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	<title>Tribune &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<description>Tout un continent en un seul clic</description>
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	<title>Tribune &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Réponse de l&#8217;Afrique face à la Covid-19 : tout repose sur les personnes présentes sur le terrain</title>
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				<pubDate>Fri, 12 Nov 2021 17:15:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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		<category><![CDATA[Vaccin contre la covid-19]]></category>

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				<description><![CDATA[Les statistiques sont peu réjouissantes : seules 77 millions de personnes ont été entièrement vaccinées contre le nouveau coronavirus en Afrique, soit 6 % de la population seulement. En comparaison, plus de 70 % des pays à revenu élevé ont déjà vacciné plus de 40 % de leur population. Des taux d&#8217;infection obstinément élevés, avec des pics récurrents à intervalles de...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Les statistiques sont peu réjouissantes : seules </strong><a href="https://www.afro.who.int/news/less-10-african-countries-hit-key-covid-19-vaccination-goal"><strong>77 millions de personnes ont été entièrement vaccinées contre le nouveau coronavirus en Afrique</strong></a><strong>, soit 6 % de la population seulement. En comparaison, plus de 70 % des pays à revenu élevé ont déjà vacciné plus de 40 % de leur population.</strong></p>



<p><a href="https://graphics.reuters.com/world-coronavirus-tracker-and-maps/regions/africa/">Des taux d&rsquo;infection obstinément élevés</a>, avec des pics récurrents à intervalles de quelques mois, entraînent des pertes catastrophiques de moyens de subsistance, des perturbations de la scolarité et l&rsquo;usure des filets de sécurité sociale. Les gouvernements africains et les organisations internationales luttent pour assurer un accès aux soins et garder les populations locales en sécurité.</p>



<p>Au milieu de ce combat, il existe une force qui a le pouvoir de changer la trajectoire de la pandémie de Covid&nbsp;-19&nbsp;: de jeunes innovateurs partout sur le continent, qui déploient des compétences d&rsquo;entrepreneuriat social pour améliorer les choses à partir de zéro.</p>



<p>Dans toute l&rsquo;Afrique, des milliers d&rsquo;entrepreneurs sociaux dirigent des organisations au service des personnes les plus vulnérables et marginalisées de la société. Tout au long de la pandémie, ils ont joué un rôle essentiel en répondant aux besoins immédiats de santé et de subsistance de ceux qui risquaient d&rsquo;être laissés pour compte. Pour ce faire, ils ont souvent eu recours aux pratiques commerciales et aux techniques d&rsquo;excellence du secteur privé.</p>



<h4>La Covid&nbsp;Response Alliance for Social Entrepreneur</h4>



<p>Nous pensons que leur approche est extrêmement adaptée à ce défi sans précédent. C&rsquo;est pourquoi la Fondation&nbsp;Schwab pour l&rsquo;entrepreneuriat social leur apporte son soutien par le biais de la<a href="https://www.weforum.org/covid-alliance-for-social-entrepreneurs">&nbsp;Covid Response Alliance for Social Entrepreneurs</a>. Cette alliance rassemble 86&nbsp;organisations membres qui reconnaissent le rôle vital que jouent les entrepreneurs sociaux dans le soutien aux plus vulnérables, pendant et après la pandémie.</p>



<p>Ensemble, ces organisations soutiennent environ 100&nbsp;000&nbsp;entrepreneurs qui, ensemble, ont un impact sur près de deux&nbsp;milliards de personnes. Par exemple, lorsque le variant&nbsp;Delta a fait son apparition en Inde, les membres de l&rsquo;Alliance ont publié une liste des<a href="https://www.weforum.org/agenda/2021/08/50-ways-india-s-last-mile-covid-19-responders-are-leading-the-way-to-a-just-recovery/">50&nbsp;premiers&nbsp;acteurs du dernier&nbsp;kilomètre en Inde</a>. Chacun d&rsquo;entre eux a apporté des ressources, des informations et des réseaux essentiels à la lutte contre la Covid&nbsp;-19.</p>



<p>La situation en Afrique est très similaire&nbsp;: à une époque où les systèmes d&rsquo;aide traditionnels ont été submergés, ces entrepreneurs sociaux se sont toujours efforcés de combler les lacunes, en particulier dans les communautés pauvres ou rurales difficiles à atteindre.</p>



<p>L&rsquo;innovation, l&rsquo;action et l&rsquo;énergie de la jeunesse africaine qui représente au total plus de 200&nbsp;millions de personnes sur le continent sont extrêmement importantes pour venir à bout de la pandémie.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://static.latribune.fr/article_body/1804468/chiffres-jeunesse-graphe.jpg" alt="chiffres jeunesse graphe"/></figure>



<p><em>La jeunesse mondiale en chiffres</em></p>



<p>En reconnaissance du dynamisme de la jeunesse africaine et dans l&rsquo;espoir de modifier le statu quo en matière de vaccins, le Forum économique mondial a lancé une campagne qui a rassemblé 108&nbsp;Young Global Leaders et Global Shapers issus de six&nbsp;continents. La campagne, lancée à l&rsquo;occasion de la Journée internationale de la jeunesse en 2021, compte des représentants de 33&nbsp;pays, dont l&rsquo;Afrique du Sud, l&rsquo;Éthiopie, le Gabon, le Kenya, Madagascar, Maurice, l&rsquo;Ouganda, la République démocratique du Congo, le Sénégal, la Somalie et la Tanzanie.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://static.latribune.fr/article_body/1805090/carte-hubs-communaute-global-shapers.jpg" alt="Carte hubs communauté Global Shapers"/></figure>



<p><em>Carte des hubs de la communauté des Global Shapers dans le monde.</em></p>



<p>Ces communautés de Young Global Leaders et de Global Shapers (des leaders de la prochaine génération choisis par le Forum Économique Mondial pour leur potentiel extraordinaire) constituent la force d&rsquo;activation nécessaire pour accélérer le déploiement équitable des vaccins, en particulier en Afrique subsaharienne. Ils ont commencé à recueillir des données de terrain sur l&rsquo;accès aux vaccins, ils ont relevé les défis de la demande en démontant les mythes et les idées fausses qui alimentent les doutes sur les vaccins, et ils ont influencé les décideurs de façon à ce qu&rsquo;ils favorisent des cadres d&rsquo;allocation équitable.</p>



<p>Ensemble, les Young Global Leaders et les Global Shapers renforcent leur message sur les plateformes de médias sociaux, plaident pour une solidarité mondiale en matière de vaccination et demandent des vaccins pour tous. En outre, les communautés collaborent avec un groupe plus large de jeunes pour élaborer des plans de priorisation axés sur les personnes et ainsi promouvoir la disponibilité des vaccins pour tous les citoyens, y compris les populations difficiles à atteindre.</p>



<p>La crise de la Covid&nbsp;est loin d&rsquo;être terminée. Il faut encore prêter attention à plusieurs domaines clés, y compris la prévention et la protection, le traitement et les secours, l&rsquo;accès inclusif aux vaccins et la sécurisation des moyens de subsistance. Les 1,2&nbsp;milliard d&rsquo;habitants de l&rsquo;Afrique ne peuvent être laissés pour compte dans notre combat visant à mettre la pandémie derrière nous.</p>



<p>Nous devons aux générations futures et à nous-mêmes de soutenir les entrepreneurs et les militants sur le terrain. Ils ont le pouvoir de changer la trajectoire de la Covid&nbsp;-19 en Afrique, et au-delà. Collectivement, ils apportent l&rsquo;énergie, les idées, la créativité et l&rsquo;espoir qui manquent en ces temps sombres de Covid&nbsp;-19.</p>



<p>Au sein de la<a href="https://www.weforum.org/platforms/shaping-the-future-of-health-and-healthcare"> plateforme Santé</a> du Forum Économique Mondial, en collaboration avec nos communautés de Global Shapers et Leaders, la<a href="https://www.schwabfound.org/"> Fondation Schwab pour l&rsquo;entrepreneuriat social</a> et les membres de la Covid Response Alliance for Social Entrepreneurs, nous nous engageons à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour les aider. Nous invitons les autres à se joindre à nous dans cette démarche.</p>



<p><strong>Source: La Tribune Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>« L’Etat de droit et la démocratie : tel est le trésor que le peuple béninois doit se voir restituer »</title>
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				<pubDate>Mon, 01 Nov 2021 18:59:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l'ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Bénin]]></category>
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				<description><![CDATA[Si la République du Bénin va enfin pouvoir récupérer des œuvres majeures de son patrimoine culturel dont elle fut spoliée des décennies durant, ce n’est pas tant le « trésor de Béhanzin » qui retient l’attention de la société civile, des journalistes politiques et des défenseurs des droits humains. Ces derniers s’inquiètent plutôt du sort d’un autre trésor sévèrement menacé au...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Si la République du </strong><a href="https://www.lemonde.fr/benin/"><strong>Bénin</strong></a><strong> va enfin pouvoir récupérer des œuvres majeures de son patrimoine culturel dont elle fut spoliée des décennies durant, ce n’est pas tant le </strong><em><strong>« trésor de Béhanzin »</strong></em><strong> qui retient l’attention de la société civile, des journalistes politiques et des défenseurs des droits humains. Ces derniers s’inquiètent plutôt du sort d’un autre trésor sévèrement menacé au Bénin : celui des valeurs des droits humains, de l’Etat de droit et de la démocratie. Le peuple béninois doit se les voir restituer en urgence.</strong></p>



<p>Derrière le décorum qui met à l’honneur des valeurs de justice, d’amitié et de respect mutuel dans les relations entretenues entre le Bénin et la France, et qui colorent les préparatifs des cérémonies de ces restitutions tant attendues, on entrevoit un paysage bien plus sinistre.</p>



<p>Dans le pays de l’ancien royaume d’Abomey, une chasse aux sorcières est à l’œuvre. Les opposants politiques, les journalistes, les défenseurs des droits humains et les intellectuels y sont arrêtés, sans mandat, sans motif, et sans juge, et détenus de manière cruelle. Ils n’ont commis ni crime, ni délit, mais ont osé exprimer une opinion dissidente, formuler une critique du régime, ou manifester leur intérêt pour participer activement à la vie politique.</p>



<p>Les voilà censurés, enfermés, menacés, par un gouvernement complexé et inquiet, qui jalouse, plus que tout, le monopole du pouvoir, le dogme du chef, et les dérives autoritaires. Entre les mains de leurs geôliers, ces intellectuels et dissidents sont exposés à l’arbitraire, dans le seul et unique but de les briser, socialement, politiquement et psychologiquement.</p>



<h2>Un autre type de cérémonie</h2>



<p>Nous appelons chaque acteur, qu’il soit président, ministre, diplomate, conservateur de musée, journaliste, étudiant, impliqué ou observant ces cérémonies, à ne pas les oublier et même à les soutenir, et à solliciter, avec tact, force, insistance, la restitution du trésor de l’Etat de droit au Bénin. Cela exige à tout le moins d’organiser un autre type de cérémonie, à laquelle la communauté internationale peut contribuer : la libération des opposants politiques au Bénin.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Algérie-Maroc : rien n’est plus précieux qu’un bon ennemi</title>
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				<pubDate>Thu, 02 Sep 2021 18:58:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[rupture des relations diplomatiques]]></category>

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				<description><![CDATA[Préoccupante, la situation de l’Algérie et du Maroc l’est assurément. Les deux pays font face à des difficultés économiques sérieuses, du fait de l’aggravation de la crise sanitaire liée à la Covid-19. Ils connaissent une hausse inquiétante des contaminations et des décès liés à cette pandémie, et ont fini l’année 2020 avec une récession sans précédent (- 6,5 % et &#8211; 7 % respectivement)....]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Préoccupante, la situation de l’</strong><a href="https://www.lepoint.fr/tags/algerie"><strong>Algérie</strong></a><strong> et du </strong><a href="https://www.lepoint.fr/tags/maroc"><strong>Maroc</strong></a><strong> l’est assurément. Les deux pays font face à des difficultés économiques sérieuses, du fait de l’aggravation de la crise sanitaire liée à la Covid-19. Ils connaissent une hausse inquiétante des contaminations et des décès liés à cette pandémie, et ont fini l’année 2020 avec une récession sans précédent (- 6,5 % et &#8211; 7 % respectivement). Le bon sens vaudrait qu’ils unissent leurs forces pour faire face à cette crise. </strong><a href="https://www.lepoint.fr/afrique/maghreb-vol-au-dessus-d-un-nid-de-migraines-29-08-2021-2440551_3826.php"><strong>Au lieu de cela, ils se lancent dans une guerre de communication</strong></a><strong>, à la faveur des développements récents que connaît la région, avec, comme toile de fond, le problème du Sahara occidental. Le Maroc considère que ce territoire lui appartient, en vertu de vieilles allégeances des tribus nomades sahraouies aux différents sultans marocains, tandis que l’Algérie défend mordicus le front Polisario (abréviation en espagnol de Front populaire de libération de la Saguia el-Hamra et du Rio de Oro), en évoquant le droit inaliénable des peuples à décider de leur sort. Face au Front Polisario, qui réclame un référendum d’autodétermination, le Maroc propose un plan d’autonomie sous sa souveraineté. Cette montée soudaine des tensions fait craindre un embrasement de la région.</strong></p>



<p>Les tensions ont atteint leur paroxysme à la suite du double tweet du président américain le 10&nbsp;décembre&nbsp;2020&nbsp;qui reconnaît la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, concomitamment à la reprise des relations diplomatiques entre le Maroc et&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/israel">Israël</a>.&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/algerie-maroc-la-guerre-des-mots-reprend-19-07-2021-2436052_3826.php">L’Algérie a décidé en fin de compte de rompre ses relations avec le Maroc le 24&nbsp;août 2021</a>. Ce qui se joue en réalité dans cette partie du monde, c’est la revendication du leadership régional par l’Algérie et le Maroc. Pour atteindre leur objectif, les frères ennemis n’ont pas lésiné sur les moyens en modernisant leur arsenal militaire et en mobilisant les médias inféodés.</p>



<h4>Une course effrénée à l’armement</h4>



<p>Selon&nbsp;l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI), l’Algérie a dépensé en&nbsp;2019&nbsp;plus de 10,33&nbsp;milliards de dollars (9,7 en 2020) dans l’achat d’armement. C’est le pays qui a le plus dépensé en&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/afrique">Afrique</a>&nbsp;(plus du quart des dépenses africaines), suivi du Maroc avec 3,76&nbsp;milliards de dollars (4,8 en 2020). Ces chiffres absolus sont importants, mais il faut les rapporter à la richesse nationale pour avoir une idée plus précise de l’effort consenti par les gouvernements pour assurer la sécurité de leur pays. Pour la même année, l’Algérie, avec un taux de 6&nbsp;% du PIB, se classe deuxième au niveau mondial&nbsp;! Elle n’est dépassée que par l’<a href="https://www.lepoint.fr/tags/arabie-saoudite">Arabie saoudite</a>&nbsp;(8&nbsp;%). Le Maroc, de son côté, atteint un taux de 3,1&nbsp;% (moitié moins que son voisin).</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://static.lpnt.fr/images/2021/09/02/22136116lpw-22136426-embed-libre-jpg_8196813.jpg" alt=""/><figcaption>Jamal Bouoiyour, enseignant-chercheur à l&rsquo;université de Pau et des Pays de l&rsquo;Adour.© DR</figcaption></figure>



<p>Si l’on mesure les pertes, en termes de richesses, dues à cette course insensée à l’armement durant les trente dernières années, on s’aperçoit qu’elles dépassent tout entendement, surtout dans le cas de l’Algérie. Ainsi, une hausse de 10&nbsp;% des dépenses militaires en Algérie engendrerait une perte de croissance de&nbsp;4&nbsp;à 5&nbsp;% annuellement. Si on compare ce chiffre à celui du Maroc, on trouve une perte de croissance plus modeste se situant entre 0,3 et 0,4&nbsp;%. Certes, «&nbsp;la diplomatie sans les armes, c’est de la musique sans les instruments&nbsp;», comme disait Bismarck. Mais ces chiffres dans les cas de l’Algérie donnent le tournis.</p>



<p><a href="https://www.lepoint.fr/afrique/maroc-vs-algerie-duel-au-sommet-13-12-2020-2405501_3826.php">Ces différences de trajectoires sont-elles justifiées&nbsp;?</a>&nbsp;La réponse est évidemment non, d’autant plus que les recettes de l’État algérien sont en chute libre depuis que le pétrole (surtout le gaz, mais les cours des deux actifs sont largement corrélés) a perdu de son statut d’or noir.</p>



<h4>Qu’en est-il du leadership dans la région qui justifierait ces dépenses&nbsp;?</h4>



<p>La hausse considérable&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/algerie-virus-et-krach-petrolier-ebranlent-le-systeme-15-03-2020-2367194_3826.php">des recettes liées à l’exportation du pétrole et du gaz</a>&nbsp;durant les années de la présidence de Bouteflika a permis au pays de renforcer sa position de leadership – encore que –, mais cela n’a pas engendré l’émergence d’une position incontestable et incontestée de l’Algérie en Afrique du Nord. La rente pétrolière n’a pas permis à ce pays de changer les équilibres régionaux. L’une des explications qu’on peut avancer réside dans la dépendance du pays vis-à-vis des rentes pétrolières et gazières (95&nbsp;% des exportations et 70&nbsp;% des recettes budgétaires). Au-delà, l’Algérie ne dispose pas d’assez de réserves lui permettant de peser sur le marché des hydrocarbures et d’infléchir les politiques pétrolières au niveau international. Ce pays ne représente que 1&nbsp;% des réserves mondiales de pétrole et 2,3&nbsp;% de celles du gaz. Dans la même veine, la hausse ininterrompue de la consommation intérieure d’énergie peut grever le volume des exportations. À cela, il faut ajouter les fragilités intrinsèques d’une économie tributaire du pétrole, peu diversifiée et trop dépendante de la technologie extérieure et des denrées alimentaires importées.&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/algerie-le-complot-pour-les-nuls-07-06-2020-2378777_3826.php">L’impératif du leadership politique régional a pris le dessus sur la satisfaction des besoins de base de la population algérienne.</a></p>



<p>Le Maroc est également confronté à de grands défis, même si sa situation semble différente. Certes, il se caractérise par une économie diversifiée et a réussi à s’intégrer de manière significative dans l’économie mondiale, en s’ouvrant au monde extérieur, notamment à l’Ouest, aux monarchies du Golfe, et plus récemment à l’Afrique anglophone, à la Russie et à la Chine. Certes, le pays peut se targuer d’un système politique stable, remontant aux temps médiévaux, principale condition pour attirer les investissements étrangers. Certes, le Maroc est l’une des économies à la croissance la plus rapide des pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, avec une moyenne d’environ 4,5&nbsp;% sur les&nbsp;15&nbsp;dernières années (avant la crise engendrée par le&nbsp;Covid). Toutefois, la croissance économique de ce pays est volatile, car tributaire des aléas climatiques.&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/maghreb-ce-que-revele-le-crash-test-covid-19--12-07-2020-2384006_3826.php">La crise actuelle liée à la pandémie de la Covid montre, de manière on ne peut plus claire, les faiblesses de cette économie et l’omniprésence du secteur informel</a>. Le pays a besoin de réformes structurelles et d’une réorientation de la croissance pour la rendre plus inclusive et plus égalitaire.</p>



<h4>La psychologie de la horde</h4>



<p>«&nbsp;Que deviendrons-nous sans le secours de qui n’existe pas&nbsp;?&nbsp;»&nbsp;Remarquée a été la guerre verbale inouïe qui s’est déclarée entre l’Algérie et le Maroc sur les réseaux sociaux, un déversoir de haine et d’hostilité. Les médias officiels des deux pays ne sont pas en reste, permettant à la vox populi d’exprimer tout haut ses pensées les plus lugubres. L’utilisation de la novlangue vise à restreindre les limites de la pensée, à s’extraire de l’incertitude, à sublimer les pulsions instinctives. Ce processus est amplifié par la déréglementation de l’information, la diffusion de fausses nouvelles et l’hystérisation autour de sujets futiles. Ce qui a tendance à inhiber les capacités réflexives de la population et contribue à sa débandade intellectuelle et morale. Ce comportement moutonnier aboutit à la psychologie de la horde, Benjamin Constant disait&nbsp;: «&nbsp;Tout est moral dans les individus mais tout est physique dans les masses.&nbsp;»</p>



<p>La communauté du destin a besoin, pour se forger, d’une entité salutaire, structurante et revitalisante. Rien n’est plus précieux qu’un bon ennemi, bien identifié. N’oublions pas que, sans l’URSS, il n’y aurait pas eu de traité de Rome ni d’Union européenne.<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/l-algerie-ou-la-diplomatie-du-mecontentement-28-05-2020-2377297_3826.php">&nbsp;Pour maintenir la cohésion sociale en Algérie, il n’y a pas mieux que le Maroc, un ennemi bien trouvé</a>. À vrai dire, le choix est limité. Le capitalisme, l’ennemi éternel des «&nbsp;sociétés socialistes et démocratiques&nbsp;» de l’ère soviétique, c’est démodé. «&nbsp;L’entité sioniste&nbsp;»&nbsp;? Depuis qu’un certain nombre de pays arabes ont signé des traités de paix avec Israël, ça n’accroche plus. Et la France colonisatrice&nbsp;? Une vieille ritournelle propre aux temps éculés. L’ennemi fantasmé&nbsp;n’est qu’un épouvantail qui sert à cacher ses propres échecs. Diaboliser le Maroc, quitte à forcer le trait (en le traitant de pyromane), ça permet de se dédouaner, par exemple, du manque de&nbsp;Canadair pour éteindre le feu en Kabylie. C’est bien Paul Valéry qui disait&nbsp;: «&nbsp;Que deviendrons-nous sans le secours de qui n’existe pas&nbsp;?&nbsp;»</p>



<p>Et pourtant, on a benoîtement pensé qu’on pourrait entrevoir, à la faveur du surgissement du Covid, un passage de l’obscurité ténébreuse à la clarté révélatrice. Qu’avec le confinement qui s’est ensuivi et l’accélération de l’histoire qu’on a cru déceler,&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/maghreb-economies-cherchent-oxygene-05-06-2020-2378627_3826.php">on assisterait à l’avènement d’un consensus politique maghrébin autour des thèmes de l’économie circulaire</a>, d’une société solidaire, d’une fraternité retrouvée, d’une libéralisation du potentiel prosocial des organisations humaines. Que des fadaises, des balivernes, un chapelet d’incantations votives.</p>



<h4>En dehors de l’éducation et la coopération, point de salut</h4>



<p>Je n’ai pas l’outrecuidance de proposer des solutions miracles. Cependant, la concomitance et l’intrication des problèmes sanitaires, économiques, sociaux et politiques me font dire qu’un simple toilettage ou rafistolage n&rsquo;est pas à la hauteur des enjeux. Il me semble qu’une refonte radicale de la pensée est plus que nécessaire.&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/le-si-delicat-apres-covid-19-qui-attend-le-maghreb-19-04-2020-2371990_3826.php">La crise engendrée par la pandémie de Covid a montré les faiblesses intrinsèques des systèmes de gouvernance qui font peu de cas de la démocratie</a>. En ces temps de confusion, de vacarme&nbsp;et de tumultes, l’intelligentsia de ces pays doit jouer pleinement le rôle qui est le sien et retrouver l’utopie du progrès héritée de la promesse des Lumières. Utopie selon laquelle il est possible de changer le cours de l’Histoire par des exercices d’intelligence critique. Écrire, raisonner, démontrer, débattre, critiquer, douter, tels sont les meilleurs bréviaires pour lutter contre l’ignorance et se concentrer sur l’essentiel, à savoir une quête opiniâtre du juste. Il incombe aux intellectuels, à l’élite politico-économique, à la diaspora et à la jeunesse de l’Afrique du Nord de prendre leurs responsabilités, de poser un regard critique sur ce qui assèche la vie de la population&nbsp;; son mode de fonctionnement, de considération de différentes cultures et du traitement infligé aux composantes les plus vulnérables et les plus fragiles de la communauté.</p>



<p>Cette crise est, peut-être, l’occasion rêvée pour enclencher un processus de collaboration qui permettra d’atteindre des équilibres stables qui préserveraient le bien-être collectif. Le changement de comportement paraît nécessaire pour préparer le monde de demain et rendre la région d’Afrique du Nord sûre, paisible et solidaire. Des moyens colossaux ont été dilapidés, des générations entières ont été perdues, des rêves ont été brisés. Les jeunes n’ont cure des histoires béquillées relatives à la colonisation, <a href="https://www.lepoint.fr/afrique/maghreb-les-dirigeants-a-l-epreuve-du-virus-22-03-2020-2368215_3826.php">à la glorification de la puissance militaire et encore moins au leadership régional</a>. Ce sont des histoires de vieux qui s’arc-boutent au pouvoir. Les jeunes ont envie, à juste titre, de profiter de la vie. Ce n’est pas par hasard si la moitié de la population jeune dans ces pays n’a qu’une seule envie, c’est de déguerpir. Les régimes ne font rien pour les retenir ; au contraire, ils monnayent leur « mobilité » au moment où les pays en ont le plus besoin pour créer le monde demain, un monde plus viable tout simplement.</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée<br></strong></p>
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		<title>Résilience et reprise : l&#8217;aviation en Afrique</title>
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				<pubDate>Fri, 02 Jul 2021 17:06:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[La Covid-19 a stoppé net l&#8217;industrie aéronautique et, comme partout ailleurs, l&#8217;impact social, financier et économique a été massif en Afrique. La suspension des vols a entraîné́ des pertes considérables pour les compagnies aériennes et les secteurs dépendants de l&#8217;aviation comme le tourisme et le commerce. Il faut noter qu&#8217;avant cette pandémie, les perspectives du...]]></description>
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<p><strong>La Covid-19 a stoppé net l&rsquo;industrie aéronautique et, comme partout ailleurs, l&rsquo;impact social, financier et économique a été massif en Afrique. La suspension des vols a entraîné́ des pertes considérables pour les compagnies aériennes et les secteurs dépendants de l&rsquo;aviation comme le tourisme et le commerce.</strong></p>



<p>Il faut noter qu&rsquo;avant cette pandémie, les perspectives du transport aérien en Afrique étaient extrêmement positives. Le Global Market Forecast (GMF) 2019 d&rsquo;Airbus prévoyait que le trafic de passagers à destination et en provenance d&rsquo;Afrique augmenterait de 5,4% par an au cours des vingt prochaines années. Cela rejoignait les prévisions de l&rsquo;Association du transport aérien international (IATA), selon lesquelles l&rsquo;Afrique serait le deuxième marché de l&rsquo;aviation en termes de croissance d&rsquo;ici à 2037, le nombre de passagers devant plus que doubler d&rsquo;ici là (passant à 334 millions).</p>



<p>L&rsquo;industrie aéronautique joue un rôle important pour le développement pérenne de l&rsquo;Afrique, et les gouvernements de tout le continent tirent parti de la capacité de l&rsquo;industrie à faire bouger les lignes économiques. En effet, non seulement l&rsquo;aviation permet aux gens de voyager, mais elle favorise également l&rsquo;intégration régionale, crée des emplois et renforce les échanges commerciaux intérieurs, intra-africains et mondiaux. Selon l&rsquo;Association du transport aérien international, l&rsquo;industrie aéronautique soutient directement 6,2 millions d&#8217;emplois à travers l&rsquo;Afrique et contribue à hauteur de 56 milliards de dollars au PIB du continent.</p>



<p>Ces dernières années, certains gouvernements, entités régionales et institutions financières ont mis un point d&rsquo;honneur à investir dans l&rsquo;industrie aéronautique locale, avec pour objectif le développement des activités aéronautiques à l&rsquo;échelle de leur pays et du continent. Ces avancées incluent notamment la création d&rsquo;un marché unique du transport aérien africain (MUTAA) porté par l&rsquo;Union africaine, ainsi que la modernisation des flottes des compagnies aériennes du continent.</p>



<p>Aujourd&rsquo;hui, des transporteurs tels qu&rsquo;Ethiopian Airlines, Air Sénégal, EgyptAir, Air Mauritius, Uganda Airlines ou encore Air Tanzania ont choisi d&rsquo;opérer des avions de dernière génération et à la pointe de la technologie, comme l&rsquo;A350XWB, l&rsquo;A330neo, l&rsquo;A320neo et le dernier né de la gamme, l&rsquo;A220.</p>



<p>En parallèle, le continent africain a également fait des progrès significatifs vers l&rsquo;expansion et l&rsquo;amélioration des infrastructures aéroportuaires et la gestion du trafic aérien. Ainsi, des pays comme le Maroc, le Niger, le Sénégal, l&rsquo;Afrique du Sud, l&rsquo;Ouganda et l&rsquo;Éthiopie sont en train d&rsquo;agrandir les aéroports existants ou d&rsquo;en construire de nouveaux.</p>



<p>Surtout, c&rsquo;est dans sa contribution à la fabrication aéronautique que l&rsquo;Afrique a fait un bond en avant énorme ces dernières années et a su se positionner dans la chaine de valeur mondiale. En Afrique du Sud, au Maroc et en Tunisie, par exemple, plus de 35 entreprises sont impliquées dans la fabrication d&rsquo;avions commerciaux Airbus, tant au niveau de la conception et l&rsquo;ingénierie que de la production de pièces, notamment électroniques. Ces activités ont permis la création de centres d&rsquo;apprentissage, le développement des connaissances et d&rsquo;innovations, soutenant ainsi l&rsquo;émergence d&rsquo;un pool de talents aéronautiques hautement qualifiés sur le continent.</p>



<p>Actuellement, l&rsquo;impact de la pandémie se ressent sur les compagnies aériennes à travers tout le continent. Avec un trafic réduit de plus de 70 % depuis un an, de nombreux transporteurs aériens sont en grande difficulté. En parallèle, la COVID-19 a également démontré à quel point l&rsquo;aviation est un secteur vital. Au début de la pandémie, l&rsquo;Ethiopie et les Nations unies ont ouvert un hub de transport au sein de l&rsquo;aéroport d&rsquo;Addis-Abeba fin d&rsquo;acheminer du matériel médical et des travailleurs humanitaires pour lutter contre le coronavirus aux quatre coins du continent. Plus récemment, Air Sénégal a opéré un vol de 16 heures pour acheminer 300,000 doses de vaccin. Les compagnies aériennes ont fait preuve d&rsquo;une remarquable résilience, continuant leurs opérations dans la mesure du possible et s&rsquo;adaptant au contexte de crise. De plus, certains transporteurs tels que Air Côte d&rsquo;Ivoire ou encore Uganda Airlines ont pris livraison d&rsquo;avions précédemment commandés, déterminés à croitre et améliorer leurs opérations, et ce malgré la crise.</p>



<p>La capacité de l&rsquo;industrie aéronautique africaine à se remettre de cette pandémie dépendra du niveau de collaboration de toutes les parties prenantes pour atténuer les effets de cette crise sans précédent. Le soutien des gouvernements et des institutions de financement et de développement sera essentiel, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;un soutien financier direct, de garanties de prêts, d&rsquo;allégements fiscaux ou encore, d&rsquo;un assouplissement du cadre légal, ce qui a déjà été mis en place dans des pays tels que le Sénégal, la Côte d&rsquo;Ivoire, le Rwanda et l&rsquo;Ouganda.</p>



<p>Dans les mois à venir et les prochaines années, l&rsquo;adaptabilité des compagnies aériennes sera cruciale. En effet, un retour aux taux de fréquentation d&rsquo;avant-Covid n&rsquo;étant pas attendu avant 2024, la composition de la flotte aérienne et la polyvalence des avions seront mises à l&rsquo;épreuve. Plus que jamais, il s&rsquo;agira de piloter le bon avion au bon moment, de disposer d&rsquo;un business model flexible, tout en exploitant des avions économiquement efficaces. Le post-Covid exigera des stratégies de marché et de flotte adaptées.</p>



<p>L&rsquo;aviation relie les gens, les pays et les cultures, génère des revenus et améliore les moyens de subsistance de millions de personnes. Lorsque les enjeux sont aussi importants et que les gains peuvent l&rsquo;être encore plus, une industrie aéronautique prospère et durable en Afrique ne doit pas être considérée comme une option, mais plutôt comme un secteur vital, d&rsquo;une valeur incommensurable.</p>



<p><strong>Source : La Tribune Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Idriss Déby disparu, Macron doit se tourner vers Buhari</title>
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				<pubDate>Mon, 26 Apr 2021 12:20:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Après la disparition brutale du président tchadien, la France doit élargir ses alliances africaines pour lutter efficacement contre les mouvements terroristes. Et notamment resserrer ses liens avec le Nigeria. Le Nigeria est le premier partenaire commercial de la France en Afrique subsaharienne, avec plus de 2 milliards d’euros de volume d’échanges en 2020 et plus...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/buhaimacron_0-1024x578.jpg" alt="" class="wp-image-21974" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/buhaimacron_0.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/buhaimacron_0-300x169.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/buhaimacron_0-768x434.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Le président français Emmanuel Macron avec le président Nigérian Muhammad Buhari</figcaption></figure>



<p><strong>Après la disparition brutale du président tchadien, la France doit élargir ses alliances africaines pour lutter efficacement contre les mouvements terroristes. Et notamment resserrer ses liens avec le Nigeria.</strong></p>



<p>Le Nigeria est le premier partenaire commercial de la France en Afrique subsaharienne, avec plus de 2 milliards d’euros de volume d’échanges en 2020 et plus de 120 entreprises françaises actives dont Air France, CFAO et Total. En visite à Abuja les 13 et 14 avril derniers, Franck Riester, le ministre délégué chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité a annoncé l’ouverture de la conférence Choose Africa au Nigeria, une initiative pesant 3,5 milliards d’euros lancée par le président Emmanuel Macron destinée à soutenir le développement des start-ups et des PME en Afrique.</p>



<p>La France a toujours entretenu des relations fluides et engagées avec le Nigeria sur le plan économique. Le président Muhammadu Buhari fait ainsi partie de la petite dizaine de chefs d’État africains invités à participer au sommet sur&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1149704/politique/ouattara-tshisekedi-kagame-les-chefs-detat-attendus-pour-le-sommet-sur-les-economies-africaines-a-paris/">le financement des économies africaines prévu à Paris le 18 mai,</a>&nbsp;à l’initiative du président français.</p>



<h4>Nouveau commandement</h4>



<p>Mais au delà de ces intérêts économiques, le Nigeria peut aussi être pour la France un partenaire stratégique dans le domaine de la sécurité. Comme ses voisins du Sahel, le Nigeria est confronté à la montée de l’insécurité, et en particulier de la menace islamiste et du banditisme. Mais sa puissance démographique – 200 millions d’habitants – et son influence dans la région lui confèrent un poids politique et sécuritaire immense. Les relations entre Paris et Abuja doivent donc s’intensifier.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>L’EUROPE A SOUVENT NÉGLIGÉ LA PLACE CENTRALE DU NIGERIA DANS LA LUTTE CONTRE BOKO HARAM</p></blockquote>



<p>Des efforts concertés entre les deux pays ont été déployés pour coordonner la réponse aux menaces sécuritaires au sein de la Force multinationale mixte (FMM) autour du lac Tchad. La France, consciente de l’importance de la stabilité de cette région, y participe, en particulier dans le domaine du renseignement. Elle contribue ainsi à l’élaboration de réponses régionales aux différents défis menaçant le Sahel.</p>



<p>Mais cette participation est marginale. Les puissances européennes ont jusqu’ici souvent négligé la place centrale du Nigeria dans la lutte contre Boko Haram, qu’Abuja mène avec nos alliés traditionnels du Niger, du Tchad et du Cameroun depuis plusieurs années. Avec Muhammadu Buhari, le pays a pourtant réduit le territoire de la secte islamiste dans le nord-est.</p>



<p>En début d’année, le chef d’État nigérian a concrétisé son ambition de redéfinir l’approche stratégique de son pays dans cette zone, n’hésitant pas pour cela à limoger ses chefs d’état majors. Leurs successeurs ont commencé à travailler étroitement à la mise en place du premier commandement conjoint des opérations spéciales du Nigeria, une structure militaire cohérente. Lorsque le président Buhari quittera son poste en 2023, il devrait ainsi laisser derrière lui un État plus sûr et mieux équipé pour faire face à l’insurrection islamiste.</p>



<h4>Retrait graduel ?</h4>



<p>Serait-il maintenant temps pour la France de réajuster sa stratégie dans la région ? Le président Macron sait qu’un nombre croissant de spécialistes et – dans une moindre mesure – l’opinion publique doutent de la pertinence de la présence de troupes françaises sur le sol sahélien. Cette approche militaire lourde doit éviter les écueils rencontrés par nos alliés américains au Moyen-Orient.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>UN PARTENARIAT RENOUVELÉ AVEC ABUJA PERMETTRAIT À PARIS DE REDÉFINIR SON NIVEAU D’ENGAGEMENT SUR LE TERRAIN</p></blockquote>



<p>Il faut dès lors que Paris trouve des alliés fiables, au-delà du G5 Sahel. Un partenariat renouvelé avec Abuja serait pertinent pour plusieurs raisons. La France serait ainsi en meilleure posture pour collaborer avec l’armée nigériane, acteur-clé dans la lutte contre Boko Haram et pour la sécurité de l’Afrique de l’Ouest dans son ensemble.</p>



<p>Cela donnerait aussi l’occasion au président Macron de concrétiser son désir, exprimé régulièrement, de solidifier les liens avec les grandes puissances africaines qui se trouvent en dehors de la sphère d’influence habituelle de Paris, tout en offrant à la France l’opportunité de redéfinir son niveau d’engagement sur le terrain et peut-être préparer un retrait graduel.</p>



<p>La réponse aux défis posés par les militants islamistes nécessite une approche collective. L’échec à les contenir intensifierait indéniablement le chaos dans toute la région. <a href="https://www.jeuneafrique.com/1157584/politique/tchad-le-president-idriss-deby-itno-est-decede/">La mort brutale du président Déby,</a> alors que le Tchad est la pierre angulaire de la sécurité de la région, montre à l’évidence qu’un élargissement des alliances dans la lutte contre les mouvements terroristes est une nécessité. Il est temps de rallier les bonnes volontés et les moyens pour stabiliser la situation afin que la crise soit gérée directement par les acteurs locaux.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>De quoi la « francophobie africaine » est-elle vraiment le nom ?</title>
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				<pubDate>Wed, 07 Apr 2021 11:04:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Pour avoir publiquement exprimé son étonnement et son émoi face à la « montée d’un sentiment anti-français en Afrique », le président Emmanuel Macron soulève une interrogation qui mérite que l’on s’y arrête. En décembre 2019,&#160;Emmanuel Macron exprimait publiquement son émoi et son étonnement face à la montée d’un sentiment anti-français en Afrique.&#160;Les raisons de la perplexité...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/france-emmanuelmacron-speechelysee-1024x578.jpg" alt="" class="wp-image-6096" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/france-emmanuelmacron-speechelysee.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/france-emmanuelmacron-speechelysee-300x169.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/france-emmanuelmacron-speechelysee-768x434.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Emmanuel Macron </figcaption></figure>



<p><strong>Pour avoir publiquement exprimé son étonnement et son émoi face à la « montée d’un sentiment anti-français en Afrique », le président Emmanuel Macron soulève une interrogation qui mérite que l’on s’y arrête.</strong></p>



<p>En décembre 2019,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/866369/politique/emmanuel-macron-veut-clarifier-la-situation-sur-barkhane-et-provoque-la-polemique-au-mali-et-au-burkina/">Emmanuel Macron exprimait publiquement son émoi et son étonnement face à la montée d’un sentiment anti-français en Afrique.</a>&nbsp;Les raisons de la perplexité du président français ? L’ouverture des débats autour de la fin du franc&nbsp;CFA et l’engagement militaire de Paris au Sahel, en dépit du lourd tribut payé par l’Hexagone à cette guerre contre le terrorisme. Si la stupéfaction du numéro un français paraît compréhensible à bien des égards, elle pose néanmoins question et mérite qu’on s’y arrête.</p>



<h4>Déconvenues orchestrées par la France</h4>



<p>Tout se passe comme si Emmanuel Macron, dirigeant politique de la jeune génération, n’avait pas pris la mesure du désenchantement des pays du « pré carré » francophone depuis la dévaluation du franc CFA, en 1994. En effet, présentée et vendue aux opinions africaines comme une réforme visant à soutenir la production et à stimuler les exportations, cette dévaluation s’était matérialisée par une perte drastique de pouvoir d’achat au sein des populations, et avait été vécue comme un abandon de souveraineté des États concernés.</p>



<p>Pour les Africains, ces deux déconvenues étaient orchestrées par la France, retranchée derrière les institutions de Bretton Woods. Au lendemain de l’annonce de ladite dévaluation, des émeutes avaient éclaté au Sénégal et au Gabon contre une mesure qui, aux yeux des manifestants, allait aggraver les conditions de vie déjà précaires des populations les plus démunies.</p>



<h4>Discours contradictoires</h4>



<p>Ce choc monétaire intervenait par ailleurs dans un contexte de mondialisation néo-libérale prônant un modèle universel de production économique et financier. Or ce modèle allait contraindre dirigeants politiques et hommes d’affaires à des adaptations souvent douloureuses.</p>



<p>Aussi, pour prometteuse d’effets positifs à long terme qu’elle fût, la dévaluation du franc CFA allait faire naître des discours contradictoires à l’adresse de la France, oscillant entre désir de rupture et volonté de coopération, attraction et répulsion, puis accusations d’ingérence et de visées néocolonialistes.</p>



<p>Portés principalement par les élites africaines, notamment les commerçants et les chefs d’entreprises, ces discours ont gagné d’autres couches de la société et sont servis à l’envi dès lors qu’il s’agit d’exprimer un mécontentement plus général. On est bien en présence d’une forme de populisme. Seul manque un visage pour l’incarner, comme le fit avec talent en France, dans les années 1970, un certain Gérard Nicoud, leader de la «&nbsp;révolte des boutiquiers et travailleurs indépendants&nbsp;», en s’opposant aux taxes et en obtenant l’extension de la Sécurité sociale aux petits commerçants.</p>



<h4>Revendication populiste radicale</h4>



<p>En Afrique francophone,<a href="https://www.jeuneafrique.com/1092996/politique/en-afrique-un-sentiment-anti-francais-bien-ancre/">&nbsp;le sentiment anti-français</a>&nbsp;s’est donc nourri au fil des années des promesses non tenues de la dévaluation de­&nbsp;1994 qui, en fin de compte, a coûté très cher aux petits revenus. Dans le même temps, elle a favorisé l’émergence d’une classe d’entrepreneurs plus jeunes et résolus à investir les secteurs économiques encore aux mains de sociétés à capitaux étrangers.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>UNE FERME VOLONTÉ DE RUPTURE AVEC L’ANCIEN SYSTÈME DE MAINMISE FRANÇAISE SUR LES SECTEURS CLÉS DES ÉCONOMIES AFRICAINES</p></blockquote>



<p>Le discours actuel a pris une tonalité différente de celui des années&nbsp;1990. Il est l’expression d’une frustration, d’une revendication populiste plus radicale, au nom d’un certain patriotisme économique. Et le président Emmanuel Macron a raison de s’en inquiéter. Il ne s’agit point de «&nbsp;jeter les Français à la mer&nbsp;», mais d’aller à la conquête de secteurs économiques encore aux mains d’entreprises françaises.</p>



<p>Si la forme du discours reste populiste, la revendication, elle, est révélatrice d’une ferme volonté de rupture avec l’ancien système de mainmise française sur les secteurs clés des économies africaines.</p>



<h4>Effet de miroir</h4>



<p>En cela, ce discours s’adresse autant aux dirigeants français qu’aux leaders africains. C’est pourquoi il faut distinguer le sentiment anti-français « d’atmosphère » du véritable rejet de la France. Car, malgré des slogans ravageurs tels que « La France dégage » ou  « Auchan dehors », la revendication essentielle des opinions africaines est de soustraire la relation Afrique-France à la dure loi du profit, Paris étant soupçonnée de s’effacer devant les intérêts des sociétés et groupes privés français.</p>



<p>Pour ne rien arranger, l’intense lumière médiatique projetée sur les leaders et idéologues de l’extrême droite française anti-immigration concourt, par effet de miroir, à l’exacerbation de ce sentiment ambiant en Afrique. Le passionnel prend alors le pas sur le rationnel et l’on court le risque de voir émerger, des deux côtés, des figures politiques prônant la rupture plutôt que la nécessaire invention d’un nouveau modèle de la relation.</p>



<p>La France et l’Afrique doivent mettre leur génie respectif au service d’une nouvelle forme de coopération, construite au sein d’une gouvernance mondiale. C’est ce que les générations montantes des deux continents attendent de leurs dirigeants actuels. Si ce chantier n’est pas ouvert, les populismes des deux côtés de l’Atlantique vaincront.</p>



<p><strong>Source:Jeune Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Confiance, transparence et innovations pour une relation commerciale durable en Afrique</title>
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				<pubDate>Tue, 06 Apr 2021 16:17:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[La relation entre les TPE-PME et leurs partenaires est la clé de voûte de nos économies. Avant toute chose, cette relation doit se fonder sur la confiance. Pour garantir celle-ci, nous avons besoin d&#8217;outils à même d&#8217;apporter transparence et fiabilité à la relation commerciale et financière. Plus que des enjeux de conformité, la transparence et...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/guy-mountonga-et-rodrigue-bodo.jpg" alt="" class="wp-image-21812" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/guy-mountonga-et-rodrigue-bodo.jpg 612w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/guy-mountonga-et-rodrigue-bodo-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 612px) 100vw, 612px" /><figcaption>Guy Mountonga et Rodrigue Bodo, associés fondateurs de SafeTrade 101. (Crédits : DR.)</figcaption></figure>



<p><strong>La relation entre les TPE-PME et leurs partenaires est la clé de voûte de nos économies. Avant toute chose, cette relation doit se fonder sur la confiance. Pour garantir celle-ci, nous avons besoin d&rsquo;outils à même d&rsquo;apporter transparence et fiabilité à la relation commerciale et financière. Plus que des enjeux de conformité, la transparence et la fiabilité deviennent des objectifs éthiques et des valeurs essentielles à défendre.</strong></p>



<p>Les entreprises étrangères, notamment les TPE-PME, vont de plus en plus à la conquête du marché africain, en dépit d&rsquo;un risque politique parfois élevé et un environnement des affaires souvent difficile. Depuis plusieurs années, nous constatons une augmentation des demandes de garanties vers la région, en particulier en direction du Maghreb et de l&rsquo;Afrique francophone subsaharienne. Le&nbsp;risque pays&nbsp;diffère selon les régions, tant les pays africains sont loin de tous présenter les mêmes spécificités politiques monétaires et économiques. Il s&rsquo;agit là d&rsquo;un paramètre à considérer avant toute prospection commerciale, car cela peut nuire aux efforts de l&rsquo;investisseur étranger. L&rsquo;accès à l&rsquo;information financière et la transparence y demeurent compliqués : les entreprises d&rsquo;une manière générale n&rsquo;ont pas d&rsquo;obligation de publication de leurs états financiers, et beaucoup de pays ne disposent pas de bases de données consolidées. La fiabilité des chiffres publiés est souvent sujette à caution, de même que leur authentification. En outre, les tribunaux de commerce dans plusieurs pays ont été créés que récemment (Guinée Équatoriale en 2015, Sénégal en 2017), et le droit des procédures collectives est peu utilisé.</p>



<h4><strong>La confiance et la transparence, accélérateurs de croissance pour les TPE-PME</strong></h4>



<p>Dans le contexte d&rsquo;un financement, la confiance implique l&rsquo;échange d&rsquo;informations claires entre l&rsquo;institution et l&#8217;emprunteur &#8211; ou entre le fournisseur et son client. Cette confiance devient alors vectrice d&rsquo;une prise de conscience des opportunités en termes de business. Au-delà de la nécessite de conformité du&nbsp;<em>Know Your Customer</em>&nbsp;(KYC) imposée aux grands comptes et aux organismes financiers, avec pour enjeu une meilleure connaissance de leurs clients. Allant plus loin que le simple KYC, il s&rsquo;agit surtout de développer un&nbsp;<em>Customer Intimacy</em>. Ce concept incarne, en plus d&rsquo;une relation de confiance, l&rsquo;accompagnement des partenaires. Il s&rsquo;agit d&rsquo;instaurer une relation équilibrée et consentie, où chacun trouve le plaisir de travailler ensemble.</p>



<p>Le caractère intime de la relation avec ses partenaires économiques s&rsquo;appuie avant tout sur des valeurs de fiabilité, de solidarité et de durabilité. Ainsi seulement permettra-t-elle le développement d&rsquo;une relation pérenne et stable entre l&rsquo;acheteur et le vendeur ou l&#8217;emprunteur et le prêteur. Les clients se transformeront alors en ambassadeurs, augmentant le taux de rétention et le potentiel des ventes. Les TPE-PME ont donc tout à gagner à jouer le jeu d&rsquo;une transparence, encore une fois consentie, et basée sur le désir de construire des relations durables et responsables avec leurs partenaires.</p>



<p>Face aux difficultés de financement et donc de survie auxquelles font face tant d&rsquo;entreprises en Afrique, gouvernance et fiabilité de l&rsquo;information financière sont devenues des enjeux majeurs. Et pour cause&nbsp;: les zones géographiques les plus difficiles au monde pour les entreprises se trouvent encore en grande partie sur le continent. Selon le dernier classement Doing Business de la Banque mondiale, seuls deux pays d&rsquo;Afrique subsaharienne (Maurice, Rwanda) figurent parmi les 50 premiers pays où il est le plus facile de faire des affaires, tandis que de nombreux pays parmi les 20 derniers sont issus de la région. Même si des avancées notables comme la mise en place d&rsquo;un guichet unique et l&rsquo;adoption du Code des investissements sont à saluer, il est crucial d&rsquo;aller plus loin.</p>



<p>Nous sommes convaincus que pour avoir de la confiance il faut de la transparence&nbsp;! Si la collecte et l&rsquo;interprétation des données financières génèrent des coûts de traitement qui souvent ne sont pas en adéquation avec le résultat escompté, le recours au&nbsp;<em>scoring</em>, sur fond de&nbsp;<em>machine learning</em>&nbsp;ou d&rsquo;intelligence artificielle (IA), est apparu comme une alternative solide permettant de collecter et de traiter les informations sur les TPE-PME en un temps record et à bas coût. Si le&nbsp;<em>scoring</em>&nbsp;reste un outil redoutable pour l&rsquo;aide à la décision de crédit, son efficacité dépend de la disponibilité des informations sur lesquelles il s&rsquo;appuie. Cependant, il ne répondrait que partiellement au besoin de confiance et de fiabilité, pour ce qui concerne la population de TPE-PME, du fait de la qualité des informations financières aussi bien dans les pays développés que dans les pays émergents.</p>



<h4><strong>L&rsquo;innovation technologique, un moteur de la mise en place d&rsquo;un écosystème de confiance</strong></h4>



<p>Certaines agences de «&nbsp;crédit bureau&nbsp;» mettent en avant la taille de leur base de données plutôt que la qualité des informations qui y sont sauvegardées. Cependant, cette vision&nbsp;<em>Big Data</em>&nbsp;ne permet pas une compréhension fine des enjeux financiers des entreprises, notamment lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de TPE-PME. Dans un contexte où le continent africain incarne à la fois des opportunités d&rsquo;affaires et aussi plus d&rsquo;incertitudes qu&rsquo;ailleurs,&nbsp;la relation commerciale avec les acteurs africains exige de disposer d&rsquo;informations à jour, tant macro-économiques, micro-économiques ou monétaires. Très souvent un seul partenaire actif sur le terrain peut y apporter la sécurité nécessaire, mais aussi la compréhension préalable de la situation pour orienter la démarche commerciale vers des pays et des entreprises présentant un risque maîtrisable. Une autre alternative s&rsquo;offre alors aux grands comptes et aux organismes de financement: s&rsquo;appuyer sur l&rsquo;innovation technologique, au travers des plateformes digitales.</p>



<p>Celles-ci permettent de collecter l&rsquo;information directement à la source &#8211; donc auprès de leur portefeuille de TPE-PME. Ces plateformes permettent de définir sur mesure le type d&rsquo;informations recherchées et la fréquence de leur mise à jour. Leurs fonctionnalités intègrent aussi la collecte d&rsquo;informations diverses et variées. En plus des données financières, ces plateformes permettent en effet de rassembler des éléments sur l&rsquo;activité extra-financière du partenaire. Par leur agilité, elles facilitent le flux d&rsquo;information dans le cadre de la mise en place d&rsquo;un processus de&nbsp;<em>Customer Intimacy</em>. Cet accès aux données doit être pris en compte dans les accords commerciaux entre les organismes financiers, les clients et leurs fournisseurs&nbsp;; au même titre que le prix ou les conditions de paiement. Ce principe de partage d&rsquo;informations sur la base du volontariat permet alors aux petites entreprises un partage ciblé et maîtrisé de leurs informations. En plus de cette transparence contrôlée, ces plateformes offrent aux TPE-PME une véritable tribune leur permettant de communiquer sur leur image en racontant l&rsquo;histoire autour de leurs chiffres.</p>



<p>L&rsquo;avenir de la transparence ne repose donc plus seulement sur la <em>Big Data</em>. Le <em>Self-Service Data</em> se présente aujourd&rsquo;hui comme une alternative de choix, permettant aux parties prenantes une entente réciproque et qualitative basée sur le partage d&rsquo;informations et de données. Cet échange est la véritable clé pour garantir des relations durables !</p>



<p><strong>Source : La Tribune Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Opinion &#8211; Une élection présidentielle gagnée d’avance au Congo</title>
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				<pubDate>Tue, 23 Mar 2021 12:56:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/56926251_303.jpg" alt="" class="wp-image-21701" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/56926251_303.jpg 700w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/56926251_303-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /><figcaption>Denis Sassou Nguesso fait face à six autres candidats ce dimanche</figcaption></figure>



<p><strong>Les citoyens de la République du Congo se sont rendus aux urnes ce 21 mars. Une présidentielle sans surprise selon Eric Topona.</strong></p>



<p><em>Tribune, par Eric Topona</em>&nbsp;&#8211;&nbsp;Le Congo est un pivot dans une Afrique centrale que l’intellectuel camerounais Achille Mbembe désigne comme le « <em>cœur des ténèbres »</em>&nbsp;de l’Afrique.&nbsp;Cette expression, empruntée au romancier polonais Joseph Conrad, est l’expression de son indignation au regard de l’immobilisme de cette région du continent africain, pourtant riche de son capital humain, de son sol fertile et de son sous-sol qui regorge de ressources naturelles.</p>



<p>Denis Sassou Nguesso cumule 36 années à la tête de l’Etat congolais. Il faut néanmoins lui reconnaître une singularité dans cette sous-région du continent africain&nbsp;: il est le seul chef d’Etat d’Afrique centrale à avoir été défait, en 1992, à l’issue d’une élection présidentielle démocratique et transparente et à ne pas avoir contesté le verdict des urnes.</p>



<p>Toutefois, c’est par la force des armes que Denis Sassou Nguesso accède de nouveau à la magistrature suprême, le 24 octobre 1997, après avoir renversé son successeur, Pascal Lissouba, au terme d’une guerre qui a fait plusieurs milliers de morts et qui demeure une ligne de fracture au sein de la société congolaise.</p>



<p>Denis Sassou Nguesso promulgue alors un&nbsp;<em>Acte fondamental&nbsp;</em>qui aménage une transition flexible de trois ans et qui va finalement durer cinq ans, de 1997 à 2002.</p>



<h4>Consolidation d’un pouvoir granitique</h4>



<p>Depuis lors, le socle granitique du pouvoir de Denis Sassou Nguesso n’a cessé de se consolider. Les processus de renouvellement du personnel politique au sommet de l’Etat n’ont été que des rituels électoraux sans grand suspense.</p>



<p>Denis Sassou Nguesso a fait face, le 21 mars dernier à six adversaires qui contestent le renouvellement de son mandat à la tête du pays.</p>



<p>Ses principaux adversaires ont été ses collaborateurs. Mathias Dzon fut son grand argentier de 1997 à 2002 et l’ancien ministre de la Pêche maritime et continentale, chargé de l&rsquo;aquaculture, puis ministre de la Fonction publique et de la réforme de l&rsquo;Etat, Guy-Brice Parfait Kolélas. Denis Sassou Nguesso&nbsp;a aussi fait face à son ancien aide de camp de 1979 à 1992, Albert Oniangué âgé de 66 ans, sans oublier les habitués de la compétition :&nbsp;Joseph Kignoumbi Kia-Mboungou&nbsp;et&nbsp;Anguios Nganguia Engambé.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/opinion-une-%C3%A9lection-pr%C3%A9sidentielle-gagn%C3%A9e-davance-au-congo/a-56934998#"><img src="https://static.dw.com/image/55187061_401.jpg" alt="Denis Sassou Nguesso"/></a><figcaption>Denis Sassou Nguesso brigue un nouveau mandat</figcaption></figure>



<p>Atteint de la Covid-19, l&rsquo;opposant Guy-Brice Parfait Kolélas, arrivé deuxième lors de la présidentielle de 2016 est décédé dimanche, tard dans la soirée, lors de son évacuation sanitaire vers la France, quelques heures seulement après la clôture du scrutin.</p>



<p>Selon son porte-parole, Christian Cyr Rodrigue Mayanda, « <em>Guy-Brice Parfait Kolélas est décédé dans l&rsquo;avion médicalisé qui était venu le chercher à Brazzaville dimanche après-midi ».</em></p>



<p>L’ancien ministre de Dénis Sassou Nguesso avait publié samedi, à quelques heures du scrutin, une vidéo dans laquelle il affirmait&nbsp;<em>« se battre contre la mort ».</em></p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/opinion-une-%C3%A9lection-pr%C3%A9sidentielle-gagn%C3%A9e-davance-au-congo/a-56934998#"><img src="https://static.dw.com/image/56947111_404.jpg" alt="L'opposant Guy-Brice Parfait Kolélas est décédé le 21 mars"/></a><figcaption>L&rsquo;opposant Guy-Brice Parfait Kolélas est décédé le 21 mars</figcaption></figure>



<p>« <em>Mes chers compatriotes, je me bats contre la mort, mais cependant, je vous demande de vous lever. Allez voter pour le changement. Je ne me serais pas battu pour rien. Levez-vous comme un seul homme. Faites-moi plaisir. Je me bats sur mon lit de mort. Vous aussi, battez-vous, pour votre changement. Il en va de l&rsquo;avenir de vos enfants</em>&nbsp;« , avait-il déclaré, d’une faible.</p>



<p>De nombreux analystes de la vie politique du Congo ne se font pas d’illusion : le décès de Guy-Brice Parfait Kolélas, (qui avait démissionné du gouvernement en 2015, avant d&rsquo;affronter dans les urnes en 2016 le président Denis Sassou Nguesso qu&rsquo;il considérait comme son père) ne changerait pas la donne politique et n&rsquo;influerait pas non plus l’issue du vote, en dépit du poids politique et électoral du défunt. Car, le président congolais, et c&rsquo;est un secret de polichinelle, en est le grandissime favori.</p>



<h4>Séisme politique ?</h4>



<p>Faut-il donc attendre un séisme politique, à l’issue du premier tour de cette élection présidentielle ? Comme avant eux, le général Jean-Marie Michel Mokoko, aujourd’hui tombé en disgrâce et sous les verrous depuis 2016 (il a été reconnu coupable, en mai 2018, d&rsquo;atteinte à la sécurité de l&rsquo;Etat), les candidats en lice croient en leur chance de battre dans les urnes le président congolais, comptant sur le mécontentement et la lassitude de la population.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/opinion-une-%C3%A9lection-pr%C3%A9sidentielle-gagn%C3%A9e-davance-au-congo/a-56934998#"><img src="https://static.dw.com/image/56805243_404.jpg" alt="Mathias Dzon a été ministre des Finances entre 1997 et 2002"/></a><figcaption>Mathias Dzon a été ministre des Finances entre 1997 et 2002</figcaption></figure>



<p>Cependant, ils auront fort à faire face à la redoutable machine politique et à l&rsquo;administration au service du président Denis Sassou Nguesso.</p>



<p>En plus de son maillage institutionnel et idéologique du territoire national, le Parti congolais du travail (PCT) au pouvoir, créé en 1969, est un puissant appareil politique dévoué au président sortant et à sa volonté assumée de se maintenir au sommet de l’Etat.</p>



<h4>Un nouveau quinquennat pour un septuagénaire ?</h4>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/opinion-une-%C3%A9lection-pr%C3%A9sidentielle-gagn%C3%A9e-davance-au-congo/a-56934998#"><img src="https://static.dw.com/image/56926229_404.jpg" alt="Denis Sassou Nguesso"/></a></figure>



<p>La grande interrogation de cette élection présidentielle porte donc moins sur le nom du vainqueur que sur l’usage que ferait Denis Sassou Nguesso d’un nouveau quinquennat… à 77 ans.</p>



<p>L’un des enjeux de la séquence politique qui s’ensuivra sera inéluctablement axé sur sa succession ; et ce sera au sein de la grande famille du PCT qu’auront lieu les grandes batailles qui décideront de l’avenir de la République du Congo.</p>



<h4>Les mystères de la manne pétrolière</h4>



<p>Le Congo est le sixième pays producteur de pétrole en Afrique avec une production estimée à 350 000 barils par jour. En 2019, l’Etat congolais annonce la découverte de quatre nouveaux gisements qui hisseraient sa production journalière à 980 000 barils.</p>



<p>Cette annonce a pourtant suscité le scepticisme des spécialistes de l’exploration pétrolière qui y voient plus une tentative d’entretenir au sein de la population l’illusion de lendemains qui chantent.</p>



<p>Situé au cœur de la forêt du bassin du Congo, deuxième poumon de la planète après l’Amazonie, le pays de Denis Sassou Nguesso est paradoxalement l’un des plus pauvres d’Afrique subsaharienne.</p>



<p>Endetté à 87&nbsp;% de son PIB, la moitié de sa population vit en dessous du seuil de pauvreté. Le Congo est à cet égard l’illustration de la « malédiction de l’or noir »&nbsp;&nbsp;pour une population qui espère toujours une juste répartition des richesses de son sous-sol.</p>



<p>En effet, de hauts dignitaires du Congo sont, depuis 2009, dans le collimateur de plusieurs ONG et des autorités judiciaires française, suisse, américaine.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/opinion-une-%C3%A9lection-pr%C3%A9sidentielle-gagn%C3%A9e-davance-au-congo/a-56934998#"><img src="https://static.dw.com/image/16665533_401.jpg" alt="Le secteur pétrolier contribue à 55% au PIB du pays"/></a><figcaption>Le secteur pétrolier contribue à 55% au PIB du pays</figcaption></figure>



<p>Mais ceux-ci crient à l’acharnement judiciaire et à des tentatives de déstabilisation néocolonialiste. Depuis&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/ouverture-%C3%A0-paris-du-proc%C3%A8s-de-t%C3%A9odorin-obiang-dans-laffaire-de-biens-mal-acquis/a-36982342">« l’affaire des biens mal acquis »</a>&nbsp;en France qui a vu plusieurs officiels congolais mis en examen, la justice n’a cessé de se rapprocher de la gestion du pétrole congolais sous l’ère Sassou Nguesso.</p>



<p>Deux procédures ouvertes&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/congo-les-sassou-nguesso-au-centre-dune-affaire-de-blanchiment-dargent/a-49925636">devant la justice américaine</a>&nbsp;sur la base d’un rapport de l’ONG Global Witness ont abouti à la saisie conservatoire d’une résidence à Miami (dans l’Etat de Floride, aux Etats-Unis), d’une valeur de trois millions de dollars, acquise par Denis Christel Sassou Nguesso, l’un des fils de l’actuel chef de l’Etat, lorsqu’il était numéro un de la Société nationale des pétroles congolais (SNPC).</p>



<p>Plus récemment, en 2019, la société de négoce suisse Gunvor a été condamnée à payer une amende de 90 millions de francs suisses pour une accusation d’actes de corruption au bénéfice de responsables congolais. Il est manifeste qu’un nouveau mandat de Denis Sassou Nguesso ne sera pas de tout repos sur le front judiciaire.</p>



<p><strong>Source: Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>TRIBUNE. Togo, covid-19, la sensibilisation par l’arrogance et les menaces du ministre Majesté Ihou Watéba dérange</title>
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				<pubDate>Mon, 15 Mar 2021 05:43:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Le Togo est, et on peut s’en réjouir parce que cela n’arrive pas souvent, l’un des premiers pays ouest-africains à recevoir des vaccins contre la covid-19. Avec l’aide de l’ambassade de France, l’acheminement a été rapide et plusieurs régions du pays ont été approvisionnées. Ce pays est aussi l’un des rares à avoir géré de...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/IHOU-WATEBA.jpeg" alt="" class="wp-image-21622" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/IHOU-WATEBA.jpeg 523w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/IHOU-WATEBA-300x233.jpeg 300w" sizes="(max-width: 523px) 100vw, 523px" /></figure>



<p><strong>Le Togo est, et on peut s’en réjouir parce que cela n’arrive pas souvent, l’un des premiers pays ouest-africains à recevoir des vaccins contre la covid-19. Avec l’aide de l’ambassade de France, l’acheminement a été rapide et plusieurs régions du pays ont été approvisionnées. Ce pays est aussi l’un des rares à avoir géré de façon assez structurée la pandémie dans son ensemble. Pour moi qui ai beaucoup voyagé ces dernières semaines dans la sous-région, contrairement au Sénégal, au Niger, au Burkina Faso et la Côte d’Ivoire où des réseaux de faux tests de dépistage ont pris le dessus du système mis en place par l’Etat, il est impossible, compte tenu de la minutieuse informatisation de la procédure, de produire un test manipulé au Togo. Pour un pays qui nous a habitués aux pétrins et aux crises régulières et persistantes dans tous les domaines, la gestion de la pandémie paraît efficace. &nbsp;C’est pour tous ces facteurs positifs que la sortie du ministre Majesté Ihou Watéba, l’un des responsables de la coordination de la lutte contre le coronavirus, est vite apparue agaçante sinon maladroite et méprisante. Malheureusement, le membre de gouvernement n’était pas seul, d’autres médecins se sont, sur le plateau de la télévision du service publique, ce weekend,&nbsp; livrés à l’arrogante invective et aux menaces contre ceux qui ne se feraient point vacciner. Une attitude à la fois irresponsable et contre-productive dans un pays où, depuis des décennies et à raison, les populations peinent à faire confiance aux dirigeants. Et ce d’autant que l’unique type de vaccin disponible dans le pays est l’Astra Zeneca, incriminé dans une quinzaine de pays occidentaux et suspendu partiellement ou totalement dans au moins trois pays européens.</strong></p>



<p><strong>Comprendre la méfiance des populations</strong></p>



<p>Il aurait été, dans une telle situation de grande méfiance assombrie par les théories conspirationnistes les plus absurdes, ingénieux de la part d’un ministre doublé d’un médecin qu’on disait de renom, que la méthodologie soit impeccable. A défaut de pouvoir pousser les Togolais à se faire vacciner massivement, le Prof Majesté Ihou Watéba devrait au moins les comprendre et se forcer à les convaincre du bien fondé de l’inoculation. Il est tout autant honteux qu’insupportable de voir, sur une chaîne de télévision que je crois câblée et donc internationalement suivie, ministre et médecins venir se livrer à un ring de peur, de sommation et de menaces. Je reviens du Togo. Les populations pensent en grande majorité que la maladie a été inventée pour les empêcher de jouir de leurs droits du quotidien. Cela d’autant que l’apparition de la covid-19 a donné cours à de strictes restrictions de libertés publiques. Dans une telle situation, il est périlleux d’user d’un moyen de persuasion autre que la concertation, l’appréhension des craintes et doutes et la discussion. Malheureusement, l’illusion habituelle de la force et de la puissance et l’ivresse de l’invulnérabilité qui le suit rend chaque «&nbsp;protégé&nbsp;» du régime aussi sûr de lui pour que ce funeste trio de ministre et médecins en arrivent là. Publiquement ! Comme si chaque once de pouvoir éloigne de la raison toute humanité et délicatesse. La scène est d’autant triste qu’elle est la parfaite illustration du quotidien d’un peuple à qui le hasard a imposé chefs et roitelets.</p>



<p><strong>La menace est la méthodologie de basse échelle</strong></p>



<p>Je l’ai déjà dit, je me ferais vacciner aussitôt qu’il serait possible pour moi de le faire, en France comme au Togo. Il en sera de même de mes enfants mineurs. Je reviens de chez mes parents des profondeurs du Bénin et les ai exhortés à se faire vacciner sans délais. A titre personnel, je crois que le risque de coagulation de sang ou d’embolie, effroyable mot à la prosodie morbide,&nbsp; est moins que celui auquel m’expose la pandémie. J’ai été choqué par des appels à suspendre le vaccin ou à le boycotter. Mais ces initiatives à l’intelligence si peu scientifique sont prévisibles d’autant que pendant de longues années, les togolais ont eu l’impression, et des personnes comme Majesté Ihou le leur rappellent à volonté, que leur pays n’est pas dirigé. Que la mission première de la puissance publique n’a jamais été de les protéger. Qu’ils sont les derniers soucis de politiciens qui se bornent depuis un demi-siècle à des calculs égoïstes qui ont altéré si ce n’est détruit, tout sens d’intérêt général. Comment voulez-vous qu’il en soit autrement quand, pour leur répondre, ils n’ont que des ministres aussi imbus d’eux-mêmes que&nbsp; «&nbsp;ce&nbsp;» Majesté? Et des médecins qui, à la place de l’explication et de la persuasion, bombent les biceps pour des affrontements dont aucun togolais n’a besoin. Si, malgré vos supposés grades et diplômes, vous n’êtes pas capables de convaincre des populations de l’importance du vaccin sans vous livrer à de viles colères, vous avez un véritable problème. Un médecin, un vrai, explique et convainc. On ne soigne, nulle part sur terre, un malade contre son gré.</p>



<p><strong>Imposer le vaccin panique les populations</strong></p>



<p>Il faut absolument faire la part des choses malgré l’urgence de protéger les populations et de se sortir de crise. Le vaccin contre la Covid-19 reste «&nbsp;libre&nbsp;» et pas obligatoire. C’est le cas partout dans le monde pour l’instant. Pour le rendre obligatoire, il faut absolument ouvrir un débat et obtenir un vote de l’assemblée nationale. Le fait de menacer des patients non vaccinés d’un remboursement de soins en cas de contamination est une atteinte à leur dignité et une obsession toute aussi pathologique de l’infantilisation de la masse qui a toujours court dans le pays. Dire dans un pays de 9 millions d’habitants où le revenu moyen est de 50 € par mois que toute personne qui aura refusé le vaccin fera face à ses frais de soins qui sont, à en croire le ministre Majesté Ihou, de 750€/par jour, c’est créer la fausse et indigne impression que la vaccin est obligatoire. Il ne l’est pas et il faut, pour des raisons de liberté et d’éthique, garder la marge du droit de dire non, ce qui suppose que toute personne malade du coronavirus ait droit aux mêmes soins sans discrimination. C’est pourquoi, même si le vaccin montre une forte efficacité, l’idée d’imposer un passeport Covid pour les voyageurs est insupportable. Si quelqu’un s’oppose au vaccin, il aura le choix entre faire des tests covid ou ne pas pouvoir aller dans tous les pays du monde. Ce choix est le prix du droit de dire non.</p>



<p><strong>MAX-SAVI Carmel,Journaliste</strong></p>
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		<title>Qu’attendons-nous pour exploiter l’énorme potentiel de l’industrie pharmaceutique en Afrique ?</title>
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				<pubDate>Wed, 17 Feb 2021 19:08:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[Industrie pharmaceutique]]></category>

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				<description><![CDATA[Renforcer l’offre en produits de qualité et parier sur des chaînes de valeurs régionales n’a rien d’une utopie. La pandémie de Covid-19 l’a rappelé : la production de médicaments sur place s’impose comme un axe de sécurité nationale et continentale. D’où le diagnostic précis, destiné à inspirer des politiques publiques, posé dans le dernier Rapport annuel sur...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/industie_pharmacautique-min_1.jpg" alt="" class="wp-image-21342" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/industie_pharmacautique-min_1.jpg 684w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/industie_pharmacautique-min_1-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 684px) 100vw, 684px" /></figure>



<p>   </p>



<p>Ren<strong>forcer l’offre en produits de qualité et parier sur des chaînes de valeurs régionales n’a rien d’une utopie.</strong></p>



<p> La<a href="https://www.jeuneafrique.com/1115131/societe/quels-pays-africains-repondent-le-mieux-a-la-crise-du-covid-19/"> pandémie de Covid-19</a> l’a rappelé : la production de médicaments sur     place s’impose comme un axe de sécurité nationale et continentale. D’où le diagnostic précis, destiné à inspirer des politiques publiques, posé dans le dernier Rapport annuel sur l’économie de l’Afrique du think tank marocain Policy Center for the New South.</p>



<p>En 2020, l’interdiction ou la limitation par 71 pays de certaines fournitures médicales essentielles a menacé l’approvisionnement de l’Afrique, qui dépend trop massivement de ses importations (95 %). Au-delà de la pandémie, si rien n’est fait, la hausse de la demande africaine en médicaments risque de ne profiter qu’aux multinationales, faute de stratégies sérieuses pour développer cette industrie vitale.</p>



<h4>Accroître l’investissement</h4>



<p>Quel est l’état des lieux ? Pour l’instant, l’Afrique ne compte pas plus de… 375 fabricants dans 37 pays, contre 5 000 en Chine. La majorité de ces producteurs sont de petites unités reconditionnant des produits destinés aux marchés locaux.</p>



<p>Quelques industries pharmaceutiques africaines produisent à la fois des molécules sous licences et leurs propres génériques. Mais peu investissent dans la recherche, faute de moyens – ou de vision stratégique. L’Afrique du Sud et l’Égypte, les deux premiers producteurs, satisfont d’abord leurs marchés intérieurs et n’exportent que marginalement. Le Maroc, troisième producteur, compte ainsi 40 fabricants, dont 10 % de la production sont exportés. Résultat : malgré son milliard d’habitants, l’Afrique ne représente que 0,7 % d’un marché mondial pharmaceutique de 1 106 milliards de dollars en 2019.</p>



<h4>Un marché très prometteur</h4>



<p>Tout n’est pas perdu pour autant. Renforcer l’offre en produits de qualité et parier sur des chaînes de valeurs régionales n’a rien d’une utopie. Au contraire, puisque la valeur de l’industrie pharmaceutique africaine a déjà été multipliée par cinq entre 2000 et 2018, année où elle pesait 53,2 milliards de dollars.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LES DÉPENSES DE SANTÉ EN AFRIQUE POURRAIENT ATTEINDRE 100 MILLIARDS DE DOLLARS D’ICI À 2030.</p></blockquote>



<p>Le marché reste fragmenté, certes, mais connaît une croissance de 10 % par an depuis 2010, supérieure à la moyenne mondiale (8 %). Selon le bureau d’études McKinsey, les dépenses de santé en Afrique pourraient atteindre 100 milliards de dollars d’ici à 2030.</p>



<p>Ce potentiel incite de plus en plus les big pharma et les fabricants asiatiques de génériques à investir aux côtés des producteurs locaux. Quelques unités de grande dimension, comme le groupe sud-africain Aspen ou le marocain Cooper Pharma, pourraient très bien représenter des points de départ pour des chaînes de valeurs régionales. Les pays leaders, s’ils le voulaient, pourraient mener des efforts de restructuration pour rendre les capacités de production plus importantes et faire des économies d’échelle.</p>



<h4>Une panoplie de mesures à portée de main</h4>



<p>Reste à savoir dans quel camp se trouve la balle. Union africaine, communautés économiques régionales, États, secteur privé ? Depuis 2005, l’Union africaine se préoccupe de l’essor des industries pharmaceutiques. Des priorités ont été définies et une feuille de route dressée en 2012 par le Nepad, qui tarde à produire des résultats. La&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1115884/economie/la-chine-accelerateur-ou-frein-de-la-zlecaf/">Zone de libre échange continentale africaine (Zlecaf)</a>&nbsp;porte l’espoir d’un élargissement du commerce intra-africain grâce au démantèlement tarifaire. La simplification des procédures, avec des autorisations de mise sur le marché (AMM) uniques par sous-régions, est tout à fait envisageable.</p>



<p>L’intervention coordonnée des États paraît aussi nécessaire, pour que les médicaments soient partout abordables – et non deux fois plus chers que les coûts de production, comme c’est souvent le cas aujourd’hui, en raison des marges prélevées par les intermédiaires que sont les transporteurs, grossistes et détaillants. Les puissances publiques peuvent agir, en prenant à leur charge tout ou partie du prix des médicaments, ou en se préoccupant des droits de douane, taxes, conditions d’importation et demandes d’octroi de licences. Des investissements pour soutenir les laboratoires africains et élargir les gammes thérapeutiques sont à portée de main. De même, des mesures d’incitation paraissent jouables au niveau des contrats de marché public, avec un pourcentage de commandes auprès des producteurs locaux.</p>



<h4>Fournir et innover</h4>



<p>Pour l’instant, les chaînes d’approvisionnement sont bâties sur un modèle de « push » : le distributeur réajuste son stock ou lance une commande auprès d’un grossiste lorsque la demande du consommateur (patients ou centres de soins) lui parvient. Cette situation provoque des ruptures de stock régulières, et offre un boulevard aux contrefaçons.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LA PHARMACOPÉE TRADITIONNELLE SE PRÉSENTE SOUS SON VRAI JOUR : UNE MINE D’OR !</p></blockquote>



<p>Autre grande faiblesse du marché, qui n’a là non plus rien d’inéluctable : entre 1975 et 2014, seulement 1,3 % des 1 556 nouvelles entités chimiques enregistrées dans le monde étaient destinées au traitement des maladies tropicales et de la tuberculose, même si ces maladies représentent 12 % de la charge de morbidité mondiale. Or, plus de 80 % des matières premières naturelles de l’Afrique n’ont pas encore fait l’objet d’une évaluation scientifique standard. Et plus de la moitié des nouveaux médicaments introduits dans le monde dans les trois dernières décennies étaient des dérivés de sources naturelles.</p>



<p>Quand on sait que le peuple Khoisan en Afrique du Sud a obtenu du groupe Pfizer des royalties pour sa connaissance d’un cactus coupe-faim utilisé dans un traitement contre l’obésité, l’équation se clarifie et la pharmacopée traditionnelle se présente sous son vrai jour : une mine d’or ! Autant dire que l’Afrique a les cartes en main.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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