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	<title>accès à l eau potable &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<description>Tout un continent en un seul clic</description>
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	<title>accès à l eau potable &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>David Malpass et Macky Sall : « Repenser la gestion de l’eau pour en garantir l’accès à tous »</title>
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				<pubDate>Wed, 16 Mar 2022 16:23:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[accès à l eau potable]]></category>
		<category><![CDATA[forum mondial de l eau]]></category>

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				<description><![CDATA[En amont du Forum mondial de l’eau, prévu du 21 au 26 mars à Dakar, le président de la Banque mondiale et le chef d’État sénégalais – également président en exercice de l’Union africaine – lancent un appel conjoint pour renforcer au plus vite la sécurité hydrique et la résilience du continent. L’eau est notre...]]></description>
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<p><strong>En amont du Forum mondial de l’eau, prévu du 21 au 26 mars à Dakar, le président de la Banque mondiale et le chef d’État sénégalais – également président en exercice de l’Union africaine – lancent un appel conjoint pour renforcer au plus vite la sécurité hydrique et la résilience du continent.</strong></p>



<p>L’eau est notre ressource la plus essentielle. Elle est indispensable au développement, à la croissance et à la résilience. Sans une eau salubre, un système d’assainissement adapté et de bonnes conditions d’hygiène, aucun résultat positif ne peut être atteint dans le domaine de la santé. Et pourtant, un quart de la population mondiale – soit 2 milliards de personnes – manque d’eau potable, et la moitié – 3,6 milliards d’individus – ne dispose pas d’un&nbsp;<a href="https://www.unwater.org/water-facts/water-sanitation-and-hygiene/">système d’assainissement adéquat</a>.</p>



<p>L’impact de ces manques sur le capital humain est alarmant. En 2019, les <a href="https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/the-top-10-causes-of-death">maladies d’origine hydrique</a> figuraient au 8e rang des causes de mortalité dans le monde, coûtant chaque année la vie à 1,5 million de personnes, principalement du fait de la mauvaise qualité de l’eau et de l’assainissement.</p>



<p>Ce sont surtout les femmes et les filles qui en subissent les pires conséquences. À titre d’exemple, le manque d’installations nécessaires à une bonne hygiène intime dans les écoles entraîne de&nbsp;<a href="https://openknowledge.worldbank.org/handle/10986/27949">l’absentéisme scolaire chez les jeunes filles</a>, et des répercussions irrattrapables en matière d’acquisition des connaissances.</p>



<h4>Criantes inégalités</h4>



<p>On estime que chaque dollar investi dans les services d’eau potable apporte un retour sur investissement de 3 dollars,&nbsp;<a href="https://www.unwater.org/water-facts/water-sanitation-and-hygiene/">et même davantage en zone rurale</a>. En Afrique subsaharienne, où l’agriculture représente 23 % du produit intérieur brut, l’eau est essentielle pour la production. Elle est également indispensable dans les secteurs de l’énergie hydroélectrique, des mines et de l’industrie. En outre, 90 % des événements climatiques extrêmes sont liés à l’eau, ce qui signifie qu’une meilleure gestion de cette ressource revêt un caractère déterminant pour l’adaptation et la résilience face au changement climatique.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>EN AFRIQUE, LA MAUVAISE QUALITÉ DE L’EAU EST À L’ORIGINE DE 70 % À 80 % DES MALADIES</p></blockquote>



<p>Malgré les avantages clairement établis de l’investissement dans l’eau pour le développement, la sécurité hydrique – le fait de disposer de suffisamment d’eau – est loin d’être atteinte dans de nombreux pays. La&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1295718/societe/omicron-le-debut-de-la-fin-de-la-pandemie-de-covid-19/">pandémie de Covid-19</a>&nbsp;a mis en évidence les inégalités criantes en matière de services d’adduction et d’assainissement, ainsi que leurs conséquences importantes sur la santé publique. Ces défis sont particulièrement sévères en Afrique, où la mauvaise qualité de l’eau est à l’origine de 70 % à 80 % des maladies. Avec l’intensification des sécheresses et des inondations, ainsi que l’assèchement des nappes phréatiques, les villes et les exploitations agricoles se retrouvent en outre de plus en plus exposées aux pénuries.</p>



<p>Plusieurs pays et organisations ont mobilisé des investissements dans l’infrastructure et l’innovation technologique. Ils ont aussi mis en place d’autres solutions visant à s’attaquer aux différents risques et défis liés à cette problématique. Une action plus ambitieuse est néanmoins nécessaire pour généraliser les solutions efficaces et traiter les obstacles systémiques à l’atteinte de la sécurité hydrique et de l’assainissement universel.</p>



<h4>Une action à engager d’urgence</h4>



<p>C’est dans ce contexte que le&nbsp;<a href="https://worldwaterforum.org/fr/forum/a-propos-du-9eme-forum">Forum mondial de l’eau</a>&nbsp;– le plus important événement consacré à ce thème – se réunira pour la première fois sur le continent africain, du 21 au 26 mars. Alors que les décideurs politiques, les chefs d’entreprises, les ONG, les donateurs et les organisations internationales se retrouveront à Dakar, il est hautement prioritaire d’engager une action d’urgence dans le secteur, pour avancer sur trois fronts :</p>



<ul><li>Le renforcement des réformes politiques et institutionnelles.</li><li>L’augmentation de l’investissement public et privé.</li><li>Une plus forte participation citoyenne.</li></ul>



<p><strong>Le renforcement des réformes politiques et institutionnelles</strong>&nbsp;est nécessaire pour garantir l’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement, et pour soutenir l’adaptation au changement climatique. Les institutions en charge de l’eau – comme les agences de bassin hydrographique, les sociétés de service public ou les municipalités – ont un rôle crucial à jouer dans cette mise en œuvre, mais elles se trouvent souvent freinées par un manque de capacité ou par des mandats mal définis. Le Sénégal fait partie des pays qui ont su réaliser des avancées probantes dans la construction d’infrastructures hydrauliques. Il a aussi su mener nombre de réformes politiques et institutionnelles, notamment par le biais d’une société de portefeuille dédiée à la fourniture d’eau, d’une agence d’assainissement qui concentre son action sur l’investissement et de partenariats efficaces avec le secteur privé. D’une façon générale, des mesures politiques ciblées et des institutions réformées peuvent permettre une utilisation durable et équitable de l’eau, une appréciation juste de son prix ainsi qu’une fourniture plus efficace à davantage d’usagers.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LES BESOINS DE FINANCEMENT DANS LE DOMAINE SERONT MULTIPLIÉS PAR SIX D’ICI 2030, ET L’INVESTISSEMENT PRIVÉ AURA UN RÔLE CLÉ À JOUER</p></blockquote>



<p><strong>L’augmentation de l’investissement public et privé</strong>&nbsp;est également importante pour garantir la sécurité hydrique. Les besoins de financement dans le domaine de l’eau seront multipliés par six d’ici 2030. Alors que l’Afrique devra investir jusqu’à&nbsp;<a href="https://blogs.worldbank.org/fr/nasikiliza/en-afrique-une-riposte-durable-au-coronavirus-ne-peut-occulter-la-question-de-leau">20 milliards de dollars chaque année</a>, les pays n’allouent aujourd’hui que 0,5 % de leur PIB au secteur. Les gouvernements, à eux seuls, ne pourront pas assumer ces dépenses, particulièrement à l’heure où nombre d’entre eux peinent à payer les services essentiels, dans un contexte de montée de la dette. Si les banques multilatérales de développement se sont engagées à augmenter de 25 % à 35 % leur financement dans le secteur, l’investissement privé aura un rôle clé à jouer pour combler l’écart, dans le cadre de partenariats public-privé solides, indispensables au renforcement de la participation du secteur privé.</p>



<p>Pour que ces efforts soient couronnés de succès,&nbsp;<strong>une plus forte participation citoyenne</strong>&nbsp;est également nécessaire à tous les niveaux. Le but ? Transformer notre façon d’utiliser l’eau, de la partager, de l’économiser, d’éviter son gaspillage et de la valoriser. Au Sénégal, les agriculteurs collaborent avec les organismes publics d’irrigation sur les innovations en matière d’agriculture climato-intelligente, afin de mettre en place des systèmes d’irrigation à énergie solaire et de réhabiliter les projets de mobilisation des ressources en eau. Cela permettra d’accroître la production agricole, de réduire les risques liés à l’agriculture et d’augmenter les revenus des exploitants. L’irrigation gérée par les agriculteurs offre de grandes perspectives, mais cette approche exige un appui politique et des investissements pour développer leurs connaissances et leur accès au financement.</p>



<h4>Coopération et concertation</h4>



<p>Il nous faut passer à l’action dès aujourd’hui pour protéger les populations, les moyens de subsistance et les ressources. Cela implique de renforcer les filets sociaux afin qu’ils couvrent les chocs hydriques, de développer la résilience en augmentant les solutions de stockage, et de revoir la conception de nos villes afin d’améliorer la gestion de l’eau. Les crises liées à l’eau peuvent fournir des opportunités de changement, et surtout en renforcer l’urgence.</p>



<p>Comme le souligne la <a href="https://www.iucn.org/sites/dev/files/import/downloads/vision_africaine_de_l_eau_pour_2025.pdf">Vision africaine de l’eau pour 2025</a>, « on ne peut trouver des solutions à ces problèmes tant que perdurent les vieilles pratiques ». La Banque mondiale et l’Union africaine s’engagent à renforcer la sécurité hydrique et la résilience du continent.</p>



<p>Enfin, nous voudrions souligner combien la coopération pour le partage et la gestion concertés des bassins transfrontaliers est fondamentale afin d’éviter les conflits autour de l’eau, et contribuer à la préservation de la paix et de la sécurité internationales. En Afrique de l’Ouest, l’Organisation pour la mise en valeur du Fleuve Sénégal (OMVS), et l’Organisation pour la mise en valeur du Fleuve Gambie – créées respectivement en 1972 et 1978 – offrent des exemples concrets d’une collaboration efficace.</p>



<p>Sur tous ces objectifs communs, nous pouvons continuer à travailler ensemble et aller plus loin dans nos réalisations.</p>



<p><em><strong>David Malpass</strong>&nbsp;est président du Groupe de la Banque mondiale.</em></p>



<p><em><strong>Macky Sall</strong>, président du Sénégal, assure la présidence en exercice de l’Union africaine pour 2022.</em></p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>L’eau, une urgence sous-estimée ?</title>
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				<pubDate>Mon, 18 Oct 2021 18:47:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Le Monde]]></category>
		<category><![CDATA[accès à l eau potable]]></category>
		<category><![CDATA[environnement]]></category>

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				<description><![CDATA[Publié en mars de cette année par UN Water, le rapport qui pointe l’état d’avancement des « objectifs de développement durable sur l&#8217;eau et l&#8217;assainissement » (ODD 6) mérite plus qu’un simple commentaire dans un média spécialisé. Il nous interpelle sur l’écart croissant du discours aux actes et tente d’alerter sur le sujet négligé de l’accès à...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Publié en mars de cette année par UN Water, le rapport qui pointe l’état d’avancement des « objectifs de développement durable sur l&rsquo;eau et l&rsquo;assainissement » (ODD 6) mérite plus qu’un simple commentaire dans un média spécialisé. Il nous interpelle sur l’écart croissant du discours aux actes et tente d’alerter sur le sujet négligé de l’accès à l’eau. </strong></p>



<p><strong>Le court terme s’est imposé malgré la dimension vitale de l’eau</strong></p>



<p>La pandémie a remisé au second plan – au mieux – les réalités de terrain et l’impérieux besoin de remettre cet accès à l’eau potable et à l’assainissement à la place qui est la sienne puisque vitale par essence. Obnubilés par des effets instantanés de peurs, les politiques de tous bords placent la vaccination en toute priorité et tous azimuts. Il est vrai que socialement la maladie génère par son degré d’incertitudes et d’absence d’issue certaine, visible, bornée dans le temps, un niveau de doute que beaucoup ne sont plus prêts à supporter. De même, économiquement, la pandémie a bouleversé nos modèles de croissance et les organisations de cycles économiques bien rodés depuis cinquante ans.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://static.lpnt.fr/images/2021/10/18/22332114lpw-22332204-embed-libre-jpg_8308851.jpg" alt=""/><figcaption>Patrice Fonlladosa est président du think tank (Re)sources et ancien président&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/afrique">Afrique</a>&nbsp;du Medef International.© DR</figcaption></figure>



<p>Les priorités des agendas ont été profondément revues, les budgets aussi, et le court terme s’est imposé quasi naturellement dans une forme d’indifférence qui questionne sur notre sens des responsabilités vis-à-vis des générations plus jeunes.&nbsp;</p>



<p>Pourtant, bien au-delà du rôle premier de l’eau et&nbsp;de son accès à tous dans la lutte contre cette terrible pandémie, l’accès à une eau saine tient une place essentielle dans le développement économique, une place vertueuse&nbsp;; et la gestion équilibrée et durable de l’eau est un vecteur clé dans les équilibres mondiaux et le développement durable.</p>



<p><strong>Des enjeux humains évidents, renforcés par la crise sanitaire</strong></p>



<p>Développer l’accès à un eau de qualité, promouvoir un assainissement des eaux usées et améliorer ainsi l’hygiène est crucial pour contenir la propagation du Covid-19 et d’autres maladies. En 2021,&nbsp;40&nbsp;% de la population ne dispose pas d’une installation de base avec eau et savon à la maison, ce qui signifie que trois milliards de personnes ne peuvent pas se laver les mains correctement.&nbsp;25&nbsp;% des établissements de santé dans le monde ne disposent pas d’un accès stabilisé à l’eau, et&nbsp;60&nbsp;% des mêmes établissements ne disposent ni d’eau courante, ni de savon, ni de solution hydroalcoolique (chiffres 2016).&nbsp;47&nbsp;% des écoles dans le monde ne disposent pas d’installations pour le lavage des mains avec eau et savon. Ces chiffres, déjà alarmants en eux-mêmes, masquent pourtant des disparités régionales très fortes retrouvées dans les statistiques sanitaires&nbsp;:&nbsp;75&nbsp;% de la population en Afrique subsaharienne ne dispose pas d’installations pour se laver les mains à la maison,&nbsp;72&nbsp;% pour l’ensemble des Pays les moins avancés (PMA) «&nbsp;contre seulement&nbsp;»&nbsp;40&nbsp;% à l’échelle mondiale. Une forêt de chiffres… et des réalités oubliées. L’Afrique paye le plus lourd tribut.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://static.lpnt.fr/images/2021/10/18/22332114lpw-22332207-embed-libre-jpg_8308852.jpg" alt=""/><figcaption>Rémi Bourgarel est membre du think tank (Re)sources, président de Services For Environment.© DR</figcaption></figure>



<p>Pour résumer ce point critique en un seul indicateur, évoquons le taux de mortalité infanto-juvénile de&nbsp;76&nbsp;pour mille en Afrique subsaharienne, de&nbsp;63&nbsp;pour mille pour l’ensemble des PMA, mais de «&nbsp;seulement&nbsp;»&nbsp;7&nbsp;pour mille pour les pays de l’OCDE&nbsp;: voilà qui donne une idée de l’enjeu et des efforts&nbsp;! Et de ce qui nous sépare du Nord au Sud, sans aucune équité…&nbsp;</p>



<p><strong>Des intentions affirmées et répétées</strong></p>



<p>Les liens entre accès à l’eau et amélioration des conditions d’hygiène et de santé et développement économique, entre amélioration de l’environnement et attractivité territoriale sont maintenant devenus évidents et ne font plus aucun doute chez la plupart des acteurs du développement. Dans de nombreux pays, en Afrique(s) comme ailleurs, le développement de l’accès à l’eau est annoncé comme étant au cœur du développement de ces pays&nbsp;; dans la plupart des pays développés, et chez toutes les institutions de développement, ce même accès à l’eau est souvent placé au cœur des stratégies. C’est ce qui transparaît clairement des «&nbsp;plans nationaux de développement stratégique&nbsp;», ces fameux plans d’avenir de nombreux pays élaborés à l’échelle nationale et soutenus par les bailleurs de fonds. L’eau est à la base du développement humain, économique et du développement durable, triptyque vertueux de la croissance inclusive&nbsp;: plusieurs études soulignent le lien entre faiblesse du secteur des services essentiels de l’eau et de l’assainissement et leurs impacts sur les conditions de santé, d’éducation et le surcoût humain engendré pour la population. Sur ce point, l’indicateur pertinent est celui du le temps passé – essentiellement par les jeunes filles – aux corvées d’eau, temps gaspillé au détriment de l’accès à l&rsquo;éducation de base et au développement humain et qui ne se réduit toujours pas.</p>



<p><strong>Des enjeux géopolitiques et de développement durable</strong></p>



<p>Plus de&nbsp;60&nbsp;% des flux d’eau douce dans le monde sont produits par des bassins transfrontaliers, rendant incontournable la coopération internationale sur ces eaux. Changement climatique croissant et aggravation des stress hydriques dans de nombreuses régions menacent les progrès en faveur du développement durable et augmente leur vulnérabilité.&nbsp;</p>



<p>Disons-le&nbsp;: force est de constater que malgré l’importance des enjeux, malgré les intentions et les annonces effrénées, au rythme actuel, ce n’est qu’au XXIII<sup>e</sup>&nbsp;siècle –au mieux – que les objectifs de développement durable en matière d’accès à l’eau potable pourront être atteints en l’état connu des prévisions. Aujourd’hui, au XXI<sup>e</sup>&nbsp;siècle,&nbsp;30&nbsp;% de la population mondiale manque toujours d’accès à ce service vital et il faudrait multiplier par&nbsp;4&nbsp;les financements sur ces secteurs d’ici&nbsp;2050&nbsp;pour atteindre l’objectif d’un accès universel et équitable à l’eau potable. Aujourd’hui, ce sont&nbsp;55&nbsp;% des habitants de notre planète qui n’ont pas accès à des infrastructures d’assainissement et&nbsp;80&nbsp;% des eaux usées qui restent déversées sans traitement dans notre environnement, rivières, mers, sous-sols. Voulons-nous rester aveugles et sourds aux conséquences déjà présentes&nbsp;?</p>



<p><strong>Où allons-nous&nbsp;?</strong></p>



<p>Malgré ces enjeux et les intentions annoncées, les engagements de l’aide publique au développement consacrée au secteur de l’eau ont chuté ces dernières années après avoir constamment et significativement augmenté jusqu’à l’adoption en&nbsp;2015&nbsp;par les Nations unies de ces objectifs&nbsp;: ceux-ci sont passés de&nbsp;6&nbsp;à&nbsp;13&nbsp;milliards de dollars entre&nbsp;2000&nbsp;et 2015. La&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/france">France</a>&nbsp;a par exemple fait évoluer ses priorités pour l’APD en&nbsp;2018&nbsp;autour de la stabilité internationale, du climat, de l’éducation, de l’égalité femmes-hommes et de la santé… l’eau&nbsp;et l’accès à l’eau n’en font plus partie en tant que tels&nbsp;!</p>



<p>Déjà, en 2017, l’<a href="https://www.lepoint.fr/tags/onu">ONU</a>&nbsp;alertait&nbsp;: «&nbsp;Les pays ne parviendront pas à atteindre les objectifs mondiaux consistant à garantir un accès universel à l’eau potable et à l’assainissement à moins que des mesures ne soient prises pour utiliser les ressources financières de manière plus efficace et redoubler d’efforts en vue d’identifier de nouvelles sources de financement.&nbsp;»&nbsp;La Banque mondiale estimait (en 2017) que «&nbsp;pour atteindre les cibles mondiales des ODD, les investissements pour les infrastructures doivent tripler et atteindre&nbsp;114&nbsp;milliards de dollars par an, chiffre qui n’inclut pas les coûts de fonctionnement et d’entretien&nbsp;». Alors oui, nous en sommes loin quatre ans plus tard.</p>



<p><strong>Un date s’impose&nbsp;: mars 2023</strong></p>



<p>Face à cette situation, une date s’impose à nous et ne peut être manquée : mars 2023. La conférence internationale sur l’eau qui se tiendra sous l’égide des Nations unies va sonner comme un rappel incontournable à la tenue des engagements pris par les États. Maintenant que les enjeux sont bien connus et partagés, les chiffres connus et non contestés, il est largement temps de placer le sujet du développement de l’accès à l’eau et à l’assainissement au cœur des priorités de développement en Afrique(s) et dans les pays émergents, et hors compétition. Devant ! Mobilisons une véritable « énergie d’avenir » qui soit celle de nous réconcilier sur la vraie priorité. La nôtre à tous, universellement partagée.</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Privés d&#8217;eau potable à cause de cadavres dans les rivières</title>
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				<pubDate>Mon, 19 Jul 2021 15:32:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique Centrale]]></category>
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<p><strong>Boire un verre d&rsquo;eau potable, cela ne va pas de soi pour les habitants des villages périphériques de Bangui.</strong></p>



<p>A défaut d&rsquo;avoir accès à de l&rsquo;eau propre, beaucoup se rabattent sur l&rsquo;eau de marigot avec des conséquences sur leur santé. Mais cette situation s&rsquo;est accrue avec la crise sécuritaire de janvier&nbsp;: des cadavres ont été jetés dans les rivières et les ont polluées.</p>



<p>Pour aider les gens dans l&rsquo;urgence, l&rsquo;église catholique a mis en place une clinique mobile pour la population.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://static.dw.com/image/6681527_404.jpg" alt="Souvent, les habitants n'ont que l'eau sale du marigot à boire (photo d'illustration)"/><figcaption>Beaucoup de Centrafricains n&rsquo;ont que l&rsquo;eau sale du marigot à boire</figcaption></figure>



<h4>Boire l&rsquo;eau sale du marigot</h4>



<p>Une eau sale, et trouble&nbsp;: la population de Kpata, Beyeré, Ndimba va puiser son eau à boire dans le marigot.</p>



<p>Pierre Yetoman est le chef du village de Kpata. Il explique que l&rsquo;accès à l&rsquo;eau est extrêmement difficile. « <em>L&rsquo;eau ici est à ciel ouvert. Quand il pleut, les feuilles tombent dessus, y compris le sable.&nbsp; Après la crise, malgré tout ce que vous connaissez, les gens n&rsquo;ont pas le choix ».</em></p>



<p>Au plus fort des violences, des corps sans vie ont été jetés dans les rivières, rendant l&rsquo;eau encore plus impropre à la consommation.</p>



<h4>Des infections à cause du manque d&rsquo;hygiène</h4>



<p>Cette situation a ému la sœur Lydie Dehegué Nambona, révoltée que dans cette région, boire de l&rsquo;eau puisse représenter un danger pour la population.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/centrafrique-acc%C3%A8s-%C3%A0-leau-potable/a-58313826#"><img src="https://static.dw.com/image/38894141_401.jpg" alt="Sans eau potable, pas de vie possible (photo d'archive)"/></a><figcaption>Sans eau potable, pas de vie possible</figcaption></figure>



<p>La nonne raconte :&nbsp;<em>« Nous avons rencontré des cas d&rsquo;infections pulmonaires, de gastro-entérite, évidement, parce qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas de bonne eau. On rencontre beaucoup de problèmes de peau dus au manque d&rsquo;hygiène. Alors porter secours à ces frères et sœurs, je crois que ça les soulagerait beaucoup dans leur misère, je dis dans leur misère parce que vraiment c&rsquo;est une population qui souffre ».</em></p>



<p>Grâce à l&rsquo;appel lancé par Lydie Dehegué Nambona qui a su réunir des bonnes volontés, aujourd&rsquo;hui, Kpata dispose de trois puits améliorés.</p>



<h4>La réponse des autorités : des études sont en cours</h4>



<p>Le gouvernement est conscient de la réalité du problème. Le réseau de distribution d&rsquo;eau remonte à la colonisation. Il n&rsquo;a pas été amélioré malgré l&rsquo;augmentation de la demande. Arthur Bertrand Piri, ministre de l&rsquo;Hydraulique, s&rsquo;en remet à la conclusion d&rsquo;études qui sont en train d&rsquo;être menées avec les partenaires de l&rsquo;Etat.</p>



<p>Le ministre remercie ainsi la Sodeca (l&rsquo;entreprise publique de distribution de l&rsquo;eau potable et de travaux hydrauliques en RCA, ndlr), même si l&rsquo;entreprise a « <em>des moyens limités »</em>, de l&rsquo;aveu même du ministre. « <em>La population augmente, nous le savons. Mais après les études en cours, nous aurons des propositions et nous verrons ce qu&rsquo;il y a lieu de faire et nous faisons confiance aux partenaires qui nous ont toujours soutenus ».</em></p>



<p>La Centrafrique est encore loin des objectifs de développement durable fixés par l&rsquo;ONU. L&rsquo;accès à l&rsquo;eau potable et aux infrastructures sociales de base demeure pour la majorité de la population une denrée rare.</p>



<p><strong>Source : Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Journée mondiale de l&#8217;eau : l&#8217;Afrique sous pression</title>
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				<pubDate>Sun, 22 Mar 2020 15:02:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[accès à l eau potable]]></category>
		<category><![CDATA[pression]]></category>

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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/barrage-de-la-renaissance.jpg" alt="" class="wp-image-15404" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/barrage-de-la-renaissance.jpg 612w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/barrage-de-la-renaissance-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 612px) 100vw, 612px" /></figure>



<p><strong>Sur le continent, plus de 320 millions d&rsquo;habitants sont encore dépourvus d&rsquo;un accès à l&rsquo;eau potable et les problèmes d&rsquo;assainissement coûteraient jusqu&rsquo;à 5% de PIB à l&rsquo;Afrique subsaharienne. Sur fond de défi climatique et de croissance démographique, la géopolitique de l&rsquo;eau se structure aujourd&rsquo;hui à marche forcée&#8230;</strong></p>



<p>Les plans d&rsquo;action multilatéraux de la décennie 2005-2015 ont permis à 1,3 milliard de personnes supplémentaires d&rsquo;accéder à l&rsquo;eau potable dans les pays en développement, mais cette ressource vitale reste particulièrement inéquitable. Moins d&rsquo;une dizaine de pays disposent de 60 % des ressources naturelles en eau douce (la Chine, les Etats-Unis, la Russie, le Canada, le Brésil, l&rsquo;Indonésie, la Colombie, le Pérou et l&rsquo;Inde). Parallèlement, la consommation domestique est tout aussi inégale. Aux Etats-Unis, elle avoisine 700 litres par jour et par habitant, contre 175 litres en Europe, et en moyenne 50 litres en Afrique.</p>



<p>Près de 2,2 milliards de personnes n&rsquo;ont pas accès à l&rsquo;eau potable dans le monde et 4,2 milliards sont dépourvues d&rsquo;installation sanitaire. Les maladies infectieuses d&rsquo;origine hydrique provoquent 3,2 millions de morts par an, soit l&rsquo;équivalent de 6 % des décès dans le monde et enfin, entre 70 % et 80 % des maladies sont imputées à la mauvaise qualité de l&rsquo;eau en Afrique, selon l&rsquo;Organisation mondiale de la santé (OMS).</p>



<p>Si l&rsquo;amélioration de l&rsquo;accès à une eau de qualité requiert des efforts financiers importants, le retour sur investissement est significatif et chaque dollar investi dans l&rsquo;assainissement rapporterait 8 dollars. Toutefois, le déficit annuel en infrastructures d&rsquo;eau sur le continent est de l&rsquo;ordre de 43 à 53 milliards de dollars et les problèmes liés à l&rsquo;assainissement coûteraient jusqu&rsquo;à 5% de PIB à l&rsquo;Afrique subsaharienne. La gestion de l&rsquo;eau dans un contexte de bouleversement climatique et de défi démographique impose donc des engagements forts, en termes de financement, mais aussi de rationalisation des ressources, en particulier dans le secteur agricole qui représente près de 70 % de la consommation d&rsquo;eau.</p>



<h4><strong>L&rsquo;Afrique face à la pénurie d&rsquo;eau: entre réaction et anticipation&#8230;</strong></h4>



<p>En 2018, la ville du Cap a été frappée par une pénurie d&rsquo;eau, qui a conduit les autorités sud-africaines à prendre des mesures drastiques dans la précipitation, en rationnant l&rsquo;eau à 50 litres par jour et par personne pendant plusieurs semaines consécutives, dans une ville habituellement alignée sur les standards de consommation des métropoles occidentales&#8230; La police municipale réquisitionnée pour l&rsquo;occasion procédait alors aux contrôles de consommation d&rsquo;eau, afin d&rsquo;échapper au scénario catastrophe du « Zero&nbsp;Day », à partir duquel les robinets auraient été coupés.</p>



<p><em>«Cette histoire a fait le tour du monde, car la ville du Cap est emblématique, mais elle n&rsquo;est pas la seule dans ce cas. Cet épisode reflète une gestion insouciante de l&rsquo;eau qui rappelle la fable de « La Cigale et la Fourmi » [&#8230;] Il nous faut trouver des systèmes pour économiser l&rsquo;eau, dans le respect de l&rsquo;environnement. C&rsquo;est un impératif au regard de la croissance démographique à venir »,</em>&nbsp;considère Loïc Fauchon, le président du Conseil mondial de l&rsquo;eau, une organisation internationale multipartite (à la manœuvre dans l&rsquo;organisation du prochain Sommet mondial de l&rsquo;eau qui se tiendra à Dakar en 2021), réunissant aussi bien des experts, des chercheurs, des représentants d&rsquo;ONG ou de gouvernements que des poids lourds du secteur comme Suez ou Véolia.</p>



<p>Selon l&rsquo;OMS, 2,2 milliards de personnes sont affectées par le stress hydrique. En Tunisie, les écarts pluviométriques au niveau national ont conduit les autorités à anticiper les pénuries.&nbsp;<em>«Le gouvernement tunisien développe actuellement des infrastructures de conduites, de systèmes de pompes et des stations de traitement de l&rsquo;eau pour alimenter les villes de Sousse, Monastir et Sfax»</em>&nbsp;explique Frédéric Maurel, responsable-adjoint de la division eau et assainissement de l&rsquo;Agence française de développement (AFD), qui a investi 100 millions d&rsquo;euros dans ce projet. Néanmoins, les ressources ne sont pas infinies et cette stratégie de répartition sur l&rsquo;ensemble du territoire, a ses propres limites.&nbsp;<em>« Le&nbsp;</em><em>système de transfert mis en place en Tunisie est conçu pour une capacité de l&rsquo;ordre 100M3 par an, ce qui est suffisant pour répondre à la demande en eau potable de près de 50% de la population jusqu&rsquo;en 2025. Il faudra ensuite trouver d&rsquo;autres solutions comme le dessalement, qui suppose le recours aux énergies. Or, le gaz reste très répandu en Tunisie, avec une empreinte carbone élevée [&#8230;] Par ailleurs, le dessalement pourrait perturber l&rsquo;écosystème marin à travers la production de saumures, qui génère le rejet d&rsquo;une eau jusqu&rsquo;à 2 fois plus salée que la mer [&#8230;] Si aucune autre solution n&rsquo;est trouvée, il arrivera un moment où nous n&rsquo;aurons plus d&rsquo;autre option »,</em>&nbsp;ajoute-t-il, précisant que l&rsquo;AFD, conformément à ses engagements «100% Accord de Paris» n&rsquo;est pas amenée à financer ce type de projets.</p>



<p>Un constat que Loïc Fauchon relativise :&nbsp;<em>«&nbsp;Le dessalement n&rsquo;est pas la solution idéale. Toutefois, la pollution générée dans les pays du Golfe par exemple est essentiellement due à la faible profondeur des unités installées, ce qui a provoqué la modification de l&rsquo;écosystème marin, faisant apparaître des méduses géantes au large de l&rsquo;Arabie Saoudite&#8230;&nbsp;».</em></p>



<h4><strong>Vers une «hydrodiplomatie» africaine</strong></h4>



<p>Le partage des eaux alimente les palabres depuis toujours: des batailles pour le contrôle des puits menées par les chefs de tribus au barrage de la discorde dans la vallée de l&rsquo;Omo, en passant par un certain nombre de succès comme celui du fleuve Sénégal.&nbsp;<em>«Les pays riverains ont créé une association du fleuve Sénégal et se sont réparti les droits d&rsquo;eau. Ils ont examiné les endroits où il était possible de construire les barrages pour produire de l&rsquo;électricité, tout en étudiant ensemble, les possibilités d&rsquo;améliorer la navigabilité (&#8230;) C&rsquo;est un exemple de gouvernance partagée et harmonieuse »,</em>&nbsp;selon le président du Conseil mondial de l&rsquo;eau, contrairement&nbsp;à la construction en Ethiopie, du barrage hydroélectrique de la Renaissance (Gerd) sur le Nil, qui a provoqué des échanges bien plus vifs entre pays limitrophes. En vertu d&rsquo;un traité datant de la colonisation britannique, l&rsquo;Egypte et le Soudan bénéficiaient de droits historiques sur les eaux du Nil, qui traversent l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouganda à l&rsquo;Egypte. Or, les besoins en eau des pays&nbsp;<em>hubstream</em>&nbsp;ont sensiblement augmenté et l&rsquo;équilibre démographique a changé la donne, générant des points de tension, notamment autour de la durée de remplissage du barrage via la construction d&rsquo;un méga-lac de 70 milliards de m3.</p>



<p>En 2013, le président égyptien Mohamed Morsi allait jusqu&rsquo;à déclarer :&nbsp;<em>«si une seule goutte du Nil est perdue, notre sang sera la seule alternative»</em>.&nbsp;<em>«Depuis cette époque, le dialogue a avancé. Les parties sont condamnées à trouver un accord, même si chacun demande des garanties»</em>&nbsp;d&rsquo;après Loïc Fauchon, qui milite pour la gestion intégrée des ressources (GIR) et favorise une approche horizontale suivant le principe de la «5 Fingers Alliance» reliant la problématique de l&rsquo;eau à celles de l&rsquo;énergie, de l&rsquo;alimentation, de la santé et de l&rsquo;éducation, dans un cercle vertueux.</p>



<p>Enfin, avec la raréfaction programmée des ressources en eau douce et la hausse de la demande liée aux croissances urbaine et démographique, revient la sempiternelle question du statut de l&rsquo;eau. Selon la résolution onusienne de juillet 2010 et celle du Conseil des droits de l&rsquo;homme de septembre 2010, il s&rsquo;agit d&rsquo;un «droit fondamental» garanti en théorie, par les Etats. Toutefois, ce point de vue est loin de faire l&rsquo;unanimité dans le secteur privé, les gouvernements et même parmi les bailleurs internationaux, qui considèrent l&rsquo;eau comme un «besoin» ou un «besoin fondamental», c&rsquo;est-à-dire une denrée commercialisable.</p>



<p><strong>Source: La Tribune Afrique /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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		<title>Les mégalopoles sont-elles prêtes au défi de l’accès à l’eau potable ?</title>
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				<pubDate>Wed, 18 Mar 2020 10:11:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Tribune]]></category>
		<category><![CDATA[accès à l eau potable]]></category>
		<category><![CDATA[defis]]></category>

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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/acces-eau.jpg" alt="" class="wp-image-15304" width="838" height="629" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/acces-eau.jpg 640w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/acces-eau-300x225.jpg 300w" sizes="(max-width: 838px) 100vw, 838px" /></figure>



<p><strong>Alors que les investissements visant à développer les infrastructures nécessaires à contrer les situations de risques de « stress hydrique » sont aujourd’hui largement insuffisants, le recours à l’eau en bouteille fait figure de solution transitoire pour les classes moyennes des pays émergents.</strong></p>



<p>Le monde a soif&nbsp;: près de 1,7 milliard d’êtres humains, soit une personne sur quatre, se trouvent déjà en état de « stress hydrique grave », selon un rapport publié en août dernier par le World Resources Institute (WRI). Et même si des solutions existent et sont utilisées parfois à très grande échelle -dessalement, Re-Use – la pénurie engendre dans certaines régions du monde une cascade sans retour&nbsp;: insécurité alimentaire, conflits armés, migrations, instabilités financières…</p>



<h4>Un stress hydrique renforcé par l’explosion urbaine</h4>



<p>Des conséquences dramatiques, qui le seront encore davantage avec l’urbanisation croissante de nos sociétés. Car si le monde est un village, notre planète ressemble de plus en plus à une immense métropole.&nbsp;Plus d’un humain sur deux (55&nbsp;%) est, en effet, un citadin. En 2050, les centres urbains concentreront près de 70&nbsp;% de la population mondiale et la planète comptera plus d’une quarantaine de mégalopoles de plus de 10 millions d’habitants, dont une quinzaine, comme Le Caire, Lagos ou Kinshasa, dépasseront même les 20 millions de résidents.</p>



<p>Cette urbanisation galopante se constatera principalement dans les pays d’Asie et d’Afrique, avec doublement de la population en moins de 30 ans. L’Inde, le Nigeria et la Chine concentreront, à eux seuls, plus d’un tiers de la croissance de la population urbaine. Pour quels effets sur la gestion de l’eau ? Comment s’y préparent ces gigantesques aires urbaines ?</p>



<h4>De l’Afrique à l’Asie, le manque d’eau potable tue</h4>



<p>L’Afrique reste la région la plus directement menacée par les pénuries et celle ou l’expansion démographique est la plus notable, près de 4 % par an. L’explosion démographique, l’urbanisation sauvage et le nécessaire développement agricole croissant pour subvenir aux populations se conjuguent, aspirant jusqu’à la dernière goutte des réserves, déjà critiques, du continent.</p>



<p>En cause également, la faiblesse continue des investissements dans le secteur alors que les besoins des populations sont chiffrés et connus. Mais la mauvaise qualité, chronique, des infrastructures liées à l’eau peine à positionner ces investissements en tête des agendas de politiques publiques. Les États africains ne dépensent ainsi que 2 % de leur PIB dans le secteur, contre 8,8 % en Chine. Entre 2016 et 2018, les secteurs africains de l’eau n’ont réussi à mobiliser que 13 milliards de dollars en moyenne. Il en aurait fallu entre 56 et 66 milliards.</p>



<p>Les conséquences de cette incurie sont, hélas, prévisibles, et se traduisent notamment par l’expansion de maladies comme le choléra, la dysenterie ou la typhoïde. Les chiffres sont connus. Les constats publiés et même brandis… Pour quelle prise de conscience, quelle mobilisation ?</p>



<h4>L’eau en bouteille, une solution&nbsp;provisoire ?</h4>



<p>L’accès à l’eau potable n’est donc pas seulement un enjeu alimentaire, c’est aussi une question sanitaire. Souvent perçue comme une forme de « consommation ostentatoire » des classes moyennes africaines ou asiatiques, l’eau minérale en bouteille est surtout la seule solution pour accéder à une eau saine, sans risque et contourner les rudimentaires infrastructures de traitement et de distribution du précieux « or bleu ».</p>



<p>Pourtant, l’eau en bouteille est parfois mal perçue, notamment en Occident, où l’on considère qu’elle « marchandise » un bien public. Assurément, l’eau n’est pas un bien comme un autre, et si commerce il y a, c’est bien celui du service de l’eau, pas de sa source d’origine. Le sujet dépasse le cadre strict de l’économie&nbsp;: enjeux humanitaires, philosophiques, voire religieux. À chaque continent, chaque culture, son approche&nbsp;: en Inde, elle a une dimension sacrée, et sa distribution ne peut pas être abordée de la même manière qu’en Europe par exemple. Et de fait, il n’y a pas un pays ou on « traite » l’eau comme n’importe quelle ressource.</p>



<p>La principale limite à la consommation de l’eau minérale embouteillée est écologique&nbsp;: on ne peut éluder la pollution dramatique provoquée par une mauvaise gestion des déchets plastiques. Heureusement, certains pays, la Cote d’Ivoire ou le Maroc intègrent le traitement et le recyclage pour consolider de vraies filières industrielles. On peut aussi souligner l’importance de la conversion de certaines entreprises du secteur de l’eau minérale qui troquent progressivement le plastique pour le verre afin de réduire l’impact de ces déchets sur l’environnement.</p>



<p>En attendant que les infrastructures de collecte et <a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/899714/economie/lacces-universel-a-leau-potable-au-benin-en-2021-dans-les-bons-tuyaux/">de distribution de l’eau</a> soient suffisantes, la consommation d’eaux minérales en bouteille demeure une solution provisoire, mais indispensable pour une partie de ces populations. Mais sur le long terme, seule une gestion coordonnée et juste des ressources à l’échelle régionale – comme c’est le cas dans le bassin du Niger – pourra assurer une meilleure répartition de l’eau potable. Le défi est avant tout politique.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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