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	<title>sahel &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>sahel &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Le Sahel en 2022 : de lourdes incertitudes</title>
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				<pubDate>Mon, 17 Jan 2022 18:23:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[L’année écoulée confirme les mauvaises tendances de ces cinq dernières années en matière d’insécurité. S’il est difficile d’imaginer de réels changements à court terme, le respect de quelques règles essentielles à l’action collective sahélienne et ouest-africaine pourrait permettre de sortir de l’ornière. L’année 2021 s’est terminée comme elle avait commencé au cœur des pays du...]]></description>
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<p><strong>L’année écoulée confirme les mauvaises tendances de ces cinq dernières années en matière d’insécurité. S’il est difficile d’imaginer de réels changements à court terme, le respect de quelques règles essentielles à l’action collective sahélienne et ouest-africaine pourrait permettre de sortir de l’ornière</strong>.</p>



<p>L’année 2021 s’est terminée comme elle avait commencé au cœur des pays du Sahel, dans une atmosphère qui mêle inquiétude, impuissance, désarroi, incertitude et colère. Cette dernière, intimement liée à l’incapacité d’agir face à la permanence de l’insécurité, s’exprime de plus en plus à l’égard des forces françaises. Un tête-à-tête étonnant de plusieurs jours entre des centaines de jeunes Burkinabè et un convoi de l’armée française bloqué dans sa progression a ainsi marqué les esprits en novembre dernier. <a href="https://www.jeuneafrique.com/1296173/politique/maliaf-a-bamako-la-demonstration-de-force-du-pouvoir/">Manifestations de colère de plus en plus organisées</a> dans le contexte d’une zone prise dans les batailles d’influence entre l’ancienne puissance colonisatrice et ses rivaux, au premier rang desquels la Russie, qui fait un retour dans la coopération militaire dans la région.</p>



<h4>Pratiques douteuses</h4>



<p>La fin de l’année 2021 fut aussi celle de la montée en notoriété de l’entreprise russe de mercenaires Wagner, que l’Union européenne, sous impulsion française, a&nbsp; frappé de sanctions parce qu’elle est entrée en négociation avec le gouvernement de transition malien. La France, l’Union européenne et les puissances occidentales auraient découvert soudainement les pratiques douteuses des entreprises privées de sécurité qui les ont pourtant accompagnées dans plusieurs théâtres d’opérations à travers le monde. Ainsi, France, Union européenne, États-Unis d’un côté et, de l’autre, la Russie, ses annexes «&nbsp;privées&nbsp;» comme Wagner, la Turquie… et, plus près du terrain, l’Algérie, dont le sud jouxte le nord du Mali et ses groupes armés.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>DES MALHEUREUX, QUI ONT PERDU DES PROCHES, QUI ONT FUI LEURS VILLAGES, QUI LUTTENT POUR SURVIVRE, LE SAHEL N’EST PAS PRÈS D’EN MANQUER</p></blockquote>



<p>En 2021, on se sera beaucoup passionnés pour la géopolitique du Sahel, les grandes rivalités et les multiples petites batailles d’acteurs africains et non africains, celles qui s’expliquent par de vrais enjeux de moyen et long terme et celles qui ne sont motivées que par la course aux profits de court terme, les rentes de l’insécurité, de l’instabilité, de la fragilité et de la dépendance. On le sait, l’insécurité, la violence et le chaos ne font que des malheureux. Et des malheureux, qui ont perdu des proches, civils ou militaires, qui ont fui leurs bourgades et leurs villages menacés par des groupes armés pour trouver refuge dans des villes secondaires ou jusque dans les capitales, ou qui luttent au quotidien pour survivre, le Sahel n’est pas près d’en manquer. Pour ceux-là, qui n’ont pas de Smartphones connectés à internet et qui ne s’expriment pas sur les réseaux sociaux, les complexités géopolitiques ont peu d’intérêt.</p>



<p>Ces populations du nord et du centre du Mali, du nord, de l’est et du centre du Burkina Faso, de l’ouest du Niger désespèrent de la récurrence des violences, d’où qu’elles viennent. D’autres, qui habitent dans des zones à la lisière des régions où prospèrent les groupes armés terroristes, ont peur. Cela ne concerne pas seulement les pays du cœur du Sahel.&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1221582/politique/g5-sahel-le-tchad-retire-600-soldats-de-la-zone-dite-des-trois-frontieres/">Au nord de la Côte d’Ivoire, au nord du Bénin, du Togo et du Ghana, ou au Sénégal</a>&nbsp;dans la partie frontalière avec le Mali, les États, conscients de la menace qui se rapproche, renforcent leur présence sécuritaire aux frontières.</p>



<p>2021 aura confirmé les mauvaises tendances de ces cinq dernières années : hausse exponentielle des victimes civiles de la violence armée, extension géographique continue des zones de danger, concentration de la violence dans les régions frontalières, complexification de la carte des acteurs de l’insécurité, et jonction entre insécurité et instabilité politique des États.</p>



<p>Coup d’État au Mali en août 2020 puis « rectification » du coup d’État en mai 2021 ont permis au colonel Assimi Goïta et ses hommes de prendre clairement le contrôle de la transition. <a href="https://www.jeuneafrique.com/1291622/politique/mamadou-ismaila-konate-le-mali-risque-lexcommunication-de-la-scene-diplomatique/">Personne ne sait à quoi ressemblera le pays en 2022.</a> S’il est certain que les élections législatives et présidentielle ne seront pas organisées en février et mars, nul ne sait si elles auront lieu au second trimestre, au dernier trimestre ou pas du tout.</p>



<p>Au Burkina Faso – en très grande difficulté avec de larges pans de son territoire occupés par les groupes armés terroristes –, le pouvoir est critiqué de toutes parts et devra très rapidement afficher des signes de reprise en main au risque d’être menacé par une insurrection civile ou civilo-militaire. Le Niger apparaît comme moins vulnérable que le Mali et le Burkina Faso, mais il n’a point échappé à des attaques meurtrières contre ses soldats, ni à des massacres de populations civiles. Il n’a pas non plus fini de gérer l’insécurité dans les anciennes zones d’opérations de Boko Haram à la frontière du Nigeria.</p>



<p>La Mauritanie continue de se faire oublier, en se mouvant dans l’environnement régional avec une approche militaro-politico-religieuse pragmatique et jusque-là efficace. Il faut cependant se méfier de toute conclusion définitive sur le «&nbsp;modèle mauritanien&nbsp;». Au Tchad, membre du G5 Sahel, l’incertitude politique est aussi forte qu’au Mali… Quand et comment se terminera la transition conduite par le général Mahamat Idriss Déby ? Ce dernier a déjà commencé à évoquer la volonté souveraine de Dieu lorsqu’on l’interroge sur son destin politique… Ce n’est pas bon signe. En 2022 se jouera l’avenir politique du Tchad pour une ou plusieurs décennies.</p>



<h4>Gouvernance hasardeuse</h4>



<p>Face à l’équation à multiples inconnues que représente l’évolution du Sahel au cours des douze prochains mois, trois impératifs me semblent fondamentaux, qui sont autant de repères souhaitables pour l’action publique et pour l’action collective citoyenne sahélienne et ouest-africaine.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>IL EST URGENT DE RÉÉQUIPER MORALEMENT, HUMAINEMENT ET MATÉRIELLEMENT LES APPAREILS DE DÉFENSE ET DE SÉCURITÉ DES PAYS DU SAHEL</p></blockquote>



<p>Le premier est celui de repenser la réponse sécuritaire des pays de la région d’abord pour stopper l’extension des espaces investis par les groupes armés irréguliers. Il faut revenir à l’essentiel plutôt que de gaspiller davantage de ressources dans l’élaboration de documents stratégiques dont aucun n’est mis en œuvre correctement. La réponse sécuritaire ne suffit pas. Et une mauvaise réponse sécuritaire aggrave la situation. Cela est certain. Mais une réponse sécuritaire réfléchie et vigoureusement mise en œuvre reste primordiale.</p>



<p>Il est urgent de rééquiper moralement, humainement et matériellement les appareils de défense et de sécurité des pays du Sahel, et ceux des pays ouest-africains. Il faut commencer par s’assurer que les soldats ont des rations alimentaires décentes, des tenues adaptées, des armes et des munitions, un encadrement crédible et la considération qui permet à tout être humain de donner du sens à ce qu’il fait, surtout lorsqu’il doit être prêt à mourir en combattant des ennemis aguerris, motivés et entraînés.</p>



<p>Le deuxième impératif est de donner des signes forts et immédiats de changement dans la gouvernance politique et économique des pays de la région. Il faut être réaliste : il n’y aura pas de renouvellement des élites politiques, militaires et administratives à court terme. Mais il faut que ça change un peu, et qu’on en finisse au moins avec la gouvernance hasardeuse du secteur de la défense et de la sécurité. En clair, arrêter de détourner et de gaspiller des ressources rares.</p>



<p>Le troisième impératif, qui est transversal, est de travailler stratégiquement et avec cohérence au niveau des États, des sociétés civiles et des organisations régionales africaines. Il faut décloisonner la réflexion sur les enjeux vitaux de la région, partager les savoirs et se concentrer sur le « comment on fait » et « qui fait quoi ».  Les conditions nécessaires de l’efficacité des réponses dans tous les domaines, ce sont les ressources humaines, ce sont les femmes et les hommes des pays du Sahel et du voisinage immédiat, leur intégrité, leur sens de l’intérêt général et leurs aptitudes individuelles et collectives.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Les djihadistes du Sahel gagnent de plus en plus de terrain</title>
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				<pubDate>Tue, 28 Dec 2021 20:05:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<p><strong>L&rsquo;avancée imparable du djihadisme au Sahel depuis une décennie n&rsquo;a pas seulement causé des milliers de morts, trois millions de déplacés et une grave crise humanitaire. También está erosionando a los gobiernos de la región y generando una enorme inestabilidad política y social: los golpes de Estado en Malí o la reciente caída del Gobierno de Burkina Faso son consecuencia de la crisis en materia de seguridad que se expresa también en manifestaciones espontáneas contra les autorités. Profitant de ces faiblesses, la stratégie des radicaux est de gagner de plus en plus de terrain et d&rsquo; </strong><a rel="noreferrer noopener" href="https://elpais.com/internacional/2020-05-27/grupos-yihadistas-del-sahel-extienden-sus-operaciones-a-otros-cuatro-paises-africanos.html" target="_blank"><strong>avancer vers les régions du nord des pays du golfe de Guinée</strong></a><strong> comme la Côte d&rsquo;Ivoire, où les attentats ne sont plus une nouveauté, ou du Bénin et du Togo, qui ont subi de graves raids au cours du dernier mois.</strong></p>



<p>Dimanche 14 novembre.&nbsp;<a href="https://elpais.com/internacional/2021-11-16/al-menos-una-treintena-de-muertos-en-burkina-faso-tras-un-ataque-yihadista-a-una-base-de-la-gendarmeria.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">À l&rsquo;aube, des dizaines de djihadistes à moto et en camionnette&nbsp;<em>ont</em>&nbsp;pris d&rsquo;assaut le poste de gendarmerie d&rsquo;Inata</a>&nbsp;dans le nord reculé du Burkina Faso, tuant 53 policiers.&nbsp;Des rapports ultérieurs révèlent que les agents manquaient de tout, y compris de la nourriture.&nbsp;<a href="https://elpais.com/internacional/2019/07/13/actualidad/1563028087_404573.html#?rel=mas" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Après des semaines d&rsquo;attaques incessantes et un demi-millier d&rsquo;agents tués en six ans</a>&nbsp;, Inata est la goutte d&rsquo;eau.&nbsp;Des milliers de Burkinabés ont manifesté dans les principales villes pour dénoncer l&rsquo;inaction des autorités dépassées par la menace terroriste et, sur fond de rumeurs d&rsquo;épuisement des forces armées et même de coup d&rsquo;État, le président Roch Marc Cristian Kaboré a limogé l&rsquo;ensemble du gouvernement pour tenter de sauver son propre tête.</p>



<p>La propagation de l&rsquo;activité djihadiste menace non seulement la démocratie, mais l&rsquo;existence même de l&rsquo;État au Burkina Faso, prévient Gilles Yabi, directeur du centre d&rsquo;analyse Wathi.&nbsp;« Cela s&rsquo;est déjà produit au Mali depuis 2012, où la dégradation de la sécurité et l&rsquo;incapacité de répondre ont ouvert la porte aux coups d&rsquo;État.&nbsp;Ce scénario doit être évité par tous les moyens au Burkina Faso », assure-t-il.</p>



<p>En mars 2012, des militaires maliens, furieux du manque d&rsquo;armes et de munitions pour faire face à l&rsquo;insurrection radicale qui commençait à éclater dans le nord du pays, se sont soulevés contre le président de l&rsquo;époque Amadou Toumani Touré.&nbsp;Huit ans plus tard, en août 2020,&nbsp;<a href="https://elpais.com/internacional/2020-08-21/golpistas-sobre-la-ola-de-una-protesta-popular.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">un groupe de colonels las de voir leurs soldats mourir dans le nord et le centre du pays a sauté dans le train du mécontentement populaire pour réaliser un nouveau coup d&rsquo;État</a>&nbsp;qui a renversé Ibrahim Boubacar Keita.</p>



<p>« La déstabilisation des gouvernements du Sahel est une conséquence palpable de l&rsquo;activité des groupes armés », explique Ornella Moderan, chercheuse à l&rsquo;Institut d&rsquo;études de sécurité (ISS).&nbsp;« Au Burkina Faso, on assiste à une lutte entre le Groupement de soutien à l&rsquo;islam et aux musulmans (JNIM) et l&rsquo;État islamique du Grand Sahara (EIGS) pour contrôler une partie du territoire burkinabè, qui sert en même temps de couloir vers les pays côtiers ».&nbsp;Ces deux groupes terroristes, soutenus par les&nbsp;<em>katibas</em>&nbsp;(groupes de combattants)&nbsp;locaux&nbsp;, sont principalement responsables des attaques et attaques constantes dans toute la région.&nbsp;Le dernier, jeudi dernier dans le nord du Burkina Faso, a fait 41 morts.</p>



<p>« Les terroristes profitent de l&rsquo;instabilité », reconnaît le chercheur Bakary Sambe, directeur de l&rsquo;Institut de Tombouctou. « Derrière le nombre incroyable d&rsquo;attentats que subit le Burkina Faso, il y a une stratégie des groupes djihadistes pour affaiblir la présence de l&rsquo;État pour poursuivre son expansion vers les pays du golfe de Guinée », ajoute-t-il. <a rel="noreferrer noopener" href="https://elpais.com/internacional/2021-05-02/el-yihadismo-se-aduena-de-las-zonas-rurales-del-sahel.html" target="_blank">Avec une grande partie du Mali et du Burkina Faso déjà hors du contrôle de l&rsquo;État</a> , ce progrès est une réalité. Le 9 novembre, un poste militaire togolais a subi une attaque terroriste, la première de son histoire, et début décembre deux bases de l&rsquo;armée béninoise ont subi le même sort. Les escarmouches sont courantes dans le nord de la Côte d&rsquo;Ivoire. Dans tous les cas, les assaillants venaient du Burkina Faso voisin.Rejoignez EL PAÍS pour suivre toute l&rsquo;actualité et lire sans limites.</p>



<p>« Les pays du golfe de Guinée ont eu le temps de travailler sur la prévention et ils ne l&rsquo;ont pas fait parce qu&rsquo;ils sont installés dans le déni du problème, comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;une affaire lointaine, ou dans une approche exclusivement militaire au lieu d&rsquo;essayer de combattre les causes.&nbsp;Tôt ou tard, comme cela s&rsquo;est déjà produit au centre du Mali ou au nord du Burkina Faso avec l&rsquo;ethnie peule, cette approche accentuera les conflits et la stigmatisation communautaire », explique Sambe, pour qui la faiblesse des États non préparés à un conflit asymétrique comme celui-ci « profite aux djihadistes pour poursuivre leur avancée.</p>



<p>La propagation du djihadisme vers le golfe de Guinée a été l&rsquo;une des principales préoccupations du récent Forum sur la paix et la sécurité qui s&rsquo;est tenu à Dakar.&nbsp;Le président sénégalais Macky Sall, hôte de la rencontre et prochain président de l&rsquo;Union africaine en 2022, a parlé de « métastases ».&nbsp;Les chercheurs s&rsquo;accordent à dire que ces pays sont déjà une source d&rsquo;approvisionnement et de financement pour les groupes terroristes, mais cela va beaucoup plus loin.&nbsp;Un récent rapport de l&rsquo;ISS souligne comment l&rsquo;exploitation artisanale de l&rsquo;or, très difficilement contrôlable par les États, génère déjà des revenus pour les groupes armés et met en garde contre l&rsquo;existence de risques de contagion djihadiste vers le Sénégal, à la frontière sud avec le Mali de plus en plus d&rsquo;incidents liés à la sécurité étant répété.</p>



<p>Dans ce contexte d&rsquo;avancée du djihadisme, le retrait partiel des troupes françaises de l&rsquo;opération Barkhane, qui passera d&rsquo;environ 5.100 soldats à 3.000 l&rsquo;été prochain et qui a déjà cédé le contrôle de trois bases militaires à l&rsquo;armée malienne, <a rel="noreferrer noopener" href="https://elpais.com/internacional/2021-09-06/la-reduccion-de-tropas-francesas-lleva-la-inquietud-al-sahel.html" target="_blank">a suscité des inquiétudes. vers les pays du Sahel</a> . « C&rsquo;est une période de grands changements. Barkhane a été l&rsquo;axe sur lequel pivote toute la stratégie antiterroriste dans la région et on assiste à un redimensionnement de cette force militaire. C&rsquo;est un mystère de voir comment les armées nationales ou le G5 du Sahel s&rsquo;adaptent à ce changement », assure Moderan.</p>



<h4>La polémique russe</h4>



<p>La révélation de l&rsquo;existence de négociations entre le gouvernement du Mali, contrôlé par les militaires, et la société privée russe Wagner pour le déploiement éventuel de mercenaires dans la lutte contre le djihadisme a suscité une grande réaction internationale.&nbsp;Jeudi dernier, 15 pays européens, dont l&rsquo;Espagne et la France, et le Canada ont condamné ce déploiement, assurant qu&rsquo;ils étaient au courant de l&rsquo;implication du gouvernement russe dans le soutien matériel au débarquement de Wagner au Mali.&nbsp;Des sources gouvernementales françaises ont informé les médias qu&rsquo;elles avaient détecté la mise en place d&rsquo;un camp d&rsquo;accueil à l&rsquo;extérieur de l&rsquo;aéroport de Bamako, la capitale malienne, pour accueillir les mercenaires et qu&rsquo;il y avait eu une forte rotation des avions de transport russes.</p>



<p>Cependant, les autorités maliennes ont démenti vendredi dernier par un communiqué qu&rsquo;aucune entreprise privée russe ne se déploie sur leur territoire et ont assuré qu&rsquo;elles sont des formateurs.&nbsp;« Au même niveau que la Mission européenne de formation (EUTM), des formateurs russes sont présents au Mali dans le cadre du renforcement des capacités opérationnelles des Forces nationales de défense et de sécurité », précise le colonel Abdoulaye Maiga, ministre de l&rsquo;Administration territoriale et porte-parole du gouvernement, dans ladite déclaration.&nbsp;Dans le même temps, il demande à ses partenaires européens de juger l&rsquo;exécutif malien sur des faits et non sur des rumeurs et exige qu&rsquo;ils fournissent des « preuves de sources indépendantes » d&rsquo;un tel déploiement.</p>



<p><br>Mardi dernier, le président français Emmanuel Macron a demandé au président russe Vladimir Poutine des « clarifications » concernant la situation au Mali lors d&rsquo;une conversation au cours de laquelle ils ont abordé différentes questions.&nbsp;Macron avait prévu de se rendre à Bamako la semaine dernière pour visiter les troupes françaises qui y sont déployées et rencontrer le président malien, le colonel Assimi Goïta, afin de réduire la tension entre les deux pays, mais ce voyage a été officiellement suspendu en raison de la crise sanitaire. causé par le rebond des cas de covid-19.</p>



<p><br>Mardi dernier, le président français Emmanuel Macron a demandé au président russe Vladimir Poutine des « clarifications » concernant la situation au Mali lors d&rsquo;une conversation au cours de laquelle ils ont abordé différentes questions. Macron avait prévu de se rendre à Bamako la semaine dernière pour visiter les troupes françaises qui y sont déployées et rencontrer le président malien, le colonel Assimi Goïta, afin de réduire la tension entre les deux pays, mais ce voyage a été officiellement suspendu en raison de la crise sanitaire. causé par le rebond des cas de covid-19.</p>



<p><strong>Source: El Pais/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Les solutions du PNUD pour le développement du Sahel</title>
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				<pubDate>Fri, 10 Dec 2021 18:40:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<p><strong>Les différents potentiels dont dispose cette région qui englobe une dizaine de pays ont été soulignés tout au long d&rsquo;une conférence virtuelle à laquelle a notamment assisté le président nigérien, Mohamed Bazoum. </strong></p>



<p>Toutefois, c’est sans surprise la question de l’insécurité et des&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/niger-attaques-djihadistes-terroristes-hrw-human-rights-watch-corinne-dufka/a-58836706">attaques des groupes djihadistes</a>&nbsp;qui s’est imposée très vite dans les débats.&nbsp;</p>



<p>Ahunna Eziakonwa, directrice générale pour l&rsquo;Afrique du PNUD, revient sur l&rsquo;accroissement de l&rsquo;extrémisme dans la région du bassin du Tchad.</p>



<p>« <em>Tous les jours, on entend parler de choses horribles sur ce qui se passe dans cette région. Des appels urgents pour l&rsquo;aide humanitaire sont devenus la norme. Tout cela traduit le nombre de gens qui meurent de faim, qui n&rsquo;ont pas d&rsquo;eau potable, de nourriture, et qui manquent de tous les besoins de base</em>« , estime la directrice générale pour l&rsquo;Afrique du PNUD.</p>



<figure class="wp-block-image is-resized"><a href="https://www.dw.com/fr/les-solutions-du-pnud-pour-le-d%C3%A9veloppement-du-sahel/a-60077159#"><img src="https://static.dw.com/image/56117519_404.jpg" alt="Les attaques terroristes ont beaucoup fragilisé le Sahel" width="613" height="344"/></a><figcaption> Les attaques terroristes ont beaucoup fragilisé le Sahel </figcaption></figure>



<h2>Investir dans la région</h2>



<p>Mais, si l&rsquo;extrémisme fait souffrir la population de la région, la responsabilité en incomberait aussi à ceux qui sont censés trouver les réponses mais qui ne s’attaquent pas à la partie importante du problème.&nbsp;</p>



<p>Pour Achim Steiner, secrétaire général adjoint de l&rsquo;ONU et administrateur du PNUD, « <em>la solution à ces problèmes a toujours été de chercher une réponse à la crise en passant par la livraison d&rsquo;une aide humanitaire de courte durée. Les vraies raisons des conflits et de l&rsquo;insécurité n&rsquo;ont jamais été passées en revue. Nous nous concentrons plus sur les symptômes que sur les causes</em>. »</p>



<figure class="wp-block-image is-resized"><a href="https://www.dw.com/fr/les-solutions-du-pnud-pour-le-d%C3%A9veloppement-du-sahel/a-60077159#"><img src="https://static.dw.com/image/59533976_404.jpg" alt="Les présidents Roch Marc Christian Kaboré du Burkina Faso et Mohamed Bazoum du Niger" width="612" height="344"/></a><figcaption> Les présidents Roch Marc Christian Kaboré du Burkina Faso et Mohamed Bazoum du Niger </figcaption></figure>



<p>Entretemps, malgré la complexité de la situation, certains pays, notamment le Niger, ont déjà mis en place un plan pour l&rsquo;amélioration de la gouvernance.</p>



<p>« <em>Conscients de la nécessité de promouvoir l&rsquo;Etat de droit et de la démocratie, nous avons fait l&rsquo;option pour les cinq années de notre mandat de mettre en place des institutions fortes. Nous avons à cet effet , décidé de consacrer près de 2,5 milliards de dollars, soit 10% de notre budget total</em>« , dit Mohamed Bazoum, président du Niger.&nbsp;</p>



<p>Le programme « Régénération » s’étalera sur 20 ans pour un budget estimé à 4,5 milliards de dollars. Pour l&rsquo;instant, les pays du Sahel ont contribué à hauteur de 500 millions de dollars.</p>



<p><strong>Source: Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Terrorisme au Sahel : le président Bazoum pointe les erreurs de stratégies</title>
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				<pubDate>Tue, 07 Dec 2021 19:35:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Près d’un an après son accession au pouvoir, le nouveau président du Niger ne connaît pas d’état de grâce. Le pays doit faire face aux attaques régulières et meurtrières de groupes djihadistes liés à Al-Qaïda et l’État islamique au Sahel dans l’Ouest, et à celles de Boko Haram et de l’État islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap) dans le Sud-Est. Et...]]></description>
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<p><strong>Près d’un an après son accession au pouvoir, le nouveau président du </strong><a href="https://www.lepoint.fr/tags/niger"><strong>Niger</strong></a><strong> ne connaît pas d’état de grâce. Le pays doit faire face aux attaques régulières et meurtrières de groupes djihadistes liés à </strong><a href="https://www.lepoint.fr/tags/al-qaida"><strong>Al-Qaïda</strong></a><strong> et l’État islamique au Sahel dans l’Ouest, et à celles de Boko Haram et de l’État islamique en </strong><a href="https://www.lepoint.fr/tags/afrique"><strong>Afrique</strong></a><strong> de l’Ouest (Iswap) dans le Sud-Est. Et depuis le début de l’année, </strong><a href="https://www.lepoint.fr/afrique/le-sahel-apres-barkhane-l-idee-que-s-en-font-des-nigeriens-25-06-2021-2432806_3826.php"><strong>ces djihadistes multiplient les assauts sanglants, contre des civils notamment dans la zone de Banibangou et dans la région voisine de Tillabéri</strong></a><strong>, près du </strong><a href="https://www.lepoint.fr/tags/burkina-faso"><strong>Burkina Faso</strong></a><strong> et du Mali.</strong></p>



<h4>Un trop-plein d’armes</h4>



<p>Pour le président Mohamed Bazoum, cette situation est le résultat d’erreurs de stratégie, il pointe en particulier&nbsp;la faiblesse des moyens engagés pour lutter contre le trafic d’armes en provenance de&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/libye">Libye</a>, principale source d’approvisionnement des groupes djihadistes qui sévissent au Sahel. Face à l’insécurité généralisée dans la région confrontée à la violence djihadiste, il a estimé que les pays du Sahel ont «&nbsp;besoin d’un soutien plus adapté de leurs partenaires axé sur le renseignement, l’appui aérien et le renforcement des capacités de leurs armées&nbsp;». «&nbsp;À propos du renseignement, la grande erreur des partenaires est leur faible implication&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/l-onu-s-ensable-en-libye-05-12-2021-2455350_3826.php">dans le combat contre le trafic des armes en provenance de Libye</a>, qui est pourtant le paramètre le plus important dans la prévalence de ce terrorisme&nbsp;», a-t-il affirmé. Son prédécesseur, l’ex-président Mohammadou Issoufou, dont il a été l’un des ministres et bras droit, avait déjà alerté sur cette prolifération des armes au déclenchement de l’opération internationale visant à chasser le colonel Kadhafi du pouvoir.</p>



<p>Depuis&nbsp;2011&nbsp;et la mort du dictateur Mouammar Kadhafi, la Libye a plongé dans le chaos et les guerres tribales, parfois alimentées par des pays extérieurs pour soutenir telle ou telle faction. «&nbsp;Ce trop-plein d’armes a été canalisé vers le Sahel et sert depuis lors à alimenter les différents foyers terroristes ainsi que les nombreux groupes de bandits criminels opérant dans la zone, surtout au Nigeria&nbsp;», a affirmé M. Bazoum.</p>



<h4>Une guerre asymétrique</h4>



<p>Les armées des pays du Sahel et plusieurs pays européens impliqués dans la lutte antidjihadiste dans la région, dont la France, sont confrontés aux attaques récurrentes de multiples groupes armés. «&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/sahel-l-urgence-c-est-de-revoir-l-ordre-des-priorites-04-05-2021-2425055_3826.php">Les groupes terroristes opérant actuellement au Sahel se distinguent par le caractère sophistiqué et la quantité remarquable de leurs armes</a>&nbsp;ainsi que de leurs munitions, acquises à des coûts très faibles à travers les réseaux de contrebande libyens&nbsp;», a-t-il dit dans son disours lors de l’ouverture du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique.</p>



<p>« J’ai même la faiblesse de penser que pour certaines armes, la proportion chez les terroristes est supérieure à celles détenues par les forces régulières. C’est le cas notamment des lance-roquettes RPG et des fusils mitrailleurs M80, qui sont les armes vedettes de ces guerres », a-t-il affirmé, ajoutant que « nulle part au monde des groupes rebelles n’ont pu avoir accès aux mêmes armes que les forces légales qu’elles combattent, comme c’est le cas aujourd’hui au Sahel ».</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>G5 Sahel: lancement d’un programme de lutte contre la pauvreté dans la zone des 3 frontières</title>
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				<pubDate>Fri, 22 Oct 2021 17:20:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[G5 Sahel]]></category>
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				<description><![CDATA[En Mauritanie, un programme de financement de projets sociaux au profit des populations vulnérables du G5 Sahel a été lancé, jeudi 21 octobre 2021, au siège de l’organisation à Nouakchott. Ce financement du gouvernement allemand, dans le cadre du G5 Sahel, vise en premier lieu les populations victimes du terrorisme dans la zone du Liptako-Gourma,...]]></description>
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<p><strong>En Mauritanie, un programme de financement de projets sociaux au profit des populations vulnérables du G5 Sahel a été lancé, jeudi 21 octobre 2021, au siège de l’organisation à Nouakchott. Ce financement du gouvernement allemand, dans le cadre du G5 Sahel, vise en premier lieu les populations victimes du terrorisme dans la zone du Liptako-Gourma, communément appelée zone des trois frontières Burkina-Mali-Niger. Une zone où la présence des groupes terroristes accentue la pauvreté et l’insécurité.</strong></p>



<p>Les premières interventions du programme commenceront dans la région malienne de Gao avant la fin de l’année. Le Mali fait partie des pays la plus affectée par la pauvreté née de la crise sécuritaire qui sévit dans le Sahel depuis 2012.</p>



<p>«&nbsp;<em>C’est la zone, aujourd’hui, où on a le plus de vulnérabilité, où les populations sont vraiment dans le besoin, dans le dénuement total, avec des personnes déplacées, où les besoins sociaux sont énormes. Donc, ce programme que nous avons lancé vise à doter ces populations de centres de santé, d’écoles et, le plus important,&nbsp;de points d’eau</em>&nbsp;», détaille Mikailou Sidibé, le chef du département infrastructures&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210902-r%C3%A9union-du-g5-sahel-une-nouvelle-approche-pour-s%C3%A9curiser-la-r%C3%A9gion"><strong>du G5 Sahel</strong></a>.</p>



<p>D’autres actions sont également prévues. Elles seront déterminées après concertations avec les populations. Pour Patrick Berg, qui coordonne la Fondation Sahel, il faut insister sur l’implication des bénéficiaires&nbsp;: «&nbsp;<em>On va organiser des appels à propositions pour demander, les ONG avec les administrations locales, de proposer des projets que la population sur place trouve prioritaires</em>.&nbsp;»</p>



<p>Le représentant de la coopération allemande a réaffirmé la détermination de son pays à consolider son soutien à la paix au Sahel.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Sahel : et si la solution passait aussi par les systèmes alimentaires ?</title>
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				<pubDate>Mon, 27 Sep 2021 17:52:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Système alimentaire]]></category>

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				<description><![CDATA[Au&#160;Niger, Sahel Délices&#160;fabrique des jus, tisanes, confitures et farines infantiles. C’est un exemple de réussite d’une PME dans la transformation agroalimentaire. À l’image de sa fondatrice, Ma Rouckya Bachir, beaucoup d’entrepreneurs ont compris l’énorme potentiel des filières agroalimentaires au Sahel. La communauté internationale en prend également conscience&#160;; comme la Banque africaine de développement (BAD) qui...]]></description>
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<p><strong>Au&nbsp;</strong><a href="https://www.lepoint.fr/tags/niger"><strong>Niger</strong></a><strong>, Sahel Délices&nbsp;fabrique des jus, tisanes, confitures et farines infantiles. C’est un exemple de réussite d’une PME dans la transformation agroalimentaire. À l’image de sa fondatrice, Ma Rouckya Bachir, beaucoup d’entrepreneurs ont compris l’énorme potentiel des filières agroalimentaires au Sahel. La communauté internationale en prend également conscience&nbsp;; comme la Banque africaine de développement (BAD) qui va appuyer au Mali la création d’agropoles pour créer plus de valeur ajoutée, mais aussi des emplois décents et durables en faveur des femmes et des jeunes.</strong></p>



<p>Pourtant, vu de loin, le Sahel ne ressemble pas à une zone dynamique et propice à l’investissement, car sujet à une instabilité sécuritaire récurrente depuis une décennie. Cette instabilité est, entre autres, le fruit d’appareils étatiques défaillants, d’une mauvaise gouvernance et d’un faible développement économique. D’où la nécessité de mettre, parallèlement aux processus politiques et sécuritaires, le développement économique en haut de l’agenda au Sahel.</p>



<h3><strong>Penser le retour de l’économie dans les agendas</strong></h3>



<p>Un des piliers de la réponse économique repose sur la transformation des systèmes alimentaires autour d’une approche conjuguant dans une même démarche la protection de l’environnement, la sécurité alimentaire et nutritionnelle et les moyens de subsistance. De fait, cette approche systémique peut contribuer à prévenir les conflits, car, faut-il le rappeler, en plus des attaques djihadistes, les violences au Sahel sont aussi intercommunautaires du fait de litiges autour du partage des terres ainsi que des ressources pastorales.</p>



<p>Le premier sommet mondial sur les systèmes alimentaires organisé par les Nations unies en&nbsp;2021&nbsp;a confirmé leur importance et la nécessité de les transformer pour répondre plus efficacement aux enjeux de développement économique et à l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD).</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://static.lpnt.fr/images/2021/09/27/22248703lpw-22249451-embed-libre-jpg_8258479.jpg" alt=""/><figcaption>Parmi les démarches qui peuvent aider à créer le plus de valeurs sur place, dans le Sahel, il y a celle de connecter au maximum les producteurs et les consommateurs dans une logique inclusive créatrice d&#8217;emplois agricoles et industriels.&nbsp;© SEYLLOU / AFP</figcaption></figure>



<p>Au Sahel, l’économie alimentaire représente 27&nbsp;% du PIB et 80&nbsp;% de l’emploi total. L’agriculture y demeure le principal segment. Cependant, les activités en aval connectant les producteurs agricoles aux consommateurs de plus en plus urbains, telles que la transformation, la commercialisation, le transport et la logistique, sont en pleine croissance. Toutefois, beaucoup d’efforts restent à faire pour que les systèmes alimentaires soient résilients et durables, et permettent de relever les défis économiques. Plusieurs axes de réflexion et d’actions méritent d’être examinés.</p>



<h3><strong>Faire des petites exploitations agricoles le noyau des systèmes</strong></h3>



<p>Au Sahel, plus de 70&nbsp;% de la production alimentaire provient de ces unités principalement familiales. Celles-ci sont confrontées à divers obstacles, tels que l’accès au crédit ou les chocs climatiques qui limitent leurs performances et exposent les agriculteurs à la précarité. Investir dans l’agriculture familiale pour la rendre plus productive, économiquement viable et écologiquement durable&nbsp;doit être au cœur de la transformation des systèmes alimentaires. Cela permettra de garantir des revenus plus stables aux agriculteurs, de diversifier les activités et les sources de revenus des membres de chaque ménage.</p>



<h3><strong>Soutenir l’émergence des PME en milieu de chaîne</strong></h3>



<p>Les PME en milieu de chaîne&nbsp;– la transformation, la commercialisation, le transport, la logistique,&nbsp;etc. – constituent le pont entre les agriculteurs et les consommateurs urbains en quête de produits frais et transformés. Aujourd’hui, cette connexion est faible du fait de la difficulté pour les agriculteurs d’accéder au marché et de la mauvaise connexion entre les milieux ruraux producteurs et urbains consommateurs.</p>



<p>Soutenir l’émergence des PME en milieu de chaîne&nbsp;nécessite de renforcer les liens urbains-ruraux grâce à une meilleure offre d’infrastructures de transport, à un meilleur accès à l’information et&nbsp;aux services spécialisés, et ce, d’autant que ces activités attirent fortement les jeunes et les femmes. Une amélioration de l’environnement des affaires ainsi que des dispositifs d’accompagnement pour la création et la structuration des PME s’avère nécessaire pour soutenir les jeunes et femmes entrepreneurs.</p>



<h3><strong>Investir dans la durabilité environnementale et l’adaptation au changement climatique</strong></h3>



<p>Au Sahel, une grande partie des dommages environnementaux, comme la perte de biodiversité ou la déforestation, se produit au stade de la production agricole. Dans le même temps, les chocs climatiques constituent une menace pour la performance des systèmes alimentaires et des facteurs aggravant&nbsp;l’insécurité alimentaire.</p>



<p>L’utilisation des technologies et l’amélioration de la disponibilité ainsi que&nbsp;l’accès aux services et outils climatologiques, tels que les systèmes d’alerte précoce et les assurances contre les risques, constituent des investissements importants qui aideront les producteurs et l’ensemble du système alimentaire à devenir plus durables et résilients.</p>



<h3><strong>Promouvoir des régimes alimentaires sains et équilibrés</strong></h3>



<p>Dans la période actuelle,<strong>&nbsp;l</strong>e Sahel est dans une situation de transition nutritionnelle où il doit faire face à un «&nbsp;double fardeau&nbsp;», celui de la sous-alimentation, d’une part, et d’une surnutrition, d’autre part.</p>



<p>En plus d’améliorer l’accès à l’alimentation, il est nécessaire d’intensifier la surveillance des tendances nutritionnelles à long terme, notamment&nbsp;dans les agglomérations urbaines où les changements dans les habitudes alimentaires impactent fortement les populations. De fait, des&nbsp;programmes de sensibilisation doivent être déployés dans toute la région pour une meilleure éducation nutritionnelle.</p>



<p>Tous ces constats étant faits, il convient de bien réaliser que la transformation des systèmes alimentaires à elle seule ne suffira pas à ramener de façon pérenne la stabilité au Sahel. Elle doit se faire parallèlement à une démarche réfléchie de construction des États, d’amélioration de la gouvernance, avec des processus politiques inclusifs dans la région.</p>



<p><strong>Source : Le Point Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>La stratégie algérienne dans le conflit au Sahel</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/la-strategie-algerienne-dans-le-conflit-au-sahel/</link>
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				<pubDate>Tue, 14 Sep 2021 21:33:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
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				<description><![CDATA[À l’heure où l’Algérie affirme son retour sur la scène régionale, comment s’implique-t-elle dans le conflit sahélien ? L’Algérie qui est la plus grande puissance de la région, notamment sur le plan militaire, envisage-t-elle une autre forme d’engagement face au terrorisme islamique qui embrase le Sahara et le Sahel au sud de son territoire ? Entretien avec le chercheur...]]></description>
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<p><strong>À l’heure où l’Algérie affirme son retour sur la scène régionale, comment s’implique-t-elle dans le conflit sahélien ? L’Algérie qui est la plus grande puissance de la région, notamment sur le plan militaire, envisage-t-elle une autre forme d’engagement face au terrorisme islamique qui embrase le Sahara et le Sahel au sud de son territoire ? Entretien avec le chercheur Djallil Lounnas.</strong></p>



<p>Djallil Lounnas&nbsp;est un chercheur algérien spécialiste de la mouvance jihadiste, professeur associé de relations internationales à l&rsquo;université al-Akhawayn, au Maroc. Il est l&rsquo;auteur de l&rsquo;ouvrage&nbsp;<em>Le jihad en Afrique du Nord et au Sahel</em>&nbsp;<em>: d’Aqmi&nbsp;à Daech</em>, aux éditions Les Presses de la Fondation pour la recherche stratégique/Harmattan.</p>



<p><strong>RFI&nbsp;: L’Algérie, qui s’est battue contre le terrorisme islamique sur son territoire, ne s’est pas engagée hors de ses frontières lorsque le terrorisme a migré dans le Sahara et le Sahel, dans les pays qui bordent sa frontière sud (Mauritanie, Mali, Niger).&nbsp;Djalill Lounas, comment analysez-vous ce qui a été, depuis le début de la guerre au Sahel, la position de l’Algérie face à ce conflit</strong>&nbsp;<strong>?</strong>&nbsp;</p>



<p><strong>Djalill Lounas&nbsp;:&nbsp;</strong>Dans les années 1990, le chef de l’état-major de l’armée algérienne,&nbsp;le général Mohamed Lamari et plus tard son successeur&nbsp;le général Ahmed Gaid Salah, estimaient que l’armée n’avait pas vocation à être déployée à l’étranger. Pour eux, l’armée algérienne devait défendre les frontières et lutter contre le terrorisme à l’intérieur de l’Algérie. C’est ce qui explique pourquoi, jusqu’à aujourd’hui, il n’y a pas eu de déploiement à l’étranger et pourquoi toutes les opérations menées par l’armée pour éliminer des groupes terroristes se sont toujours déroulées sur le sol algérien.&nbsp;</p>



<p>Les frontières entre le sud algérien et le Mali sont poreuses et sont habitées de part et d’autre par des populations touarègues&nbsp;qui circulent beaucoup dans la région et de fait, tout ce qui touche au Sahel affecte directement la sécurité nationale et la stabilité de l’Algérie.&nbsp;Dans les années 1990, l’Algérie a joué un rôle de médiation dans les crises qui opposaient les rébellions touarègues&nbsp;et les gouvernements du Mali et du Niger. Dans ce contexte, l’actuel chef du&nbsp;Groupe de soutien à l&rsquo;islam et aux musulmans (GSIM), affilié à al-Qaïda, Iyad Ag Ghali, qui n’était à l’époque qu’un des principaux chefs des rebelles touaregs, a participé avec d’autres à ces médiations avec les autorités de l’époque. Des liens se sont créés, d’autant que les positions d&rsquo;Iyad Ag Ghali rejoignaient souvent celles de l’Algérie, quitte à être parfois en porte-à-faux avec ses compagnons de rébellion. Il signe les premiers&nbsp;accords d’Alger censés mettre fin à la crise, intervient dans des affaires d’otages et plus récemment, en 2020, il montre qu’il est prêt à ouvrir un dialogue avec Bamako. C’est pourquoi les autorités algériennes ont longtemps pensé, et pensent encore, qu’il est possible d’ouvrir un dialogue avec lui.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>L’Algérie a toujours été un acteur majeur de la région et elle a toujours œuvré pour préserver l’intégrité du Mali, tout en comprenant qu’il y avait des revendications légitimes des populations touarègues, notamment du fait de la pauvreté, de l’exclusion sociale et économique. La position de l’Algérie a toujours été d’intégrer les Touaregs dans le tissu politique malien, tout en reconnaissant certaines de&nbsp;leurs demandes et en investissant dans des projets économiques et sociaux de développement dans le nord du Mali. Une approche qui a toujours visé à amener les Touaregs à renoncer à leurs revendications autonomistes ou indépendantiste&nbsp;pour maintenir l’unité nationale du Mali. C’est un point très important pour l’Algérie, car elle a toujours craint que ce type de revendication autonomiste ne se développe aussi sur son territoire, notamment parmi ses populations du sud. L’Algérie a cherché à intégrer ses populations touarègues et l’a a fait avec succès, et c’est cette stratégie qu’elle a proposé au Mali.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://s.rfi.fr/media/display/9ff9febc-0f8c-11ea-9f0f-005056a99247/000_Par7625691_0.webp" alt="Dans la région de Kidal, des Touaregs brandissant le drapeau de l'Azawad, le 28 juillet 2013."/><figcaption>Dans la région de Kidal, des Touaregs brandissant le drapeau de l&rsquo;Azawad, le 28 juillet 2013.&nbsp;AFP PHOTO/KENZO TRIBOUILLARD</figcaption></figure>



<p><strong>Mais depuis la dernière rébellion touarègue&nbsp;qui revendiquait l’autonomie de l’Azawad, la situation a totalement changé sur le terrain, avec le développement des organisations jihadistes et de la guerre qui a aujourd’hui embrasé l’ensemble du Sahel.</strong></p>



<p>Effectivement. Vous avez d’abord les problèmes structurels qui ont amené les crises touarègues&nbsp;qui ont perduré. Les accords de 1991, de 2006 et de 2009, qui ont été passés avec les Touaregs, n’ont jamais été réellement appliqués. Et dans les années 2000,&nbsp;le problème terroriste est venu se superposer. Zone de passage pour les groupes terroristes dans les années 1990, le Sahel s’est transformé à partir de 2003&nbsp;en zone de déploiement permanent pour le GSPC (le Groupe salafiste pour la prédication et le combat). La faiblesse des États sahéliens, l’existence de trafics en tous&nbsp;genres et le fait que l’armée algérienne empêche tout retour des combattant du GSPC en Algérie, en fermant les frontières, va amener le GSPC à rester au Sahel et à s’insérer.&nbsp;Cela attire al-Qaïda et Ben Laden, qui sont alors à la recherche de nouveaux fronts et de nouveaux partenaires, et cela facilitera l’adhésion du GSPC à al-Qaïda sous le nom d’Aqmi&nbsp;(al-Qaïda au Maghreb islamique).&nbsp;</p>



<p>Iyad Ag Ghali, qui était un interlocuteur crédible pour Alger, qui avait joué un rôle de médiateur dans les années 2000 pour obtenir la libération d’otages, qui avait même été nommé à l’issue d’une nouvelle rébellion en 2006 conseiller du président puis consul à l’ambassade du Mali en Arabie saoudite avec le soutien d’Alger, va alors se radicaliser, et&nbsp;cela, Alger ne l’avait pas prévu. À&nbsp;l’occasion de son séjour en 2006 et 2007 en Arabie saoudite, il se convertit au wahhabisme.&nbsp;De retour au Mali, Iyad Ag Ghali, qui bénéficie d’un grand prestige parmi les Touaregs, s’affirme comme un islamiste radical. Il se détache des rébellions et s’engage dans un autre combat pour l&rsquo;islam. Il crée&nbsp;Ansar Dine au début 2012, monte en puissance et devient un élément très important dans la stratégie d’Aqmi, avec qui il s’allie. D’autant qu’il entretient depuis les années 2000 de très bonnes relations avec les chefs d’Aqmi, Belmokhtar et Abou Zeid, qui cherchent à cultiver des relations avec les populations touarègues, pour pouvoir se maintenir sur place. Iyad va y contribuer et en remerciement un membre de sa famille, Abdelkrim al-Targui&nbsp;est nommé chef d’une katiba (une unité combattante) d’Aqmi, un fait unique à l’époque pour un chef touareg.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://s.rfi.fr/media/display/e2d88d80-1184-11ea-bdfe-005056bf7c53/w:1024/p:16x9/MALI-Par7261976_0.webp" alt="Iyad ag Ghali, le chef du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM)"/><figcaption>Iyad ag Ghali, le chef du Groupe de soutien à l&rsquo;islam et aux musulmans (GSIM)&nbsp;AFP PHOTO / ROMARIC OLLO HIEN</figcaption></figure>



<p><strong>Face à cette évolution, quelle est la stratégie algérienne</strong>&nbsp;<strong>?</strong></p>



<p>L’Algérie va alors essayer d’appliquer à la question malienne la stratégie de réconciliation qu’elle a déjà utilisée sur le plan national, quand elle a combattu le terrorisme sur son sol, ce qu’elle appelle «&nbsp;la solution politique&nbsp;».</p>



<p>Pour les autorités algériennes, le terrorisme se nourrit d’abord du soutien des populations et ensuite des finances. Donc pour elles, la priorité est de séparer la population du groupe terroriste. De plus, l’Algérie pense qu’il est possible de dialoguer avec des brigades et même avec des individus, pour les convaincre de se rendre et de renoncer à la violence, en échange d’une amnistie et de mesures favorisant leur réinsertion sociale.&nbsp;C’est ce qu’elle a fait et l’Algérie estime&nbsp;que c’est comme ça qu’elle a réussi. Entre 1999 et 2015, environ 15&nbsp;000 terroristes ont bénéficié de ces mesures, le recrutement s’est tari et la violence terroriste a quasiment cessé. Cette stratégie a débouché sur un cessez-le-feu avec l’Armée islamique du salut (AIS) en 1997, sur la destruction du GIA en 2004 et la quasi-disparition d’Aqmi&nbsp;en Algérie.</p>



<p>Donc pour Alger,&nbsp;au Sahel, il faut distinguer les groupes jihadistes des groupes touaregs. Les groupes comme Aqmi, al-Mourabitoune, Mujao, JNIM sont des groupes terroristes à vocation transnationale, qu’il faut séparer des groupes touaregs à visée locale. Pour cela, Alger préconise d’abord de séparer les groupes jihadistes des populations locales.&nbsp;Et ensuite d’engager une lutte anti-terroriste avec le soutien des populations locales contre les jihadistes. Tout en laissant&nbsp;la porte ouverte pour ceux qui veulent se rendre.&nbsp;Les autres restant totalement isolés sont alors éliminés ou contraints de se rendre.&nbsp;</p>



<p>Alger pense que l’échec des rébellions et la non mise en place des accords dans les années 1990-2000 ont été des catalyseurs de radicalisation. Aussi pour Alger, un dialogue avec le Groupe de soutien à l&rsquo;islam et aux musulmans (JNIM) est possible et souhaitable, ce qui n’est pas le cas pour l&rsquo;État islamique dans le Grand Sahara (EIGS). Cette «&nbsp;solution politique&nbsp;» est un dialogue inclusif avec tous les acteurs pour un accord politique. Au niveau des demandes territoriales, cette approche propose plutôt&nbsp;une régionalisation, un système fédéral,&nbsp;avec une véritable politique d’intégration sociale des Touaregs, mais pas&nbsp;une indépendance.</p>



<p>Cependant, le processus de réconciliation nationale engagé à la fin des années 1990 en Algérie, et dont est dérivée cette approche, s’est fait dans un contexte de victoire militaire sur les groupes armés et de rejet large et massif des Algériens pour les groupes terroristes. C’est cela qui a permis l’application de cette stratégie. Au Sahel, les conditions sont différentes, les groupes jihadistes sont en position de force et l’État est en situation de déliquescence, de plus les zones rurales qui constituent l’essentiel du Sahel sont totalement hors du contrôle de l’État.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p><strong>L’Algérie est-elle parvenue à appliquer cette approche&nbsp;au Sahel&nbsp;?&nbsp;&nbsp;&nbsp;</strong></p>



<p>L’Algérie a été confrontée à plusieurs problèmes dans la mise en place de sa méthode au Sahel. Il y a eu d’abord les accords d’Alger de 2012, qui n’ont pas fonctionné. Iyad Ag ghali qui avait signé un accord en décembre, le rejette deux semaines plus tard, en janvier 2013, pour des raisons qui ne sont pas très claires, et a attaqué avec le Mujao (Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest) les troupes maliennes. Alger est pris&nbsp;de court et considère que Iyad les a doublés.</p>



<p>En avril 2013, le président Bouteflika est victime d’un AVC. Or, en Algérie&nbsp;à cette époque, la diplomatie est l’affaire du président. Cependant, après une période de flottement, les autorités algériennes décident de réagir et rappellent un grand connaisseur du Sahel,&nbsp;Ramtane Lamamra, qui est à l’époque le&nbsp;commissaire pour la paix et la sécurité de l&rsquo;Union africaine, et le nomment ministre des Affaires étrangères avec pour mission de regagner le terrain perdu par l’Algérie dans les négociations au Sahel, ce qu’il fait.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://s.rfi.fr/media/display/192d88ac-0500-11ec-b83a-005056bfb2b6/000_9LL4AA.webp" alt="Le ministre des Affaires étrangères algérien Ramtane Lamamra lors de sa conférence de presse à Alger le 24 août 2021."/><figcaption>Le ministre des Affaires étrangères algérien Ramtane Lamamra lors de sa conférence de presse à Alger le 24 août 2021.&nbsp;AFP &#8211; &#8211;</figcaption></figure>



<p>Pendant les deux ans qui vont suivre, alors que le président est malade et que le pays est affaibli, l’Algérie va reprendre ses médiations au Sahel et en parallèle, elle va renforcer de manière considérable la fermeture de ses frontières en déployant 80&nbsp;000 hommes aux frontières libyenne et sahélienne. Le but étant d’interdire tout retour de jihadistes en Algérie, d’autant qu’il y a eu la&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20140115-algerie-in-amenas-mokhtar-belmokhtar-otages-al-qaida-terrorisme-aqmi-mali"><strong>prise d’otages d’In Amenas en 2013</strong></a>.&nbsp;Ce renouveau d’activité débouche sur les accords d’Alger de 2015, qui sont, bien qu’imparfaits,&nbsp;les accords les plus aboutis à ce jour, où toutes les parties renoncent à accéder à l’indépendance, prévoyant l’intégration des rebelles touaregs dans l’armée et des enquêtes sur tous les massacres et les crimes commis de part et d’autre. Les accords sont signés par toutes les parties, même si certaines ont signé sous pression. Mais en 2015,&nbsp;le Mali est extrêmement affaibli. Les jihadistes de retour sont très offensifs. Les accords ne sont pas mis en place et l’Algérie plonge dans une très grave crise économique et politique interne, qui se traduit par un retrait de l’Algérie de la scène régionale et internationale pendant plusieurs années.&nbsp;&nbsp;</p>



<p><strong>Avec le président Abdelmadjid Tebboune, l’Algérie est-elle de retour au Sahel</strong>&nbsp;<strong>?&nbsp;</strong>&nbsp;&nbsp;</p>



<p>À partir de janvier 2020, le président Abdelmadjid Tebboune, qui veut surtout s’inscrire en porte-à-faux par rapport à son prédécesseur, s’active pour faire revenir l’Algérie sur la scène internationale, à commencer par son environnement immédiat au Sahel et en Libye. Sur le Sahel,&nbsp;l’Algérie redevient très active pour obtenir la mise en application des accords d’Alger. Il y a des réunions de travail avec différents acteurs comme à Kidal pour mettre en place des institutions transitoires, ou plus récemment avec la visite du ministre des Affaires étrangères, Ramtame Lamamra, au Mali. On observe aussi un fort rapprochement de l’Algérie avec le Niger, qui va abriter à Niamey le siège de Takouba (le nouveau dispositif militaire qui prend la relève de Barkhane).</p>



<p>En décembre 2020, le président Tebboune modifie la Constitution. Alors que l’Algérie s’interdisait toute intervention militaire extérieure, le président intègre deux nouveaux articles dans la Constitution&nbsp;: l’article 91 et l’article 31. L’article 91 dit en substance&nbsp;: «&nbsp;<em>Le président de la République après accord des deux chambres&nbsp;peut déployer l’armée à l’étranger</em>&nbsp;», et l’article 31 dit que l’armée peut participer dans le cadre de mission de la paix, à des opérations de l’ONU, de la Ligue arabe et de l’Union africaine. Un changement qui va susciter beaucoup d’interrogations à l’extérieur et beaucoup de spéculations sur une possible intervention de l’armée algérienne.&nbsp;</p>



<p>Cependant, en mars 2021, le président affirme que l’armée ne va pas intervenir. Il dit alors dans une communication&nbsp;: «&nbsp;<em>Je n’ai pas envie d’envoyer les enfants du peuple se faire tuer pour les autres</em>&nbsp;», et dans une référence à l’Occident, il laisse entendre&nbsp;: «<em>&nbsp;Nous n’irons pas remplacer les Français au Sahel.</em>&nbsp;»</p>



<p>En juin, le ton change. Le président Tebboune fait une nouvelle communication à l’occasion d’une interview du journal&nbsp;<em>Le&nbsp;Point</em>&nbsp;dans laquelle il déclare que «&nbsp;<em>l’Algérie ne laissera pas le Mali devenir un sanctuaire pour les jihadistes</em>&nbsp;», et précise&nbsp;: «&nbsp;<em>Nous pensons que la résolution du conflit ne peut se faire que dans le cadre des accords d’Alger</em>&nbsp;», confirmant l’option de la solution politique. Toutefois, à la question&nbsp;: «&nbsp;<em>L’Algérie va-t-elle intervenir militairement</em>&nbsp;<em>?</em>&nbsp;», le président répond&nbsp;: «&nbsp;<em>On n’en est pas encore là pour l’instant.</em>&nbsp;»&nbsp;Donc l’Algérie ne compte pas intervenir militairement mais ne l’exclut pas si la situation l’exigeait.</p>



<p>Alger reste extrêmement prudent sur l’option militaire. L’Algérie a toute la puissance et les moyens de projection mais sa principale crainte, c’est un enlisement. Elle se contente pour l’instant de renforcer sa présence aux frontières. Alger a réactivé récemment son initiative de 2009 pour la création d’un comité d’état-major opérationnel conjoint avec le Niger, la Mauritanie et le Mali, basé à Tamanrasset. Elle développe sa coopération militaire en formation et en armement avec le Niger, tout en multipliant les initiatives au Mali pour mettre en place un accord de paix. L’Algérie est donc bien de retour et elle entend prendre toute sa part dans la résolution du conflit au Sahel.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>[Tribune] Au Sahel, la guerre confisque tout espoir à la population</title>
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				<pubDate>Sat, 21 Aug 2021 16:30:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Le 13 août, 37 personnes, dont 13 enfants, ont été tuées par des hommes armés dans la région du Tillabéri, au Niger, près de la frontière malienne. Une énième illustration des violences sans fin, qui infligent d’immenses souffrances aux populations. Adja avait 13 ans lorsque des hommes armés ont surgi dans son village et ouvert...]]></description>
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<p><strong>Le 13 août, 37 personnes, dont 13 enfants, ont été tuées par des hommes armés dans la région du Tillabéri, au Niger, près de la frontière malienne. Une énième illustration des violences sans fin, qui infligent d’immenses souffrances aux populations.</strong></p>



<p>Adja avait 13 ans lorsque des hommes armés ont surgi dans son village et ouvert le feu au hasard sur les habitants avant de repartir. Les assaillants la croyant morte, elle a eu « la chance » de survivre.</p>



<p>Elle a dû être opérée en urgence par mes collègues, à l’hôpital de Mopti, au Mali. Au bout de trois mois de convalescence, elle a pu quitter l’hôpital pour être recueillie par une famille de son village qui avait survécu à l’attaque. Mais, désormais, elle est handicapée et déscolarisée parce qu’elle ne peut plus marcher sur de longues distances et rejoindre l’école. Aujourd’hui âgée de 15 ans, Adja ne peut plus puiser de l’eau au puits, porter un seau sur la tête ou piler des céréales. Sa vie s’est en quelque sorte figée.</p>



<p>L’histoire d’Adja n’est malheureusement pas singulière au Sahel. Les populations vivent au rythme d’attaques aveugles et d’intenses opérations militaires sur fond d’impasse politique, de crise économique et de choc climatique. Cette situation provoque la recrudescence des conflits et des activités criminelles, exacerbe les tensions intercommunautaires et aggrave le dysfonctionnement des services publics.</p>



<h4>Vies bouleversées</h4>



<p>Ces derniers mois, la situation a été particulièrement dramatique&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1167631/politique/tribune-tillaberi-enrayer-la-violence-dans-la-region/">dans la région du Liptako Gourma, à cheval sur les frontières du Burkina Faso, du Mali et du Niger.</a>&nbsp;Le niveau de violence y a franchi un cran, augmentant les souffrances d’une population déjà très vulnérable. Dans ces trois pays, des centaines de morts et de blessés, hommes, femmes et enfants, sont à déplorer depuis le début de l’année.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>MÊME LES STRUCTURES MÉDICALES NE SONT PLUS DES SANCTUAIRES.&nbsp;»</p></blockquote>



<p>Sur les axes routiers, de plus en plus de véhicules civils et d’ambulances sautent sur des engins explosifs improvisés. En 2020, rien qu’au Mali, nos équipes du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) ont subi au moins 39 incidents de cette nature, qui ont fait 224 victimes civiles (61 morts et 163 blessés).</p>



<p>Les structures médicales ne sont pas davantage épargnées. Elles ne sont plus des sanctuaires : les attaques contre le personnel médical, les vols d’ambulances et de médicaments privent des milliers de personnes d’accès aux soins vitaux.</p>



<p>Chacun de ces chiffres froids masquent des vies bouleversées. Pour juguler l’insécurité, les États ont renforcé leurs armées, parfois en recrutant des auxiliaires parmi les civils. Parallèlement, des citoyens s’organisent en milices d’autodéfense. Mais à quel prix ? Ces citoyens perdent la protection conférée aux civils dès lors qu’ils participent aux combats.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>L’ETHNICISATION DE LA VIOLENCE CONSTITUE UN RÉEL DANGER POUR LA RÉGION.&nbsp;»</p></blockquote>



<p>En outre, le développement de ces milices pourrait se révéler contre-productif, puisqu’il est susceptible de favoriser la prolifération des armes et d’aviver les tensions entre les communautés. L’ »ethnicisation » de la violence constitue un réel danger pour la région.</p>



<h4>Quel espoir d’avenir ?</h4>



<p>Nous nous efforçons d’engager un dialogue continu et constructif avec les hommes en armes et les cercles d’influence, afin de faire en sorte que, dans la conduite des hostilités, les principes et les normes du droit international humanitaire soient appliqués, en particulier la protection des civils, des blessés, des malades et des personnes capturées, détenues ou disparues.</p>



<p>Ce dialogue avec toutes les parties en présence est un impératif humanitaire s’il l’on veut fournir une aide minimum vitale, car nous estimons que plus de 1,5 million de personnes vivent dans des zones où l’accès à l’aide humanitaire et aux services de base sont en péril.</p>



<p>Plus de 2 millions d’autres ont dû quitter leur foyer en raison des violences. Confrontés à des difficultés d’accès aux services sociaux de base, beaucoup n’ont d’autre choix que se rapprocher des zones urbaines, espérant trouver un peu de sécurité et des chances de survie.</p>



<p>Avec la pression démographique, l’accès aux ressources naturelles et aux services publics – y compris les hôpitaux, les écoles, les sources d’eau et les terres arables – devient de plus en plus compliqué dans un environnement déjà fragilisé par le changement climatique.</p>



<p>Alors quel espoir d’avenir pour Adja et les millions d’autres civils au Sahel ?</p>



<p>La réponse sécuritaire ne peut se suffire à elle-même. L’entreprise la plus difficile consiste à protéger les populations civiles tout en cherchant un consensus politique en vue de renforcer le développement économique et social, c’est-à-dire investir dans l’humain.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Opinion: La chute de Kaboul, une alerte pour le Sahel</title>
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				<pubDate>Mon, 16 Aug 2021 21:20:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[conflits]]></category>
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				<description><![CDATA[Intellectuel respecté et activiste influent, Moussa Tchangari est Secrétaire général de la l’association nigérienne « Alternative Espaces Citoyens ». Dans ce texte très inspiré, il invite les élites au pouvoir dans le Sahel et leurs alliés occidentaux à entreprendre des réformes politiques profondes. Faute de quoi, la région risque de subir le même sort que...]]></description>
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<p>I<strong>ntellectuel respecté et activiste influent, Moussa Tchangari est Secrétaire général de la l’association nigérienne « Alternative Espaces Citoyens ». Dans ce texte très inspiré, il invite les élites au pouvoir dans le Sahel et leurs alliés occidentaux à entreprendre des réformes politiques profondes. Faute de quoi, la région risque de subir le même sort que l’Afghanistan où les Talibans reviennent au pouvoir, vingt ans après en avoir été chassés par l’armée américaine.</strong></p>



<p>En Afghanistan, pays en guerre depuis 20 ans, les Talibans ont pris le contrôle de plusieurs villes, dont Kaboul, la capitale. Le président du pays, Ashraf Ghani, est en fuite; et les quelques hautes personnalités de son régime, encore présents dans le pays, se préparent à transmettre le pouvoir à leurs ennemis jurés. &nbsp;C&rsquo;est ce que rapportent tous les grands médias mondiaux; et tout cela s&rsquo;est joué en l&rsquo;espace de quelques jours, à l&rsquo;approche de l&rsquo;échéance de retrait définitif de l&rsquo;armée américaine, pilier principal de la coalition internationale qui a déclenché la guerre en 2001.&nbsp;</p>



<p>A Washington, Londres, Paris, Berlin et Ottawa, capitales des grandes puissances engagées, depuis bientôt 20 ans, dans la guerre en Afghanistan, les dirigeants sont dans le désarroi; ils assistent impuissants au retour au pouvoir des Talibans, n&rsquo;ayant plus aucun projet pour ce pays où ils ont déployé des milliers des soldats et dépensé des sommes folles, en dehors de l&rsquo;évacuation de leurs ressortissants et de leurs « collaborateurs » afghans. « Ceci n&rsquo;est pas Saigon », dit un haut dirigeant américain; mais, il s&rsquo;agit bien d&rsquo;une débâcle. Elle est même, à certains égards, plus retentissante encore que celle enregistrée au Vietnam, en 1975, avec la chute de Saigon.</p>



<p>Au Sahel, région où certains des Etats mènent depuis quelques années une guerre rude contre des divers groupes armés idéologiquement proches des Talibans afghans, la chute de Kaboul sonne comme une alerte; elle préfigure ce qui pourrait y advenir, au cours des prochaines années, si les élites au pouvoir et leurs soutiens occidentaux continuent d&rsquo;ignorer les appels à des réformes politiques audacieuses. La chute de Kaboul indique, en tout cas, et de manière fort magistrale, que la guerre contre les groupes armés djihadistes ne peut être gagnée en faisant l&rsquo;économie des telles réformes, seules susceptibles de jeter dans la bataille la plus grande force politique et militaire, à savoir « le petit peuple ».</p>



<p>Après 20 ans de combats, qui ont entrainé d&rsquo;énormes pertes en vies humaines, principalement au sein de la population afghane, les armées occidentales, dotées des moyens les plus sophistiqués, ont échoué face à des Talibans déterminés ; mais, cet échec est d&rsquo;abord et surtout celui des dirigeants politiques occidentaux, eux qui ont engagé toutes leurs forces (soldats, armements, argents, expertises) dans cette guerre, en misant sur une élite corrompue, qui partage avec les Talibans le rejet profond de la démocratie. On se souvient encore des élections afghanes qui, bien supervisées par les « grands pays démocratiques », ont été marquées par les fraudes des plus grossières.</p>



<p>En Afghanistan, 20 ans de guerre ont enrichi une élite profondément corrompue, portée et maintenue au pouvoir par des armées étrangères ; mais, il faut dire que ces 20 ans de guerre ont enrichi également le complexe militaro-industriel occidental, les compagnies de sécurité et des experts en tout genre. L&rsquo;argent englouti par cette guerre, les vies humaines qu&rsquo;elle a emporté, ne sont une perte que pour le « petit peuple » d&rsquo;Afghanistan et les petits contribuables des pays qui s&rsquo;y sont engagés; et c&rsquo;est parce que la guerre n&rsquo;est pas un malheur pour tous qu&rsquo;elle se poursuit toujours au Sahel, sur fond de corruption des élites, de déni des droits et du refus du dialogue et de réformes, au risque de voir un jour déferler sur les capitales des « Talibis en moto ».</p>



<p>Au Sahel, il est urgent que des hommes et des femmes de bonne volonté se lèvent et proclament que la guerre en cours ne peut pas être gagnée avec les mêmes armées étrangères qui ne l&rsquo;ont pas gagnée en Afghanistan; mais aussi, avec le même type de dirigeants corrompus, qui n&rsquo;ont aucune once de patriotisme, et le même type de forces de défense et de sécurité, qui commettent parfois des graves exactions et sont plombées par l&rsquo;affairisme de leurs chefs. Cette guerre, si elle doit être gagnée, ne le sera qu&rsquo;à travers une volonté large et des initiatives audacieuses visant à construire un nouveau contrat politique et social restituant au peuple sa souveraineté et créant les conditions d&rsquo;une vie digne pour les millions de personnes qui en sont aujourd&rsquo;hui privées.</p>



<p><strong>Source: APA news / Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Les attaques djihadistes se multiplient dans le Sahel</title>
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				<pubDate>Fri, 06 Aug 2021 19:55:34 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Une vingtaine de soldats tchadiens ont péri mercredi (04.08) à la suite d’une attaque de la secte islamiste Boko Haram. Ce bilan reste encore provisoire. L&#8217;offensive s’est produite dans la région du lac Tchad, près de la frontière avec le Cameroun. Toujours au Sahel, au Burkina Faso, trente personnes, dont quinze soldats, ont été tuées ce mercredi dans des...]]></description>
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<p><strong>Une vingtaine de soldats tchadiens ont péri mercredi (04.08) à la suite d’une attaque de la secte islamiste </strong><a href="https://www.dw.com/fr/boko-haram-les-failles-dont-profite-ce-groupe-arm%C3%A9/a-54426061"><strong>Boko Haram</strong></a><strong>. Ce bilan reste encore provisoire. L&rsquo;offensive s’est produite dans la région du lac Tchad, près de la frontière avec le Cameroun.</strong></p>



<p>Toujours au Sahel, au Burkina Faso, trente personnes, dont quinze soldats, ont été tuées ce mercredi dans des attaques de djihadistes présumés dans le nord du pays.</p>



<p>« <em>La mort des soldats rappelle les défis sécuritaires auxquels nous sommes toujours confrontés dans une partie de nos frontières. Le lourd tribut que nous payons dans cette guerre asymétrique est amer mais il ne sera pas vain. Nous ferons capituler l&rsquo;hydre terroriste »</em>, a affirmé Mahamat Idriss Déby, président du Conseil militaire de transition tchadien, sur son compte Twitter.</p>



<p>C&rsquo;est lui qui a pris le pouvoir depuis&nbsp;la mort de son père Idriss Déby Itno en avril dernier, officiellement lors de combats contre des rebelles du Front pour l&rsquo;alternance et la concorde au Tchad (FACT).</p>



<p>Pour l’analyste Mahamadou Sawadogo, un ancien gendarme burkinabè et spécialiste de l&rsquo;extrémisme violent dans le Sahel, la disparition d&rsquo;Idriss Déby pourrait être l’une des causes de cette incursion meurtrière contre les soldats tchadiens.</p>



<p><strong>Source : Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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