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	<title>Abdel Fattah Al Burhane &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>Abdel Fattah Al Burhane &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Burhan du Soudan fait des gestes pour apaiser les tensions</title>
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				<pubDate>Sat, 16 Apr 2022 19:46:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Le chef militaire soudanais, le général Abdel Fattah al-Burhan, a fait des gestes vendredi en faveur de mesures visant à apaiser les tensions dans le pays six mois après un coup d&#8217;État militaire. « Nous entrons dans une période difficile et nous devons tous présenter des concessions pour le bien de notre pays », a-t-il déclaré, notant...]]></description>
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<p><strong>Le chef militaire soudanais, le général Abdel Fattah al-Burhan, a fait des gestes vendredi en faveur de mesures visant à apaiser les tensions dans le pays six mois après un coup d&rsquo;État militaire.</strong></p>



<p>« Nous entrons dans une période difficile et nous devons tous présenter des concessions pour le bien de notre pays », a-t-il déclaré, notant la détérioration de la situation économique et sécuritaire dans le pays lors d&rsquo;un rassemblement du Ramadan.</p>



<p>« Nous sommes prêts à mettre en avant ce que nous pouvons pour créer l&rsquo;atmosphère d&rsquo;un dialogue qui mène à des solutions », a-t-il ajouté.</p>



<p>Avec d&rsquo;autres chefs militaires, il a organisé un coup d&rsquo;État le 25 octobre, mettant fin à un accord de partage du pouvoir de deux ans avec une coalition politique civile à la suite de l&rsquo;éviction d&rsquo;Omar al-Bashir.</p>



<p>Depuis lors, au moins 94 personnes ont été tuées lors de la répression sécuritaire des manifestations et des dizaines ont été arrêtées.</p>



<p>Burhan a déclaré que bien qu&rsquo;il n&rsquo;y ait pas eu de « détenus politiques », il a rencontré le procureur et le chef du pouvoir judiciaire pour discuter de l&rsquo;accélération de la libération des détenus, parmi lesquels se trouvent des dirigeants politiques civils clés.</p>



<p>Il a également déclaré qu&rsquo;ils avaient discuté de la possibilité de réduire l&rsquo;actuel état d&rsquo;urgence.</p>



<p>De telles mesures ont souvent été demandées par la communauté internationale en tant que mesures de renforcement de la confiance.</p>



<p>Burhan a déclaré que ces mesures sont intervenues dans le contexte de concessions faites par certains groupes politiques en vue de parvenir à un accord.</p>



<p>Plus tôt ce mois-ci, Reuters a rapporté qu&rsquo;un accord était à l&rsquo;étude, présenté par des partis alignés sur l&rsquo;armée, pour former un nouveau gouvernement.</p>



<p>Burhan avait précédemment déclaré que l&rsquo;armée ne remettrait le pouvoir qu&rsquo;à un gouvernement élu.&nbsp;Dans les commentaires de vendredi, il a de nouveau appelé les partis politiques à parvenir à un consensus.</p>



<p>Dans ses commentaires, Burhan a déclaré que, contrairement au passé, aucun groupe ne devrait contrôler la scène politique.&nbsp;Dans des commentaires avant et après le coup d&rsquo;État, les chefs militaires ont accusé la coalition civile de monopoliser le pouvoir.</p>



<p>Burhan a également déclaré que les décisions de justice qui ont conduit au retour de dizaines de fonctionnaires associés au régime Bashir seraient réexaminées.</p>



<p><strong>Source: Reuters Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Le chef militaire soudanais Burhan menace d&#8217;expulser le représentant de l&#8217;ONU</title>
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				<pubDate>Sat, 02 Apr 2022 17:56:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Le chef militaire soudanais, le général Abdel Fattah al-Burhan, a menacé d&#8217;expulser le représentant spécial des Nations unies, l&#8217;accusant d&#8217;outrepasser son mandat. « Nous avons entendu sa calomnie l&#8217;autre jour, mentir, mentir de manière flagrante », a déclaré Burhan dans un discours lors d&#8217;une cérémonie de remise des diplômes militaires vendredi. « Si vous outrepassez votre mandat, nous...]]></description>
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<p><strong>Le chef militaire soudanais, le général Abdel Fattah al-Burhan, a menacé d&rsquo;expulser le représentant spécial des Nations unies, l&rsquo;accusant d&rsquo;outrepasser son mandat.</strong></p>



<p>« Nous avons entendu sa calomnie l&rsquo;autre jour, mentir, mentir de manière flagrante », a déclaré Burhan dans un discours lors d&rsquo;une cérémonie de remise des diplômes militaires vendredi.</p>



<p>« Si vous outrepassez votre mandat, nous vous expulserons du Soudan. »</p>



<p>Les commentaires interviennent quelques jours après que le représentant de l&rsquo;ONU, Volker Perthes, a fait le point au Conseil de sécurité sur les efforts au Soudan, où il a commenté les troubles économiques du pays, la violence contre les manifestants et les priorités pour une transition vers les élections.</p>



<p>La mission de Perthes a consisté à organiser une série de consultations, avec l&rsquo;Union africaine, visant à parvenir à une solution politique après un coup d&rsquo;État militaire en octobre qui a mis fin à un accord de partage du pouvoir avec les parties civiles.</p>



<p>« Nous lui disons que vous avez un mandat spécifique, et nous avons dit que nous sommes ouverts à ce que vous assistiez à des pourparlers, mais si vous mentez et essayez de gérer le peuple soudanais, nous vous expulserons », a déclaré Burhan, qui dirigeait le coup d&rsquo;Etat.</p>



<p><strong>Source: Reuters Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Au Soudan, des milliers de manifestants visés par des grenades lacrymogènes</title>
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				<pubDate>Thu, 03 Feb 2022 20:38:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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		<category><![CDATA[Manifestations]]></category>
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				<description><![CDATA[Pour dénoncer le coup d&#8217;État du général Abdel Fattah al-Burhane et réclamer la démocratie, des milliers de personnes ont de nouveau manifesté, jeudi, au Soudan. Les protestataires veulent également obtenir justice pour les dizaines de morts de la répression depuis le putsch d&#8217;octobre.  La lutte pour la démocratie se poursuit. Des milliers de&#160;Soudanais&#160;ont de nouveau défilé, jeudi...]]></description>
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<p><strong>Pour dénoncer le coup d&rsquo;État du général Abdel Fattah al-Burhane et réclamer la démocratie, des milliers de personnes ont de nouveau manifesté, jeudi, au Soudan. Les protestataires veulent également obtenir justice pour les dizaines de morts de la répression depuis le putsch d&rsquo;octobre. </strong></p>



<p>La lutte pour la démocratie se poursuit. Des milliers de&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/tag/soudan/">Soudanais</a>&nbsp;ont de nouveau défilé, jeudi 3 février, pour réclamer justice pour les dizaines de morts de la répression depuis le putsch d&rsquo;octobre et ont une nouvelle fois essuyé des tirs de grenades lacrymogènes, en dépit des critiques venues de l&rsquo;étranger.</p>



<p>À Khartoum-Nord, la banlieue nord-est de la capitale soudanaise, 2&nbsp;500 manifestants s&rsquo;étaient rassemblés pour demander justice pour les 79 d&rsquo;entre eux tués depuis le coup d&rsquo;État du 25 octobre, quasi tous par des balles dans la tête ou la poitrine, selon un syndicat de médecins prodémocratie.</p>



<p>Pour tenter de les disperser, les forces de sécurité ont tiré, en fin de journée, des grenades lacrymogènes, a constaté un journaliste de l&rsquo;AFP.&nbsp;Dans l&rsquo;est remuant de Khartoum, des témoins ont également rapporté à l&rsquo;AFP des tirs de grenades lacrymogènes sur la foule qui conspuait le pouvoir militaire.</p>



<p>Au même moment, plus de 5&nbsp;000 personnes convergeaient vers la maison de la famille de Mohammed Youssef, un Soudanais de 27&nbsp;ans mortellement touché à la poitrine lors de manifestations anti-putsch dimanche, à Omdourman, l&rsquo;autre banlieue de Khartoum sur la rive nord du Nil,<a href="https://www.france24.com/fr/vid%C3%A9o/20220131-soudan-un-manifestant-tu%C3%A9-dans-de-nouveaux-d%C3%A9fil%C3%A9s-anti-putsch">&nbsp;tandis que d&rsquo;autres encore érigeaient des barricades de pierres</a>&nbsp;dans le centre de la capitale.</p>



<p>Non loin de là, l&rsquo;émissaire de l&rsquo;ONU au Soudan, Volker Perthes, recevait le général&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/tag/abdel-fattah-al-burhane/">Abdel Fattah al-Burhane</a>, l&rsquo;auteur du coup d&rsquo;État désormais seul aux manettes du pays, trois ans après la destitution d&rsquo;un autre général, le dictateur Omar el-Béchir. Une fois de plus, il l&rsquo;enjoignait « à faire cesser les violences qui accompagnent les manifestations », rapportent les autorités.</p>



<h2>« La police tire à balles réelles »</h2>



<p>Car,<a href="https://www.hrw.org/news/2022/02/03/sudan-ongoing-clampdown-peaceful-protesters" target="_blank" rel="noreferrer noopener">&nbsp;accuse l&rsquo;ONG des droits humains Human Rights Watch (HRW)</a>, « la police tire des balles réelles sur des manifestants non armés ».&nbsp;Elle cite notamment des témoins ayant vécu&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20220117-au-soudan-trois-manifestants-antiputsch-tu%C3%A9s-par-balles">le déchaînement de violence du 17 janvier</a>, la deuxième journée la plus meurtrière depuis le putsch avec au moins huit morts.</p>



<p>Au moins six d&rsquo;entre eux disent avoir vu la police « tirer des balles réelles » tandis que HRW dit avoir identifié sur des vidéos des officiers de police armés de fusils Kalachnikov.</p>



<p>Le pouvoir militaire, qui assure régulièrement interdire à ses hommes d&rsquo;ouvrir le feu, a malgré tout reconnu récemment avoir « confisqué des Kalachnikov » à certains d&rsquo;entre eux après les avoir identifiés dans des vidéos circulant partout sur les réseaux sociaux. Outre les balles réelles, « la police anti-émeute tire des grenades lacrymogènes directement sur les manifestants », ajoutent les témoins.</p>



<p>« Alors que nous reculions pour nous protéger, j&rsquo;ai reçu une grenade dans le dos. J&rsquo;ai vu deux autres manifestants être touchés à la tête et à la poitrine » par ces culasses métalliques qui peuvent être létales, raconte l&rsquo;un d&rsquo;eux, cité par HRW.&nbsp;Surtout, insiste-t-il, « il n&rsquo;y a eu aucune sommation » des forces de sécurité « et aucune provocation de la part des manifestants ».</p>



<p>Si Washington a gelé 700 millions de dollars d&rsquo;aide et la Banque mondiale l&rsquo;intégralité de ses paiements au Soudan dans la foulée du putsch, pour HRW, il faut « des mesures concrètes pour faire cesser la répression ».</p>



<p>La secrétaire d&rsquo;État adjointe américaine, Molly Phee, a récemment menacé de « faire payer aux dirigeants militaires un coût plus lourd encore si la violence continue ». « Nous étudions tous les outils (&#8230;) pour réduire les fonds dont dispose le régime militaire soudanais et pour isoler les entreprises tenues par l&rsquo;armée », a-t-elle déclaré, alors qu&rsquo;au Soudan, où 80 % des ressources échappent au contrôle de l&rsquo;État, les militaires tiennent de nombreuses entreprises allant de l&rsquo;élevage de volailles à la construction. »</p>



<p><strong>Source: France 24/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Un nouveau manifestant tué au Soudan où des émissaires américains tentent le dialogue</title>
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				<pubDate>Thu, 20 Jan 2022 17:14:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Les forces de sécurité soudanaises ont tué mercredi 19 janvier un nouveau manifestant, alors qu’arrivaient dans le pays des émissaires américains venus plaider pour le dialogue à Khartoum, hérissée de barricades des anti-putsch et quadrillée par les militaires. Le Soudan s’enfonce dans la violence depuis que le général Abdel Fattah Al-Burhan, le chef de l’armée, a mené un...]]></description>
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<p><strong>Les forces de sécurité soudanaises ont tué mercredi 19 janvier un nouveau manifestant, alors qu’arrivaient dans le pays des émissaires américains venus plaider pour le dialogue à Khartoum, hérissée de barricades des anti-putsch et quadrillée par les militaires.</strong></p>



<p>Le <a href="https://www.lemonde.fr/soudan/">Soudan</a> s’enfonce dans la violence depuis que le général Abdel Fattah Al-Burhan, le chef de l’armée, a mené un coup d’Etat, arrêtant la plupart des civils qui partageaient avec lui le pouvoir depuis le renversement en 2019 du dictateur Omar Al-Bachir.</p>



<p>Mercredi soir, à Omdourman, dans la banlieue nord-ouest de Khartoum, un 72<sup>e&nbsp;</sup>manifestant a été tué dans la répression des milliers de Soudanais qui descendent toutes les semaines dans les rues pour réclamer un retour à la transition démocratique et surtout un pouvoir civil dans un pays sous la férule de l’armée quasiment en continu depuis son indépendance il y a soixante-six ans.</p>



<p>Ignorant leurs appels, l’auteur du putsch, le chef de l’armée Burhane, désormais seul aux commandes du pays, a décidé que les vice-ministres – pour certains nommés après les purges post-putsch — remplaceraient les anciens ministres, quasiment tous limogés après un passage en détention le 25&nbsp;octobre.</p>



<h2>Des armes lourdes en pleine ville</h2>



<p>Mais ce&nbsp;<em>«&nbsp;cabinet chargé des affaires courantes&nbsp;»</em>&nbsp;selon le communiqué officiel n’a toujours pas de chef, puisque le visage civil de la transition soudanaise, le premier ministre Abdallah Hamdok, a finalement préféré jeter l’éponge début janvier, après avoir tenté de coopérer avec les militaires.</p>



<p>Il a notamment dénoncé à son départ la poursuite des violences dans les rues, en grève générale depuis deux jours après la mort de sept manifestants lundi sous les balles de forces de sécurité. Celles-ci avaient sorti pour la première fois leurs armes lourdes, des mitrailleuses et des batteries antiaériennes, en pleine ville.</p>



<p>Depuis, les rues se sont hérissées de barricades que les forces de sécurité ont de nouveau tenté de briser mercredi soir avec des tirs et des grenades lacrymogènes à Bourri, quartier remuant de l’est de Khartoum, et Omdourman, sa banlieue nord-ouest, rapportent des médecins et des témoins à l’AFP.</p>



<p>Si les magasins ont gardé leurs rideaux baissés et les universités ont fermé leurs portes, de nombreuses corporations ont également débrayé pour respecter la&nbsp;<em>«&nbsp;désobéissance civile&nbsp;»</em>&nbsp;décrétée lundi soir. Des conseillers juridiques, procureurs et juges ont annoncé les uns après les autres dans des communiqués leur refus de travailler pour un Etat commettant des&nbsp;<em>«&nbsp;crimes contre l’humanité&nbsp;»</em>.</p>



<h2>«&nbsp;Violence systématique&nbsp;»</h2>



<p>Dans un pays de plus en plus divisé, l’envoyé spécial des Etats-Unis pour la Corne de l’Afrique, David Satterfield, et la secrétaire d’Etat adjointe, Molly Phee, ont rencontré des familles de victimes et des organisations de la société civile. Ils ont vu l’Association des professionnels soudanais, fer de lance de la&nbsp;<em>«&nbsp;révolution&nbsp;»</em>&nbsp;qui renversa le dictateur Omar Al-Bachir en&nbsp;2019, ainsi que les Forces de la liberté et du changement (FLC), principal bloc pro-civils issu de ce mouvement.</p>



<p>L’un de ses représentants, Wajdy Saleh, a affirmé aux journalistes avoir plaidé pour <em>« la fin à la violence systématique contre les civils »</em> et <em>« un processus politique crédible »</em>. Les FLC ont ensuite appelé à des manifestations <em>« en hommage aux martyrs »</em> jeudi à Khartoum et vendredi dans tout le pays.</p>



<p>Après être passés par Ryad où se réunissaient les&nbsp;<em>«&nbsp;amis du Soudan&nbsp;»</em>&nbsp;– Européens, Américains, Saoudiens et Emiratis –, les deux émissaires américains doivent aussi discuter avec les généraux, qui font valoir qu’ils n’ont jamais donné l’ordre de tirer et qu’un général de police a été poignardé à mort par des manifestants.</p>



<p>L’ONU, elle, continue ses rencontres en vue d’un dialogue pour faire revenir le Soudan – au ban de la communauté internationale sous Al-Bachir – dans le concert des nations et surtout des bailleurs de fonds qui ont suspendu leur aide avec le putsch.</p>



<p>Les <em>« amis du Soudan »</em> ont, eux, plaidé pour <em>« un processus politique limité dans le temps »</em> en vue de <em>« la formation d’un gouvernement dirigé par des civils pour organiser des élections démocratiques »</em>.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Au Soudan, des manifestations contre le pouvoir militaire réprimées par des forces de sécurité déployées en masse dans la capitale</title>
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				<pubDate>Mon, 17 Jan 2022 16:16:45 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Ils sont de nouveau des milliers à manifester au Soudan. Pour dénoncer le pouvoir militaire, les partisans d’un pouvoir civil ont bravé, lundi 17 janvier, les forces de sécurité déployées en masse dans la capitale, Khartoum. Pour la première fois, les forces de sécurité soudanaises ont utilisé des armes lourdes. Des mitrailleuses à gros calibre, notamment,...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p>I<strong>ls sont de nouveau des milliers à manifester au Soudan. Pour dénoncer le pouvoir militaire, les partisans d’un pouvoir civil ont bravé, lundi 17 janvier, les forces de sécurité déployées en masse dans la capitale, Khartoum.</strong></p>



<p>Pour la première fois, les forces de sécurité soudanaises ont utilisé des armes lourdes. Des mitrailleuses à gros calibre, notamment, étaient visibles au-dessus de leurs véhicules. Au milieu des grenades lacrymogènes, des grenades assourdissantes et des tirs des canons à eau, plusieurs manifestants blessés se sont écroulés&nbsp;; certains asphyxiés par le gaz lacrymogène, d’autres en sang après avoir été touchés de plein fouet par les grenades. Des médecins ont annoncé, lundi après-midi, que trois manifestants avaient été tués, portant le bilan de la répression à 67&nbsp;morts depuis la fin d’octobre.</p>



<p>Depuis que le général Abdel Fattah Al-Bourhane, chef de l’armée, a mené un coup d’Etat le 25 octobre, le pays ne cesse de s’enfoncer dans la violence. Un général de police a été poignardé à mort lors de récentes manifestations, tandis que les forces de sécurité tirent, parfois à balles réelles, sur les manifestants.</p>



<p>Lundi, les violences à Khartoum se concentrent aux abords du palais présidentiel, l’ancien quartier général du dictateur Omar Al-Bachir, démis en&nbsp;2019 sous la pression d’un soulèvement populaire, où siègent aujourd’hui les autorités de transition. Les forces de l’ordre tentent d’empêcher les manifestants de s’en approcher, les poursuivant parfois dans les rues environnantes.</p>



<p>Si les forces de sécurité quadrillent Khartoum et ses alentours, en revanche – et pour la première fois – elles ne bloquent pas l’ensemble des ponts reliant la capitale soudanaise à ses banlieues sur l’autre rive du Nil.</p>



<h2>Blocage dans le nord du pays dimanche</h2>



<p>Le pouvoir militaire était déjà dans le viseur de la contestation dimanche. A Khartoum, des dizaines de médecins en blouse blanche ont remis au parquet général deux rapports sur des attaques contre des blessés, des médecins et des hôpitaux dans la répression tous azimuts des manifestants protestant contre le putsch du 25&nbsp;octobre.</p>



<p>Dans le nord du pays, dimanche, les Soudanais ont également manifesté contre la cherté de la vie – le Soudan est l’un des pays les plus pauvres du monde. La semaine dernière, le ministère des finances a annoncé doubler le prix du kilowatt d’électricité mais, compte tenu du tollé que cette annonce a suscité, le pouvoir militaire a gelé sa décision.</p>



<p>Malgré la reculade, des centaines de manifestants ont bloqué les routes du nord, notamment vers l’Egypte, pour réclamer une annulation pure et simple de cette augmentation. Ils ont interdit le passage de tout véhicule&nbsp;<em>«&nbsp;tant que les autorités n’auront pas annulé cette augmentation car elle signe l’acte de décès de notre agriculture&nbsp;»</em>, affirme à l’Agence France-Presse (AFP) Hassan Idriss, un manifestant.</p>



<p>Toute augmentation ou suppression des subventions étatiques sur les produits de base peut mener au pire au Soudan, où les 45&nbsp;millions d’habitants doivent déjà composer avec une inflation avoisinant 400&nbsp;% et où, selon l’Organisation des Nations unies (ONU), en&nbsp;2022, 30&nbsp;% des Soudanais auront besoin d’aide humanitaire. En&nbsp;2018, la révolte – qui renversa l’année suivante le président Al-Bachir – avait été déclenchée par une décision du gouvernement de tripler le prix du pain.</p>



<h2>«&nbsp;Intimidation&nbsp;» de la presse</h2>



<p>Le chef de la diplomatie sous M.&nbsp;Al-Bachir, Ibrahim Ghandour, et&nbsp;<em>«&nbsp;d’autres codétenus&nbsp;»</em>&nbsp;ont entamé une grève de la faim qu’ils ne cesseront qu’une fois libérés ou présentés devant un&nbsp;<em>«&nbsp;tribunal impartial&nbsp;»</em>, selon leurs proches. Récemment, le parquet a ordonné la libération de plusieurs responsables du régime de M.&nbsp;Al-Bachir, mais le général Al-Bourhane, seul aux commandes du Soudan, a ordonné leur maintien en détention.</p>



<p><em>« C’est la première interférence dans les affaires judiciaires de l’histoire de notre pays »</em>, s’est insurgée la famille de M. Ghandour alors que le général Al-Bourhane est accusé par les manifestants de chercher à réimposer les hommes du régime déchu, dont il est lui-même issu.</p>



<p>Avant les manifestations de lundi, le ministère de l’information avait retiré l’accréditation d’Al-Jazira Live, une chaîne qatarie, l’accusant de&nbsp;<em>«&nbsp;couverture non professionnelle&nbsp;»</em>&nbsp;visant à&nbsp;<em>«&nbsp;déchirer le tissu soudanais&nbsp;»</em>. En novembre, le chef du bureau d’Al-Jazira à Khartoum, le Soudanais Al-Moussalami Al-Kabbachi, avait été détenu trois jours sans aucune charge retenue contre lui.</p>



<p>L’ambassade des Etats-Unis à Khartoum a dénoncé&nbsp;<em>«&nbsp;un pas en arrière&nbsp;»</em>, tandis qu’Al-Jazira a évoqué sur Twitter une&nbsp;<em>«&nbsp;intimidation&nbsp;»</em>, appelant&nbsp;<em>«&nbsp;les autorités à autoriser son équipe à reprendre le travail&nbsp;»</em>. En décembre, le bureau d’une chaîne financée par Riyad, Al-Arabiya, a été attaqué par des officiers, ses journalistes tabassés et ses équipements saisis. Et d’autres journalistes ont rapporté avoir été arrêtés ou attaqués en couvrant les manifestations.</p>



<p>Avant le putsch, le Soudan était 159<sup>e</sup> (sur 180 pays) au classement mondial de la liberté de la presse de Reporters sans frontières. L’ONU considère qu’il est aujourd’hui <em>« de plus en plus hostile aux journalistes »</em>.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Soudan : nouvelles manifestations contre le coup d&#8217;État, un mort</title>
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				<pubDate>Sun, 09 Jan 2022 18:06:09 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[De nouvelles manifestations contre l&#8217;armée au pouvoir ont été violemment réprimées, dimanche au Soudan. Un manifestant a été tué par les forces de sécurité. Ces rassemblements surviennent la veille du lancement par l&#8217;ONU de pourparlers avec civils et militaires pour sortir de pays de la crise. Un manifestant a été tué, dimanche 9 janvier au&#160;Soudan, par...]]></description>
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<p><strong>De nouvelles manifestations contre l&rsquo;armée au pouvoir ont été violemment réprimées, dimanche au Soudan. Un manifestant a été tué par les forces de sécurité. Ces rassemblements surviennent la veille du lancement par l&rsquo;ONU de pourparlers avec civils et militaires pour sortir de pays de la crise.</strong></p>



<p>Un manifestant a été tué, dimanche 9 janvier au&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/tag/soudan/">Soudan</a>, par les forces de sécurité, selon des médecins, lors de nouveaux rassemblements de milliers de personnes&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20220106-soudan-des-milliers-de-manifestants-mobilis%C3%A9s-contre-le-pouvoir-militaire">contre l&rsquo;armée au pouvoir</a>, onze semaines après le coup d&rsquo;État militaire.</p>



<p>Ces nouvelles manifestations réprimées par le pouvoir surviennent à la veille du lancement par l&rsquo;ONU de pourparlers avec civils et militaires, censés sortir le pays de la crise.&nbsp;Elles ont pris fin à la tombée de la nuit.</p>



<p>Le 25 octobre, le coup d&rsquo;État du chef de l&rsquo;armée, le général Abdel Fattah al-Burhane, a mis fin à la transition vers un pouvoir entièrement civil au Soudan, près de deux ans après la chute d&rsquo;Omar el-Béchir, dictateur qui était au pouvoir depuis trois décennies.</p>



<p>Des milliers de manifestants se sont à nouveau rassemblés dimanche dans la capitale pour&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20211230-soudan-des-dizaines-de-milliers-de-manifestants-%C3%A0-nouveau-dans-les-rues-de-karthoum">protester contre le coup d&rsquo;État</a>, selon des témoins.</p>



<p>D&rsquo;autres sont aussi sortis dans les rues d&rsquo;Omdourman et de Bahri, les banlieues nord-ouest et nord de Khartoum, ainsi qu&rsquo;à Wad Madani, au sud de la capitale, d&rsquo;après les mêmes sources.</p>



<h4>Les médecins manifestent</h4>



<p>Les forces de sécurité ont tenté de disperser les manifestants<a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20220104-soudan-d%C3%A9ploiement-massif-des-forces-de-s%C3%A9curit%C3%A9-en-pr%C3%A9vision-de-nouvelles-manifestations">&nbsp;avec des tirs de gaz lacrymogènes</a>&nbsp;alors qu&rsquo;ils marchaient vers le palais présidentiel à Khartoum, comme ils l&rsquo;avaient déjà fait lors d&rsquo;autres rassemblements anti-putsch.</p>



<p>Les principales rues autour de la capitale avaient été bloquées par les forces de l&rsquo;ordre pour empêcher les manifestants de s&rsquo;y rassembler ainsi que devant le quartier général de l&rsquo;armée, épicentre du mouvement de contestation contre Béchir. &nbsp;</p>



<p>« Non, non au régime militaire », ont scandé les manifestants en agitant les drapeaux soudanais.</p>



<p>Un protestataire de 26 ans a perdu la vie après avoir été frappé au cou par une bombe lacrymogène lancée par les forces de sécurité, a indiqué dans un communiqué le Comité des médecins soudanais, proche du mouvement de contestation.</p>



<p>Depuis le putsch du 25 octobre, la répression des manifestations par les forces de l&rsquo;ordre a fait au moins 62 morts, selon ces médecins.</p>



<p>Un adolescent est décédé dimanche des suites de blessures par « balles » au cou subies lors de manifestations jeudi, d&rsquo;après la même source.</p>



<p>Les autorités ont régulièrement nié avoir eu recours à des balles contre les manifestants et ont déclaré que de nombreux membres des forces de sécurité avaient été blessés lors d&rsquo;affrontements avec des protestataires.</p>



<p>« Nous ne voulons pas moins qu&rsquo;un gouvernement complètement civil », a déclaré Ammar Hamed, 27 ans, un manifestant à Khartoum.</p>



<p>Des médecins en blouse blanche ont été vus dimanche se joindre à des rassemblements pour protester contre les forces de sécurité qui ont pris d&rsquo;assaut des hôpitaux et des installations médicales lors de précédentes manifestations.</p>



<p>Samedi, le Comité central des médecins soudanais avait déclaré que les médecins se joindraient aux marches et remettraient un mémorandum aux responsables de l&rsquo;ONU, dénonçant de récentes « agressions commises par les forces du coup d&rsquo;État » contre des installations médicales.</p>



<p>La semaine dernière, le Premier ministre et visage civil de la transition,&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/vid%C3%A9o/20220103-soudan-le-premier-ministre-civil-abdallah-hamdok-d%C3%A9missionne-carte-blanche-pour-l-arm%C3%A9e">Abdallah Hamdok, avait démissionné à l&rsquo;issue d&rsquo;une journée de manifestations meurtrière</a>.&nbsp;</p>



<p>Il avait été réinstallé dans ses fonctions le 21 novembre après avoir été limogé avec son gouvernement lors du coup d&rsquo;État.</p>



<p>Depuis la semaine dernière, les militaires sont seuls aux commandes. Le général Burhane, qui a prolongé de deux ans son mandat à la tête du pays, promet des élections pour juillet 2023. Mais ses promesses sont loin de calmer la rue.</p>



<h4>Pourparlers de l&rsquo;ONU</h4>



<p>Samedi, l&rsquo;émissaire de l&rsquo;ONU au Soudan Volker Perthes a annoncé qu&rsquo;il allait organiser des pourparlers avec « tous les acteurs clés civils et militaires » pour tenter de résoudre la crise.</p>



<p>« Il est temps de mettre fin à la violence et d&rsquo;entrer dans un processus constructif », a-t-il indiqué à propos de ces discussions, qui doivent être officiellement lancées lundi lors d&rsquo;une conférence de presse.</p>



<p>Les Forces de la liberté et du changement, fer de lance de la révolte qui a entraîné l&rsquo;éviction de Béchir en 2019, ont indiqué n&rsquo;avoir reçu « aucun détail » de la part de l&rsquo;ONU sur ces pourparlers.</p>



<p>Dimanche, l&rsquo;Association des professionnels soudanais, qui a également joué un rôle déterminant dans les manifestations anti-Béchir, a déclaré elle qu&rsquo;elle « rejetait complètement » de tels pourparlers.&nbsp;</p>



<p>« Le moyen de résoudre la crise soudanaise commence par le renversement complet du conseil militaire putschiste », a indiqué l&rsquo;Association dans un communiqué.</p>



<p><strong>Source: France 24/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Soudan : des gaz lacrymogènes tirés sur les manifestants à Khartoum</title>
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				<pubDate>Tue, 04 Jan 2022 19:30:57 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Les forces de sécurité, déployées en masse à Khartoum et dans les villes avoisinantes, ont tiré mardi des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants anti-putsch qui se sont rassemblés devant le palais présidentiel à Khartoum.  Les forces de sécurité se sont déployées en masse à Khartoum et dans les villes voisines avant de nouvelles manifestations prévues,...]]></description>
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<p><strong>Les forces de sécurité, déployées en masse à Khartoum et dans les villes avoisinantes, ont tiré mardi des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants anti-putsch qui se sont rassemblés devant le palais présidentiel à Khartoum. </strong></p>



<p>Les forces de sécurité se sont déployées en masse à Khartoum et dans les villes voisines avant de nouvelles manifestations prévues, mardi 4 janvier, contre le pouvoir militaire au&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/tag/soudan/">Soudan</a>, deux jours après la démission du Premier ministre civil, selon des témoins.</p>



<p>Les rues menant au QG de l&rsquo;armée dans le centre de la capitale ont été bouclées, au milieu d&rsquo;un imposant dispositif sécuritaire notamment de la police anti-émeute, de forces paramilitaires et de l&rsquo;armée, a-t-on ajouté de mêmes sources. Les agents de sécurité&nbsp;ont tiré des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants anti-putsch rassemblés devant le palais présidentiel à Khartoum, selon des témoins.</p>



<p>Malgré une répression meurtrière, le fer de lance de la révolte contre le général Omar el-Béchir, déchu en 2019 par l&rsquo;armée sous la pression de la rue, et contre les militaires depuis le putsch du 25 octobre, l&rsquo;Association des professionnels soudanais&nbsp;a appelé à de nouvelles manifestations mardi.</p>



<p>Réclamant un pouvoir civil, les militants ont appelé les manifestants à descendre dans la rue et à se diriger vers le palais présidentiel à Khartoum « jusqu&rsquo;à obtenir la victoire ».</p>



<p>Les militaires sont seuls aux commandes après&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/info-en-continu/20220102-soudan-le-premier-ministre-civil-abdallah-hamdok-annonce-sa-d%C3%A9mission">la démission dimanche du Premier ministre Abdallah Hamdok</a>, un départ qui fait redouter un retour à la dictature dans le pays plongé dans des violences meurtrières depuis le putsch.</p>



<p>Triste bilan depuis le coup d&rsquo;État du 25 octobre fomenté par le chef de l&rsquo;armée, le général Abdel Fattah al-Burhane : 57 manifestants ont été tués selon un syndicat de médecins prodémocratie.</p>



<p>Des manifestantes ont aussi été violées d&rsquo;après l&rsquo;ONU, de nombreux journalistes passés à tabac et même arrêtés tandis qu&rsquo;Internet et le téléphone ne fonctionnent que selon le bon vouloir du pouvoir.</p>



<p>Le 25 octobre, le général Burhane a prolongé son mandat de deux ans, effaçant toute idée d&rsquo;un transfert du pouvoir aux civils avant la fin de la transition qu&rsquo;il promet toujours pour juillet 2023 avec des élections.</p>



<p>Deux mois plus tard, il a autorisé avec un « décret d&rsquo;urgence » les forces de sécurité à « entrer dans tout bâtiment, à le fouiller ainsi que les personnes qui s&rsquo;y trouvent » et à « procéder à des surveillances et des saisies ».</p>



<p>Et ce en n&rsquo;informant que le Conseil de souveraineté, dirigé par lui-même, et en passant de fait outre la justice.</p>



<p><strong>Fin novembre et après un mois placé en résidence surveillée, Abdallah Hamdok avait retrouvé son poste après un accord avec le général Burhane. Visage civil de la transition, il a finalement démissionné dimanche, jugeant sa position intenable.</strong></p>



<p><strong>Source: France 24/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Soudan : les services de renseignements retrouvent leurs pleins pouvoirs</title>
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				<pubDate>Wed, 29 Dec 2021 18:49:29 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Chaque jour, les promesses du général Abdel Fattah al-Burhane s’étiolent un peu plus. Le 25 octobre, en s’emparant du pouvoir, le chef de l’armée soudanaise promettait de rectifier la trajectoire de la transition démocratique. Deux mois plus tard, donner des gages à la rue est devenu le cadet de ses soucis. Non seulement les cortèges prodémocratie font face...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Chaque jour, les promesses </strong><a href="https://www.lepoint.fr/afrique/soudan-le-general-al-burhane-s-explique-sur-son-coup-de-force-26-10-2021-2449405_3826.php"><strong>du général Abdel Fattah al-Burhane</strong></a><strong> s’étiolent un peu plus. Le 25 octobre, en s’emparant du pouvoir, le chef de l’armée soudanaise promettait de rectifier la trajectoire de la transition démocratique. Deux mois plus tard, donner des gages à la rue est devenu le cadet de ses soucis. Non seulement les cortèges prodémocratie font face à une répression d’une violence inédite depuis le début de la révolution, en décembre 2018. Au moins 47 civils ont perdu la vie, </strong><a href="https://www.lepoint.fr/afrique/soudan-les-revolutionnaires-aux-portes-du-palais-presidentiel-20-12-2021-2457628_3826.php"><strong>tandis que ce bilan continue de s’alourdir à chaque « marche du million »</strong></a><strong>, malgré l’accord conclu le 21 novembre avec le Premier ministre Abdallah Hamdok.</strong></p>



<p>En l’absence de soutien populaire, la démission de ce dernier semble imminente. Dans ce contexte, le général putschiste se cramponne, lui, à son poste et tente, par tous les moyens, de gagner du temps. Il vient ainsi de restaurer, le 26&nbsp;décembre, les pleins pouvoirs des services de renseignements ou GIS (ancien NISS).</p>



<h4>Droit d’arrestation et immunité</h4>



<p>Depuis son compte&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/twitter">Twitter</a>, cette puissante branche de l’État, célèbre pour les crimes commis sous la dictature d’<a href="https://www.lepoint.fr/tags/omar-el-bechir">Omar el-Béchir</a>, énumère les prérogatives qui lui sont rendues&nbsp;: «&nbsp;arrestation de personnes, perquisitions, contrôle des biens et des effets personnels, saisie de fonds et autres, interdiction ou réglementation de la circulation des personnes&nbsp;».&nbsp;Le GIS renoue en outre avec son immunité. «&nbsp;Cela donne carte blanche aux forces de l’ordre pour faire ce qu’elles veulent. Il s’agit d’un retour en tout point à la situation sous el-Béchir&nbsp;», constate le docteur en droit Ahmed el-Gaili.</p>



<p>Selon lui, cette décision unilatérale du général Burhane ne possède aucun fondement légal dans la mesure où elle est justifiée par l’état d’urgence décrété le 25&nbsp;octobre, qui aurait lui-même nécessité le feu vert du Premier ministre pour entrer en vigueur. Elle ne devrait pas, dans tous les cas, suffire&nbsp;à enrayer la mobilisation croissante depuis le putsch. «&nbsp;Donner plus de pouvoir au GIS et à ses membres rendra la situation plus compliquée qu’elle ne l’est actuellement, car les manifestants anti-coup d’État ne reculeront pas, prévient Nihal El Mquirmi.&nbsp;Au contraire,&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/ces-soudanais-qui-soutiennent-le-coup-d-etat-29-11-2021-2454303_3826.php">cela ne fera que les inciter à poursuivre la lutte contre les militaires au pouvoir</a>, dans un contexte économique catastrophique avec une inflation de 350,84&nbsp;%, encore exacerbé par les effets du changement climatique, qui accroissent les affrontements tribaux comme ceux qui ont eu lieu récemment au Darfour, et l’insécurité alimentaire&nbsp;», détaille cette chercheuse du think thank Policy Center for the New South, qui vient de publier un rapport sur les fragilités du&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/soudan">Soudan</a>.</p>



<h4>Le gouvernement militaire en sursis</h4>



<p>L’ordonnance de Burhane confirme donc le mauvais calcul politique qui a entouré le putsch et fait perdre au Soudan 650&nbsp;millions de dollars (575&nbsp;millions d’euros) d’aide internationale pour le seul mois de novembre. Les créanciers conditionnent la reprise de leur soutien financier au respect du droit de manifester ou encore à la formation d’un gouvernement et d’un Conseil législatif. «&nbsp;Burhane cherche à apaiser les islamistes, qui constituent sa seule base politique ainsi que les partisans de la ligne dure au sein de l’armée soudanaise. C’est la raison pour laquelle il fait revenir les responsables politiques de l’ère Béchir. Il espère désormais obtenir le soutien et la loyauté des structures de sécurité du pays. Mais sans argent, il paraît peu probable qu’il puisse pérenniser ces alliances&nbsp;», analyse Kholood Khair, du centre de réflexion Insight Strategy Partners basé à Khartoum.</p>



<p>Ce nouveau pas en arrière des militaires devrait cependant retarder la condamnation des violences perpétrées par les forces de l’ordre depuis le 25 octobre, incluant treize viols commis en marge de la manifestation du 25 décembre. Le juriste Ahmed el-Gaili rassure toutefois sur le fait que le décret n’est pas rétroactif. Des procès pourront par conséquent avoir lieu une fois l’État de droit rétabli. Ahmed el-Gaili estime d’ailleurs que le renversement du régime militaire n’est plus qu’« une question de semaines et non de mois ». Les principaux partis politiques, <a href="https://www.lepoint.fr/afrique/soudan-les-contestataires-appellent-a-intensifier-le-mouvement-22-04-2019-2308778_3826.php">les Comités de résistance locaux et l’Association des professionnels soudanais</a>, fer de lance de la révolution, multiplient en effet les réunions afin de définir une feuille de route commune dans l’objectif de retourner, pour de bon, sur la voie censée conduire à la tenue d’élections. Ils espèrent, dans le même temps, faire plier les putschistes grâce aux manifestations monstres qu’ils organisent environ une fois par semaine. Et dont le prochain épisode est fixé au 30 décembre.</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Au Soudan, la police tire des grenades lacrymogènes pour disperser les manifestants</title>
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				<pubDate>Sun, 19 Dec 2021 17:36:52 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Du gaz lacrymogène a été utilisé dimanche par la police soudanaise afin de disperser les dizaines de milliers de manifestants rassemblés aux abords du palais présidentiel à Khartoum pour protester contre le pouvoir militaire, aux commandes du pays depuis le 25 octobre. Les forces de sécurité soudanaises ont tiré, dimanche 19 décembre, des grenades lacrymogènes pour disperser...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Du gaz lacrymogène a été utilisé dimanche par la police soudanaise afin de disperser les dizaines de milliers de manifestants rassemblés aux abords du palais présidentiel à Khartoum pour protester contre le pouvoir militaire, aux commandes du pays depuis le 25 octobre.</strong></p>



<p>Les forces de sécurité soudanaises ont tiré, dimanche 19 décembre, des grenades lacrymogènes pour disperser les dizaines de milliers de manifestants descendus dans la rue à Khartoum pour s&rsquo;opposer à l&rsquo;armée, au pouvoir depuis le&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20211025-en-direct-le-soudan-face-%C3%A0-un-coup-d-%C3%A9tat-d%C3%A9nonce-le-mouvement-pro-d%C3%A9mocratie">coup d&rsquo;État militaire du 25 octobre</a>.</p>



<p>« Le peuple veut la chute de Burhane », scandaient les manifestants en référence au général&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/tag/abdel-fattah-al-burhane/">Abdel Fattah al-Burhane</a>, qui a mené le coup d&rsquo;État, ont rapporté des témoins à l&rsquo;AFP.</p>



<h2>Le QG de l&rsquo;armée sous haute protection</h2>



<p>La police antiémeute a été déployée aux principaux carrefours de Khartoum. Toutes les routes entourant le quartier général de l&rsquo;armée dans le centre-ville ont par ailleurs été fermées avec des barbelés et des blocs en béton, selon un journaliste de l&rsquo;AFP.</p>



<p>« Notre révolution cherche à instaurer des institutions et non pas des individus », a dit à l&rsquo;AFP un manifestant, entouré de milliers d&rsquo;autres brandissant le drapeau soudanais.</p>



<p>« Cet accord ne représente pas le peuple », a dit un autre protestataire âgé d&rsquo;une trentaine d&rsquo;années. « Nous n&rsquo;avons qu&rsquo;une seule demande et c&rsquo;est la formation d&rsquo;un gouvernement civil indépendant de l&rsquo;armée. »</p>



<p>La veille,&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/tag/abdallah-hamdok/">Abdallah Hamdok</a>&nbsp;avait mis en garde contre de nouvelles violences qui risquent « d&rsquo;entraîner le pays dans un abîme », appelant les manifestants à la retenue. « Nous sommes confrontés aujourd&rsquo;hui à une régression majeure dans la marche de notre révolution qui menace la sécurité, l&rsquo;unité et la stabilité du pays », avait déclaré le Premier ministre civil.</p>



<p>Dimanche, les autorités ont coupé les ponts liant la capitale à sa ville jumelle Omdurman, mais cette mesure n&rsquo;a pas empêché les rassemblements de manifestants.</p>



<p>« Les protestataires sont très nombreux et les forces de sécurité ne parviennent pas à les contrôler », a dit un témoin à Omdurman.</p>



<h2>Le 19 décembre, jour de l&rsquo;indépendance</h2>



<p>Les Soudanais ont choisi le jour du 19 décembre pour manifester car, en plus de marquer le troisième anniversaire du début de la révolution anti-Omar el-Béchir, c&rsquo;est ce jour-là, en 1955, que le Parlement du pays toujours sous tutelle britannique avait proclamé l&rsquo;indépendance.</p>



<p>« Le coup d&rsquo;État a coupé la route à la transition démocratique&nbsp;: avec lui, les militaires ont pris le contrôle total de la vie politique et économique », affirme à l&rsquo;AFP Achraf Abdelaziz, patron du quotidien indépendant Al-Jarida.</p>



<p>Bien avant le putsch, Khartoum reconnaissait que 80&nbsp;% des ressources du pays n&rsquo;étaient toujours pas sous son contrôle.</p>



<p>Pour Khaled Omer, ministre évincé lors du putsch et cadre des Forces de la liberté et du changement (FLC), fer de lance civil de la « révolution », ce coup d&rsquo;État donne « l&rsquo;occasion de corriger les défauts du système d&rsquo;avant ».</p>



<p>Cet attelage avait rallié en 2019, sous une même bannière anti-Béchir, civils, militaires et paramilitaires, rejoints en 2020 par les rebelles de régions reculées du pays.</p>



<p>Mais si l&rsquo;union sacrée a fait long feu – les civils entendaient récupérer seuls le pouvoir sous peu, les militaires ont imposé la prorogation pour deux ans du mandat du général Burhane à la tête de facto du pays –, les civils n&rsquo;ont pas jusqu&rsquo;ici présenté de plan d&rsquo;action, ne cessent de répéter les diplomates qui les rencontrent régulièrement.</p>



<p><strong>Source: France 24/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Au Soudan, manifestation contre les militaires au pouvoir réprimée par la police</title>
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				<pubDate>Tue, 30 Nov 2021 19:30:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<p><strong>Les forces de sécurité soudanaises ont fait usage de gaz lacrymogène mardi contre des dizaines de milliers de personnes qui manifestaient dans le centre de Khartoum contre le régime militaire à la suite du coup d&rsquo;État du 25 octobre.</strong></p>



<p>Les forces de sécurité soudanaises ont tiré, mardi 30 novembre, à Khartoum, des grenades lacrymogènes sur des milliers de manifestants réclamant à nouveau&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20211127-soudan-apr%C3%A8s-la-r%C3%A9pression-des-manifestations-les-chefs-de-police-remplac%C3%A9s">un transfert aux seuls civils du pouvoir dominé actuellement par les militaires</a>.</p>



<p>Des policiers armés de « fouets », selon des témoins, ont en outre pourchassé des manifestants aux abords du palais présidentiel, l&rsquo;ancien QG du dictateur Omar el-Béchir renversé par l&rsquo;armée sous la pression d&rsquo;une révolte populaire en 2019 et depuis devenu siège des autorités de transition chapeautées par le général Abdel Fattah al-Burhane, auteur du putsch du 25 octobre.</p>



<p>Ce jour-là, le Soudan est entré dans l&rsquo;inconnu et la répression des manifestations anti-coup d&rsquo;État a fait 43 morts et des centaines de blessés selon un syndicat de médecins prodémocratie.</p>



<p>Près d&rsquo;un mois après le putsch, un accord a été signé le 21 novembre au plus haut niveau&nbsp;: le Premier ministre civil Abdallah Hamdok, lui-même détenu puis placé en résidence surveillée, a retrouvé son poste, et la mainmise de l&rsquo;armée et de son chef, le général Burhane, a été consacrée, au moins jusqu&rsquo;aux élections promises en juillet 2023.</p>



<p>Depuis le 22 novembre, aucun manifestant n&rsquo;a été tué. Un protestataire a succombé mardi à des « coups de bâtons sur le crâne par les forces de sécurité » reçus auparavant, selon le syndicat des médecins.</p>



<h2>« Je manifeste pour réclamer la chute du pouvoir militaire »</h2>



<p>De nombreuses organisations de la société civile, des ministres évincés par le putsch et des manifestants ne cessent de dénoncer l&rsquo;accord du 21 novembre, vu par la communauté internationale comme un premier pas vers le retour à la démocratie.</p>



<p>Des milliers de manifestants ont de nouveau scandé, mardi à Khartoum, « Pas de partenariat, Pas de négociation » ou « Que les militaires rentrent dans leurs casernes ».</p>



<p>« Je manifeste pour réclamer la chute du pouvoir militaire », a déclaré à l&rsquo;AFP Mohamed Alaeddine, un manifestant.</p>



<p>Pour l&rsquo;Association des professionnels soudanais (APS), l&rsquo;un des fers de lance de la révolte de 2019, la nouvelle manifestation est « une réponse claire au geste insensé des putschistes ».</p>



<p>L&rsquo;APS accuse l&rsquo;armée et Abdallah Hamdok, désormais conspué comme un « traître » par la rue, de « reproduire l&rsquo;ancien régime et sa corruption », alors que le Soudan est sorti il y a deux ans de trente ans de dictature militaro-islamiste du général Béchir, aujourd&rsquo;hui en prison.</p>



<p>Depuis le putsch, assurent les observateurs, des purges menées au pas de course ont permis à l&rsquo;armée de réinstaller des figures du régime Béchir.</p>



<p>Abdallah Hamdok a dit vouloir réexaminer toutes ces nominations mais de récents changements dans l&rsquo;appareil sécuritaire semblent montrer que l&rsquo;armée garde la haute main sur les nominations.</p>



<p><strong>Source: France 24/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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