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	<title>Chine &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>Chine &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>La nouvelle stratégie énergétique de la Chine en Afrique : enjeux et défis</title>
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				<pubDate>Fri, 01 Apr 2022 18:16:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[stratégie énergétique]]></category>

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				<description><![CDATA[Le huitième Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC), qui s&#8217;est tenu en novembre 2021 à Dakar, s&#8217;est conclu par l&#8217;annonce de l&#8217;ouverture d&#8217;une « nouvelle ère » de la coopération Chine&#8211;Afrique dans divers domaines, dont celui de l&#8217;énergie. Objectif annoncé : orienter cette coopération vers un développement « de qualité » associant soutenabilité financière et environnementale. Aujourd&#8217;hui, la présence chinoise dans le domaine énergétique en Afrique...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Le huitième </strong><a rel="noreferrer noopener" href="http://www.focac.org/fra/" target="_blank"><strong>Forum sur la coopération sino-africaine</strong></a><strong> (FOCAC), qui s&rsquo;est tenu en novembre 2021 à Dakar, s&rsquo;est conclu par l&rsquo;annonce de l&rsquo;ouverture d&rsquo;une « nouvelle ère » de la coopération </strong><a href="https://www.lepoint.fr/tags/chine"><strong>Chine</strong></a><strong>&#8211;</strong><a href="https://www.lepoint.fr/tags/afrique"><strong>Afrique</strong></a><strong> dans divers domaines, dont celui de l&rsquo;énergie. Objectif annoncé : orienter cette coopération vers un développement « de qualité » associant soutenabilité financière et environnementale.</strong></p>



<p>Aujourd&rsquo;hui, la présence chinoise dans le domaine énergétique en Afrique est avant tout concentrée dans les énergies fossiles et hydrauliques. Quels pourraient être les contours d&rsquo;une mutation vers des projets moins risqués et moins polluants&nbsp;? Et quels sont les&nbsp;<a href="https://ferdi.fr/publications/la-nouvelle-strategie-energetique-de-la-chine-en-afrique-enjeux-et-defis" target="_blank" rel="noreferrer noopener">enjeux</a>&nbsp;d&rsquo;une telle évolution pour les banques et investisseurs chinois&nbsp;?</p>



<h4>Un engagement dans l&rsquo;énergie hydraulique et fossile</h4>



<p>La ventilation des financements des banques dans le secteur de l&rsquo;énergie sur la dernière décennie montre la&nbsp;<a href="https://www.oecd.org/publications/boosting-the-power-sector-in-sub-saharan-africa-9789264262706-en.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">prédominance de l&rsquo;hydroélectricité</a>&nbsp;(principale énergie renouvelable), suivie par les énergies fossiles (pétrole puis charbon) et les projets de transmission et de distribution (T&nbsp;&amp;&nbsp;D) (Graphique 1). La forte présence de la&nbsp;<a href="https://africanclimatefoundation.org/wp-content/uploads/2021/11/800539-ACF-NRDC-Report.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Chine dans le secteur de l&rsquo;hydroélectricité</a>&nbsp;s&rsquo;explique notamment par le fait que les entreprises et bailleurs chinois aient profité du vide laissé par les autres bailleurs étrangers au tournant des années 2000.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://static.lpnt.fr/images/2022/04/01/23021477lpw-23021507-embed-libre-jpg_8667610.jpg" alt=""/><figcaption>Graphique 1&nbsp;: Répartition des financements des banques de développement chinoises en Afrique (43&nbsp;Mds USD) sur 2010-2020.&nbsp;© Calcul des auteurs à partir des bases de données CGEF de Boston University et CAL de l’institut John Hopkins</figcaption></figure>



<p>La présence chinoise dans le pétrole et le gaz s&rsquo;est développée dans les années 1990, avec la stratégie&nbsp;<a href="https://www.diplomaticourier.com/posts/china-s-going-out-strategy" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«&nbsp;Going Out&nbsp;»</a>. Les deux objectifs poursuivis par celle-ci étaient l&rsquo;apprentissage dans la conduite de projets d&rsquo;énergie en Afrique pour les entreprises chinoises et la sécurité énergétique, le continent africain représentant 20&nbsp;% des importations de gaz et de pétrole de la Chine. Cependant, la présence de l&#8217;empire du Milieu s&rsquo;est manifestée surtout en amont, au stade de l&rsquo;extraction, faute d&rsquo;expertise sur certaines composantes des centrales thermiques.</p>



<p>Depuis les années 2000, les incitations à l&rsquo;investissement du secteur privé chinois dans les énergies se succèdent. L&rsquo;ambition portée par les nouvelles routes de la soie (Belt and Road Initiative – BRI) est d&rsquo;inciter le secteur privé à investir dans la production des énergies renouvelables – en particulier solaires et éoliennes, dans lesquelles la Chine est le leader mondial.</p>



<p>Cependant, sur la dernière décennie, on constate que les investissements dans le domaine de l&rsquo;énergie en Afrique sont restés peu diversifiés (Graphique 2). Ceux alloués aux projets pétroliers et gaziers des entreprises d&rsquo;État chinoises dominant largement en volume et en nombre de projets.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://static.lpnt.fr/images/2022/04/01/23021477lpw-23021509-embed-libre-jpg_8667611.jpg" alt=""/><figcaption>Graphique 2&nbsp;: répartition des investissements chinois dans l’énergie en Afrique (32Mds) sur 2010-2020.&nbsp;Calcul des auteurs à partir des bases de données CGEF de Boston University et CAL de l’institut Johns-Hopkins.© Author provided</figcaption></figure>



<p>Les financements des banques dirigés vers d&rsquo;autres énergies renouvelables que l&rsquo;hydraulique ne dépassent pas 3&nbsp;% des volumes engagés. Les investissements des entreprises dans ces énergies renouvelables ne représentent aussi que 3&nbsp;% de l&rsquo;investissement total. Bien que la Chine soit numéro un sur la planète pour la production d&rsquo;énergie solaire ou éolienne, il n&rsquo;existe pas de consortium spécialisé dans le développement à l&rsquo;étranger de projets de cette nature, et la RPC agit principalement en tant qu&rsquo;équipementier (fourniture de&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/06/15/chine-il-n-est-pas-sain-que-la-production-mondiale-de-panneaux-solaires-ne-depende-a-ce-point-d-un-seul-pays_6084165_3232.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">panneaux photovoltaïques</a>).</p>



<h4>Des engagements chinois en baisse</h4>



<p>Les engagements pour des&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/11/28/la-chine-face-au-probleme-de-dettes-africaines-insoutenables_6103914_3212.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">prêts chinois en Afrique</a>, tous secteurs confondus, se réduisent. Les données disponibles de la Boston University ou celles de Johns-Hopkins utilisées dans le graphique 3&nbsp;<a href="https://www.courrierinternational.com/revue-de-presse/finances-quand-les-etats-africains-tentent-de-reduire-le-poids-de-leur-dette-vis-vis" target="_blank" rel="noreferrer noopener">attestent de cette diminution</a>&nbsp;depuis 2017.</p>



<p>Ce ralentissement s&rsquo;explique par plusieurs facteurs&nbsp;: endettement croissant des pays africains, qui a limité leur capacité à emprunter pour financer de grands projets d&rsquo;infrastructures&nbsp;; ralentissement de la croissance domestique de la Chine, qui impose une évolution de sa projection à l&rsquo;étranger&nbsp;;&nbsp;<a href="https://ferdi.fr/publications/la-nouvelle-strategie-energetique-de-la-chine-en-afrique-enjeux-et-defis" target="_blank" rel="noreferrer noopener">changement de stratégie</a>&nbsp;énergétique et de mobilisation des instruments de financement de la Chine dans les différents secteurs énergétiques.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://static.lpnt.fr/images/2022/04/01/23021477lpw-23021516-embed-libre-jpg_8667612.jpg" alt=""/><figcaption>Graphique 3&nbsp;: évolution des financements chinois dans l’énergie en Afrique sur 2010-2020.&nbsp;Calcul des auteurs à partir des bases de données CGEF de Boston University et CAL de l’institut Johns-Hopkins.© Author provided</figcaption></figure>



<h4>La fin du financement de projets d&rsquo;envergure peu rentables ou polluants</h4>



<p>Récemment, la stratégie de projection chinoise a évolué et l&rsquo;on distingue deux mutations qui sont déjà enclenchées en Afrique. Tout d&rsquo;abord, une inflexion vers une politique de gestion des risques plus restrictive. Ensuite, la conscience croissante de&nbsp;<a href="https://ideas4development.org/chine-transition-ecologique/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l&rsquo;importance de promouvoir le développement vert</a>&nbsp;et de relever les défis de la protection de l&rsquo;environnement et du changement climatique.</p>



<p>En Afrique, cela se matérialise par un ralentissement des financements publics et l&rsquo;abandon des projets d&rsquo;envergure polluants aux profils de risques trop marqués. Ces décisions ont naturellement des implications majeures sur les contours de la coopération énergétique avec le continent.</p>



<p>La Chine a annoncé en septembre 2021&nbsp;souhaiter se&nbsp;<a href="https://information.tv5monde.com/info/la-chine-relance-sa-production-de-charbon-malgre-ses-engagements-sur-le-climat-420186" target="_blank" rel="noreferrer noopener">désengager du charbon</a>. Le minerai est devenu moins rentable, indésirable politiquement, et l&rsquo;Afrique n&rsquo;est qu&rsquo;un fournisseur secondaire.</p>



<p>Il reste cependant à définir les modalités de ce retrait. Les succès mitigés dans le secteur pétrolier sur la décennie écoulée (chute des cours) ont fait subir quelques déconvenues aux entreprises pétrolières nationales sur le continent. Ainsi, l&rsquo;approvisionnement de la Chine en pétrole africain décroît (de 30&nbsp;% des importations totales en&nbsp;2008&nbsp;à 18&nbsp;% en 2018) – une tendance qui devrait se poursuivre avec la raréfaction des projets sur les années à venir.</p>



<p>En revanche, les enjeux stratégiques autour du gaz augmentent, dans un contexte où vingt pays occidentaux se sont engagés&nbsp;<a href="https://www.carenews.com/carenews-info/news/cop26-entre-promesses-et-engagements-que-faut-il-retenir" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dans le cadre de la COP26</a>&nbsp;à ne plus financer de projets dans le domaine des énergies fossiles. La déclaration du FOCAC de Dakar soutenant des investissements et financements verts pour des projets gaziers l&rsquo;illustre parfaitement.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://static.lpnt.fr/images/2022/04/01/23021477lpw-23021518-embed-libre-jpg_8667613.jpg" alt=""/><figcaption>Le président du Sénégal Macky Sall lors du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC) à Dakar, le 29&nbsp;novembre 2021.&nbsp;© Seyllou/AFP</figcaption></figure>



<p>La Chine pourrait combler le vide créé. Car l&rsquo;Afrique dispose des plus importants gisements de gaz découverts sur la décennie, une donnée à mettre en parallèle avec les chiffres de la consommation chinoise de gaz, en augmentation constante.</p>



<h4>Mutations dans le secteur des énergies renouvelables</h4>



<p>La dernière décennie a vu le financement de grands projets hydrauliques risqués, généralement d&rsquo;une capacité de plus de 50&nbsp;MW. Le verdissement de la BRI pourrait amener à réduire leur dimensionnement. En effet, ces grands projets mettent du temps à se mettre en place, et l&rsquo;appréhension de plus en plus forte des conséquences environnementales et sociales leur fait perdre de leur attrait.</p>



<p>Cependant, l&rsquo;hydraulique d&rsquo;envergure continuera d&rsquo;être au cœur de la présence chinoise en Afrique. En attestent les prévisions de l&rsquo;Agence internationale de l&rsquo;énergie (IEA) qui anticipe que 70&nbsp;% des capacités hydrauliques additionnelles sur la période 2021-2030 en Afrique devraient être le fait d&rsquo;opérateurs chinois. L&rsquo;enjeu dans ce secteur est donc de garantir des études environnementales et sociales préliminaires solides, et des mécanismes de transparence crédibles pour réduire le profil de risque de ces projets.</p>



<p>Les rares projets d&rsquo;énergies renouvelables chinois sont portés par le secteur privé. La taille réduite des projets coïncide parfois avec celle des entreprises, tandis que leurs coûts de transaction sont rédhibitoires pour les larges entreprises d&rsquo;État chinoises, qui privilégient les projets d&rsquo;envergure hydrauliques.</p>



<p>Cependant, un rapprochement de terrain entre entreprises privées et entreprises d&rsquo;État peut parfois être observé, et la multiplication des initiatives de verdissement de la BRI, l&rsquo;application plus drastique des normes environnementales et sociales devrait aider les entreprises publiques et privées chinoises à mieux se projeter dans les secteurs des énergies renouvelables non hydrauliques.</p>



<h4>Impliquer davantage les banques commerciales et les entreprises privées chinoises</h4>



<p>Deux banques de politique stratégique dominent le secteur du financement, et six entreprises d&rsquo;État, celui de l&rsquo;investissement. Sur les 43,4&nbsp;Mds USD de financements énergétiques chinois recensés sur la décennie 2010-2020 en Afrique, la China Eximbank et la China Development Bank pèsent respectivement 60&nbsp;% et 37&nbsp;%. Les banques commerciales seules ont une part marginale (3&nbsp;%, avec 3,3&nbsp;Mds USD).</p>



<p>Les entreprises d&rsquo;État sont les autres acteurs économiques chinois majeurs, à la fois bénéficiaires des financements des banques comme contractants, mais aussi présentes dans l&rsquo;investissement sur des projets d&rsquo;envergure (30Mds USD depuis 2010). Le gouvernement table aussi sur la participation des entreprises privées comme investisseurs ou contractants, principalement pour les projets éoliens et solaires, mais les projets restent confidentiels jusqu&rsquo;à présent (2Mds USD depuis 2010).</p>



<p>La plupart de ces prêts souverains suivent le modèle dit projet clé en main. Le contractant s&rsquo;occupe de l&rsquo;ensemble de l&rsquo;ingénierie, du design jusqu&rsquo;à l&rsquo;installation, en passant par le choix des matériaux. Il s&rsquo;adresse ensuite aux banques chinoises pour le financement, mais cela n&rsquo;implique pas une présence de l&rsquo;entreprise sur la phase d&rsquo;opération.</p>



<p>Or ce modèle est en perte de vitesse pour deux raisons. Tout d&rsquo;abord, parce que cette situation est vecteur d&rsquo;aléas moraux, puisque les entreprises ont intérêt à «&nbsp;survendre&nbsp;» l&rsquo;intérêt des projets, exploitant le&nbsp;<a href="https://static1.squarespace.com/static/5652847de4b033f56d2bdc29/t/6099cc5d267fb10016b82045/1620692064252/WP+47+-+ZHANG%2C+Hong+-+Chinese+Intl+Contractors%27+Market+Power+Africa.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">manque de visibilité des banques</a>. Ensuite, parce que ce système de prêts accordant peu d&rsquo;importance à la viabilité des projets comprend généralement une clause contraignant les développeurs à souscrire une assurance coûteuse. Ces dernières sont taillées à larges montants de financement pour les énergies fossiles, car les primes d&rsquo;assurance n&rsquo;évoluent pas graduellement, mais pas pour les énergies renouvelables.</p>



<p>Ce qui est en jeu, c&rsquo;est l&rsquo;entrée dans un&nbsp;<a href="https://www2.deloitte.com/cn/en/pages/about-deloitte/articles/deloitte-perspective-v5-chapter2.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«&nbsp;nouvel âge de l&rsquo;internationalisation&nbsp;»</a>&nbsp;des entreprises d&rsquo;État et des entreprises privées chinoises. Du statut de constructeurs, elles devraient évoluer vers celui de développeurs-investisseurs avec des capacités d&rsquo;évaluations du risque et des impacts environnementaux et sociaux accrues, pour ne plus dépendre de garanties très coûteuses.</p>



<p>La faible incitation du modèle existant à la création de capacités d&rsquo;analyse&nbsp;et les préférences pour les accords de gouvernement à gouvernement&nbsp;ont limité leur capacité d&rsquo;évaluation des risques, et donc de compétitivité sur ces projets. Pour monter en compétence, les acteurs chinois doivent s&rsquo;ouvrir davantage à des cofinancements extérieurs ou à des sources de financement multiples.</p>



<h4>Le verdissement de la BRI comme tremplin</h4>



<p>Avec la multiplication des&nbsp;<a href="https://www.afd.fr/fr/actualites/chine-les-nouvelles-routes-de-la-soie-sur-le-chemin-du-developpement-durable-0" target="_blank" rel="noreferrer noopener">initiatives de verdissement de la BRI</a>, les publications incitant au respect de normes environnementales et sociales plus strictes ont&nbsp;<a href="https://chinadialogue.net/en/business/rhetoric-meet-reality-how-to-green-the-belt-and-road-initiative/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">essaimé</a>. Afin d&rsquo;attirer des investisseurs et de développer les cofinancements, ces mesures doivent maintenant être opérationnalisées.</p>



<p>Le verdissement de la BRI, mais surtout du mix énergétique et de la politique industrielle de la Chine, redéfinit la diplomatie des ressources menée par Pékin et devrait soutenir sa transition vers un modèle moins carboné. Ce tournant vers des&nbsp;<a href="https://www.cairn.info/revue-internationale-et-strategique-2019-3-page-127.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«&nbsp;nouvelles routes de la soie&nbsp;» plus durables</a>, qui suppose des évolutions importantes, pourrait ouvrir la voie à un dialogue et à une coopération renforcée entre les acteurs financiers chinois et leurs homologues dans le secteur de l&rsquo;énergie.</p>



<p>Matthys Lambert et Achille Macé sont coauteurs de cet article.</p>



<p>* Julien Gourdon est économiste, <a rel="noreferrer noopener" href="https://theconversation.com/institutions/agence-francaise-de-developpement-afd-2711" target="_blank">Agence française de développement (AFD)</a>.</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Au Kenya, le chef de la diplomatie chinoise se défend de vouloir « piéger » l’Afrique dans la dette</title>
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				<pubDate>Fri, 07 Jan 2022 11:51:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[Diplomatie]]></category>
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				<description><![CDATA[Jeudi 6 janvier, le ministre chinois des affaires étrangères, Wang Yi, en tournée sur le continent, a balayé les reproches adressés à son pays concernant les crédits contractés par les pays africains. Pékin, a-t-il laissé entendre, ne « piège » pas ses partenaires dans la dette. « Il s’agit d’un discours qui a été créé par ceux qui ne veulent pas voir...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Jeudi 6 janvier, le ministre chinois des affaires étrangères, Wang Yi, en tournée sur le continent, a balayé les reproches adressés à son pays concernant les crédits contractés par les pays africains. Pékin, a-t-il laissé entendre, ne </strong><em><strong>« piège »</strong></em><strong> pas ses partenaires dans la dette. </strong><em><strong>« Il s’agit d’un discours qui a été créé par ceux qui ne veulent pas voir le développement de l’Afrique »</strong></em><strong>, a-t-il déclaré à des journalistes à Mombasa, au </strong><a href="https://www.lemonde.fr/kenya/"><strong>Kenya</strong></a><strong>, où la Chine finance la construction d’un nouveau terminal au sein du plus grand port d’Afrique de l’Est : </strong><em><strong>« S’il y a un piège, c’est celui de la pauvreté et du sous-développement. »</strong></em></p>



<p>La visite de M. Wang suit de peu celle qu’a effectuée en novembre le secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken – un voyage en partie destiné à contrer l’influence grandissante de la Chine en Afrique. A Washington, le porte-parole de la diplomatie américaine, Ned Price, a d’ailleurs tenu à vanter les <em>« partenariats »</em> offerts par les Américains aux pays africains <em>« sur la base des opportunités mutuelles, du respect mutuel »</em>, contrastant selon lui avec les projets chinois. <em>« Nous ne demandons pas à nos partenaires de choisir entre les Etats-Unis et d’autres pays, notamment la République populaire de Chine. Nous ne voulons pas leur imposer de choisir, mais nous voulons leur donner des choix »</em>, a-t-il dit à des journalistes.</p>



<p>Pékin est le premier partenaire commercial du continent africain, avec des échanges directs de plus de 200&nbsp;milliards de dollars en&nbsp;2019 (plus de 180&nbsp;milliards d’euros), selon les chiffres officiels chinois. Mais la Chine est souvent accusée d’utiliser son statut de créancier pour arracher des concessions diplomatiques et commerciales, suscitant l’inquiétude quant à la capacité de nombreux Etats africains à assumer les dettes contractées.</p>



<h2>Une ligne ferroviaire de 5&nbsp;milliards de dollars</h2>



<p>La Chine est ainsi devenue le second créancier du Kenya après la Banque mondiale et a financé de coûteux projets d’infrastructures dans un pays où les niveaux de dette ont explosé ces dernières années. Interrogé par l’AFP, l’analyste économique et géopolitique Alikhan Satchu a pointé que le Kenya faisait face à des niveaux d’intérêts élevés pour financer des investissements qui ne&nbsp;<em>«&nbsp;génèrent pas de retour sur investissement dans un avenir proche&nbsp;»</em>.</p>



<p>A Mombasa, la construction du nouveau terminal représente un investissement de 353 millions de dollars. Pékin a également financé l’infrastructure la plus chère depuis l’indépendance du Kenya : une ligne ferroviaire ayant coûté 5 milliards de dollars. Lors d’une visite au Kenya en janvier 2020, M. Wang avait décrit cette ligne comme un <em>« étalon »</em> des « nouvelles routes de la soie », une initiative chinoise qui finance des projets d’infrastructures.</p>



<p>Le ministre chinois s’est entretenu jeudi avec le président Kenyatta, après avoir rencontré plusieurs ministres kényans et signé des accords dans les domaines du commerce, de la santé, de la sécurité ou encore des transferts de technologies vertes.&nbsp;<em>«&nbsp;La visite est un témoignage de l’approfondissement des relations entre les deux pays&nbsp;»</em>, a déclaré, à l’issue de la rencontre, la ministre kényane des affaires étrangères, Raychelle Omamo.</p>



<h2>Un envoyé spécial pour la Corne de l’Afrique</h2>



<p>Jeudi, M. Wang a également annoncé la nomination d’un envoyé spécial chinois pour la Corne de l’Afrique, marquant la volonté de son pays de s’impliquer diplomatiquement dans cette région en proie à divers conflits. <em>« Nous allons continuer de jouer un rôle encore plus grand pour la paix et la stabilité de la région »</em>, a-t-il déclaré en mandarin, traduit par un interprète. Son annonce coïncide avec la visite en <a href="https://www.lemonde.fr/ethiopie/">Ethiopie</a> de l’émissaire américain sortant pour la Corne de l’Afrique, Jeffrey Feltman, qui a rencontré jeudi à Addis-Abeba le premier ministre Abyi Ahmed, dont le pays est secoué depuis plus d’un an par une guerre opposant l’armée fédérale aux rebelles du Tigré (nord).</p>



<p>Mercredi, en <a href="https://www.lemonde.fr/erythree/">Erythrée</a>, M. Wang a exprimé l’opposition de la Chine aux sanctions américaines contre ce pays extrêmement fermé et aux interférences <em>« dans les affaires internes d’autres pays sous le prétexte de la démocratie et des droits humains »</em>. Washington a imposé l’année dernière des sanctions contre Asmara en raison de l’implication de son armée dans le conflit au Tigré, marqué par des massacres de civils et des viols de masse. Après le Kenya, M. Wang s’est rendu dans l’archipel des <a href="https://www.lemonde.fr/comores/">Comores</a>.</p>



<p><strong>Source : Le Monde Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>La Chine prévoit un émissaire pour la paix dans la Corne de l&#8217;Afrique déchirée par le conflit</title>
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				<pubDate>Thu, 06 Jan 2022 19:33:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[La Chine a annoncé jeudi qu&#8217;elle nommerait un envoyé spécial pour favoriser la paix dans la turbulente Corne de l&#8217;Afrique et qu&#8217;elle souhaitait se concentrer sur le continent pour faire du commerce sur les infrastructures. Le ministre des Affaires étrangères Wang Yi a fait ces commentaires au Kenya, qui participe activement aux efforts diplomatiques visant...]]></description>
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<p><strong>La Chine a annoncé jeudi qu&rsquo;elle nommerait un envoyé spécial pour favoriser la paix dans la turbulente Corne de l&rsquo;Afrique et qu&rsquo;elle souhaitait se concentrer sur le continent pour faire du commerce sur les infrastructures.</strong></p>



<p>Le ministre des Affaires étrangères Wang Yi a fait ces commentaires au Kenya, qui participe activement aux efforts diplomatiques visant à mettre fin à la guerre en Éthiopie depuis fin 2020 entre le Front populaire de libération du Tigré (TPLF) et le gouvernement fédéral du Premier ministre Abiy Ahmed.</p>



<p>Il s&rsquo;est également rendu en Érythrée, qui borde la région nord du Tigré et a été un allié d&rsquo;Abiy dans un conflit qui a tué des milliers de personnes, déraciné des centaines de milliers et semé la faim. </p>



<p>« Pour partager le consensus politique et coordonner les actions, la Chine nommera un envoyé spécial du ministère chinois des Affaires étrangères pour la Corne de l&rsquo;Afrique », a déclaré Wang lors d&rsquo;une conférence de presse dans la ville portuaire de Mombasa, via un interprète.</p>



<p>Les pays de la Corne de l&rsquo;Afrique devraient décider de leur propre destin et convoquer une conférence de paix, a ajouté M. Wang.&nbsp;L&rsquo;autre guerre majeure de la région se déroule en Somalie, où les militants islamistes al Shabaab se battent contre un gouvernement soutenu par l&rsquo;Occident.</p>



<p>La Chine s&rsquo;est traditionnellement davantage concentrée sur le développement économique et le commerce en Afrique que sur la politique et la diplomatie, et Wang n&rsquo;a donné aucun autre détail sur le rôle de l&rsquo;envoyé.</p>



<p>Pékin veut aider à développer le littoral érythréen de la mer Rouge, a-t-il ajouté, sans s&rsquo;étendre non plus là-dessus.</p>



<p>Eric Olander, rédacteur en chef du site Web et du podcast The China Africa Project, a estimé que la visite en Érythrée était stratégique dans la rivalité de la Chine avec les États-Unis, qui a sanctionné l&rsquo;Érythrée pour son rôle au Tigré. </p>



<p>« Cela fait partie d&rsquo;un grand effort pour rallier les pays contre l&rsquo;utilisation de sanctions », a-t-il déclaré.&nbsp;« Je pense qu&rsquo;ils (la Chine) sentent qu&rsquo;ils gagnent du terrain contre les États-Unis »</p>



<p>L&rsquo;envoyé spécial américain pour la Corne de l&rsquo;Afrique, Jeffrey Feltman, devait se rendre jeudi à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://cloudfront-us-east-2.images.arcpublishing.com/reuters/MLTTMYJHJBLQVBAPUUTZ3SZ6NU.jpg" alt="Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi et son homologue kenyan Raychelle Omamo se cognent les coudes lors d'une conférence de presse dans la ville côtière de Mombasa, au Kenya, le 6 janvier 2022. REUTERS/Joseph Okanga"/><figcaption> Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi et son homologue kenyan Raychelle Omamo se cognent les coudes lors d&rsquo;une conférence de presse dans la ville côtière de Mombasa, au Kenya, le 6 janvier 2022. REUTERS/Joseph OkangaLire la suite </figcaption></figure>



<p>Feltman quittera son poste ce mois-ci après plus de neuf mois en poste, et David Satterfield, l&rsquo;ambassadeur américain sortant en Turquie, prendra ses fonctions, a rapporté mercredi Reuters. </p>



<p><strong>AVOCAT ET VACCINS</strong></p>



<p>Les autorités chinoises ont signé six accords avec leurs homologues kenyans, dont un autorisant les agriculteurs kenyans à exporter des avocats frais vers la Chine. Cela permettra au Kenya de réduire son déséquilibre commercial considérable avec la Chine, a déclaré Rachel Omamo, ministre des Affaires étrangères du Kenya.</p>



<p>Le Kenya recevra un don de 10 millions de doses de vaccin COVID-19 de la Chine, ont indiqué les deux parties, faisant partie d&rsquo;&nbsp;<a href="https://www.reuters.com/world/africa/chinas-xi-pledges-10-bln-credit-line-african-financial-institutions-2021-11-29" target="_blank" rel="noreferrer noopener">un milliard de doses supplémentaires</a>&nbsp;promises à l&rsquo;Afrique par la Chine à la fin de l&rsquo;année dernière.</p>



<p>La Chine est passée de l&rsquo;offre de prêts d&rsquo;infrastructure aux pays africains à l&rsquo;augmentation du commerce. « Il ne s&rsquo;agit jamais de ce que la Chine veut faire, mais de ce que l&rsquo;Afrique veut faire », a-t-il déclaré.</p>



<p>Les besoins du continent augmentaient avec la construction de routes et de voies ferrées, a déclaré Wang, citant le besoin de vaccins et d&rsquo;opportunités d&rsquo;exportation.</p>



<p>Les analystes ont également attribué le&nbsp;<a href="https://www.reuters.com/markets/europe/african-nations-mend-make-do-china-tightens-belt-road-2021-11-22" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ralentissement des prêts d&rsquo;infrastructure chinois en Afrique</a>&nbsp;aux problèmes économiques de la Chine et à un effondrement des prix des matières premières qui a compliqué le service de la dette africaine.</p>



<p>Les intérêts de la Chine dans la Corne incluent sa base navale à Djibouti, surplombant une route maritime mondiale clé.&nbsp;Pékin a accordé d&rsquo;importants prêts à l&rsquo;Éthiopie enclavée, qui dépend du port de Djibouti pour le commerce.</p>



<p>La région est également menacée par l&rsquo;instabilité au Soudan du Sud, où la Chine a d&rsquo;importants investissements pétroliers, et par les retombées de la Somalie qui ont entraîné des attaques meurtrières au Kenya voisin.</p>



<p>Après le Kenya, Wang devait se rendre aux Comores, un archipel de l&rsquo;océan Indien. « Ils (la Chine) voient l&rsquo;océan Indien comme un espace contesté, c&rsquo;est donc une priorité », a déclaré Olander. « Wang se rendre simplement dans un petit pays comme les Comores est symbolique en soi. »</p>



<p><strong>Source: Reuters Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Les nations africaines se réparent et se débrouillent alors que la Chine resserre « la Ceinture et la Route »</title>
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				<pubDate>Mon, 22 Nov 2021 17:24:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[cooperation]]></category>

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				<description><![CDATA[Il s&#8217;agit d&#8217;une phase nettement moins technologique pour la campagne chinoise « la Ceinture et la Route » en Afrique pour créer les autoroutes commerciales du futur. Il ne reste plus assez d&#8217;argent pour achever la nouvelle liaison ferroviaire ultra-rapide de 1 000 km entre le port de Mombasa et l&#8217;Ouganda.&#160;Il se termine abruptement dans la campagne,...]]></description>
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<p>Il s&rsquo;agit d&rsquo;une phase nettement moins technologique pour la campagne chinoise « la Ceinture et la Route » en Afrique pour créer les autoroutes commerciales du futur.</p>



<p>Il ne reste plus assez d&rsquo;argent pour achever la nouvelle liaison ferroviaire ultra-rapide de 1 000 km entre le port de Mombasa et l&rsquo;Ouganda.&nbsp;Il se termine abruptement dans la campagne, à 468 km de la frontière, et maintenant le Kenya a recours à la finition de l&rsquo;itinéraire en réaménageant les pistes coloniales britanniques du XIXe siècle qui passaient autrefois par là.</p>



<p>La Chine a prêté aux pays africains des centaines de milliards de dollars dans le cadre de l&rsquo;initiative « la Ceinture et la Route » (BRI) du président Xi Jinping, qui prévoyait que les institutions chinoises financent la majeure partie des infrastructures dans principalement les pays en développement.&nbsp;Pourtant, le crédit s&rsquo;est tari ces dernières années.</p>



<p>En plus des dommages causés à la fois à la Chine et à ses créanciers par COVID-19, les analystes et les universitaires attribuent le ralentissement à des facteurs tels qu&rsquo;un appétit décroissant de Pékin pour les gros investissements étrangers, un krach des prix des matières premières qui a compliqué le service de la dette africaine, ainsi que certains la réticence des emprunteurs à conclure des accords de prêt adossés à leurs ressources naturelles.</p>



<p>« Nous ne sommes plus dans la période de go-go », a déclaré Adam Tooze, historien de l&rsquo;Université de Columbia, à propos des projets d&rsquo;investissement de la Chine à l&rsquo;étranger.&nbsp;« Il y a définitivement un rééquilibrage du côté chinois », a déclaré Tooze, dont le nouveau livre Shutdown examine comment COVID-19 a affecté l&rsquo;économie mondiale, ajoutant que l&rsquo;excédent du compte courant de Pékin était « en quelque sorte en baisse ».</p>



<p>Les investissements chinois dans les 138 pays ciblés par la BRI ont chuté de 54% par rapport à 2019 à 47 milliards de dollars l&rsquo;année dernière, le montant le plus bas depuis le dévoilement de la BRI en 2013, selon Green BRI, un groupe de réflexion basé en Chine qui se concentre sur l&rsquo;analyse de l&rsquo;initiative.</p>



<p>En Afrique, qui abrite 40 de ces pays de la BRI, le financement bancaire chinois pour les projets d&rsquo;infrastructure est passé de 11 milliards de dollars en 2017 à 3,3 milliards de dollars en 2020, selon un rapport du cabinet d&rsquo;avocats international Baker McKenzie.</p>



<p>C&rsquo;est un coup dur pour les gouvernements qui prévoyaient d&rsquo;obtenir des prêts chinois pour construire des autoroutes et des voies ferrées reliant les pays enclavés aux ports maritimes et aux routes commerciales vers l&rsquo;Asie et l&rsquo;Europe.&nbsp;Le continent est confronté à un déficit annuel d&rsquo;investissement dans les infrastructures estimé à environ 100 milliards de dollars, selon la Banque africaine de développement.</p>



<p>« La pandémie a en fait aggravé les choses. Ces chiffres vont augmenter », a déclaré Akinwumi Adesina, président de la banque, citant le besoin d&rsquo;infrastructures supplémentaires pour soutenir les services de santé.</p>



<p>Des hold-up ont touché d&rsquo;autres projets BRI à travers le continent, comme un projet ferroviaire nigérian de 3 milliards de dollars et une autoroute de 450 millions de dollars au Cameroun.</p>



<p>Le ministère chinois des Affaires étrangères n&rsquo;a pas répondu à une demande de commentaires.</p>



<p>Les responsables de Pékin ont déclaré que les deux parties entretiennent des relations mutuellement bénéfiques et coopératives et que les prêts sont accordés de manière ouverte et transparente.</p>



<p>« Lorsque nous accordons des prêts sans intérêt et des prêts concessionnels, nous tenons pleinement compte de la situation de la dette et de la capacité de remboursement des pays bénéficiaires en Afrique, et travaillons conformément à la loi », a déclaré à la presse Zhou Liujun, vice-président de l&rsquo;Agence chinoise de coopération pour le développement international. fin octobre.</p>



<p>Un autre responsable chinois, qui a refusé d&rsquo;être nommé car il n&rsquo;est pas autorisé à parler aux médias, a déclaré que Pékin avait toujours eu l&rsquo;intention de mettre en œuvre progressivement la BRI pour gérer les risques de défaut de la dette par les pays ou les projets.</p>



<p><strong>« LE CHEMIN DE FER SERA CONSTRUIT »</strong></p>



<p>Des responsables kényans ont déclaré que son itinéraire ferroviaire était des projets à long terme qui seraient menés à bien dans le temps, sans donner de calendrier précis.&nbsp;Le COVID-19 a présenté au monde des défis imprévus et sans précédent, ont-ils ajouté.</p>



<p>« En fin de compte, ce chemin de fer à écartement standard sera toujours achevé car il fait partie de ce que nous appelons l&rsquo;initiative « la Ceinture et la Route », a déclaré James Macharia, ministre des Transports du Kenya.</p>



<p>Le gouvernement a déjà dépensé environ 5 milliards de dollars pour sa nouvelle liaison ferroviaire et ne peut actuellement pas se permettre les 3,7 milliards de dollars supplémentaires nécessaires pour la terminer.&nbsp;La dernière station raccordée n&rsquo;est accessible que par des chemins de terre.</p>



<p>Par conséquent, les ingénieurs de la vallée du Rift ne construisent plus de nouvelles infrastructures, mais renforcent plutôt les viaducs et les ponts de l&rsquo;ère coloniale dans une opération qui, selon le gouvernement, coûtera environ 10 milliards de shillings (91 millions de dollars).</p>



<p>Il y a des effets d&rsquo;entraînement et, au-delà de la frontière ougandaise, la construction d&rsquo;une ligne de chemin de fer moderne a été retardée car elle est censée être reliée à celle du Kenya.</p>



<p>Cela a été l&rsquo;un des facteurs du blocage d&rsquo;un prêt de 2,2 milliards de dollars de la Banque d&rsquo;exportation et d&rsquo;importation de Chine (Exim Bank), a déclaré à Reuters David Mugabe, porte-parole du projet ougandais de chemin de fer Standard Gauge.</p>



<p>Au Nigeria, le gouvernement s&rsquo;est tourné&nbsp;cette année&nbsp;<a href="https://www.reuters.com/article/nigeria-railway-funding-idUKL5N2OE43A" target="_blank" rel="noreferrer noopener">vers la</a>&nbsp;Standard Chartered Bank&nbsp;<a href="https://www.reuters.com/companies/STAN.L" target="_blank" rel="noreferrer noopener">(STAN.L), dont le</a>&nbsp;siège est à Londres,&nbsp;<a href="https://www.reuters.com/article/nigeria-railway-funding-idUKL5N2OE43A" target="_blank" rel="noreferrer noopener">pour financer le projet ferroviaire de 3 milliards de dollars</a>&nbsp;initialement prévu pour recevoir le soutien de la Chine.&nbsp;Standard Chartered a refusé de commenter l&rsquo;accord, citant des accords de confidentialité.</p>



<p>Au Cameroun, l&rsquo;autoroute de 450 millions de dollars reliant la capitale Yaoundé et le pôle économique de Douala, dont le financement a été obtenu auprès de la banque chinoise Exim Bank en 2012, a stagné en 2019, la banque ayant cessé de décaisser de nouvelles tranches du prêt.</p>



<p>Exim Bank n&rsquo;a pas répondu à une demande de commentaires sur ses prêts à l&rsquo;Ouganda et au Cameroun.</p>



<p><strong>LA MALAISIE EN BOLIVIE</strong></p>



<p>Zhou Yuyuan, chercheur principal au Centre d&rsquo;études ouest-asiatiques et africaines des Instituts d&rsquo;études internationales de Shanghai, a déclaré que la crise du COVID-19 avait mis à rude épreuve les établissements de crédit chinois et les finances africaines.</p>



<p>À l&rsquo;avenir, a-t-il ajouté, Pékin encouragera probablement davantage d&rsquo;investissements d&rsquo;entreprises chinoises sur le continent, pour remplir le rôle de financement soutenu par l&rsquo;État.&nbsp;« Une fois la pandémie terminée, l&rsquo;économie africaine devrait se redresser », a-t-il déclaré.&nbsp;« Cela pourrait stimuler l&rsquo;investissement des entreprises chinoises. »</p>



<p>La pandémie a ajouté aux obstacles auxquels se heurte le « projet du siècle » autoproclamé du président Xi.&nbsp;Après avoir culminé à 125,25 milliards de dollars en 2015, les investissements chinois dans les pays de la BRI ont chuté chaque année, à l&rsquo;exception de 2018, où ils ont légèrement augmenté de 6,7%, selon les données de la Green BRI.</p>



<p>En 2018, le&nbsp;<a href="https://www.reuters.com/article/us-pakistan-silkroad-railway-insight-idUSKCN1MA028" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Pakistan a</a>&nbsp;rechigné face au coût et aux conditions de financement de la construction d&rsquo;un chemin de fer.&nbsp;L&rsquo;année précédente, il y avait des signes de problèmes croissants pour la BRI, après que la poussée de la Chine au&nbsp;<a href="https://www.reuters.com/article/us-sri-lanka-china-insight-idUSKBN15G5UT" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sri Lanka ait</a>&nbsp;déclenché des protestations.</p>



<p>AidData, un laboratoire de recherche du College of William and Mary aux États-Unis, a déclaré dans une&nbsp;<a href="https://www.reuters.com/world/china/chinas-belt-road-plans-losing-momentum-opposition-debt-mount-study-2021-09-29" target="_blank" rel="noreferrer noopener">étude</a>&nbsp;fin septembre que 11,58 milliards de dollars de projets en Malaisie avaient été annulés sur 2013-2021, avec près de 1,5 milliard de dollars annulés au Kazakhstan et plus. plus d&rsquo;un milliard de dollars en Bolivie.</p>



<p>« Un nombre croissant de décideurs politiques dans les pays à revenu faible et intermédiaire mettent en veilleuse des projets BRI de grande envergure en raison de problèmes de surtarification, de corruption et de viabilité de la dette », a déclaré Brad Parks, l&rsquo;un des auteurs de l&rsquo;étude.</p>



<p>Le ministère chinois des Affaires étrangères a déclaré en réponse au rapport AidData que « toutes les dettes ne sont pas insoutenables », ajoutant que depuis son lancement, la BRI avait « systématiquement défendu les principes de consultation partagée, de contributions partagées et de bénéfices partagés ».</p>



<p><strong>« LES RESSOURCES SONT FINIES »</strong></p>



<p>Un problème clé est la viabilité de la dette.</p>



<p>Le producteur de cuivre, la Zambie, est devenu l&rsquo;année dernière le premier défaut souverain de l&rsquo;Afrique à l&rsquo;ère de la pandémie après avoir échoué à faire face aux paiements de plus de 12 milliards de dollars de dette internationale, par exemple. Une étude récente a suggéré que plus de la moitié de ce fardeau est dû aux prêteurs publics et privés chinois.</p>



<p>Fin 2018, Pékin a accepté de restructurer des milliards de dollars de dette due par l&rsquo;Éthiopie.</p>



<p>Certains gouvernements africains sont également de plus en plus réticents à contracter des prêts adossés à des matières premières telles que le pétrole et les métaux.</p>



<p>« Nous ne pouvons pas hypothéquer notre pétrole », a déclaré à Reuters le ministre ougandais des Travaux et des Transports, Katumba Wamala, confirmant que le pays avait refusé de promettre du pétrole inexploité dans les champs de l&rsquo;ouest pour garantir le prêt ferroviaire.</p>



<p>La crise financière signifie que les gouvernements africains doivent prendre des décisions d&rsquo;investissement plus stratégiques en termes de viabilité de la dette, a déclaré Yvette Babb, gestionnaire de portefeuille de titres à revenu fixe basée aux Pays-Bas chez William Blair.</p>



<p><strong>Source: Reuters Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>CHINE/COVID-19 : La diplomatie du masque</title>
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				<pubDate>Wed, 15 Apr 2020 05:40:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/IMG-20200414-WA0089.jpg" alt="" class="wp-image-16276" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/IMG-20200414-WA0089.jpg 960w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/IMG-20200414-WA0089-300x200.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/IMG-20200414-WA0089-768x511.jpg 768w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/IMG-20200414-WA0089-600x398.jpg 600w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /></figure>



<p><strong>Pékin reçoit des chaînes de demande du monde entier, notamment de la France, de toute l’Europe mais aussi des Etats-Unis. En Afrique, c’est Jack Ma qui est le bras humanitaire de l’Empire du Milieu. Désormais, face aux besoins cruciaux de masques qui se multiplient dans le monde, la Chine déroule, subtilement, sa diplomatie de masques et face à une pandémie qui menace l’humanité, le pays de Mao Tsetung n’aura jamais été, avec sublime courtoisie diplomatique, autant sollicité. Retour en scène d’une puissance qui tient en l’Occident.</strong></p>



<p>5 avril. De l’aéroport de Carthage, décolle un avion Tunisair en direction de la Chine. Mais le Boeing ne fera pas plus d’une heure de vol en tout. Après trente minutes, l’appareil entame un retour, vers son aéroport de départ. Raison&nbsp;? La compagnie nationale vient d’être informée de ce que la cargaison qu’elle allait chercher avait disparu du tarmac de l’aéroport de Shanghai. En effet, 37 tonnes de produits para médicaux devraient être ramenés en Tunisie, par cet avion, parti vide. Quelques heures plus tard, des rumeurs dans la presse locale font état de ce que la cargaison aurait été rachetée, à prix d’or, par les Etats-Unis. Une anecdote qui vient corroborer une autre, quelques jours plus tôt, d’une livraison initialement destinée à une région française avant d’être rachetée, au pieds de l’avion et au quadruple de son prix de base, par Washington. Trump démentira cette information confirmée pourtant par les autorités françaises. Comme si, gants, masques et autres produits de protection contre le Covid-19 font objet de tristes concurrence entre les puissances du monde et Pékin, remettant la Chine au cœur de la diplomatie du monde, derrière des maques dont certains ne répondraient même pas aux normes conventionnelles. Mais une chose est certaine, la diplomatie des masques donne un nouveau souffle à la diplomatie Chinoise et à l’image de Xi Jinping, qui en tire le maximum de profit.</p>



<p><strong>Ali Baba au secours de l’Afrique</strong></p>



<p>L’Afrique, pour une fois, est mise à l’écart de cette concurrence entre grandes nations. Et pour cause, il s’agit aussi d’un jeu de grosses sommes que le continent n’est pas prêt à débourser, pour protéger une population dont, parfois, les dictateurs au pouvoir ne se préoccupent guère. Mais heureusement, depuis le début de l’épidémie en Afrique, un mystérieux philanthrope, aux sulfureuses ramifications tropicales vole au secours de l’Afrique. L’opération part de Addis-Abéba, capitale politique de tout un continent et siège de son organisation d’intégration. L’aéroport principal de l’Ethiopie voit arriver, en cargo d’Ethiopian airlines un peu plus d’un million de tests de dépistage du Covid-19 ainsi que 5,4 millions de masques. Une livraison qui sera répartie sur tout le continent. Le milliardaire chinois a promis&nbsp;<em>“100 000</em>&nbsp;<em>masques, 20 000</em>&nbsp;<em>kits de dépistage et 1 000</em>&nbsp;<em>combinaisons de protection”</em>&nbsp;à chacune des 54&nbsp;nations africaines. Abiy Ahmed remerciera d’ailleurs, sur son compte twitter le patron de Ali Baba. Le Premier ministre éthiopien entretient avec l’homme d’affaire, des relations plutôt très amicales, à l’instar de plusieurs dirigeants du continent dont les présidents du Togo, du Ghana, de la Guinée Conakry ou encore du Sénégal et du Bénin. Bref, en Afrique, Jack Ma est en terrain conquis. Un geste humanitaire dont le milliardaire de 55 ans qui scrute des pistes d’investissement sur le continent saura en tirer profit au moment venu. En attendant, il aurait donné un coup de main à l’une des régions les plus vulnérables face à la pandémie. Sans hôpitaux, dépourvue de respirateurs et ne disposant que d’un seul lit de réanimation (au Mali), à quelques dizaines, l’Afrique peut souffler, derrière les maques de Ma en attendant, alors que le précieux couvre-nez est au cœur de voraces coups de ruse entre les puissances.</p>



<p><strong>Pékin reprend la main par le Covid</strong></p>



<p>Samedi 28 mars. Le ton grave, le Premier ministre français tient, avec des experts et le ministre de la santé, une conférence de presse. Dans la salle, exceptionnellement, un seul journaliste. L’agencier de l’Agence France presse représente toute la presse de l’hexagone pour éviter une contamination entre professionnels des médias. Plusieurs fois, la Chine revient dans la bouche de Philippe. Masques, appareils d’assistance respiratoire, tests, sérologie, tout vient de la Chine. Le gouvernement français a annoncé d’ailleurs un pont humanitaire entre les deux pays. Une commande de 600.000 respirateurs a été faite par la France qui n’est pas certaine de l’avoir. Car, avoir des masques relève désormais d’un parcours de combattant, avec la Chine en star. Tous les pays ont intérêt à avoir désormais de bonnes relations avec Xi Jinping. Aux Etats-unis, malgré la tension entre les deux pays, plusieurs livraisons de tests du Covid-19 sont attendues par la ville de New-York, la plus touchée du pays. Trump qui a su baisser le ton et s’entretient régulièrement au téléphone avec le dirigeant chinois a déjà obtenu plusieurs millions de livraisons. L’Italie, et l’Espagne ont aussi reçu masques, tests et même médecins chinois alors qu’à Roissy, en banlieue parisienne, deux avions humanitaires sont déjà arrivés de Pékin fin mars. La Chine, souvent indexée pour la qualité aléatoire de ses produits est devenue le centre de toutes les attentions. Et tirant tout son avantage de la situation, Pékin enchaine de la com sur les médias d’Etat et ne manque aucune occasion de faire du show diplomatique sur ses exploits dans le monde. En attendant, ses conflits commerciaux avec Washington sont délicatement mis à l’écart. Car, plus ou moins sortie de l’épidémie, la Chine est le seul pays qui peut fournir aujourd’hui, en quantité conséquente, les produits de protections. Et cela, la Maison blanche le sait mieux que quiconque d’autant que les Etats-Unis compte plus de la moitié des malades et s’attend déjà, selon les prévisions de Trump, à perdre jusqu’à «&nbsp;240.000 citoyens&nbsp;» essentiellement des noirs selon plusieurs constats concordants.</p>



<p><strong>La Chine tient le monde à l’œil, derrière ses masques</strong></p>



<p>La Chine est devenue le centre du monde. Sans son aide, l’Italie aurait plus de mal à s’en sortir. Avec les 400.000 personnes diagnostiquées en Europe, près de la moitié se trouve en Italie et tout comme la Chine, le Cuba y a dépêché&nbsp;<em>plusieurs dizaines de médecins et de soignants. Entretenant de bonnes relations avec Xi, Macron espère «&nbsp;disposer rapidement des commandes en Chine</em>&nbsp;» d’autant que sa gestion de la pandémie est très critiquée par les français. L’Allemagne, la Belgique, l’Espagne ou encore la Grande Bretagne, aucun pays développé ne peut se passer des masques chinois. Bien que Madrid ait reçu une livraison dont la moitié est avariée, Pedro Sanchez a préféré faire profil bas, attendant une seconde livraison en compensation. La popularité du Premier ministre socialiste de l’Espagne fait déjà les frais de sa gestion catastrophique du Covid-19. Huawei, le géant chinois de la téléphonie a, comme un ironique pic à Trump, fait don d’une importante cargaison de masques au voisin Canadien et Pékin multiplie des dons dans le monde, pour le confort de sa diplomatie.</p>



<p>Une certitude, à la sortie de cette crise sanitaire mondiale, la Chine sera mieux vue. Elle a annoncé la fin du confinement sur son territoire et promis «&nbsp;aider le monde à s’en sortir&nbsp;». Dans quelques mois, alors que la pandémie serait déjà maitrisée, la dictature communiste sera désormais regardée, de l’Occident, avec égards.</p>



<p><strong>Afrika Stratégies France</strong><br></p>
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		<title>Afrique : quand Jack Ma trace sa route</title>
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				<pubDate>Tue, 14 Apr 2020 21:24:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[Reportage]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/20245748lpw-20245813-article-jpg_7046316_660x281.jpg" alt="" class="wp-image-16271" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/20245748lpw-20245813-article-jpg_7046316_660x281.jpg 660w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/20245748lpw-20245813-article-jpg_7046316_660x281-300x128.jpg 300w" sizes="(max-width: 660px) 100vw, 660px" /></figure>



<h4>Depuis l&rsquo;épidémie du Covid-19, le philanthrope chinois renforce sa présence sur le continent, au point d&rsquo;être parfois assimilé à un ambassadeur.</h4>



<p>«&nbsp;L&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/afrique">Afrique</a>&nbsp;peut avoir une longueur d&rsquo;avance sur le coronavirus. À chacun des&nbsp;54&nbsp;pays africains, nous allons donner 20&nbsp;000 kits de test, 100&nbsp;000 masques et 1&nbsp;000 combinaisons de protection et visières au personnel soignant.&nbsp;»&nbsp;Ce tweet de&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/jack-ma">Jack Ma</a>&nbsp;date du 16&nbsp;mars. Alors que l&rsquo;on dénombre à cette période moins de&nbsp;500&nbsp;cas de coronavirus en Afrique, le créateur de la plateforme d&rsquo;e-commerce Alibaba, désormais à la tête de la Fondation Jack Ma, est déjà sur le pont. Le 22&nbsp;mars, le matériel promis est débarqué d&rsquo;un avion-cargo d&rsquo;Ethiopian Airlines à l&rsquo;aéroport Addis-Abeba, avant d&rsquo;être acheminé à travers le continent par la compagnie aérienne éthiopienne. «&nbsp;Jack Ma est, avec la&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/chine">Chine</a>, le donateur le plus visible au&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/kenya">Kenya</a>&nbsp;jusque-là&nbsp;»,&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/nanjala-nyabola-la-population-est-prete-aux-ajustements-necessaires-07-04-2020-2370342_3826.php">observait dans un entretien au&nbsp;<em>Point Afrique</em>&nbsp;la politiste Nanjala Nyabola le 7&nbsp;avril</a>. Et ce n&rsquo;est qu&rsquo;un début. Ce même jour,&nbsp;<a href="http://french.xinhuanet.com/afrique/2020-04/08/c_138955719.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">les fondations Jack Ma et Alibaba annoncent une nouvelle livraison de matériel médical en Afrique</a>, contenant en sus des respirateurs artificiels.</p>



<p>Les deux fondations ont aussi créé, avec l&rsquo;appui d&rsquo;Alibaba Cloud Intelligence et Alibaba Health (branches data intelligence et santé du groupe Alibaba), un centre de consultation médicale en ligne sur le Covid-19 ouvert au&nbsp;personnel&nbsp;de santé du monde entier. On y trouve notamment un outil de séquençage du génome qui permet de dépister le virus en 14&nbsp;heures – contre deux jours en général. À destination des soignants, enfin, gratuit et téléchargeable, un manuel de prévention et de traitement du Covid-19 a été élaboré dans une vingtaine de langues, dont le haoussa et le kiswahili.</p>



<h4><strong>Au nom de la coopération Sud-Sud</strong></h4>



<p>La rapidité avec laquelle le philanthrope Jack Ma a mis en route un plan d&rsquo;aide internationale – dont l&rsquo;Afrique n&rsquo;est certes pas l&rsquo;unique récipiendaire mais fait l&rsquo;objet d&rsquo;une attention particulière –&nbsp;contraste avec l&rsquo;inertie des pays occidentaux, aux prises avec une catastrophe sanitaire. Ce n&rsquo;est que récemment, le 8&nbsp;avril, que la&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/france">France</a>&nbsp;a annoncé une aide de «&nbsp;près de 1,2&nbsp;milliard d&rsquo;euros&nbsp;» pour lutter contre la propagation du Covid-19 sur le continent. La veille, l&rsquo;Union européenne s&rsquo;engageait à garantir 15&nbsp;milliards d&rsquo;euros aux pays les plus vulnérables du continent. L&rsquo;ONU, de son côté, réclamait le 30&nbsp;mars&nbsp;2&nbsp;500 milliards de dollars pour affronter la pandémie dans les pays en développement, incluant un gel du remboursement des dettes.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://static.lpnt.fr/images/2020/04/14/20245748lpw-20245851-embed-libre-jpg_7046319.jpg"><img src="https://static.lpnt.fr/images/2020/04/14/20245748lpw-20245851-embed-libre-jpg_7046319.jpg" alt=""/></a><figcaption>Débarquement de masques envoyés par Jack Ma à Khartoum (Soudan) en raison du Covid-19.&nbsp; © Mahmoud Hjaj / Anadolu Agency via AFP</figcaption></figure>



<p>Une solidarité internationale que les actions des fondations Jack Ma et Alibaba font donc, pour l&rsquo;heure, passer en arrière-plan. Mais l&rsquo;action du milliardaire, «&nbsp;combinée à l&rsquo;aide de la République populaire de Chine, souligne aussi de manière écrasante la rhétorique selon laquelle&nbsp;<em>la Chine aide l&rsquo;Afrique en cas de besoin</em>, ce qui est une démonstration claire de la solidarité Sud-Sud constamment prêchée par la Chine&nbsp;à ses homologues africains depuis les années 50&nbsp;», analyse Richard Aidoo, maître de conférences à la Coastal Caroline University, en Caroline du Sud. Au Ghana, pays d&rsquo;origine de ce politologue résidant aux États-Unis, les liens avec Pékin remontent au traité d&rsquo;amitié sino-ghanéen signé en 1961, six ans après la conférence de Bandung dont émergeait le Mouvement des non-alignés.</p>



<h4><strong>Jack Ma, «&nbsp;électron libre&nbsp;»</strong></h4>



<p>Pour qui roule donc Jack Ma, généreux bienfaiteur de 56&nbsp;ans, dont les plans d&rsquo;aide liés au coronavirus s&rsquo;enchevêtrent à ceux de la Chine&nbsp;? Membre du Parti communiste chinois, reçu en grande pompe dans les capitales africaines lors de ses déplacements, le fondateur du géant du commerce en ligne Alibaba est-il inféodé à Pékin&nbsp;?</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://static.lpnt.fr/images/2020/04/14/20245748lpw-20245826-embed-libre-jpg_7046320.jpg"><img src="https://static.lpnt.fr/images/2020/04/14/20245748lpw-20245826-embed-libre-jpg_7046320.jpg" alt=""/></a><figcaption>Jack Ma à la conférence internationale d&rsquo;investissement à Johannesbourg en Octobre 2018.&nbsp; © STRINGER / AFP</figcaption></figure>



<p>Pour Thierry Pairault, sinologue et spécialiste de la Chine moderne et contemporaine, il faut surtout le voir comme «&nbsp;un électron libre&nbsp;». «&nbsp;Il jouit d&rsquo;une grande liberté d&rsquo;action et de mouvement, puisqu&rsquo;il a de l&rsquo;argent [Jack Ma est la deuxième fortune chinoise, NDLR], et lorsqu&rsquo;il agit à l&rsquo;extérieur, en particulier en Afrique, il n&rsquo;est pas mandaté par Pékin&nbsp;», insiste le directeur de recherche émérite (CNRS-École des hautes études en sciences sociales). Et d&rsquo;établir un parallèle avec l&rsquo;ancien économiste en chef de la Banque mondiale Justin Yifu Lin, fort lui aussi d&rsquo;une notoriété internationale&nbsp;: «&nbsp;Ces personnages jouent un évident rôle de VRP pour les entreprises chinoises lors de leurs&nbsp;déplacements&nbsp;à l&rsquo;étranger, mais il serait faux de les assimiler pour autant à des ambassadeurs de Pékin. Ce sont eux qui décident des actions qu&rsquo;ils mettent en œuvre.&nbsp;»&nbsp;S&rsquo;il n&rsquo;entreprend rien qui s&rsquo;opposerait aux intérêts chinois, Jack Ma suivrait donc au premier chef un agenda personnel.</p>



<p>Et en Afrique, il «&nbsp;capitalise sur son expérience et sa vision dans le secteur numérique. À cet égard, le continent lui offre la possibilité de recréer un empire&nbsp;», complète Thierry Pairault, en allusion à son départ de la présidence du groupe Alibaba en septembre&nbsp;2019, dans des circonstances encore floues.</p>



<h4><strong>Pari sur les entrepreneurs de la tech</strong></h4>



<p>Le 16 novembre 2019, Jack Ma est à Accra, capitale du Ghana. « C&rsquo;est ma quatrième visite en Afrique, mais c&rsquo;est la plus importante », commence-t-il lors d&rsquo;un show retransmis à la télévision. Deux ans après son premier séjour sur le continent, il s&rsquo;apprête à attribuer un prix d&rsquo;un million de dollar à des « héros des affaires africains ». L&rsquo;épilogue d&rsquo;un programme de soutien aux entrepreneurs du secteur de l&rsquo;innovation (Africa Netpreneur Prize Initiative, ANPI) initié par sa fondation. Dix mille compétiteurs africains sont en lice en 2019. Seuls dix d&rsquo;entre eux se partageront la récompense. Pour cette première édition du concours, il est venu accompagné d&rsquo;éminentes personnalités, parmi lesquelles l&rsquo;acteur chinois Jet Li ou le Sud-Coréen Ban Ki-moon, ex-secrétaire général de l&rsquo;ONU.</p>



<p>Symbolique, l&rsquo;événement fixe les orientations choisies par Jack Ma en Afrique. «&nbsp;Les participants à l&rsquo;Anpi doivent proposer des projets qui aident à résoudre les problèmes économiques et sociaux des populations, et s&rsquo;inscrivent dans une perspective de développement durable. Au terme d&rsquo;une période de 10&nbsp;ans, l&rsquo;Anpi s&rsquo;est engagé à investir 100&nbsp;millions de dollars pour soutenir les projets de&nbsp;100&nbsp;entrepreneurs africains&nbsp;», résume Catherine Benaïnous, chercheuse et membre du&nbsp;<a href="http://ace-consulting.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">think tank Afrique-Chine-Europe (ACE)</a>.</p>



<p>Autre champ d&rsquo;action&nbsp;: l&rsquo;environnement, cœur de cible de la fondation Paradise que co-dirige Jack Ma. «&nbsp;En 2017, il a annoncé le financement d&rsquo;un programme de 10&nbsp;ans auquel participe également la Fondation Jack Ma, à hauteur de 1,5&nbsp;million d&rsquo;euros, pour la protection des animaux sauvages, et a récompensé une cinquantaine de gardes forestiers&nbsp;», ajoute-t-elle.</p>



<h4><strong>Dans le sillage de la stratégie d&rsquo;Alibaba</strong></h4>



<p>Mais c&rsquo;est bien dans le secteur numérique que Jack Ma concentre ses actions, comme pour prolonger, ou accompagner la stratégie mise en œuvre par Alibaba. «&nbsp;La Fondation Jack Ma et le Groupe Alibaba parient sur l&rsquo;économie numérique pour que l&rsquo;Afrique accélère son développement&nbsp;», note Catherine Benaïnous. Il y a donc, d&rsquo;un côté, les affaires. L&#8217;empire Alibaba, né avec Alibaba.com en 1999, a essaimé en Afrique à partir du milieu des années 2010. «&nbsp;Plusieurs filiales d&rsquo;Alibaba sont aujourd&rsquo;hui présentes, dont Alibaba Cloud [offre de clouds pour les entreprises], Alibaba.com [échanges entre grossistes], AliExpress [du fabricant au consommateur], Tmall Global [de l&rsquo;entreprise au consommateur] ou encore Alipay [paiement par Internet]&nbsp;», détaille la chercheuse.</p>



<p>Et parallèlement au commerce, «&nbsp;Alibaba participe aussi aux grandes réunions des Nations unies sur le développement. […]&nbsp;En 2018, le groupe a par exemple initié un programme de formation avec le Rwanda en partenariat avec le ministère rwandais de l&rsquo;Éducation et le Haut-Conseil universitaire. Des cours d&rsquo;e-commerce ont été fournis par Alibaba Business school à des professeurs rwandais et une vingtaine d&rsquo;élèves ont ensuite été sélectionnés pour aller suivre des formations d&rsquo;économie numérique dans cette école de commerce à Hangzhou, en Chine. Le programme&nbsp;s&rsquo;inscrit dans un projet plus large baptisé African Growth Platform(Plateforme de croissance africaine<em>).&nbsp;</em>L&rsquo;objectif est d&rsquo;aider 100&nbsp;millions de start-up, petites et moyennes entreprises à démarrer leur business d&rsquo;ici à&nbsp;2025&nbsp;– et de créer de l&#8217;emploi pour les jeunes en Afrique&nbsp;», explique Catherine Benaïnous.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://static.lpnt.fr/images/2020/04/14/20245748lpw-20245867-embed-libre-jpg_7046321.jpg"><img src="https://static.lpnt.fr/images/2020/04/14/20245748lpw-20245867-embed-libre-jpg_7046321.jpg" alt=""/></a><figcaption>Jack Ma à l&rsquo;African Ranger Awards Ceremony au Ghana en novembre 2019. © He Guang / Imaginechina via AFP</figcaption></figure>



<p>Pour se démarquer de la myriade d&rsquo;acteurs qui misent également sur le numérique en Afrique, la fondation Jack Ma a une rhétorique bien rodée. «&nbsp;La plupart des entrepreneurs en Afrique ressemblent à ceux que l&rsquo;on voyait en Chine il y a 15-20&nbsp;ans. Pas d&rsquo;expérience, pas d&rsquo;argent, pas de technologie. Les obstacles auxquels ils font face sont énormes. Mais ils n&rsquo;attendent pas, ils créent les conditions&nbsp;»,&nbsp;<a href="https://www.youtube.com/watch?v=cGEWHVY60u8" target="_blank" rel="noreferrer noopener">lance Jack Ma&nbsp;à Accra en novembre&nbsp;2019</a>&nbsp;lors de la remise du prix au «&nbsp;héros des affaires africain&nbsp;».</p>



<p>Une analogie récurrente dans ses discours qui «&nbsp;séduit particulièrement la jeunesse africaine&nbsp;», selon le politologue Richard Aidoo. «&nbsp;Jack Ma pointe les similarités des défis auxquels ils sont ou ont été confrontés pour accélérer le développement économique, et il encourage la jeunesse africaine à être adaptable et persistante, indépendamment de la politique et des pouvoirs en place. C&rsquo;est le récit d&rsquo;un succès, non occidental, qui offre de l&rsquo;espoir à tout un pan de la population&nbsp;», résume-t-il.</p>



<h4><strong>Élément du soft power de la Chine&nbsp;?</strong></h4>



<p>Dans cette narration, le philanthrope incarne à lui seul «&nbsp;diverses représentations que la Chine souhaite véhiculer dans le monde, en particulier dans le monde en développement. L&rsquo;ingéniosité, l&rsquo;esprit d&rsquo;entreprise, le capitalisme prospère, la fiabilité, et c&rsquo;est aussi une personne à laquelle on peut se sentir facilement connecté&nbsp;», note Richard Aidoo. Est-il à ce titre un instrument du Soft Power chinois&nbsp;? «&nbsp;Dans la mesure de l&rsquo;admiration suscitée par ses actions de philanthrope, et de ses tentatives de pousser les jeunes générations africaines à aspirer à la prospérité et à la liberté économique, il est voué à contribuer positivement à l&rsquo;image de la Chine (…) dans un registre, en apparence, non menaçant&nbsp;», répond-il.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://static.lpnt.fr/images/2020/04/14/20245748lpw-20245854-embed-libre-jpg_7046322.jpg"><img src="https://static.lpnt.fr/images/2020/04/14/20245748lpw-20245854-embed-libre-jpg_7046322.jpg" alt=""/></a><figcaption>Jack Ma avec le président sud-africain Cyril Ramaphosa au siège d&rsquo;Alibaba. © Stringer / Imaginechina</figcaption></figure>



<p>«&nbsp;La politique d&rsquo;influence de la Chine bénéficie de Jack Ma sans pour&nbsp;autant l&rsquo;inclure officiellement&nbsp;», analyse de son côté le directeur de recherche émérite Thierry Pairault. À l&rsquo;inverse, Jack Ma peut aussi tirer profit de la «&nbsp;chinafrique&nbsp;» quand il avance ses pions dans des pays où les relations politiques, économiques ou diplomatiques avec la République populaire de Chine sont fortes (Ghana, Éthiopie, Nigeria, Afrique du Sud, Rwanda,&nbsp;etc.).</p>



<p>Sur le continent, la Chine écoule ses produits, propose des services, extrait des matières premières minérales, ou capte des soutiens, au nom de la coopération sud-sud ou de la plus récente stratégie « gagnant-gagnant », pour accroître son influence dans la communauté internationale. Et Jack Ma, le philanthrope, que gagne-t-il à renforcer sa présence en Afrique ? « Il ne recherche pas forcément des gains en termes financiers, avance Thierry Pairault. En revanche, il y gagne assurément une stature internationale, qui le protégerait d&rsquo;un éventuel revirement de Pékin à son égard. »</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique/Mis en Ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Coronavirus : la Chine promet « d’améliorer » ses méthodes envers des Africains maltraités</title>
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				<pubDate>Mon, 13 Apr 2020 10:47:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Asie]]></category>
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				<description><![CDATA[Des Africains de Canton ont été victimes d’interdictions d’entrer dans des commerces ou ont été chassés de leurs logements et refusés dans des hôtels. Sous forte pression diplomatique, la Chine a rejeté dimanche 12 avril tout « racisme » et promis « d’améliorer » son traitement des Africains dans la ville de Canton (sud), qui se disent victimes de discrimination en raison du Covid-19....]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/b526b29557aba7e19757703dd96f75b63fcd98fa.jpg" alt="" class="wp-image-16204" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/b526b29557aba7e19757703dd96f75b63fcd98fa.jpg 768w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/b526b29557aba7e19757703dd96f75b63fcd98fa-300x200.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/b526b29557aba7e19757703dd96f75b63fcd98fa-600x398.jpg 600w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>



<p><strong>Des Africains de Canton ont été victimes d’interdictions d’entrer dans des commerces ou ont été chassés de leurs logements et refusés dans des hôtels.</strong></p>



<p>Sous forte pression diplomatique, la Chine a rejeté dimanche 12 avril tout <em>« racisme »</em> et promis <em>« d’améliorer »</em> son traitement des Africains dans la ville de Canton (sud), qui se disent victimes de discrimination en raison du Covid-19. L’Union africaine (UA) avait exprimé la veille son <em>« extrême préoccupation »</em> et appelé Pékin à <em>« des mesures rectificatives immédiates »</em>. Les Etats-Unis avaient dénoncé la <em>« xénophobie des autorités chinoises »</em>.</p>



<p>Plusieurs Africains de Canton, particulièrement nombreux dans cette métropole de 15&nbsp;millions d’habitants de la province du Guangdong (sud), ont déclaré ces derniers jours à l’AFP être victimes d’expulsions arbitraires et d’interdictions d’entrer dans des commerces. Ils ont raconté avoir été chassés de leurs logements, puis refusés dans des hôtels. Certains disent ainsi avoir été contraints de dormir dans les rues.</p>



<h4>Un tollé international</h4>



<p>Ces incidents sont survenus après que cinq Nigérians de Canton, testés positifs au Covid-19, se sont échappés de leur quarantaine. L’affaire avait déclenché un tollé et provoqué un déluge de commentaires xénophobes sur Internet.&nbsp;<em>«&nbsp;Les autorités du Guangdong attachent une grande importance aux préoccupations relevées récemment par certains de nos amis africains&nbsp;»</em>, a indiqué dimanche soir Zhao Lijian, un porte-parole du ministère chinois des affaires étrangères.&nbsp;<em>«&nbsp;Elles s’efforcent d’affiner et d’améliorer sans tarder leurs méthodes de travail&nbsp;»</em>, a-t-il souligné dans un communiqué.</p>



<p>Parmi les mesures annoncées figurent la fourniture de services de soins&nbsp;<em>«&nbsp;sans discrimination&nbsp;»</em>, la désignation d’hôtels pour les étrangers nécessitant un placement en quarantaine et des réductions de frais d’hébergement pour les personnes en difficulté financière.&nbsp;<em>«&nbsp;Par ailleurs, les autorités vont mettre en place un mécanisme de communication efficace avec les consulats étrangers à Canton. Elles s’opposent fermement à tout racisme et tout propos discriminatoire&nbsp;»</em>, a précisé M.&nbsp;Zhao.</p>



<p>Les incidents à Canton peuvent surprendre, car la Chine entretient d’excellentes relations avec la plupart des Etats africains, dans lesquels elle a beaucoup investi ces vingt dernières années.&nbsp;<em>«&nbsp;Le peuple chinois a toujours considéré le peuple africain comme un partenaire et un frère qui partage les mêmes difficultés et les mêmes problèmes&nbsp;»</em>, a insisté Zhao Lijian.&nbsp;<em>«&nbsp;L’amitié sino-africaine est profondément enracinée en Chine et incassable. Nos amis africains seront traités de manière équitable, juste et amicale en Chine&nbsp;»</em>, a-t-il promis.</p>



<p>La Chine a désormais largement endigué l’épidémie de Covid-19. Mais elle reste sur le qui-vive face aux personnes arrivant de l’étranger, potentiellement porteuses du coronavirus et donc susceptibles de provoquer une deuxième vague épidémique.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique /Mis en ligne : Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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		<title>Coronavirus : l’Union africaine dénonce les discriminations dont sont victimes les Africains en Chine</title>
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				<pubDate>Sat, 11 Apr 2020 17:11:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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		<category><![CDATA[Diplomatie]]></category>
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		<category><![CDATA[Union africaine]]></category>

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				<description><![CDATA[Les Africains vivant dans la grande métropole chinoise de Canton, dans le sud de la Chine, dénoncent de nombreuses discriminations après plusieurs cas positifs au Covid-19 parmi la communauté nigériane. L’Union africaine a fait part de sa préoccupation et convoqué l’ambassadeur chinois à l’UA. Expulsions, suspicion, interdictions d’entrée dans les commerces : les discriminations relayées...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/moussa-1-1024x570.gif" alt="" class="wp-image-16003" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/moussa-1-1024x570.gif 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/moussa-1-300x167.gif 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/moussa-1-768x427.gif 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Moussa Faki Mahamat</figcaption></figure>



<p><strong>Les Africains vivant dans la grande métropole chinoise de Canton, dans le sud de la Chine, dénoncent de nombreuses discriminations après plusieurs cas positifs au Covid-19 parmi la communauté nigériane. L’Union africaine a fait part de sa préoccupation et convoqué l’ambassadeur chinois à l’UA.</strong></p>



<p>Expulsions, suspicion, interdictions d’entrée dans les commerces : les discriminations relayées par des Africains établis à Canton (Guangzhou), dans le sud de la Chine, ont conduit Moussa Faki Mahamat,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/788572/politique/moussa-faki-mahamat-a-alger-comme-a-khartoum-il-faut-eviter-le-chaos/">le président de la Commission de l’Union africaine</a>, à convoquer&nbsp;l’ambassadeur chinois à l’UA.</p>



<p>«&nbsp;Mon bureau a invité l’ambassadeur de Chine auprès de l’UA, M. Liu Yuxi, pour exprimer notre extrême préoccupation face aux allégations de mauvais traitements infligés aux Africains à Guangzhou et a appelé à des mesures correctives immédiates&nbsp;», a indiqué&nbsp;Moussa Faki Mahamat sur son compte Twitter.</p>



<p>Des discriminations également dénoncées par les ambassadeurs africains en Chine, qui ont fait part part de leur inquiétude au ministère chinois des Affaires étrangères&nbsp;dans une lettre ouverte adressée le 10 avril. «&nbsp;Le Groupe des ambassadeurs africains à Pékin exige immédiatement la cessation des tests de force, de la quarantaine et des autres traitements inhumains infligés aux Africains de la province du Guangdong en particulier et de l’ensemble de la Chine, et exige également que les Africains soient traités de la même manière que les Chinois et les autres ressortissants&nbsp;», dénoncent-ils.</p>



<h4>Racisme et&nbsp;suspicion</h4>



<p>La tension est ainsi montée à Canton (15 millions d’habitants) après la découverte par les autorités locales d’au moins huit personnes contaminées qui ont fréquenté l’arrondissement de Yuexiu, où vit une importante communauté africaine.&nbsp;Parmi eux figuraient cinq Nigérians. Ils ont déclenché un tollé en Chine après s’être échappés de leur quarantaine pour se rendre dans plusieurs restaurants et lieux publics.</p>



<p>Conséquence, les autorités ont testé ou placé en quarantaine quelque 2 000 personnes avec lesquelles ils avaient été en contact, a rapporté un média d’État.&nbsp;Canton a, jusqu’au dernier bilan établi jeudi, fait état de 114 cas «&nbsp;importés&nbsp;». Parmi eux figurent 16 Africains, le reste étant des ressortissants chinois.</p>



<p>Cette statistique n’a toutefois pas freiné la suspicion à l’égard de la communauté africaine de la ville.&nbsp;Plusieurs Africains ont indiqué à l’AFP avoir été chassés de leur logement, puis refusés dans des hôtels.</p>



<h4>&nbsp;«&nbsp;On est dans la rue comme des mendiants&nbsp;»</h4>



<p>«&nbsp;J’ai dû dormir sous un pont pendant quatre jours sans rien à manger. Je ne peux même pas acheter de nourriture, car aucun magasin ou restaurant ne m’accepte&nbsp;», affirme Tony Mathias, un étudiant ougandais.&nbsp;«&nbsp;On est dans la rue comme des mendiants&nbsp;», peste le jeune homme de 24 ans, qui dit avoir été forcé lundi de quitter l’appartement où il vivait.</p>



<p>Selon Tony Mathias, les policiers n’ont exigé ni dépistage ni quarantaine, mais lui ont tout simplement dit d’aller dans une autre ville.&nbsp;Contactée, la police de Canton a refusé de répondre à ces accusations.</p>



<p>Autre victime : un homme d’affaires nigérian dit avoir été chassé de son appartement cette semaine.&nbsp;«&nbsp;Quand la police nous voit, elle nous interpelle et nous demande de rentrer. Mais où est-ce qu’on peut bien aller?&nbsp;», soupire-t-il.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>QUAND TU ES NOIR, TU NE PEUX PAS SORTIR</p></blockquote>



<p>D’autres assurent avoir été soumis à des dépistages massifs et placés en quarantaine.&nbsp;La Chine, qui&nbsp;a désormais endigué l’épidémie, interdit l’entrée des étrangers sur son territoire, notamment pour prévenir une seconde vague de contamination. La plupart des personnes qui se déplacent dans le pays doivent subir une quarantaine de 14 jours dans leur lieu de destination.</p>



<p>Thiam, un étudiant guinéen, affirme avoir été testé négatif. Selon lui, la police a exigé qu’il soit placé place en quarantaine, même s’il n’a pas quitté Canton depuis le début de l’épidémie en janvier.&nbsp;«&nbsp;Toutes les personnes que j’ai vu être testées sont des Africains. Les Chinois peuvent se déplacer librement. Mais quand tu es noir, tu ne peux pas sortir&nbsp;», dit-il.</p>



<h4>«&nbsp;Malentendus&nbsp;»</h4>



<p>Denny, un marchand nigérian expulsé de son appartement, dit avoir passé plusieurs jours dehors avant que des policiers ne le conduisent finalement en quarantaine dans un hôtel.&nbsp;«&nbsp;Même si on est testé négatif, la police ne nous autorise pas à rester dans notre appartement. Aucune raison n’est donnée&nbsp;», assure-t-il.</p>



<p>L’affaire des cinq Nigérians a entraîné un torrent de commentaires haineux sur les réseaux sociaux. Certains ont même appelé à expulser de Chine tous les Africains.</p>



<p>Interrogé jeudi, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Zhao Lijian, a reconnu des «&nbsp;malentendus&nbsp;» dans les mesures de prévention à Canton.</p>



<p>« Le gouvernement chinois traite tous les étrangers en Chine de la même manière (…) et a une tolérance zéro vis-à-vis des paroles et actes discriminatoires », a-t-il assuré lors d’un point presse régulier. Il a appelé les autorités locales à « améliorer leurs mécanismes et méthodes de travail ».</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en Ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Boudé par certains pays occidentaux, Huawei continue à séduire l&#8217;Afrique</title>
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				<pubDate>Wed, 05 Jun 2019 07:39:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/cover-r4x3w1000-5c5bf191a7d77-075-arriens-portable190130-nprf0-1.jpg" alt="" class="wp-image-5110" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/cover-r4x3w1000-5c5bf191a7d77-075-arriens-portable190130-nprf0-1.jpg 1000w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/cover-r4x3w1000-5c5bf191a7d77-075-arriens-portable190130-nprf0-1-300x225.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/cover-r4x3w1000-5c5bf191a7d77-075-arriens-portable190130-nprf0-1-768x575.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /><figcaption> <a rel="noreferrer noopener" target="_blank" href="https://www.sciencesetavenir.fr/high-tech/conso/espionnage-industriel-qu-est-ce-que-l-affaire-huawei_131326">Sciences et Avenir</a> Téléphone portable de marque Huawei </figcaption></figure>



<p><strong>Au coeur de la guerre commerciale sino-américaine, le géant technologique Huawei, soupçonné d&rsquo;espionnage par Washington, est dans le collimateur de plusieurs gouvernements occidentaux mais compte bien garder la confiance des pays africains où il est très implanté.</strong></p>



<p>Considérée comme une entreprise suspecte par l&rsquo;administration américaine, Huawei, connu pour ses téléphones mais qui fournit également des équipements de pointe pour les réseaux, pourrait en particulier perdre le droit de proposer le système Android de Google, équipant l&rsquo;immense majorité des smartphones dans le monde. L&rsquo;Afrique subsaharienne, terrain privilégié des investissements chinois, peut-elle rester loyale à l&rsquo;équipementier malgré ce coup d&rsquo;arrêt?</p>



<p>A première vue, oui: preuve de sa confiance envers le géant de Shenzhen, l&rsquo;Union africaine a signé fin mai un accord pour renforcer leur coopération technologique.</p>



<p>« C&rsquo;est un moyen de montrer que Huawei est toujours présent en Afrique et qu&rsquo;ils veulent y rester un acteur majeur en se positionnant sur ce secteur de croissance très important », observe pour l&rsquo;AFP Ruben Nizard, économiste spécialiste de l&rsquo;Afrique chez l&rsquo;assureur Coface.</p>



<p>L&rsquo;institution n&rsquo;a pourtant pas été épargnée par les soupçons d&rsquo;espionnage chinois: en 2018, le quotidien Le Monde avait affirmé que la Chine avait espionné le siège de l&rsquo;UA, à Addis-Abeba. Les informaticiens du bâtiment de la capitale éthiopienne avaient découvert que les contenus du serveur étaient envoyés la nuit à des milliers de kilomètres de là, vers Shanghai. Des accusations rejetées à Addis comme à Pékin. Car depuis son arrivée en 1998 au Kenya, Huawei est très vite devenu un acteur incontournable en Afrique où il opère dans 40 pays. Il fournit aussi plus de la moitié du réseau 4G sur le continent. Il va également développer des technologies 5G &#8211; la prochaine génération de téléphonie mobile, capable de transmettre beaucoup plus de données beaucoup plus rapidement &#8211; en Egypte, à l&rsquo;occasion de la Coupe d&rsquo;Afrique des Nations , du 21 juin au 19 juillet.</p>



<p>« Huawei a identifié le marché africain et l&rsquo;a conquis grâce à une stratégie très agressive, basée sur des financements bon marché et une mise en oeuvre rapide. Le fait qu&rsquo;ils équipent l&rsquo;UA est révélateur », pointe Aly-Khan Satchu, analyste indépendant basé au Kenya, pour l&rsquo;AFP.</p>



<p>&#8211;<strong> Formations et videosurveillance </strong>&#8211;</p>



<p>La présence du groupe chinois déborde largement la vente de smartphones et la construciton de réseaux. Huawei propose aussi des équipements pour le transfert d&rsquo;argent par mobile, très populaire notamment en Afrique de l&rsquo;Est.Tandis qu&rsquo;en Afrique du Sud, le groupe chinois offre des formations aux étudiants dans les universités les plus réputées et a lancé cette année un programme de cours spécialisés sur la 5G. L&rsquo;investissement de Huawei va encore plus loin, avec le développement de technologies censées rendre les villes plus « intelligentes » et plus « sûres ».</p>



<p>En avril, le gouvernement kényan a par exemple signé avec Huawei un accord de 17,5 milliards de shillings (155 millions d&rsquo;euros) pour la construction d&rsquo;un centre de stockage des données informatiques et d&rsquo;une « ville intelligente ». Sur le site de l&rsquo;équipementier, c&rsquo;est le ministre de la Sécurité Nationale du Ghana, Albert Kan Dapaah qui n&rsquo;hésite pas à vanter en personne les mérites du géant chinois en terme de vidéosurveillance.</p>



<p>« Quand un crime est commis, grâce aux caméras, on travaille de façon magique », assure-t-il, dans un clip promotionnel. Le système de « Safe City » est déjà à l&rsquo;oeuvre à l&rsquo;Ile Maurice avec 4.000 caméras « intelligentes » sur 2.000 sites , ou dans la capitale kényane Nairobi.</p>



<p>« Cette solution peut empêcher les crimes à l&rsquo;encontre des citoyens, touristes, étudiants, personnes âgées etc., avant qu&rsquo;ils ne se produisent », assure Huawei, balayant les craintes d&rsquo;une « dictature numérique » à la Big Brother émises par la presse mauricienne.</p>



<p>Huawei Marine participe d&rsquo;ailleurs au déploiement du câble sous-marin PEACE long de 12.000 kilomètres qui relie actuellement le continent asiatique à l&rsquo;Afrique, en partant du Pakistant pour aller jusqu&rsquo;au Kenya et, à terme, jusqu&rsquo;en Afrique du Sud.</p>



<p>Si Pékin semble avoir un coup d&rsquo;avance sur le continent africain, la guerre commerciale pourrait rebattre les cartes en forçant les Etats à choisir entre Etats-Unis et Chine.</p>



<p>« L&rsquo;Afrique est prise au milieu de cette guerre commerciale alors qu&rsquo;ils ne devraient pas avoir à prendre partie car ils n&rsquo;ont rien à y gagner », note Ruben Nizard.</p>



<p>« La donne est complètement nouvelle et nous aurons besoin d&rsquo;un vrai leadership africain » sur ce sujet, souligne John Stramlau, professeur en relations internationales à l&rsquo;université sud-africaine du Wits.</p>



<p>Source: France24 par (AFP) / Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée  </p>
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