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	<title>Economie &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>Economie &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Zimbabwe : une loi interdit aux banques d’accorder des prêts</title>
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				<pubDate>Mon, 09 May 2022 13:33:02 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Cette loi vise à mettre fin à la spéculation contre le dollar zimbabwéen. C’est une mauvaise nouvelle pour les fonctionnaires zimbabwéens et les sociétés zimbabwéennes qui ne peuvent plus recourir à des prêts dans les banques locales. En application de la loi, le gouvernement interdit désormais aux banques d’accorder des prêts. L’objectif de cette mesure...]]></description>
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<p><strong>Cette loi vise à mettre fin à la spéculation contre le dollar zimbabwéen.</strong></p>



<p>C’est une mauvaise nouvelle pour les fonctionnaires zimbabwéens et les sociétés zimbabwéennes qui ne peuvent plus recourir à des prêts dans les banques locales. En application de la loi, le gouvernement interdit désormais aux banques d’accorder des prêts. L’objectif de cette mesure est d’arrêter la dévaluation de la monnaie locale sur le marché noir.</p>



<p>L&rsquo;inflation en glissement annuel a atteint 96,4 % en avril, contre 60,6 % en janvier. Aujourd’hui, le dollar zimbabwéen est officiellement coté à 165.94 par rapport au dollar américain. Sur le marché noir, un dollar américain s’échange entre 330 et 400 dollars zimbabwéens.</p>



<p>Réintroduit dans le pays en 2019, le dollar zimbabwéen a fortement chuté à cause de la conjoncture internationale et la récession de l’économie zimbabwéenne. &nbsp;</p>



<p>Le président Emmerson Mnangagwa estime que cette situation est grandement causée par des spéculateurs anonymes. Ces derniers empruntent des dollars zimbabwéens à des taux d&rsquo;intérêt inférieurs à l&rsquo;inflation et l’utilisent pour faire du commerce en devises.</p>



<p>En 2015, Harare avait pris la décision historique d’abandonner la monnaie locale à cause de la crise économique que traversait le pays et surtout de l’hyperinflation.</p>



<p>Après avoir perdu momentanément sa souveraineté monétaire, le gouvernement avait demandé aux populations d’utiliser huit monnaies étrangères dont le dollar américain, le yuan chinois, la roupie indienne ou encore le rand sud-africain qui étaient devenues ses devises officielles.</p>



<p><strong>Source: APA News/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée<br></strong></p>
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		<title>Croissance : la remontada économique du Bénin malgré la conjoncture mondiale</title>
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				<pubDate>Fri, 22 Apr 2022 20:10:47 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[La croissance économique béninoise s’est établie à 7,2% en 2021, contre 3,8% en 2020 et 1,8% en 2015, soit sa meilleure performance depuis lors, particulièrement portée par le secteur tertiaire. Mais ce pays commercial où la réexportation constitue une activité clé en raison de sa position géographique stratégique, doit poursuivre les efforts afin développer son...]]></description>
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<p> <strong>La croissance économique béninoise s’est établie à 7,2% en 2021, contre 3,8% en 2020 et 1,8% en 2015, soit sa meilleure performance depuis lors, particulièrement portée par le secteur tertiaire. Mais ce pays commercial où la réexportation constitue une activité clé en raison de sa position géographique stratégique, doit poursuivre les efforts afin développer son industrie, à l’heure où les planètes s’alignent pour une production locale massive de biens en Afrique.</strong></p>



<p>Le climat mondial de fragilité économique dû au prolongement de la pandémie l&rsquo;an dernier n&rsquo;a pas eu raison de l&rsquo;économie béninoise. Avec un taux de croissance de 7,2% en 2021, contre 3,8% en 2020 et 1,8% en 2015 selon l&rsquo;Institut national de la statistique et de la démographie (Instad), le Bénin a réalisé sa meilleure performance économique depuis sept ans, retrouvant le niveau de 2013. A l&rsquo;origine de cette « remontada » : le dynamisme du secteur tertiaire (commerce, transport, finance, hôtellerie, restauration &#8230;) qui a contribué à plus de 3,2 points à la croissance du PIB, expliquent les statisticiens dans la note sur les comptes nationaux fraîchement publiée, soulignant l&rsquo;appui financier de l&rsquo;Etat dont ont bénéficié les entreprises du secteur.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://static.latribune.fr/article_body/1914367/croissance-benin.jpg" alt="Croissance Bénin"/></figure>



<p>En outre, les grands projets d&rsquo;infrastructures et de construction portés notamment par l&rsquo;Etat ont permis au secteur secondaire d&rsquo;améliorer sa valeur ajoutée de 9,1%, contre 5,2% l&rsquo;année précédente et de contribuer à hauteur de 1,5 point à la croissance. Cette donnée est de 1,4 point pour le secteur primaire porté par l&rsquo;agriculture dont la contribution au PIB est passée à 22,8% en 2021, contre 21,8% l&rsquo;année précédente selon l&rsquo;Instad. Évoquant ces résultats sur ses réseaux, le ministre de l&rsquo;Economie et de Finances, Romuald Wadagni, a salué un&nbsp;<em>« niveau de croissance [&#8230;] parmi les plus élevés d&rsquo;Afrique »</em>.</p>



<h2><strong>Avec 52% du PIB, le tertiaire reste la star de l&rsquo;économie</strong></h2>



<p>Étendu sur 114 763 km2 où vivent plus de 13,3 millions d&rsquo;habitants, le Bénin est ce qu&rsquo;on pourrait qualifier de pays commercial, largement axé sur la réexportation. Ici, le secteur tertiaire représente 52% du PIB. Le pays peut en effet compter sur sa position stratégique sur la côte ouest-africaine où le Port Autonome de Cotonou est une véritable porte maritime pour les pays voisins enclavés, le Burkina Faso et le Niger. Toutefois, une part importante du commerce béninois est nourrie grâce à la proximité géographique avec le Nigeria. Techniquement, les flux commerciaux avec la première puissance économique du continent assurent au Bénin environ 40% de ses recettes fiscales.&nbsp;<em>« C&rsquo;est ce statut, je dirais, de hub commercial qui explique la prédominance des activités de logistique, de fret, d&rsquo;assurance, &#8230; au sein de l&rsquo;économie béninoise. Le succès rencontré dans ce type d&rsquo;activité et la concentration des acteurs économiques sont à l&rsquo;origine l&rsquo;accompagnement dont bénéficie le secteur tertiaire de la part des autorités »</em>, explique à&nbsp;<em>LTA</em>&nbsp;Olivier Agboton, économiste et représentant au Bénin du Centre africain de veille en intelligence économique (CAVIE).</p>



<h2><strong>Agriculture et industrie, le nécessaire changement de cap</strong></h2>



<p>Pendant longtemps en effet, les regards se sont focalisés sur ce maillon fort de l&rsquo;économie, occultant quasiment les autres secteurs. L&rsquo;agriculture à titre d&rsquo;exemple représente 80% des recettes d&rsquo;exportations, mais les produits agricoles quittent généralement le pays à l&rsquo;état brut. Il s&rsquo;agit principalement du coton, de l&rsquo;huile de palme, la noix de cajou ou encore l&rsquo;ananas.&nbsp; Ces dernières années, le gouvernement a manifesté sa volonté de transformer structurellement l&rsquo;économie non seulement grâce aux réformes, mais aussi en renforçant sa coopération avec certains partenaires. Outre cela, le déploiement du plan national de développement 2018-2025 met l&rsquo;accent sur le potentiel d&rsquo;industrialisation, en particulier l&rsquo;agro-industrie. Ce qui exige l&rsquo;augmentation de la productivité agricole. Une nécessité qui s&rsquo;est une fois de plus renforcée avec la guerre en Ukraine, car le pays achète 100% de son blé à la Russie sous sanctions internationales.</p>



<p><em>« Le Bénin revêt de tous les atouts pour devenir une grande nation agricole. A peine 25% de nos terres arables sont exploitées. Nous avons donc une grande marge pour tripler, voire quadrupler notre production agricole »</em>, affirme Olivier Agboton, tout en argumentant :&nbsp;<em>« Pour ne parler que de l&rsquo;an dernier, nous avons pu avoir -grâce aux mesures prises par le gouvernement- une bonne campagne cotonnière avec une production de 700 000 à 800 000 tonnes, ce qui a fait du Bénin le premier producteur de coton d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest. Nous avons également eu de bons résultats sur l&rsquo;anacarde et bien d&rsquo;autres. Mais il faut faire plus d&rsquo;efforts et diversifier davantage les cultures non seulement pour que les Béninois deviennent des producteurs agricoles à l&rsquo;instar des Ivoiriens ou des Camerounais, mais aussi les pousser à investir dans l&rsquo;industrie. Les événements auxquels nous avons assisté sur la scène internationale nous obligent à aller dans cette direction »</em>.</p>



<h2><strong>Des plans, non sans défis</strong></h2>



<p>Depuis quelques semaines, le ministère du Commerce et de l&rsquo;Industrie et celui de l&rsquo;Agriculture de l&rsquo;élevage et la prêche travaillent à la création d&rsquo;un Centre technique agro-alimentaire afin de résoudre toutes ces problématiques autour de la productivité agricole et industrielle et permettre au pays de produire conformément aux normes internationales. Alors que la pandémie de Covid-19 et désormais la guerre en Ukraine dépeignent sur les équilibres commerciaux et les chaînes d&rsquo;approvisionnement à travers le monde, la trajectoire industrielle priorisée par l&rsquo;Union africaine (UA) apparaît encore plus comme une urgence. La concrétisation de projets industriels permettrait au Bénin de dégager des niveaux de croissance encore plus importants, d&rsquo;autant qu&rsquo;un marché géant s&rsquo;ouvre au travers de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). Le pays a également matière à tirer parti de quelques projets d&rsquo;envergure sous-régionale comme l&rsquo;autoroute Abidjan-Lagos qui, d&rsquo;un coût de 15,6 milliards de dollars et en partie financé par la Banque africaine de développement (BAD) reliera les principales villes et ports d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest.</p>



<p>Au-delà de la stratégie et la méthode de toutes les parties prenantes, l&rsquo;implémentation de vision béninoise nécessitera de gros moyens financiers. Et le Bénin -dont le niveau de la dette publique est récemment noté B+ avec perspective stable par Fitch Ratings-  pourrait notamment compter sur la bonne presse internationale que lui confèrent ses résultats actuels et la poursuite des réformes.</p>



<p><strong>Source: La Tribune Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>La Chine s&#8217;est engagée à rejoindre le comité des créanciers de la Zambie, déclare Georgieva du FMI</title>
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				<pubDate>Fri, 22 Apr 2022 20:05:08 +0000</pubDate>
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<p>L<strong>a Chine s&rsquo;est engagée à rejoindre le comité des créanciers de la Zambie, a déclaré jeudi la directrice générale du Fonds monétaire international, Kristalina Georgieva, au milieu des plaintes du ministre zambien des Finances concernant les retards dans la restructuration de sa dette.</strong></p>



<p>Le gouverneur de la Banque populaire de Chine, Yi Gang, a déclaré que la Chine avait l&rsquo;intention de coprésider le comité, ont déclaré à Reuters deux sources au courant de la réunion du Comité monétaire et financier international.</p>



<p>La Zambie est devenue le premier défaut de paiement de l&rsquo;ère pandémique en 2020 et croule sous un fardeau de la dette de près de 32 milliards de dollars, soit environ 120 % du PIB.</p>



<p>« Nous avons été très heureux d&rsquo;entendre le gouverneur Yi Gang (&#8230;) s&rsquo;engager très spécifiquement à rejoindre le comité des créanciers de la Zambie et à travailler rapidement au règlement de la dette », a déclaré Mme Georgieva lors des réunions de printemps du Fonds monétaire international (FMI).</p>



<p>Elle a ajouté qu&rsquo;il s&rsquo;était également engagé dans le processus de restructuration de la dette du Cadre commun, lancé par les principales économies du Groupe des 20 (G20) en 2020 en réponse à la pandémie de coronavirus.</p>



<p>Le ministre zambien des Finances, Situmbeko Musokotwane, a déclaré jeudi lors d&rsquo;événements publics que le processus de restructuration de la dette était « bloqué » et que l&rsquo;équipe zambienne était « venue ici pour se plaindre ».</p>



<p>Un porte-parole du FMI a déclaré qu&rsquo;ils n&rsquo;avaient pas plus de détails sur la déclaration de Yi, notant que c&rsquo;était lors d&rsquo;une réunion à huis clos.</p>



<p>« Cela augure bien, pour la coordination, du règlement de la dette de divers pays africains », a tweeté le ministre des Finances du Zimbabwe, Mthuli Ncube, à propos de la position chinoise.</p>



<p>L&rsquo;Éthiopie et le Tchad ont également adhéré au Cadre commun il y a plus d&rsquo;un an et n&rsquo;ont pas encore reçu d&rsquo;allégement de leur dette.</p>



<p>Kevin Daly du gestionnaire d&rsquo;actifs abrdn, qui fait partie du comité des créanciers des détenteurs d&rsquo;euro-obligations impliqués dans la négociation de la restructuration de la dette, a déclaré que les responsables du FMI ont annoncé jeudi que la dette de la Zambie devrait être classée comme présentant un risque modéré de détresse d&rsquo;ici la fin des trois propositions. programme annuel du FMI.</p>



<p>« Cela pourrait impliquer une certaine forme de décote plus importante que prévu », a-t-il déclaré par téléphone vendredi, faisant référence à une dépréciation de la valeur de la dette.</p>



<p>« Mais la réalité est que les Chinois n&rsquo;accepteront pas non plus de grosses coupes de cheveux, il doit donc y avoir des concessions mutuelles dans ce processus. »</p>



<p>La Zambie a conclu un accord au niveau du personnel avec le FMI en décembre sur une facilité de crédit étendue de 1,4 milliard de dollars sur trois ans.</p>



<p>Les responsables zambiens ont déclaré qu&rsquo;ils s&rsquo;engageraient, ou au moins partageraient des informations, avec les détenteurs d&rsquo;obligations pendant que les négociations sur le cadre commun étaient en cours, a déclaré Daly.</p>



<p>Lors d&rsquo;une conférence de presse jeudi, la secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen, a également appelé la Chine à se joindre au processus de restructuration de la dette, aux côtés d&rsquo;autres créanciers bilatéraux et privés.</p>



<p>« J&rsquo;ai appelé la Chine à participer spécifiquement par exemple immédiatement à une réunion pour la Zambie, qui souhaite subir une restructuration de la dette. Et j&rsquo;espère que la Chine acceptera de jouer un rôle plus constructif », a déclaré Yellen.</p>



<p>La Chine et les entités chinoises détenaient 5,78 milliards de dollars de la dette de la Zambie à la fin de 2021, selon les données les plus récentes du gouvernement zambien.</p>



<p><strong>Source: Reuters Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Mali : la Banque mondiale suspend ses décaissements</title>
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				<pubDate>Thu, 21 Apr 2022 19:59:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Dans son courrier, la Banque mondiale exprime toutefois sa disponibilité à aider le Mali dans le cadre des « interventions d’urgence et les projets à caractère social et humanitaire ». La mesure était en vigueur depuis le 15 mars 2022. Elle est désormais actée dans le cadre d’une lettre de l&#8217;institution de Bretton Woods qui...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Dans son courrier, la Banque mondiale exprime toutefois sa disponibilité à aider le Mali dans le cadre des « interventions d’urgence et les projets à caractère social et humanitaire ».</strong></p>



<p>La mesure était en vigueur depuis le 15 mars 2022. Elle est désormais actée dans le cadre d’une lettre de l&rsquo;institution de Bretton Woods qui suspend tous ses décaissements financiers vers le Mali.</p>



<p>«&nbsp;<em>La présente lettre a pour objet de vous informer de cette décision de suspension des décaissements de la Banque mondiale et vous invite à prendre les dispositions nécessaires</em>&nbsp;», souligne le courrier daté du 14 avril 2022 et adressé au ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou.</p>



<p>En conséquence ajoute le document, le gouvernement malien devra «&nbsp;<em>informer les entreprises et autres prestataires, titulaires de marchés dans le cadre de la mise en œuvre de vos Projets et Programmes, de ladite décision et me fournir, au plus tard le 20 avril 2022, l’impact de ladite suspension sur la mise en œuvre des activités de vos Projets et Programmes, notamment en termes de décaissements attendus mais également sur le plan économique et financier.</em>»</p>



<p>La Banque mondiale est le premier partenaire au développement du Mali avec un portefeuille actif de 30 projets dont 20 à caractère national et 10 à caractère régional.</p>



<p>Le taux global de décaissement cumulé du portefeuille était de 41,20% à la date du 31 octobre 2021, soit 452,41 milliards de Fcfa. Le cumul du montant de ses engagements en faveur du Mali au 31 octobre 2021 était de 1,9 milliard de dollars américains soit environ 1.098 milliards de Fcfa.</p>



<p>Dans sa correspondance, le vice-président de la région Afrique de l’Ouest et du Centre de la Banque mondiale, Ousmane Diagna évoque comme raison «&nbsp;<em>l’accumulation des échéances au titre du service de la dette publique extérieure pendant plus de 45 jours</em>&nbsp;».</p>



<p>Le Mali est sous embargo de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et de l&rsquo;Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) pour non-respect de la durée de la transition politique après les coups d&rsquo;Etat d&rsquo;août 2020 et mai 2021 perpétrés par des militaires.&nbsp;</p>



<p>Ces deux institutions ont prononcé depuis le mois de janvier 2022 des sanctions économiques et financières contre Bamako, dont le gel de ses avoirs dans les banques centrales des pays de la Cedeao.</p>



<p><strong>Source: APA Nws-/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Guerre en Ukraine : les banques tunisiennes bientôt insolvables ?</title>
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				<pubDate>Wed, 20 Apr 2022 19:54:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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				<description><![CDATA[Les 23 banques tunisiennes, victimes collatérales de la guerre en Ukraine ? C’est en tout cas l’avis de Fitch Ratings. Dans une analyse du 13 avril, l’agence de notation américaine, qui a abaissé la note souveraine de la Tunisie en mars, affirme que les établissements bancaires du pays « sont parmi les plus vulnérables d’Afrique quant à...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Les 23 banques tunisiennes, victimes collatérales de la guerre en Ukraine ? C’est en tout cas l’avis de Fitch Ratings. Dans une analyse du 13 avril, l’agence de notation américaine, qui </strong><a href="https://www.jeuneafrique.com/1331875/economie/finance-la-note-de-la-tunisie-rejoint-celles-de-lukraine-et-du-belarus/"><strong>a abaissé la note souveraine de la Tunisie</strong></a><strong> en mars, affirme que les établissements bancaires du pays « sont parmi les plus vulnérables d’Afrique quant à la guerre russo-ukrainienne ».</strong></p>



<p>Les établissement tunisiens opèrent essentiellement dans leurs territoires, ils ont donc très peu d’actifs dans les deux pays belligérants. Mais les conséquences indirectes du conflit : hausse des prix de l’énergie ; inflation (7,2 % en mars), notamment des denrées alimentaires de base ; chute annoncée du tourisme et baisse des flux des capitaux étrangers, devraient accélérer les risques d’insolvabilité des banques.</p>



<h4>Péril sur le secteur touristique</h4>



<p>Selon l’Institut national de la statistique, les importations énergétiques ont explosé de 87,2&nbsp;% au premier trimestre 2022. Elles représentent environ un tiers du déficit commercial.</p>



<p>Or, plus le conflit en Europe durera, plus les prix de l’énergie devraient augmenter, obligeant notamment l’industrie à emprunter davantage pour s’approvisionner en matières premières et produits semi-finis, alors que la demande intérieure devrait diminuer.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LA HAUSSE DU PRIX DES CÉRÉALES IMPORTÉES RISQUE D’AUGMENTER LES TENSIONS SOCIALES&nbsp;»</p></blockquote>



<p>En 2021, les prêts au secteur industriel représentaient 44 % des crédits bancaires aux professionnels. Le secteur du tourisme, alors que la haute saison débute en Tunisie, sera également impacté négativement. Appartenant essentiellement à la classe moyenne, les Européens pourraient faire l’impasse sur leurs vacances en Tunisie cette année. Le ministère du Tourisme a d’ores et déjà fait une croix sur les touristes russes, soit tout de même 6 % des visiteurs étrangers en 2019, année de référence. Le tourisme est l’une des principales sources de revenus en devises étrangères pour les banques. Avec une industrie et un tourisme en berne, Fitch s’attend donc à une augmentation de 14 % des prêts en défaut de paiement (NPL).</p>



<h4>Un nouvel appui international peu probable</h4>



<p>Sur le plan intérieur, la hausse du prix des céréales importées, dont la moitié provient d’Ukraine, risque d’augmenter les tensions sociales. D’autre part, Fitch a revu ses prévisions de croissance pour la Tunisie à la baisse, passant de 3,4 % à 2,3 % en 2022 et de 3,6 % à 2,5 % en 2023. Touchés par une baisse sensible de leur pouvoir d’achat, les Tunisiens devraient moins avoir recours aux prêts bancaires.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LA DÉGRADATION DES ACTIFS EST UNE RÉALITÉ, MAIS CELA DATE DE BIEN AVANT LA GUERRE EN UKRAINE »</p></blockquote>



<p>La guerre et ses répercussions économiques arrivent à un moment particulièrement critique pour les banques tunisiennes compte tenu du fait que la plupart des mesures de soutiens de la <a href="https://www.jeuneafrique.com/entreprises/bct/">Banque centrale de Tunisie (BCT)</a> pour atténuer les effets de la pandémie ont pris fin le 31 décembre 2021 ; et que Fitch ne s’attend pas « à ce que les autorités réintroduisent des mesures pour soutenir les banques et leurs clients, ce qui pourrait entraîner une détérioration rapide des indicateurs de qualité des actifs des banques ».</p>



<p>Un tableau sombre que l’analyste financier Bassem Ennaifer tend à nuancer : « La dégradation des actifs est une réalité, mais cela date de bien avant la guerre en Ukraine. Le conflit est un problème additionnel, mais ne change pas fondamentalement la donne. » Pour l’expert, l’analyse de Fitch se fonde sur des normes réglementaires de pays avancés, « ce qui n’est pas le cas de la Tunisie dans le domaine bancaire ».</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>TOUT LE MONDE SAIT QUE LA TUNISIE A TROP DE BANQUES</p></blockquote>



<p>Mais, comme Fitch, Bassem Ennaifer redoute surtout une hausse du taux directeur de la Banque centrale, qui pénaliserait encore davantage l’octroi de crédit, dont le coût est adossé au taux moyen du marché intérieur (TMM). « Ce que Fitch envisage comme un inconvénient peut être un avantage », assure quant à lui un ancien responsable bancaire, se référant à la crainte pour l’agence de notation que les épargnants des petites banques ne se réorientent vers des concurrents plus gros, et donc potentiellement plus solides. « Tout le monde sait que la Tunisie a trop de banques, assume cette même source. Si cela permet de restructurer le secteur, ce sera une bonne chose. »</p>



<h4>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</h4>
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		<title>Gestion des inondations: Ramaphosa prévient contre la corruption</title>
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				<pubDate>Tue, 19 Apr 2022 17:19:05 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Des inondations dévastatrices ont récemment frappé la province du KwaZulu-Natal. Le président Cyril Ramaphosa a déclaré que la pandémie de Covid-19 a donné suffisamment de leçons au nouveau groupe de travail que le gouvernement a mis en place pour s’assurer que les fonds décaissés pour reconstruire la province du KwaZulu-Natal (est) après les inondations de...]]></description>
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<p><strong>Des inondations dévastatrices ont récemment frappé la province du KwaZulu-Natal.</strong></p>



<p>Le président Cyril Ramaphosa a déclaré que la pandémie de Covid-19 a donné suffisamment de leçons au nouveau groupe de travail que le gouvernement a mis en place pour s’assurer que les fonds décaissés pour reconstruire la province du KwaZulu-Natal (est) après les inondations de la semaine dernière ne soient pas utilisés de manière abusive.</p>



<p>S’exprimant lors de l’annonce de l’état de catastrophe nationale lundi soir, M. Ramaphosa a mis en garde les «&nbsp;<em>hyènes de la corruption</em>&nbsp;» contre le fait de saliver à la perspective que des fonds publics soient déboursés pour reconstruire le KwaZulu-Natal, affirmant qu’elles «&nbsp;<em>n’en sentiraient pas un centime</em>&nbsp;».</p>



<p>«&nbsp;<em>Tirant les leçons de l’expérience de la pandémie de Covid-19, nous rassemblons les différents acteurs pour qu’ils fassent partie d’une structure de surveillance afin de garantir que tous les fonds déboursés pour cette catastrophe soient correctement comptabilisés et que l’État en ait pour son argent</em>&nbsp;», a déclaré le président de la nation arc-en-ciel.</p>



<p>Il a précisé que cette Taskforce comprend le bureau de l’auditeur général, les représentants des entreprises, les religieux, les syndicats, les organisations communautaires et les organismes professionnels tels que les ingénieurs et les comptables.</p>



<p>Avec des fonds d’urgence initiaux de 70 millions de dollars annoncés la semaine dernière, Cyril Ramaphosa a déclaré que le Fonds de solidarité, initialement créé pendant la pandémie de Covid-19, sera mis en contribution pour aider la province du KwaZulu-Natal à se reconstruire.</p>



<p>Il a averti les hommes d’affaires corrompus du pays qu’«&nbsp;<em>il ne peut y avoir de place pour la corruption, la mauvaise gestion ou la fraude d’aucune sorte&nbsp;</em>» pendant le processus de reconstruction.</p>



<p>Des milliards de dollars devraient être consacrés à la reconstruction de la province du KwaZulu-Natal et de son principal centre financier, le port de Durban, dans l’océan Indien, qui est la principale porte économique pour le commerce extérieur de l’Afrique australe.</p>



<p><strong>Source: APA News/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>La Cemac lance un projet d&#8217;élaboration d&#8217;une politique minière régionale commune</title>
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				<pubDate>Wed, 13 Apr 2022 17:58:16 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Comment les valoriser les richesses des sous-sols au profit des pays de la Cemac ? La Communauté économique et monétaire régionale a lancé l&#8217;élaboration du projet la semaine dernière. Une idée vieille de plus de dix ans mais freinée par les crises successives. Réunis en visioconférence, lundi 4 avril, les ministres des Mines du Cameroun,...]]></description>
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<p><strong>Comment les valoriser les richesses des sous-sols au profit des pays de la Cemac ? La Communauté économique et monétaire régionale a lancé l&rsquo;élaboration du projet la semaine dernière. Une idée vieille de plus de dix ans mais freinée par les crises successives. Réunis en visioconférence, lundi 4 avril, les ministres des Mines du Cameroun, de la Centrafrique, du Congo-Brazzaville, du Gabon, du Tchad et de la Guinée-Equatoriale ont convenu d&rsquo;un calendrier pour avancer.</strong></p>



<p>D&rsquo;abord le diagnostic. Une équipe de la Cemac entame une tournée dans les six pays pour faire un état des lieux, identifier les forces des uns et des autres et là, où peuvent être développés des projets transnationaux.</p>



<p>Antoine Dembi Duval, directeur du développement industriel, des mines et du tourisme à la Commission de la Cemac est actuellement en mission à Douala.&nbsp;À&nbsp;titre d&rsquo;exemple, il pointe un paradoxe : le Cameroun continue d&rsquo;acheter à l&rsquo;étranger la matière première qui sert à fabriquer l&rsquo;aluminium,&nbsp;la bauxite alors que le pays abrite un gisement au potentiel digne des plus grands projets mondiaux.&nbsp;</p>



<p>Autre paradoxe,&nbsp;l&rsquo;Afrique centrale importe des engrais agricoles qu&rsquo;elle pourrait fabriquer localement avec la potasse disponible au Congo.&nbsp;</p>



<p><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20201221-afrique-centrale-la-cemac-d%C3%A9voile-ses-projets-d-interconnexion-de-la-sous-r%C3%A9gion"><strong>Une politique régionale</strong></a>&nbsp;aura pour objectif, explique-t-il,&nbsp;d&rsquo;industrialiser par étape et par segment le secteur minier, en transformant sur place la matière première. Une mise en commun des ressources pour fabriquer des alliages pour des matériaux de construction notamment.</p>



<p>Un processus sur le temps long car&nbsp;pour développer un marché minier régional, il faut aussi résoudre les questions d&rsquo;énergie et de transport.&nbsp;</p>



<p>Prochaine étape pour Antoine Dembi Duval et l&rsquo;équipe de la Cemac : le Tchad. Et à la fin de sa tournée régionale, la rédaction d&rsquo;un premier document, qui doit être présenté début 2023. </p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Au Kenya, les entreprises s&#8217;inquiètent des élections et de la guerre en Ukraine</title>
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				<pubDate>Sun, 10 Apr 2022 18:53:31 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Le ministère kényan des Finances a présenté cette semaine un budget de 28 milliards de dollars. Objectif : relancer une économie touchée par la perte de centaines de milliers d&#8217;emplois provoquée par la pandémie de Covid-19. La Banque centrale kenyane a, elle, publié son enquête concernant l&#8217;appréhension des entreprises concernant les perspectives économiques du pays, leur...]]></description>
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<p><strong>Le ministère kényan des Finances a présenté cette semaine un budget de 28 milliards de dollars. Objectif : relancer une économie touchée par la perte de centaines de milliers d&#8217;emplois provoquée par la pandémie de Covid-19. La Banque centrale kenyane a, elle, publié son enquête concernant l&rsquo;appréhension des entreprises concernant les perspectives économiques du pays, leur confiance dans la croissance, leurs attentes et craintes pour le prochain trimestre et plus généralement sur l&rsquo;année 2022. L&rsquo;étude se veut représentative des secteurs économiques les plus importants du Kenya tels que l&rsquo;industrie, le commerce, l&rsquo;énergie et les mines, l&rsquo;agriculture ou encore le tourisme. Si les entreprises sont globalement optimistes et saluent la reprise post-pandémie, elles s&rsquo;inquiètent néanmoins des élections à venir et de la guerre en Ukraine. </strong></p>



<p>«&nbsp;<em>L&rsquo;incertitude politique accrue est l&rsquo;une plus grande préoccupation pour les entreprises</em>&nbsp;»,&nbsp;note le rapport de la Banque centrale kenyane. Les patrons craignent que les «&nbsp;<em>investisseurs adoptent une attitude attentiste</em>&nbsp;»&nbsp;à l&rsquo;approche du scrutin qui doit se tenir début août. Des craintes qui touchent particulièrement les secteurs des services et de l&rsquo;industrie. La crise du scrutin présidentiel de 2017 avait eu des conséquences importantes sur les opérateurs économiques.&nbsp;</p>



<h2>«&nbsp;<em>Pressions inflationnistes plus fortes&nbsp;</em>»</h2>



<p>Autre sujet d&rsquo;inquiétude&nbsp;: la guerre en Ukraine. Elle «&nbsp;<em>représente une menace substantielle pour la croissance&nbsp;</em>»&nbsp;note le rapport de la Banque centrale kenyane.&nbsp;«&nbsp;<em>Ce qui entraîne des pressions inflationnistes plus fortes&nbsp;</em>»&nbsp;et pourrait éroder les gains obtenus du rétablissement post-Covid-19 en cours.</p>



<p>La pandémie et le conflit russo-ukrainien, contribuent à la perturbation persistante des chaînes d&rsquo;approvisionnement mondiales, indiquent encore les acteurs économiques.&nbsp;Le secteur agricole se sent particulièrement concerné. Les coûts d&rsquo;exploitation et de cargo sont également mentionnés. Autres facteurs pointés&nbsp;: la hausse des prix des produits de base, l&rsquo;inflation ou encore la stabilité du shilling kenyan.</p>



<h2>Conditions climatiques favorables</h2>



<p>Parmi les points favorables, les acteurs sondés mettent en avant la réduction des prix de l&rsquo;électricité opérée par les autorités, ils souhaitent voir porter l&rsquo;effort sur l&rsquo;amélioration des infrastructures, et anticipent des conditions climatiques favorables pour le secteur agricole.  </p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Au Ghana, le Parlement vote une taxe contestée sur les paiements électroniques</title>
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				<pubDate>Wed, 30 Mar 2022 17:19:28 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Le Parlement du Ghana a voté, mardi 29 mars, la création d’une taxe sur les transactions électroniques. Un texte très contesté et qui avait déclenché une mobilisation sociale, mais ardemment défendu par le gouvernement, qui tente de combler un important déficit public. La loi, appelée « E-Levy », prévoit une taxe de 1,5 % sur les transactions électroniques, y compris sur...]]></description>
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<p><strong>Le Parlement du </strong><a href="https://www.lemonde.fr/ghana/"><strong>Ghana</strong></a><strong> a voté, mardi 29 mars, la création d’une taxe sur les transactions électroniques. Un texte très contesté et qui avait déclenché une mobilisation sociale, mais ardemment défendu par le gouvernement, qui tente de combler un important déficit public. La loi, appelée « E-Levy », prévoit une taxe de 1,5 % sur les transactions électroniques, y compris sur les paiements par argent mobile, très utilisés dans le pays.</strong></p>



<p>Le projet de loi initial, qui prévoyait une taxation à hauteur de 1,75 %, avait déclenché fin 2021 une levée de boucliers au Ghana, où les habitants se disent étranglés par un coût de la vie toujours plus cher depuis la crise provoquée par la pandémie de <a href="https://www.lemonde.fr/l-afrique-face-au-covid-19/">Covid-19</a>. Ces dernières semaines, les difficultés économiques se sont encore accentuées avec la hausse des prix des carburants et autres biens, liée à l’offensive russe en Ukraine.</p>



<p>Dans cette période de crise économique mondiale, le gouvernement cherche urgemment de nouvelles sources de revenus pour combler un déficit public croissant, de plus de 80&nbsp;% du PIB. Selon le ministre des finances, Ken Ofori-Atta, qui s’est exprimé à l’ouverture des débats, cette taxe devrait rapporter quelque 835&nbsp;millions d’euros au Ghana.</p>



<h4>Baisse des salaires du président et des ministres</h4>



<p>La loi a été votée par la majorité présidentielle, les parlementaires de l’opposition ayant quitté la salle avant le vote pour dénoncer une <em>« taxe injuste »</em>, disent-ils. <em>« Les Ghanéens ont rejeté en bloc cette taxe, alors pourquoi le président nous l’impose ? »</em>, s’est exclamé auprès de l’AFP un parlementaire de l’opposition, Isaaec Adongo. Fin 2021, le Ghana avait connu une série de manifestations contre le gouvernement. De nombreux jeunes étaient descendus dans les rues pour dénoncer l’instauration de cette taxe et les conditions économiques difficiles auxquelles ils sont confrontés.</p>



<p>En début de semaine, le pays, de plus en plus étranglé par le poids de sa dette, a annoncé la réouverture de ses frontières terrestres et maritimes, fermées depuis deux ans à cause de l’épidémie de Covid-19. Le gouvernement espère ainsi relancer l’économie. Il a également annoncé vendredi une baisse de 30 % des salaires du président et des ministres.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Avec l’adhésion de la RDC, l’EAC devient un marché de 280 millions de consommateurs</title>
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				<pubDate>Wed, 30 Mar 2022 16:49:05 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[République démocratique du Congo]]></category>
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				<description><![CDATA[La RDC devient le 7e membre de la Communauté d’Afrique de l’Est. Un élargissement très prometteur sur le plan commercial, mais qui représente aussi un défi politique majeur. « Un jour historique » pour Uhuru Kenyatta, le chef de l’État kényan qui préside&#160;l’EAC (Communauté d’Afrique de l’est). « Un grand événement d’importance », pour le...]]></description>
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<p><strong>La RDC devient le 7e membre de la Communauté d’Afrique de l’Est. Un élargissement très prometteur sur le plan commercial, mais qui représente aussi un défi politique majeur.</strong></p>



<p>« Un jour historique » pour Uhuru Kenyatta, le chef de l’État kényan qui préside&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/institutions/eac/">l’EAC (Communauté d’Afrique de l’est)</a>. « Un grand événement d’importance », pour le président ougandais, Yoweri Museveni : l’entrée de la République démocratique du Congo dans l’organisation régionale a été entérinée ce 29 mars, lors d’un sommet en ligne des dirigeants des États membres.</p>



<p><a href="https://www.jeuneafrique.com/1270918/economie/rdc-felix-tshisekedi-et-kinshasa-a-un-pas-de-la-communaute-dafrique-de-lest-eac/">Le processus d’adhésion de Kinshasa a été accéléré</a>, l’EAC ayant conscience que les ressources congolaises, en métaux précieux notamment, constituent un potentiel commercial unique.</p>



<h4><strong>Augmentation de 28 % des exportations</strong></h4>



<p>Selon les données disponibles, les membres de l’organisation régionale ont exporté vers la RDC 941 millions de dollars de marchandises en 2019, alors que leurs importations ne représentaient que 5 % de la valeur de ces exportations.</p>



<p>Une étude du Centre de recherche sur les politiques économiques, un groupe de réflexion de Kampala, indique que la Communauté d’Afrique de l’Est pourrait gagner 240 millions de dollars supplémentaires par an en volume d’exportation – soit une augmentation de 28 % –&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/896617/economie/rdc-quand-kinshasa-reve-dentrer-dans-leac/">grâce au commerce avec la RDC.</a>&nbsp;Le Rwanda et l’Ouganda en seraient les principaux bénéficiaires.</p>



<p>Selon l’économiste Aaron Ecel, l’EAC pourrait bénéficier des importations de la RDC qui sont aujourd’hui largement captées par des pays qui n’en sont pas membres, comme la Zambie : « La RDC importe des denrées alimentaires pour 514,2 millions de dollars de Zambie, un pays qui ne présente aucun avantage géographique par rapport aux autres États de l’EAC », note-t-il.</p>



<h4>Fixer un cadre</h4>



<p>Pour que l’intégration de&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/pays/rd-congo/">la République démocratique du Congo</a>&nbsp;au sein de l’EAC soit une vraie plus-value, Aaron Ecel souligne qu’il sera indispensable de déterminer quels sont les biens les plus recherchés en RDC : «&nbsp;Sans cette connaissance et sans fixer des conditions commerciales préférentielles, l’union risque de ne rester qu’un ensemble politique&nbsp;».</p>



<p>À ce jour, l’EAC exporte vers la RDC des aliments transformés, des produits sidérurgiques, du ciment, des produits pétroliers et des produits à base d’huile de palme. Avec l’arrivée du Congo, la communauté a la possibilité de devenir une plaque tournante de l’exportation à condition de s’organiser en hub d’assemblage de produits de haute technologie tels que des machines, des équipements électriques et des véhicules à moteur.</p>



<h4>Pas de commerce sans stabilité</h4>



<p>Avant son adhésion, la RDC avait déjà été sollicitée par des pays de la région : <a href="https://www.jeuneafrique.com/1305645/economie/rdc-pourquoi-le-kenya-est-si-favorable-a-lentree-de-kinshasa-dans-la-communaute-dafrique-de-lest/">en novembre dernier, le Kenya avait organisé une mission commerciale à Kinshasa</a>, Lubumbashi, Goma et  Mbuji Mayi. Nairobi prévoit d’ouvrir un consulat à Goma et de nommer un Consul honoraire à Lubumbashi, ces présences dans le Nord et le Sud Kivu devant faciliter le commerce.</p>



<p>Même chose pour l’Ouganda : l’année dernière, un projet de construction d’une route commune longue de 223 kilomètres a été lancé. En novembre 2021, des soldats ougandais et congolais ont lancé une opération militaire pour combattre les rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) le long de la frontière entre les deux pays. L’Ouganda a fait valoir que les opportunités commerciales ne peuvent être pleinement exploitées si&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1310506/politique/rdc-louganda-condamne-a-verser-325-millions-de-dollars-a-kinshasa/">certaines parties de l’est de la RDC restent en proie à l’insécurité</a>.</p>



<p>Enfin, la course pour devenir le partenaire privilégié de la RDC risque d’exacerber les tensions existantes entre les États membres de l’EAC.</p>



<h5>Défis de taille</h5>



<p>La RDC reste un des pays les plus pauvres au monde : la Banque mondiale estime que 73 % de la population congolaise, soit 60 millions de personnes, vit avec moins de 1,90 dollar par jour.</p>



<p>C’est donc une population au pouvoir d’achat très faible qui rejoint l’EAC. Par ailleurs, la faiblesse des infrastructure et l’insécurité constante à la frontière avec l’Ouganda constituent des défis de taille.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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