble avoir tourné la page de ces derniers mois de tensions</a>. Si elles n&rsquo;ont pas empêché sa réélection, les accusations et le feuilleton ont marqué le personnel de la BAD. Car en interne, la gestion du personnel de M. Adesina a causé des remous sans précédent en cinq ans, entraînant le départ de nombreux cadres. Sous couvert de l&rsquo;anonymat, des employés lui reprochent de diriger par la « terreur », ce qui a entraîné une hémorragie de cadres depuis son arrivée. « Il s&rsquo;est fait beaucoup d&rsquo;ennemis en tentant de réformer la banque, il a notamment beaucoup favorisé les anglophones par rapport aux francophones », nuance l&rsquo;économiste ivoirien cité par l&rsquo;AFP. Des cadres l&rsquo;accusent aussi de communiquer plus que d&rsquo;agir, et d&#8217;embellir son bilan. D&rsquo;autres craignent désormais qu&rsquo;avec sa réélection qui lui « donne à nouveau les coudées franches », il se lance dans une « chasse aux sorcières ».</p>



<p><strong>Source :Le Point Afrique /Mis en ligne :Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée </strong></p>
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		<title>Banque africaine de développement : Mary Robinson dirigera l’enquête sur Akinwumi Adesina</title>
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				<pubDate>Thu, 02 Jul 2020 07:55:46 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/w1240-p16x9-000_DV1327176_0-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-17815" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/w1240-p16x9-000_DV1327176_0-1024x576.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/w1240-p16x9-000_DV1327176_0-300x169.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/w1240-p16x9-000_DV1327176_0-768x432.jpg 768w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/w1240-p16x9-000_DV1327176_0.jpg 1240w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>L’ancienne présidente irlandaise Mary Robinson</figcaption></figure>



<p><strong>L’ancienne présidente irlandaise a été nommée à la tête d’un panel d’experts chargés de faire la lumière sur les accusations de prévarication contre le patron de la BAD.</strong></p>



<p>L’ancienne présidente irlandaise Mary Robinson présidera le panel d’experts chargé de l’enquête indépendante sur les accusations de prévarication contre le président de la Banque africaine de développement (BAD), le Nigérian Akinwumi Adesina, seul candidat à sa réélection, selon un communiqué diffusé mercredi 1<sup>er</sup>&nbsp;juillet.</p>



<p><em>« Le bureau </em>[du conseil des gouverneurs de la BAD]<em> a retenu Mme Mary Robinson, M. Hassan B. Jallow et M. Leonard F. McCarthy pour former un panel d’experts indépendants de haut niveau en vue de mener »</em> l’enquête, selon le texte signé notamment par Kaba Nialé, présidente du bureau et ancienne ministre ivoirienne. Le bureau de la BAD, l’une des cinq principales banques multilatérales de développement au monde, a exprimé <em>« son entière confiance »</em> dans le panel qui sera <em>« présidé par Mme Robinson »</em> et composé de <em>« personnes ayant une expérience et une intégrité professionnelle incontestables, ainsi qu’une réputation internationale avérée »</em>. Il devra rendre son rapport <em>« dans une période de deux à quatre semaines maximum »</em>, selon le texte.</p>



<p>Présidente de l’Irlande de 1990 à 1997, Mme&nbsp;Robinson, avocate de profession, a ensuite été haut commissaire des Nations unies aux droits de l’homme de 1997 à 2002. Le juge Hassan B. Jallow a été procureur général, ministre de la justice et président de la Cour suprême en Gambie. Il a aussi été juge à la cour d’appel du Tribunal spécial pour la Sierra Leone et procureur auprès du Tribunal pénal international des Nations unies pour le Rwanda (TPIR), selon le communiqué de la BAD. Vice-président pour l’intégrité à la Banque mondiale pendant neuf ans, Leonard F. McCarthy a été directeur des poursuites pénales, directeur du Bureau des infractions économiques et chef de la Direction des opérations spéciales de l’Afrique du Sud, selon le communiqué.</p>



<h4>Accusations de favoritisme</h4>



<p>Akinwumi Adesina, 60&nbsp;ans, élu en&nbsp;2015 à la tête de la BAD, fait l’objet depuis le début de l’année d’une série d’accusations embarrassantes, divulguées dans la presse en avril.</p>



<p>Dans un rapport, des lanceurs d’alerte l’accusent notamment de favoritisme dans de nombreuses nominations de hauts responsables, en particulier de compatriotes nigérians, d’avoir nommé ou promu des personnes soupçonnées ou reconnues coupables de fraude ou de corruption, ou encore de leur avoir accordé de confortables indemnités de départ sans les sanctionner. Des accusations réfutées par M. Adesina, premier Nigérian à diriger la BAD depuis sa création, en 1964, qui clame son <em>« innocence »</em> et qui avait rapidement été disculpé par la banque sur la foi d’un rapport de son comité d’éthique interne.</p>



<p>Mais les Etats-Unis, deuxième actionnaire de la BAD après le Nigeria, ont exigé fin mai le lancement d’une enquête indépendante, remettant en cause le travail du comité d’éthique et provoquant une sérieuse crise dans l’institution panafricaine. Alors que sa réélection semblait assurée il y a six mois, avec le soutien de l’Union africaine et après une augmentation de capital géante de 115 milliards de dollars réussie en octobre 2019 (environ 103 milliards de dollars à l’époque), la position de M. Adesina, ancien ministre nigérian de l’agriculture, apparaît désormais de plus en plus fragile.</p>



<p><strong>Source:Le Monde Afrique /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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