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	<title>Abdel Fattah al-Sissi &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>Abdel Fattah al-Sissi &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Le maréchal al-Sissi, principal allié des putschistes soudanais ?</title>
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				<pubDate>Wed, 10 Nov 2021 19:50:35 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Une relation de grand frère à petit frère. Le maréchal égyptien Abdel Fattah al-Sissi, 66 ans, jouerait le rôle de l’aîné et le général soudanais Abdel Fattah al-Burhane, 61 ans, celui du cadet. C’est en ces termes que Suliman Baldo, conseiller politique soudanais au sein de l’organisation The Sentry (« La Sentinelle »), décrit le lien unissant les deux militaires putschistes. Le premier...]]></description>
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<p><strong>Une relation de grand frère à petit frère. Le maréchal égyptien Abdel Fattah al-Sissi, 66 ans, jouerait le rôle de l’aîné et le général soudanais Abdel Fattah al-Burhane, 61 ans, celui du cadet. C’est en ces termes que Suliman Baldo, conseiller politique soudanais au sein de l’organisation </strong><a rel="noreferrer noopener" href="http://antiphishing.lepoint.fr/2/dmZvcnNvbkBsZXBvaW50LmZyfFZSQzAyMzcwMA%3D%3D/thesentry.org/about/" target="_blank"><strong>The Sentry</strong></a><strong> (« La Sentinelle »), décrit le lien unissant les deux militaires putschistes. Le premier a renversé le président Mohamed Morsi en 2013, le second a dissous le gouvernement de transition d’Abdallah Hamdok le 25 octobre dernier. Or, cette infraction au document de transition signé en août 2019 semble avoir été validée, si ce n’est orchestrée, par Abdel Fattah al-Sissi. Après plusieurs jours de rumeurs, le </strong><em><a rel="noreferrer noopener" href="http://antiphishing.lepoint.fr/2/dmZvcnNvbkBsZXBvaW50LmZyfFZSQzAyMzcwMA%3D%3D/www.wsj.com/articles/military-coups-in-africa-at-highest-level-since-end-of-colonialism-11635941829" target="_blank"><strong>Wall Street Journal</strong></a><strong> </strong></em><strong>a en effet confirmé, le 4 novembre, qu’Abdel Fattah al-Burhane s’est rendu au Caire la veille de son coup d’État. « Le chef des services de renseignements égyptiens, Abbas Kamel, est venu deux fois rencontrer le général al-Burhane dans les deux semaines qui ont précédé le putsch », ajoute Bazara Ali, le chef de cabinet de la ministre des Affaires étrangères – qui continue à être reconnue comme telle par la communauté internationale malgré le renversement du gouvernement. « L’</strong><a href="https://www.lepoint.fr/tags/egypte"><strong>Égypte</strong></a><strong> a donné son feu vert et fait relever le Premier ministre, résume Suliman Baldo. Les services de renseignements égyptiens, qui gèrent les dossiers liés au </strong><a href="https://www.lepoint.fr/tags/soudan"><strong>Soudan</strong></a><strong> à la place du ministère des Affaires étrangères, sont très impliqués dans tout ce qu’il se passe dans le pays », poursuit le chercheur.</strong></p>



<h4>Des militaires pressés par le temps</h4>



<p>Comme pour prouver cette thèse et donner raison de surcroît aux manifestants soudanais prodémocratie qui décelaient, dès le 25&nbsp;octobre, l’ombre d’Abdel Fattah al-Sissi, ce dernier a refusé de parapher la déclaration commune du 3&nbsp;novembre condamnant le putsch. Même les Émirats unis et l’<a href="https://www.lepoint.fr/tags/arabie-saoudite">Arabie saoudite</a>, pourtant réputés hostiles à la transition démocratique soudanaise, ont apposé leur signature à côté&nbsp;de celles des&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/etats-unis">États-Unis</a>&nbsp;et du&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/royaume-uni">Royaume-Uni</a>. «&nbsp;Les militaires devaient confier les rênes du Conseil souverain aux civils prochainement. Les poursuites de la Cour pénale internationale constituaient par ailleurs une menace ainsi que les décisions du comité de démantèlement de l’ancien régime. Ils ont donc probablement estimé, au vu de ces facteurs et d’autres éléments, que c’était le moment pour perpétrer leur coup d’État, pour lequel ils ont probablement reçu l’accord et le soutien du général al-Sissi&nbsp;», détaille Nada Wanni, consultante et chercheuse indépendante spécialiste du Soudan.</p>



<h4>Un gage de stabilité pour l’Égypte</h4>



<p>Non seulement&nbsp;les deux chefs de guerre affichent des objectifs communs, aspirant tous deux à «&nbsp;maintenir la prééminence militaire et empêcher la transition démocratique&nbsp;», synthétise Yezid Sayigh, chercheur spécialiste des forces armées arabes au Carnegie Middle East Center. Le président égyptien semble, surtout, vouloir s’offrir un gage de stabilité en prolongeant le pouvoir militaire, déjà en place pendant les trente années de dictature d’Omar el-Béchir, renversé le 11&nbsp;avril 2019. «&nbsp;Au Soudan, les politiques civils ne parviennent jamais à se mettre d’accord&nbsp;», reconnaît l’analyste politique soudanais&nbsp;Jihad Mashamoun. Une réalité qui a d’ailleurs servi de prétexte au général putschiste pour dissoudre le gouvernement qui travaillait jusque-là avec une coalition de partis incapable de se mettre d’accord pour former un Conseil législatif.</p>



<p>Manon Laroche, doctorante en Sciences politiques basée en Égypte, confirme la volonté de l’homme fort du Caire d’assurer «&nbsp;une continuité dans les dossiers régionaux en cours, et notamment autour de la question du GERD [barrage de la Renaissance éthiopien, NDLR] où les intérêts d’al-Burhane et d’Al-Sissi sont similaires.&nbsp;» Il en est de même, d’après son confrère Suliman Baldo, concernant le triangle frontalier de Halayeb, administré par l’Égypte et revendiqué par les civils soudanais. Mais, selon ce conseiller politique, c’est avant tout ses lucratifs marchés qu’Al-Sissi entend sauver en donnant sa bénédiction au retour de l’armée à la tête du Soudan.</p>



<h4>Le Caire pourrait s’éclipser en cas de faillite</h4>



<p>«&nbsp;L’Égypte exporte les biens soudanais qu’elle ne produit pas tels la gomme arabique, le sésame, le bétail… L’armée soudanaise représente son principal partenaire commercial. Elle s’est elle-même inspirée des soldats égyptiens pour investir largement dans les secteurs de la production et du commerce&nbsp;», précise Suliman Baldo. Le régime de Sissi ne paraît pas, pour autant, prêt à mettre la main à la poche pour sauver ses alliés en cas de faillite. «&nbsp;Le coup d’État s’avère très désorganisé, observe le chercheur.</p>



<p>Au bout de deux semaines, le général al-Burhane n’arrive toujours pas à nommer un gouvernement parce qu’aucune personnalité d’une quelconque crédibilité ne va accepter de coopérer avec les militaires. L’Égypte va suivre son propre intérêt et finira sans doute par les lâcher. Elle n’a pas, dans tous les cas, les moyens de soutenir le Soudan sur le long terme.&nbsp;»</p>



<p>Enfin, contrairement à son frère imaginaire, le général soudanais, qui a fait ses armes en Égypte comme la plupart des soldats soudanais gradés, ne dispose pas d’une solide base au sein de sa propre nation – en dépit de la tentative de prouver le contraire en installant un sit-in devant le Palais républicain la semaine précédant le putsch. «&nbsp;L’opposition civile soudanaise se montre mobilisée, active et elle bénéficie d’un large soutien.</p>



<p>Ce qui fait défaut à l’armée, contrairement à l’Égypte en 2013 où le soutien à l’armée se révélait beaucoup plus massif et où l’opposition civile restante, c’est-à-dire n’incluant ni les partisans de l’armée ni les partisans des Frères musulmans, était devenue marginale », conclut Yezid Sayigh, le spécialiste des forces armées arabes. Le 30 octobre, des centaines de milliers de Soudanais ont défilé dans les rues du pays pour s’opposer à la confiscation du pouvoir. Les révolutionnaires comptent renouveler l’offensive ce samedi 13 novembre.</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Un conseiller américain à la sécurité discute des droits lors d&#8217;une visite en Egypte, selon un responsable</title>
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				<pubDate>Thu, 30 Sep 2021 19:24:25 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Le conseiller américain à la sécurité nationale Jake Sullivan a discuté de l&#8217;obtention d' »améliorations tangibles et durables » des droits humains avec le président égyptien et d&#8217;autres hauts responsables lors d&#8217;une visite au Caire mercredi, a déclaré un haut responsable américain. Le président Abdel Fattah al-Sisi et Sullivan ont également convenu d&#8217;intensifier la coopération sur les...]]></description>
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<p><strong>Le conseiller américain à la sécurité nationale Jake Sullivan a discuté de l&rsquo;obtention d' »améliorations tangibles et durables » des droits humains avec le président égyptien et d&rsquo;autres hauts responsables lors d&rsquo;une visite au Caire mercredi, a déclaré un haut responsable américain.</strong></p>



<p>Le président Abdel Fattah al-Sisi et Sullivan ont également convenu d&rsquo;intensifier la coopération sur les prochaines élections en Libye et ont abordé des questions régionales allant du Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) à la situation en Tunisie et à la reconstruction dans la bande de Gaza, ont déclaré les deux parties.</p>



<p>Le rôle de l&rsquo;Égypte dans la négociation d&rsquo;un cessez-le-feu à Gaza après 11 jours de combats entre le Hamas et Israël en mai&nbsp;<a href="https://www.reuters.com/world/middle-east/gaza-truce-shifts-focus-egypts-regional-role-2021-05-30" target="_blank" rel="noreferrer noopener">lui a valu d&rsquo;être reconnu</a>&nbsp;à un moment où elle avait du mal à nouer des relations avec l&rsquo;administration du président américain Joe Biden au milieu de divergences sur les droits de l&rsquo;homme.</p>



<p>L&rsquo;administration Biden a&nbsp;<a href="https://www.reuters.com/world/middle-east/us-hold-130m-egypts-military-aid-over-human-rights-sources-2021-09-14" target="_blank" rel="noreferrer noopener">déclaré ce mois-</a>&nbsp;ci qu&rsquo;elle retiendrait 130 millions de dollars d&rsquo;aide militaire à l&rsquo;Égypte jusqu&rsquo;à ce que le Caire prenne des mesures spécifiques sur les droits.&nbsp;Les groupes de défense des droits humains qui avaient appelé les États-Unis à bloquer 300 $ d&rsquo;aide ont exprimé leur déception.</p>



<p>Mercredi, Sullivan a réaffirmé l&rsquo;engagement de Biden avec Sissi à « un dialogue constructif sur les droits de l&rsquo;homme », a déclaré le haut responsable de l&rsquo;administration.</p>



<p>Les délégations ont discuté « de l&rsquo;importance que les États-Unis accordent à l&rsquo;obtention d&rsquo;améliorations tangibles et durables des droits de l&rsquo;homme et, à cet égard, des mesures spécifiques en lien avec l&rsquo;aide américaine à la sécurité pour l&rsquo;Égypte », a ajouté le responsable.</p>



<p>Une déclaration de la présidence égyptienne ne faisait aucune mention des droits de l&rsquo;homme.</p>



<p>Sous Sissi, il y a eu une répression de grande envergure contre la dissidence politique, qui, selon les militants, a laissé des dizaines de milliers de personnes en prison.&nbsp;Sissi nie qu&rsquo;il y ait des prisonniers politiques en Égypte et affirme que l&rsquo;État accorde des droits en promouvant le développement économique et social.</p>



<p>Sullivan est arrivé au Caire après des voyages en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis et était accompagné de Brett McGurk, coordinateur de la Maison Blanche pour le Moyen-Orient et l&rsquo;Afrique du Nord. </p>



<p>Au cours des entretiens, les États-Unis et l&rsquo;Égypte ont souligné des visions communes sur des questions telles que « un retour à l&rsquo;ordre constitutionnel en Tunisie et un soutien à une transition dirigée par des civils au Soudan », a déclaré le haut responsable de l&rsquo;administration.</p>



<p>Sissi a souligné l&rsquo;importance de s&rsquo;en tenir à un plan visant à organiser des élections en Libye en décembre, selon la présidence égyptienne.</p>



<p>Le scrutin prévu fait partie d&rsquo;un effort mené par les Nations Unies pour réunifier la Libye après des années de conflit et de division, mais fait face à des défis de taille. </p>



<p><strong>Source : Reuters Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Visite de Sissi à Paris : Macron évoque sobrement les droits de l’homme en Egypte</title>
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				<pubDate>Mon, 07 Dec 2020 15:14:34 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Emmanuel Macron recevait lundi son homologue égyptien Abdel Fattah Al-Sissi, partenaire stratégique de la France, pour faire le point sur plusieurs crises régionales. Le président français, Emmanuel Macron, qui recevait, lundi 7&#160;décembre, à Paris, son homologue égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi, a plaidé en faveur d’une&#160;«&#160;ouverture démocratique&#160;»&#160;et d’«&#160;une société civile active&#160;»&#160;dans un pays accusé par les...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/768x492_emmanuel-macron-abdel-fattah-al-sissi-28-janvier-2019-caire-egypte.jpg" alt="" class="wp-image-20451" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/768x492_emmanuel-macron-abdel-fattah-al-sissi-28-janvier-2019-caire-egypte.jpg 768w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/768x492_emmanuel-macron-abdel-fattah-al-sissi-28-janvier-2019-caire-egypte-300x192.jpg 300w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /><figcaption><br>Emmanuel Macron et Abdel Fattah al-Sissi, le 28 janvier 2019 au Caire en Egypte. — <em>Ludovic MARIN / AFP</em></figcaption></figure>



<p><strong>Emmanuel Macron recevait lundi son homologue égyptien Abdel Fattah Al-Sissi, partenaire stratégique de la France, pour faire le point sur plusieurs crises régionales.</strong></p>



<p>Le président français, Emmanuel Macron, qui recevait, lundi 7&nbsp;décembre, à Paris, son homologue égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi, a plaidé en faveur d’une&nbsp;<em>«&nbsp;ouverture démocratique&nbsp;»</em>&nbsp;et d’<em>«&nbsp;une société civile active&nbsp;»</em>&nbsp;dans un pays accusé par les ONG de bafouer les droits humains, tout en refusant de conditionner le partenariat stratégique bilatéral à cette question.</p>



<p><em>«&nbsp;J’ai eu l’occasion d’évoquer, comme on le fait entre amis en confiance et toute franchise la question des droits de l’homme&nbsp;»</em>&nbsp;et&nbsp;<em>«&nbsp;je reste l’avocat constant d’une ouverture démocratique, sociale et de la reconnaissance d’une société civile dynamique et active&nbsp;»,</em>&nbsp;a souligné le président français lors d’une conférence de presse conjointe avec le président Sissi, arrivé la veille pour une visite d’Etat.Lire aussi la tribune collective :&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/12/03/la-france-ne-peut-rester-silencieuse-face-a-l-escalade-repressive-du-gouvernement-egyptien_6062062_3232.html">«&nbsp;La France ne peut rester silencieuse face à l’escalade répressive du gouvernement égyptien&nbsp;»</a></p>



<p>M. Macron a salué dans la foulée la libération jeudi de trois dirigeants de l’Initiative égyptienne pour les droits personnels (EIPR), au terme d’une forte mobilisation internationale. Il a assuré avoir également évoqué <em>« plusieurs autres cas individuels », </em>dont celui de Ramy Shaath, défenseur des droits humains égypto-palestinien marié à une Française dont plusieurs ONG dénoncent la détention arbitraire depuis plus d’un an.<br></p>



<p>Depuis la destitution du président islamiste Mohamed Morsi par l’armée en 2013 et l’arrivée au pouvoir l’année suivante d’Abdel Fattah Al-Sissi, une répression croissante s’est abattue sur toute forme d’opposition, islamiste ou libérale.</p>



<p>Les ONG appellent à manifester mardi à 18 heures devant l’Assemblée nationale. La France doit passer <em>« des discours aux actes »</em> au lieu de dérouler le <em>« tapis rouge à un dictateur »,</em> en cessant en premier lieu <em>« les ventes d’armes et de matériel de surveillance électronique »</em> à l’Egypte au risque de se retrouver <em>« complice de la répression »,</em> selon la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH).</p>



<h4>« Dialogue exigeant »</h4>



<p>Mais après avoir refusé de <em>« donner des leçons »</em> à son hôte en octobre 2017, s’attirant les foudres des défenseurs des droits de l’homme, Emmanuel Macron s’est de nouveau abstenu de mettre trop de pression sur Le Caire. <em>« Je ne conditionnerai pas notre coopération en matière de défense, comme en matière économique, à ces désaccords »,</em> a précisé le chef de l’Etat français, en estimant <em>« plus efficace d’avoir une politique de dialogue exigeant plutôt qu’une politique de boycott qui viendrait à réduire l’efficacité d’un de nos partenaires dans la lutte contre le terrorisme et pour la stabilité régionale »</em>.<br></p>



<p>Il en a profité pour saluer <em>« la relation exceptionnelle et amicale »</em> entre la France et l’Egypte, pays le plus peuplé du monde arabe avec plus de 100 millions d’habitants, considéré par l’Elysée comme un <em>« pôle de stabilité »</em> dans une région instable.</p>



<p>Les deux présidents ont affiché lundi leur convergence sur plusieurs grands enjeux de sécurité régionale, de la lutte contre le terrorisme à la crise libyenne, en passant par les rivalités avec la Turquie en Méditerranée orientale, et ont affiché un front commun contre les comportements d’Ankara.</p>



<h4>Macron remercie Sissi de son soutien</h4>



<p>Emmanuel Macron a par ailleurs remercié son homologue, <em>« président d’un très grand pays arabe et musulman »</em> de sa visite à Paris après une <em>« campagne de haine »</em> antifrançaise dans le monde musulman. La France a récemment fait l’objet d’appels au boycott et de manifestations après la défense par M. Macron de la liberté de caricaturer, à la suite de l’assassinat par un islamiste en octobre d’un enseignant français pour avoir montré en cours des caricatures de Mahomet.</p>



<p>M.&nbsp;Sissi a rappelé lundi que l’Egypte avait condamné l’assassinat du professeur Samuel Paty par un réfugié russe tchétchène radicalisé. Mais il a aussi souligné le caractère&nbsp;<em>«&nbsp;sacré&nbsp;»</em>&nbsp;de la religion qui conserve, selon lui,&nbsp;<em>«&nbsp;la suprématie sur les valeurs humaines&nbsp;»</em>. Il a aussi pointé le risque, en critiquant l’islam, de&nbsp;<em>«&nbsp;blesser des millions de personnes&nbsp;»</em>.</p>



<p>Le président égyptien s’était entretenu plus tôt lundi matin avec la ministre des armées, Florence Parly, après une cérémonie d’accueil fermée à la presse, officiellement pour cause de Covid-19. Son cortège a ensuite été escorté par 141 chevaux de la garde républicaine jusqu’au palais de l’Elysée pour rencontrer Emmanuel Macron, qu’il reverra dans la soirée pour un dîner en format restreint.</p>



<p>Au fil d’une visite en grande partie fermée à la presse, le président Sissi ira déposer une gerbe devant la tombe du Soldat inconnu mardi à l’Arc de triomphe, poser la première pierre de la Maison de l’Egypte à la Cité internationale universitaire et visiter la Station F, l’un des plus grands incubateurs de start-up au monde.</p>



<p><strong>Source : Le Monde Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>En pleine pandémie, le président égyptien al-Sissi étend (encore) ses pouvoirs</title>
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				<pubDate>Wed, 08 Jul 2020 14:50:41 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/sissi.jpg" alt="" class="wp-image-10061" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/sissi.jpg 960w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/sissi-300x199.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/sissi-768x510.jpg 768w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/sissi-600x398.jpg 600w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /><figcaption>Abdel Fattah al-Sissi</figcaption></figure>



<p><strong>Avec une loi obligeant les militaires à solliciter l’aval du conseil militaire qu’il dirige pour entrer en politique, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi étend ses pouvoirs, déjà renforcés par des amendements justifiés par la pandémie de coronavirus.</strong></p>



<p>« Celui qui ne connaît pas l’histoire est condamné à la revivre. » Abdel Fattah al-Sissi semble avoir fait sienne la maxime de Karl Marx. L’ancien maréchal, élu président de l’Égypte en 2014 puis en 2018, vient de drastiquement limiter la possibilité donnée aux militaires de se présenter à des élections.</p>



<p>Jusque là, les membres de l’armée étaient autorisés à mener une carrière politique à condition d’abandonner leur métier ou d’être déjà à la retraite. Les militaires en exercice, eux, étaient officiellement tenus au devoir de réserve et interdits d’avoir une quelconque activité politique.</p>



<p>L’adoption d’une nouvelle loi le 6 juillet les contraint désormais à obtenir préalablement « l’accord du Conseil suprême des Forces armées (CSFA) » – une entité puissante au sommet de l’armée, dirigée par al-Sissi depuis 2014 – avant de concourir à une élection. Une façon pour le chef de l’État égyptien de s’assurer de n’avoir aucun compétiteur issu du sérail militaire pour la prochaine présidentielle.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://www.jeuneafrique.com/medias/2020/07/07/jad20200707-mmo-egypte-armee-samianan-photo1.jpg" alt="L’ancien chef d’état-major Sami Anan, au Caire, en mars 2011." class="wp-image-1011740"/></figure>



<p>Lors du précédent scrutin, en 2018, les adversaires les plus sérieux du président sortant avaient été soit arrêtés, soit découragés. L’ancien chef d’état-major Sami Anan avait été notamment embastillé après l’annonce de sa candidature. Il avait été libéré fin 2019, après plus de dix-huit mois de détention.</p>



<h4>Le prétexte du Covid-19</h4>



<p>En avril 2019, une réforme avait – déjà – renforcé le pouvoir du chef de l’État :&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/766624/politique/egypte-la-revision-constitutionnelle-renforcant-sissi-approuvee-a-8883/">une révision constitutionnelle, adoptée par référendum,</a>&nbsp;avait autorisé Abdel Fattah al-Sissi à se présenter à un troisième mandat. Et depuis, d’autres législations sont venues étendre, jusqu’à l’infini ou presque, les prérogatives du raïs.</p>



<p>Début mai, en pleine pandémie de Covid-19, les ONG ont dénoncé la ratification d’une série d’amendements à la loi sur l’état d’urgence, y voyant une « couverture&nbsp;» pour la mise en place de « nouveaux pouvoirs répressifs. » Les amendements tels que publiés au journal officiel permettent au président d’ordonner la fermeture des écoles, la suspension des services publics, l’interdiction des rassemblements publics et privés et le placement en quarantaine des voyageurs entrant dans le pays.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>HUMAN RIGHTS WATCH DÉNONCE LA MISE EN PLACE DE « NOUVEAUX OUTILS DE RÉPRESSION »</p></blockquote>



<p>Ils autorisent aussi le président à limiter le commerce de certains produits, réquisitionner les centres médicaux privés et transformer des écoles, des centres éducatifs et d’autres établissements publics en hôpitaux de campagne.</p>



<p>Le procureur militaire s’est vu lui accorder la possibilité d’assister le ministère public pour enquêter sur des crimes rapportés par les forces armées, responsables du respect des lois sous l’état d’urgence.</p>



<p>« Le gouvernement du président al-Sissi utilise le prétexte de la pandémie pour étendre la portée de la loi d’urgence, déjà utilisée de manière abusive, au lieu de la réformer, avait réagi Joe Stork, directeur adjoint de la division Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à Human Rights Watch. Les autorités égyptiennes devraient répondre aux véritables problèmes de santé publique sans mettre en place de nouveaux outils de répression. »</p>



<h3><strong>Arrestations en série</strong></h3>



<p>Si Joe Stork reconnaissait que certaines de ces mesures sont nécessaires en temps de crise sanitaire, il s’inquiétait de futurs abus : « Recourir à la sécurité nationale et à l’ordre public comme une justification reflète la mentalité sécuritaire qui gouverne l’Égypte de Sissi. » Les faits n’ont malheureusement pas tardé à lui donner raison.</p>



<p>Alors que le dernier bilan officiel des victimes du coronavirus en Égypte fait état, au 6 juillet 2020, de 3 422 morts, et que mi-juin, selon l’OMS, plus de 400 médecins avaient été infectés au Covid-19 et 68 d’entre eux étaient décédés, plusieurs soignants ont été arrêtés pour avoir critiqué la gestion de la crise sanitaire.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>POUR AVOIR CRITIQUÉ LA GESTION DE LA CRISE, CINQ MÉDECINS ONT ÉTÉ ACCUSÉS DE PORTER « ATTEINTE À LA SÉCURITÉ DE L’ÉTAT »</p></blockquote>



<p>Le 14 juin, le syndicat des médecins égyptiens a demandé au Parquet de libérer cinq de ses membres, accusés « d’appartenir à un groupe terroriste » et de porter « atteinte à la sécurité de l’État ». Comme d’autres soignants, qui représentaient mi-juin plus de 11 % des contaminations selon l’OMS, ils s’étaient plaint sur les réseaux sociaux d’être obligés d’acheter leurs propres masques. D’autres travailleurs de la santé confient, mezzo voce, avoir été menacés de sanctions par les administrateurs des hôpitaux, et contraints de se taire.</p>



<p>Les adolescents trop présents sur les réseaux sociaux sont aussi la cible du régime, en vertu d’une loi promulguée en 2018 autorisant la surveillance étroite des comptes les plus influents. Menna Abdel Aziz, 17 ans, en a fait l’amère expérience. La jeune fille a été arrêtée pour avoir posté une vidéo à visage couvert dans laquelle elle raconte avoir été violée. La police y a vu une « promotion de la débauche ». Ce n’est que grâce à l’intervention de l’Egyptian Initiative for Personal Rights, une ONG, que l’adolescente a obtenu son transfert dans un centre pour femmes victimes de violence.</p>



<p>L’étudiante Haneen Hossam a connu la même « mésaventure » après avoir posté sur TikTok un clip annonçant à ses quelque 1,3 million d’abonnés que les filles pouvaient gagner de l’argent en collaborant avec elle sur les réseaux sociaux. Son message a été interprété comme un appel à la prostitution. L’étudiante a dû d’acquitter d’une caution d’un peu plus de 500 euros pour retrouver la liberté.</p>



<h4>Trois années d’état d’urgence</h4>



<p>Depuis l’arrivée au pouvoir en 2014 du président Abdel Fattah al-Sissi, les ONG s’alarment de la vague de répression impitoyable qui s’est abattue contre toute forme de dissidence, dans un pays qui compterait 60 000 prisonniers d’opinion. Le pays est <a href="https://www.jeuneafrique.com/426695/politique/egypte-president-al-sissi-declare-letat-durgence-trois-mois-apres-attentats-de-lei-contre-coptes/">sous état d’urgence renouvelé depuis avril 2017</a> et la survenue d’un attentat revendiqué par un groupe jihadiste affilié à l’État islamique (EI)</p>



<p>La législation d’exception élargit considérablement les pouvoirs de la police en matière d’arrestation, de surveillance, de déplacements et réduit les droits constitutionnels tels que la liberté d’expression. La loi avait été rédigée en 1981, après l’assassinat de l’ancien président Anouar el-Sadate.</p>



<p>Dirigée depuis 1952 par des militaires, l’Égypte a connu une brève parenthèse civile du 30 juin 2012 au 3 juillet 2013, lorsque <a href="https://www.jeuneafrique.com/140830/politique/gypte-mohamed-morsi-un-pr-sident-sous-tutelle/">Mohamed Morsi, candidat des frères musulmans,</a> avait été démocratiquement élu. Son mandat avait pris fin avec le coup d’État dirigé par al-Sissi.</p>



<p><strong>Source : Jeune Afrique /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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		<title>Crise en Libye : lâché par Washington, Abdel Fattah al-Sissi se tourne vers la Ligue arabe</title>
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				<pubDate>Sat, 20 Jun 2020 17:22:14 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/sissi.jpg" alt="" class="wp-image-10061" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/sissi.jpg 960w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/sissi-300x199.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/sissi-768x510.jpg 768w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/sissi-600x398.jpg 600w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /><figcaption>Abdel Fattah al-Sissi</figcaption></figure>



<p><strong>À la demande des autorités égyptiennes, une rencontre en vidéoconférence entre les 22 membres de la Ligue arabe doit se tenir la semaine prochaine. Allié du maréchal Khalifa Haftar, Le Caire veut obtenir le soutien arabe à son plan de paix.</strong></p>



<p>La Ligue arabe a annoncé ce vendredi 19 juin une réunion à venir des ministres arabes des Affaires étrangères. À l’ordre du jour : la crise en Libye, qui ne connaît pas d’épilogue près de dix ans après la chute de <a href="https://www.jeuneafrique.com/987536/politique/des-propos-doutre-tombe-de-mouammar-kadhafi-ciblent-larabie-saoudite/">Mouammar Kadhafi</a>. La rencontre, qui se tiendra en vidéoconférence, « devrait avoir lieu la semaine prochaine », a confié le secrétaire général adjoint de l’organisation panarabe Hossam Zaki, sans préciser de date, celle-ci étant toujours en discussion.</p>



<p>La réunion est convoquée à la demande de l’Égypte, soutien du&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/945329/politique/edito-haftar-un-marechal-de-fortune-au-temps-du-coronavirus/">maréchal Khalifa Haftar, l’homme fort de l’est libyen,</a>&nbsp;dont les forces ont subi plusieurs revers depuis le lancement en avril 2019 de son offensive sur Tripoli.&nbsp;Les 22 membres y répondront-ils favorablement ? Côté libyen, la partie n’est pas gagnée d’avance. Le Gouvernement d’union nationale (GNA), dirigé par Fayez al-Sarraj, et seul reconnu par l’ONU, a d’ores et déjà « rejeté l’invitation de l’Égypte à tenir une réunion d’urgence du conseil de la Ligue. »</p>



<p>Dans une déclaration sur Facebook, le ministre des Affaires étrangères du GNA,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/893678/politique/mohamed-siyala-ministre-libyen-des-affaires-etrangeres-les-africains-doivent-jouer-un-role-plus-actif/">Mohamad al-Taher Siala</a>, a regretté que la Libye «&nbsp;n’a pas été consultée&nbsp;» au préalable, jugeant que «&nbsp;les procédures et les règles en vigueur pour toute réunion visant des résultats (…) n’avaient pas été respectées. » «&nbsp;Une réunion par visioconférence n’est pas appropriée pour évoquer des dossiers épineux qui nécessitent des discussions et des échanges approfondis », a-t-il ajouté.</p>



<h4>Cessez-le-feu</h4>



<p>Sur le terrain, le GNA peut compter sur l’appui militaire engagé de la Turquie. Ankara a notamment fourni au GNA des conseillers militaires et des drones, permettant à ses troupes d’inverser le rapport de force et de multiplier les succès ces dernières semaines. Le plus éclatant a été de chasser du nord-ouest de la Libye les forces du maréchal Haftar.</p>



<p>Le Caire a poussé en faveur d’un cessez-le-feu après la déroute de son poulain qui, en un an, a échoué à prendre la capitale. Le 6 juin, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a proposé une trêve prévoyant le départ des « mercenaires étrangers » et le démantèlement et désarmement des milices.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LA TURQUIE ET LE GNA ONT FAIT PART DE LEUR SCEPTICISME AU SUJET DE CE PLAN</p></blockquote>



<p>La Turquie et le GNA ont fait part de leur scepticisme au sujet de ce plan, considéré comme une manière de faire gagner du temps au maréchal Haftar. En visite surprise le 17 juin en Libye, le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu a confirmé que l’objectif reste de renforcer la coopération « dans tous les domaines » entre Ankara et Tripoli.</p>



<p>« Nous avons également échangé sur la question d’un cessez-le-feu durable et d’un processus politique », a ajouté Cavusoglu en conférence de presse, balayant une fois de plus le plan égyptien.&nbsp;Le diplomate turc était accompagné du ministre des Finances, Berat Albayrak, et du chef des Services de renseignement, Hakan Fidan.&nbsp;Il s’agit de la plus importante délégation turque à s’être rendue sur place depuis avril 2019.</p>



<h4>Le Caire en quête d’appuis</h4>



<p>S’il était peu probable que l’initiative égyptienne enthousiasme la Turquie, Abdel Fattah al-Sissi a été davantage douché par la fraîche réaction de son allié américain. David Schenker, secrétaire d’État américain adjoint pour le Moyen-Orient, a certes remercié l’Égypte pour sa proposition « productive ».</p>



<p>« Cela dit, nous pensons que le processus sous l’égide de l’ONU et celui de Berlin est vraiment le cadre le plus propice pour négocier et avancer vers un cessez-le-feu », a-t-il ajouté le 11 juin, en référence à la réunion tenue à Berlin en janvier, et qui visait à mettre fin à la guerre civile.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>L’ALGÉRIE ET LA TUNISIE SEMBLENT PEU DISPOSÉS À SE RANGER SOUS LA BANNIÈRE DU CAIRE</p></blockquote>



<p>« Haftar est aujourd’hui grillé à Washington », explique à <em>Jeune Afrique</em> Jalel Harchaoui, chercheur à l’institut de recherche néerlandais Clingendael. D’où, sans doute, le peu d’entrain des États-Unis à appuyer un plan qui ne prévoit pas, de manière explicite, une mise à l’écart du maréchal de Benghazi.</p>



<p>Au sein de la Ligue arabe – dont les quatre anciens secrétaires généraux sont tous égyptiens -, al-Sissi peut compter sur le soutien des Émirats arabes unis, eux aussi rangés du côté de Haftar, et a minima sur la neutralité de l’Arabie saoudite. L’Algérie et la Tunisie, pays voisins de la Libye, semblent en revanche peu disposés à se ranger sous la bannière du Caire. Alger avait d’ailleurs accueilli avec prudence le plan égyptien.</p>



<p>Ankara, de son côté, tente de parvenir à un consensus bilatéral avec Moscou. Le 14 juin, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et son homologue de la Défense Sergueï Choïgou étaient attendus à Istanbul pour élaborer une feuille de route. La visite a été annulée à la dernière minute, sur fond de désaccords persistants sur les modalités du cessez-le-feu. La copie russe est jugée trop proche de celle de l’Égypte, que Lavrov n’avait d’ailleurs pas hésité à saluer.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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