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	<title>Climat &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<description>Tout un continent en un seul clic</description>
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	<title>Climat &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Analyse &#8211; Le rapport climatique de l&#8217;ONU décrit un monde en réchauffement rapide où « personne n&#8217;est en sécurité »</title>
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				<pubDate>Mon, 09 Aug 2021 18:20:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Un rapport scientifique phare de l&#8217;ONU lundi a montré que personne n&#8217;est à l&#8217;abri des effets accélérés du changement climatique et qu&#8217;il est urgent de préparer et de protéger les gens alors que les conditions météorologiques extrêmes et la montée des mers frappent plus durement que prévu. Le rapport du Groupe d&#8217;experts intergouvernemental sur l&#8217;évolution...]]></description>
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<p>U<strong>n rapport scientifique phare de l&rsquo;ONU lundi a montré que personne n&rsquo;est à l&rsquo;abri des effets accélérés du changement climatique et qu&rsquo;il est urgent de préparer et de protéger les gens alors que les conditions météorologiques extrêmes et la montée des mers frappent plus durement que prévu.</strong></p>



<p>Le rapport du Groupe d&rsquo;experts intergouvernemental sur l&rsquo;évolution du climat (GIEC), rédigé par 234 scientifiques, indique que le réchauffement climatique d&rsquo;environ 1,1 degré Celsius a entraîné de nombreux changements dans différentes régions – des sécheresses et tempêtes plus graves à la montée des mers.</p>



<p>Ceux-ci augmenteront tous avec le réchauffement, mais il n&rsquo;est pas trop tard pour réduire les émissions de réchauffement climatique afin de maintenir l&rsquo;augmentation de la température aux objectifs internationalement convenus de « bien en dessous » de 2C et idéalement de 1,5C &#8211; ce qui aiderait à arrêter ou à ralentir certains des impacts. , selon le rapport.</p>



<p>Des responsables de l&rsquo;ONU ont déclaré que le GIEC avait de plus en plus sonné l&rsquo;alarme dans ses rapports réguliers au cours des quatre dernières décennies, mais que cela n&rsquo;avait pas suscité de réponses politiques adéquates.</p>



<p>« Le monde a écouté mais n&rsquo;a pas entendu ;&nbsp;le monde a écouté mais n&rsquo;a pas agi avec assez de force &#8211; et par conséquent, le changement climatique est un problème qui existe maintenant », a déclaré Inger Andersen, directrice exécutive du Programme des Nations Unies pour l&rsquo;environnement.</p>



<p>« Personne n&rsquo;est en sécurité et la situation empire plus rapidement », a-t-elle déclaré aux journalistes lors du lancement du rapport en ligne.</p>



<p>Le président du GIEC, Hoesung Lee, a déclaré que le rapport offrait une meilleure compréhension du changement climatique et de la manière dont il se manifeste déjà dans le monde.</p>



<p>« Cela nous dit qu&rsquo;il est incontestable que les activités humaines sont à l&rsquo;origine du changement climatique et rendent les événements météorologiques extrêmes plus fréquents et plus graves », a-t-il déclaré, le décrivant comme une « boîte à outils précieuse » pour les négociateurs lors des discussions sur le climat de la COP26 en novembre.</p>



<p>Toutes les régions du monde sont touchées, a-t-il ajouté, notant que le rapport contient des informations détaillées sur les impacts par région, ainsi que des connaissances en développement rapide sur l&rsquo;attribution d&rsquo;événements météorologiques extrêmes au changement climatique.</p>



<p>Il propose également un atlas interactif permettant aux gens de vérifier les changements climatiques là où ils vivent.</p>



<p>Petteri Taalas, le secrétaire général de l&rsquo;Organisation météorologique mondiale (OMM), qui héberge le GIEC, a déclaré que les engagements actuels des gouvernements à réduire leurs émissions pourraient, s&rsquo;ils sont confirmés et mis en œuvre, limiter le réchauffement climatique à 2,1 °C.</p>



<p>Mais ce niveau d&rsquo;élévation de la température entraînerait encore de nombreux problèmes, notamment des pénuries alimentaires, une chaleur extrême, des incendies de forêt, une élévation du niveau de la mer, une potentielle « crise des réfugiés » et des impacts négatifs pour l&rsquo;économie mondiale et la biodiversité, a-t-il ajouté.</p>



<p>En plus de réduire les émissions, « il est essentiel de prêter attention à l&rsquo;adaptation au climat car la tendance négative du climat se poursuivra pendant des décennies et dans certains cas pendant des milliers d&rsquo;années », a-t-il déclaré lors du lancement du rapport.</p>



<p>Un moyen efficace de s&rsquo;adapter, a-t-il déclaré, consiste à investir dans des services d&rsquo;alerte précoce pour des menaces telles que les sécheresses et les inondations &#8211; mais seulement la moitié des 195 pays membres de l&rsquo;OMM en disposent actuellement, alimentant des pertes humaines et économiques.</p>



<p>Il existe également de graves lacunes dans les systèmes de prévision météorologique et météorologique en Afrique, dans certaines parties de l&rsquo;Amérique latine, des Caraïbes et du Pacifique, a-t-il noté.</p>



<h4>INFRASTRUCTURE RÉSILIENTE</h4>



<p>Youba Sokona, vice-président du GIEC et conseiller spécial pour le développement durable au groupe de réflexion South Center, a déclaré que le rapport aiderait les décideurs politiques africains à améliorer leur capacité à comprendre les changements climatiques et à anticiper ce qui pourrait arriver.</p>



<p>Cela leur permettrait de concevoir des infrastructures plus résilientes, telles que des barrages plus grands dans les zones sujettes à la sécheresse ou des défenses plus élevées contre les inondations dans les villes, et de rechercher des financements pour de tels projets, a-t-il déclaré à la Fondation Thomson Reuters par appel vidéo depuis Bamako, la capitale du Mali.</p>



<p>Le rapport comprend des informations scientifiques spécifiques sur les régions polaires, indiquant qu&rsquo;il est très probable que l&rsquo;Arctique se soit réchauffé à plus de deux fois le taux mondial au cours des 50 dernières années.</p>



<p>Cela a conduit à plus d&rsquo;épisodes de chaleur extrême, à un dégel du pergélisol et à des saisons d&rsquo;incendie plus longues, tandis que l&rsquo;Arctique pourrait être libre de glace en été au moins une fois d&rsquo;ici 2050, a-t-il déclaré.</p>



<p>L&rsquo;auteur principal du rapport du GIEC, Dirk Notz, qui dirige la recherche sur la glace de mer à l&rsquo;Université allemande de Hambourg, a déclaré que l&rsquo;Arctique était « le système d&rsquo;alerte précoce de notre planète », le changement climatique s&rsquo;y manifestant plus tôt et plus fort.</p>



<p>Il a déclaré que les décideurs devraient utiliser le nouveau rapport pour planifier des niveaux de la mer potentiellement supérieurs aux fourchettes prévues antérieurement.</p>



<p>Par exemple, si la construction d&rsquo;une digue côtière pour se protéger contre des eaux plus hautes de 1 mètre ce siècle, il serait judicieux de permettre qu&rsquo;elle soit surélevée pour faire face à une élévation de 2 m si nécessaire.</p>



<p>« J&rsquo;espère&#8230; que la société et les décideurs politiques comprennent vraiment ce qui est en jeu ici &#8211; que nous quittons la zone de confort de notre système climatique dans lequel nous vivons depuis des milliers d&rsquo;années et que nous nous dirigeons vers un territoire complètement inexploré , » il ajouta.</p>



<p><strong>Source: Reuters Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>La crise climatique menace toujours plus la santé et la sécurité alimentaire des Africains</title>
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				<pubDate>Tue, 27 Oct 2020 17:40:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Climat]]></category>
		<category><![CDATA[Changement climatique]]></category>

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				<description><![CDATA[Sécheresses, inondations, cyclones&#160;: le continent le moins polluant de la planète subit de plein fouet les conséquences du réchauffement. «&#160;Le changement climatique a un impact croissant sur le continent africain. Il frappe plus durement les plus vulnérables et accroît l’insécurité alimentaire, les déplacements de population et les pressions exercées sur les ressources en eau, indique...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/changement-climatique.jpg" alt="" class="wp-image-10878" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/changement-climatique.jpg 800w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/changement-climatique-300x169.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/changement-climatique-768x432.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>



<p><strong>Sécheresses, inondations, cyclones&nbsp;: le continent le moins polluant de la planète subit de plein fouet les conséquences du réchauffement.</strong></p>



<p><em>«&nbsp;Le changement climatique a un impact croissant sur le continent africain. Il frappe plus durement les plus vulnérables et accroît l’insécurité alimentaire, les déplacements de population et les pressions exercées sur les ressources en eau</em>, indique Petteri Taalas, le secrétaire général de l’OMM, dans un communiqué.&nbsp;<em>Ces derniers mois, nous avons assisté à&nbsp;des inondations dévastatrices et à une invasion de criquets pèlerins. A présent, la perspective inquiétante d’une sécheresse causée par un épisode La Niña</em>&nbsp;[unrefroidissement d’une partie de l’océan Pacifique équatorial]<em>&nbsp;se dessine.&nbsp;»</em></p>



<p>Ce rapport sur l’état du climat en Afrique, une première, se concentre sur les données de 2019, l’une des trois années les plus chaudes jamais enregistrées sur le continent –&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/01/15/2019-deuxieme-annee-la-plus-chaude-de-l-histoire_6025985_3244.html">la deuxième année la plus chaude à l’échelle mondiale</a>. La température augmente désormais de 0,4&nbsp;°C par décennie en Afrique, soit davantage que le taux de réchauffement global de 0,2&nbsp;°C à 0,25&nbsp;°C par décennie. Il en découle une multiplication des vagues de chaleur et des journées caniculaires.</p>



<h4>«&nbsp;D’un extrême à l’autre&nbsp;»</h4>



<p>Cette hausse du thermomètre provoque d’autres conséquences en cascade. D’abord, une modification du régime des pluies&nbsp;: les précipitations diminuent en Afrique du Nord et en Afrique australe, mais augmentent dans la bande sahélienne, du Sénégal au Soudan. Sous l’effet du réchauffement, le continent est aussi soumis à une élévation du niveau de la mer, de 5&nbsp;mm par an, notamment dans le sud-ouest de l’océan Indien, de Madagascar à Maurice, soit davantage que l’augmentation moyenne à l’échelle mondiale – entre 3 et 4&nbsp;mm par an.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://img.lemde.fr/2020/10/26/0/0/1426/868/688/0/60/0/43c1118_865899252-capture-d-e-cran-2020-10-26-a-11-52-22.jpg" alt="Prévisions moyennes des température et précipitations pour la période quinquennale 2020–2024. Les couleurs indiquent les anomalies par rapport à la période 1981–2010."/><figcaption>Prévisions moyennes des température et précipitations pour la période quinquennale&nbsp;2020–2024. Les couleurs indiquent les anomalies par rapport à la période&nbsp;1981–2010. SERVICE METEOROLOGIQUE DU ROYAUME UNI</figcaption></figure>



<p>Cette hausse des océans exacerbe les inondations sur les côtes, où s’étendent de nombreuses mégapoles, et aggrave les dégâts provoqués par les cyclones tropicaux. La saison cyclonique 2018-2019 a été la plus active jamais enregistrée dans le bassin du sud-ouest de l’océan Indien, avec quinze ouragans et tempêtes selon Météo France, mais aussi l’une des plus meurtrières.</p>



<p>Idai, qui a frappé le Mozambique, le Zimbabwe et le Malawi en mars&nbsp;2019, a été l’un des cyclones plus destructeurs jamais enregistrés dans l’hémisphère Sud, faisant près de 1&nbsp;200&nbsp;victimes et des centaines de milliers de déplacés. Il a été suivi de près par Kenneth, qui a tué 53 personnes en avril au Mozambique et aux Comores.</p>



<p>En 2019, l’Afrique australe a aussi souffert d’une vaste sécheresse tandis que, à l’inverse, la Corne de l’Afrique subissait des inondations et des glissements de terrain dus à de fortes précipitations. De mai à octobre&nbsp;2019, des inondations ont aussi été enregistrées au Sahel.</p>



<p><em>«&nbsp;Certains pays, notamment en Afrique de l’Est, ont basculé rapidement d’un extrême à l’autre, de la sécheresse aux inondations, et ils n’étaient pas préparés pour y faire face&nbsp;»,</em>&nbsp;indique Omar Baddour, le coordinateur du rapport, également coordinateur du système mondial de suivi du climat de l’OMM. Une situation contrastée qui se poursuit en&nbsp;2020, alors que des pluies diluviennes ont ravagé la bande sahélienne, tandis que le Maroc et l’Afrique australe sont touchés par des sécheresses.</p>



<h4>Baisses de rendements</h4>



<p>Ces bouleversements du climat menacent la survie des Africains, prévient le rapport. D’abord parce que la sécheresse affecte la production agricole, et donc la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance des habitants, sur un continent où l’agriculture emploie 60&nbsp;% de la population. Les cultures souffrent du stress thermique et hydrique, mais aussi de l’augmentation des dégâts causés par les ravageurs, les maladies et les inondations.</p>



<p>Dans le scénario de réchauffement le plus pessimiste du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), les principales cultures céréalières d’Afrique verraient leur rendement moyen diminuer de 13&nbsp;% en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale d’ici à 2050, de 11&nbsp;% en Afrique du Nord et de 8&nbsp;% en Afrique de l’Est et en Afrique australe. Le riz et le blé devraient être les plus malmenés, avec une perte de rendement estimée à respectivement 12&nbsp;% et 21&nbsp;%, tandis que le millet et le sorgho résisteraient mieux (respectivement − 5&nbsp;% et − 8&nbsp;%).</p>



<p>Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le nombre de personnes sous-alimentées a augmenté de 46&nbsp;% depuis 2012 dans les pays d’Afrique subsaharienne exposés à la sécheresse. La sécurité alimentaire s’est particulièrement dégradée l’an dernier en Ethiopie, en Somalie, au Kenya et en Ouganda.</p>



<p>De quoi augmenter les déplacements de population. Selon&nbsp;<a href="https://www.internal-displacement.org/global-report/%20grid2020/">les données de l’Organisation internationale pour les migrations et du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés</a>, 60&nbsp;% de tous les déplacements internes dans la région de l’Est et de la Corne de l’Afrique en&nbsp;2019 étaient dus à des catastrophes provoquées par le climat.</p>



<p>La hausse des températures et la modification des régimes de précipitations ont également un impact significatif sur la santé des populations africaines. L’augmentation des températures et des précipitations favorise la transmission de maladies à vecteur comme la dengue, le paludisme et la fièvre jaune. L’Organisation mondiale de la santé estime que, en&nbsp;2017, 93&nbsp;% des décès dus au paludisme dans le monde sont survenus en Afrique.</p>



<h4>Energies renouvelables</h4>



<p>Enfin, l’économie des pays africains est déjà, et sera encore plus à l’avenir, affectée par la crise climatique. Le Centre africain pour la politique en matière de climat estime que pour une augmentation de 1&nbsp;°C à 4&nbsp;°C des températures mondiales par rapport aux niveaux préindustriels, le PIB global du continent diminuerait de 2&nbsp;% à 12&nbsp;% par an. L’Afrique de l’Ouest, l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Est seraient davantage pénalisées que l’Afrique australe et l’Afrique du Nord.</p>



<p>Le continent africain, qui abrite 17&nbsp;% de la population mondiale, n’est à l’origine que d’environ 3,5&nbsp;% des émissions de CO<sub>2</sub>. Même si l’Afrique ne contribue que très peu à la crise climatique, le rapport plaide pour le développement des énergies renouvelables, pour réduire la pauvreté et diminuer les risques liés au climat.</p>



<p><em>«&nbsp;Les pays africains ne peuvent plus justifier la nécessité absolue de recourir aux énergies fossiles pour assurer leur développement,&nbsp;</em>juge Omar Baddour.&nbsp;<em>Le recours aux renouvelables pourrait multiplier la productivité par trois ou quatre dans certains secteurs, comme dans l’agriculture.&nbsp;»</em></p>



<p><strong>Source : Le Monde Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Niger: face au changement climatique, les nomades en fin de course</title>
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				<pubDate>Thu, 05 Dec 2019 21:58:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l'ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Climat]]></category>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/niger-climat.jpg" alt="" class="wp-image-12061" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/niger-climat.jpg 768w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/niger-climat-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>



<p><strong>Cela fait neuf jours que la famille d&rsquo;Ali, ses 27 moutons et ses six chameaux marchent. Neuf jours à chercher les nuages, qui semblent bien se moquer d&rsquo;eux. Il est midi, le mercure dépasse les 45 degrés et aussi loin que porte l&rsquo;horizon, la terre, dans cette région du Niger, reste désespérément sèche.</strong></p>



<p>« Nous avons entendu que les premières pluies sont tombées au nord », confie l&rsquo;homme aux yeux noirs perçants, encadrés d&rsquo;un turban, en remplissant une gourde à la pompe qui borde le macadam. « C&rsquo;est là que nous allons ».</p>



<p>Sous le soleil de juillet, la caravane remonte les étendues sablonneuses et arides depuis le Nigeria. Là-bas l&rsquo;air est humide, l&rsquo;eau et les pâturages plus abondants. Ali et sa famille y passent chaque année plusieurs mois, avant de repartir.</p>



<p>La route est encore longue: plus de 100 km, jusqu’à Bermo, dans le centre du Niger. C&rsquo;est là que se rassemblent des milliers d&rsquo;éleveurs peuls de retour de transhumance, lorsque s&rsquo;achève la saison sèche.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://www.afp.com/sites/default/files/nfs/diff-intra/francais/journal/une/1e942f62ec822f4d032c628465b6f4fe909dd79d.jpg" alt=""/></figure>



<p>AFP / Marco LONGARI<em><strong>Un Peul construit une hutte dans le camp de Dosso, au Niger, le 21 juin 2019</strong><br></em></p>



<p>Les femmes et les enfants avancent doucement, sur le dos d&rsquo;ânes déjà surchargés de sacs de jute, de bidons en plastique, de nattes et de calebasses.</p>



<p>Et la scène se répète, à l&rsquo;infini. Un cortège sans fin de boeufs, de moutons, de chèvres, de chameaux défile en direction du nord. En cette délicate période de soudure, entre la fin de la saison sèche et le début des pluies, les grandes chaleurs s&rsquo;éternisent. Chacun vit sur ses réserves et les bêtes, rachitiques, paraissent exténuées.</p>



<p>Cette année 2019 est plutôt bonne, pourtant. Les réserves fourragères constituées l&rsquo;an dernier ont permis aux éleveurs de tenir le coup. En ce mois de juillet, les courtes pluies des deux dernières semaines ont suffi pour faire jaillir les premières pousses vertes.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://www.afp.com/sites/default/files/nfs/diff-intra/francais/journal/une/c3115af753d11f8bb6e99b26a976c8070fee9b4b.jpg" alt=""/></figure>



<p>AFP / Marco LONGARI<em><strong>Tempête de sable dans le village de Bermo, au Niger, le 25 juin 2019</strong></em></p>



<p>Mais le répit va-t-il durer ? Bermo, aux portes du désert, subit des sécheresses de plus en plus fréquentes qui déciment les troupeaux. Et, lorsqu&rsquo;il pleut, ce sont des tempêtes de sable ou des pluies torrentielles qui ravinent et appauvrissent les sols.</p>



<p>Le Niger &#8211; où plus de 80% de la population vit de l&rsquo;agriculture et surtout de l’élevage &#8211; est le pays du Sahel le plus touché par les effets du changement climatique et de la hausse des températures. Entre 100.000 et 120.000 hectares de terres sont perdus chaque année à cause de la désertification et de l&rsquo;érosion des sols, selon les statistiques nationales.</p>



<p>&#8211; Fardeau à nourrir &#8211;</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://www.afp.com/sites/default/files/nfs/diff-intra/francais/journal/une/af29175c59296c9cb96ce2755d223a8ee8039cab.jpg" alt=""/></figure>



<p>AFP / Marco LONGARI<em><strong>Une chèvre va être transportée à moto, le 25 juin 2019 dans le camp de Bermo, au Niger</strong><br></em></p>



<p>« La météo est devenue totalement imprévisible. Ce que nous redoutons le plus, ce sont les poches de sècheresse qui prennent par surprise quand on s&rsquo;y attend le moins », se désole Djafarou Amadou, ingénieur au sein de l’Association pour la Redynamisation de l’élevage au Niger (Aren).</p>



<p>En 2018, Bermo et ses 66.000 habitants nichés au creux des dunes, ont accueilli dans la joie les premières pluies, dès le mois de mai. Mais, au bout de quelques semaines, tout s&rsquo;est arrêté. Pendant 30 jours, il n&rsquo;est plus tombé une goutte d&rsquo;eau. Les plaines se sont mises à jaunir, l&rsquo;herbe est devenue rare, et les prix des céréales ont flambé sur les marchés.</p>



<p>Le bétail est devenu un fardeau à nourrir.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://www.afp.com/sites/default/files/nfs/diff-intra/francais/journal/une/e1a58e9d45e8bc2677e87d55ec9fd8f0c0104ad6.jpg" alt=""/></figure>



<p>AFP / MARCO LONGARI<em><strong>Un éleveur peul avec son troupeau de vaches près de Bermo, dans le centre du Niger, le 27 juin 2019</strong></em></p>



<p>Rouada Sabgari s&rsquo;était alors résigné à brader ses vaches les plus mal en point, pour une bouchée de pain : 5.000 FCFA (7,6 euros), alors qu’elles en valent d&rsquo;habitude plus de 200.000 (305 euros).</p>



<p>A chaque hivernage, le vieil éleveur peul installe son campement tout près du puits creusé par son grand-père il y a plus d&rsquo;un demi-siècle, à 6 km de Bermo. Mais il se demande combien de temps encore ses enfants pourront perpétuer ce mode de vie ancestral. Avec les sécheresses successives depuis 10 ans, il a perdu la moitié de son troupeau. Il ne lui reste que 32 vaches.</p>



<p>Rouada Sabgari fait partie du clan des Peuls Wodaabe, qui parcourent de très longues distances avec leurs troupeaux, du Niger à la Centrafrique en passant par le Cameroun et le Tchad. On les appelle aussi Mbororo, comme la variété de boeuf « rouge » à grandes cornes qui les accompagne.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://www.afp.com/sites/default/files/nfs/diff-intra/francais/journal/une/161856267067ddc71edd623cbab9ba7539b4ec88.jpg" alt=""/></figure>



<p>AFP / Marco LONGARI<em><strong>Ardo Rouada Sabgari du clan des Peuls Wodaabe dans le camp de Bermo, dans le centre du Niger, le 24 juin 2019</strong><br></em></p>



<p>Pour lui et les 25 membres de sa famille, l&rsquo;animal représente bien plus qu&rsquo;une source de revenus: il est le symbole de leur liberté. A ses côtés, ils s&rsquo;affranchissent des frontières et arpentent le monde.</p>



<p>D&rsquo;ailleurs, chez les Peuls, la vache serait à l&rsquo;origine de la création du monde: Gueno (Dieu) l&rsquo;éternel ne lui a-t-il pas donné forme à partir d&rsquo;une goutte de lait…?</p>



<p>« Autrefois, nous ne mangions pas de céréales ni de viande. Le lait était riche et abondant, il suffisait à nous rendre forts. Ce n&rsquo;est plus possible aujourd&rsquo;hui », explique le vieil homme, assis sur une natte devant sa tente, au milieu d’une plaine balayée par les vents et les sachets en plastique qui s&rsquo;accrochent aux épineux. La pollution aussi, est arrivée jusque-là.</p>



<p>&#8211; 20.000 francs par mois &#8211;</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://www.afp.com/sites/default/files/nfs/diff-intra/francais/journal/une/737be668ffad371a7a38a373c8d1e61f635dd168.jpg" alt=""/></figure>



<p>AFP / Marco LONGARI<em><strong>Un homme vient d&rsquo;acheter trois chèvres au marché à bétail près de Dosso, au Niger, le 22 juin 2019</strong></em></p>



<p>Les grandes sécheresses de 74 et de 84, qui ont décimé la moitié des cheptels, ont marqué un tournant historique au Niger et dans le reste du Sahel. « Nous n&rsquo;étions pas préparés à cela. Tout le monde a fui au Nigeria », se souvient Rouada Sabgari. « Les animaux étaient tellement maigres et fatigués qu’il fallait les soulever pour les faire tenir debout. Même les gens mouraient de faim, il n’y avait plus rien sur les marchés ».</p>



<p>Jamais les habitants n&rsquo;avaient connu pareille « malédiction ». A l’époque, on pensait que seul Allah était responsable de ces malheurs. Alors les Peuls ont prié, sans relâche, pour qu’il se remette à pleuvoir. En vain.</p>



<p>Les sècheresses sont revenues, et avec elles les crises alimentaires, aggravées par l&rsquo;insécurité grandissante et la guerre contre les groupes jihadistes aux quatre coins du pays, provoquant d&rsquo;importants déplacements de populations.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://www.afp.com/sites/default/files/nfs/diff-intra/francais/journal/une/85f537e099a9e31cc926eb8fae868fc3e5bca066.jpg" alt=""/></figure>



<p>AFP / Marco LONGARI<em><strong>Zibbo, un éleveur peul, près d&rsquo;un marché à bétail à Dosso, au Niger, le 22 juin 2019</strong><br></em></p>



<p>« Nous avons aujourd&rsquo;hui moins de bêtes et moins de récoltes pour plus de bouches à nourrir », s&rsquo;inquiète l&rsquo;ingénieur Djfarou Amadou, rappelant que son pays, le sixième pays le plus pauvre au monde, est aussi celui qui a le plus fort taux de fécondité, avec plus de 7 enfants par femme en moyenne.</p>



<p>Spirale infernale: la pression démographique et la raréfaction des ressources ont aussi entraîné une compétition accrue avec les agriculteurs pour la terre.</p>



<p>Les conflits autour du saccage des récoltes, de la pollution des nappes phréatiques se sont multipliés. Dans tout le Sahel, les cultures empiètent désormais sur les corridors de transhumance et vice-versa.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://www.afp.com/sites/default/files/nfs/diff-intra/francais/journal/une/9fa589c8e2b4b5e3a88046d4f6e7b9a01137a893.jpg" alt=""/></figure>



<p>AFP / Marco LONGARI<em><strong>Une femme peule prépare un repas le matin dans un camp à Bermo, le 25 juin 2019 au Niger</strong></em></p>



<p>Résultat: même les bonnes années comme 2019, la population reste extrêmement vulnérable. La campagne agricole et pastorale est excédentaire. Les prix du mil, du sorgho et du maïs ont baissé. Et pourtant, entre juin et août, en pleine période de soudure, 1,2 million de Nigériens se trouvaient en situation d&rsquo;insécurité alimentaire grave, selon la FAO.</p>



<p>2004, 2010, 2015&#8230; Les crises à répétition ont fini par décimer la quarantaine de vaches de Barka Azzey. Celles qui avaient survécu à la faim et aux maladies ne donnaient plus de lait et ne reproduisaient plus. Alors il a fallu faire autre chose.</p>



<p>« Ce n&rsquo;était plus assez pour manger, pour s&rsquo;habiller, alors j&rsquo;ai pris ma famille et nous sommes partis vivre en ville », dit-il en regardant le sol avec tristesse, dans la cour poussiéreuse où il vit désormais. Trois poules maigres se reposent à l&rsquo;ombre d&rsquo;une antenne parabolique où sèche le linge.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://www.afp.com/sites/default/files/nfs/diff-intra/francais/journal/une/3e1944a6e2f14b4f13a5a2f120cc2df3eec5a830.jpg" alt=""/></figure>



<p>AFP / Marco LONGARI<em><strong>Une famille peule pendant leur transhumance au Niger, le 24 juin 2019</strong><br></em></p>



<p>A 38 ans, Barka est devenu gardien. Il dort dans une cabane avec sa femme Rabi et ses cinq enfants, sur la propriété d&rsquo;un riche commerçant de Maradi, la deuxième ville du Niger (sud). Avec 20.000 francs (30 euros) par mois, il est obligé de contracter des « maleji » (crédits) à l&rsquo;épicerie locale pour nourrir les siens.</p>



<p>&#8211; Stopper l&rsquo;exode &#8211;</p>



<p>« En ville, il n&rsquo;y a rien de bon. Ici, il n&rsquo;y a que le désespoir », assène Barka Azzey. Il n&rsquo;a qu&rsquo;une idée en tête: « gagner assez d&rsquo;argent pour reconstituer mon troupeau et retrouver ma vie d&rsquo;avant ».</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://www.afp.com/sites/default/files/nfs/diff-intra/francais/journal/une/99b2e51b169f888bb0b7212f7cabd4cca34ec81e.jpg" alt=""/></figure>



<p>AFP / Marco LONGARI<em><strong>Fati, une Peule, devant sa hutte dans le camp de Dosso, au Niger, le 22 juin 2019</strong></em></p>



<p>Comme lui, des milliers d&rsquo;autres jeunes bergers ont quitté la brousse pour tenter leur chance dans la capitale Niamey, ou d&rsquo;autres grandes villes d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest. Ils deviennent cireurs de chaussures, vendeurs de cartes sim ou de plantes médicinales.</p>



<p>Sur les trottoirs de Bamako, de Conakry ou de Dakar, ils viennent allonger la longue liste d&rsquo;émigrants qui ailleurs, fuient les violences ou la pauvreté. L&rsquo;exode est massif.</p>



<p>L&rsquo;Aren, principale association d&rsquo;éleveurs, a mis en place, avec des ONG comme Oxfam, des programmes pour tenter de stopper l&rsquo;hémorragie. Une laiterie a vu le jour dans le centre de Bermo. Trois cent femmes sont ainsi revenues vivre au village. Elles produisent du yoghourt et du fromage qu&rsquo;elles revendent ensuite au marché.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://www.afp.com/sites/default/files/nfs/diff-intra/francais/journal/une/c86e37483f2804cb7091618673741a2a7971e15d.jpg" alt=""/></figure>



<p>AFP / Marco LONGARI<em><strong>Gaise, un Peul, en tenue de fête traditionnelle dans un camp à Bermo, le 26 juin 2019 au Niger</strong><br></em></p>



<p>Depuis 15 ans, Hadiza Attahirou passait quatre mois par an au Mali ou au Sénégal. Elle a reçu deux vaches et gagne désormais quelques milliers de francs CFA supplémentaires. « Maintenant que j&rsquo;ai ce travail, je peux soulager mon mari quand il part en transhumance et payer l&rsquo;école pour ma fille », explique cette femme de 39 ans à la bouche tatouée et aux bras recouverts de bijoux.</p>



<p>D&rsquo;autres ont bénéficié de micro-crédits pour s&rsquo;acheter des outils agricoles ou des machines à coudre. Azara, 18 ans, confectionne un costume d’apparat, mélange de tissages colorés, de coquillages et de perles incrustés. « C&rsquo;est ce que porteront les hommes pour le Géréwol », dit-elle avec malice.</p>



<p>Cette grande fête, à la fin de chaque saison des pluies, est le moment le plus important de l&rsquo;année pour les Peuls Wodaabe: lorsque la nourriture n&rsquo;est plus une quête de chaque instant, que les bêtes ont la panse bien remplie, les humains, enfin, respirent.</p>



<p>Les familles nomades arrivent de tout le Sahel. C&rsquo;est l&rsquo;occasion de renouer des liens d&rsquo;amitié, d&rsquo;amour aussi. On célèbre les mariages et les naissances. La beauté se cultive comme un art. Bardés de gris-gris et de longues tresses, les hommes s&rsquo;apprêtent, se maquillent. A la nuit tombée, ils danseront pour séduire leurs femmes.</p>



<p>De quoi trouver le courage de reprendre la route, braver les dangers, la chaleur. Car bientôt, l&rsquo;herbe disparaîtra et les mares s&rsquo;assècheront. Et il leur faudra marcher, toujours plus loin, à la poursuite des nuages.</p>



<p><strong>Source: AFP/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Fonds vert pour le climat : enfin plus utile à l&#8217;Afrique !</title>
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				<pubDate>Thu, 28 Nov 2019 16:05:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Climat]]></category>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/19749430lpw-19749813-article-jpg_6708415_660x281.jpg" alt="" class="wp-image-11752" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/19749430lpw-19749813-article-jpg_6708415_660x281.jpg 660w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/19749430lpw-19749813-article-jpg_6708415_660x281-300x128.jpg 300w" sizes="(max-width: 660px) 100vw, 660px" /></figure>



<h4>Grâce à l&rsquo;accréditation de la Banque africaine de développement, les pays africains voient s&rsquo;accroître les chances de financement de leurs programmes climatiques.</h4>



<p>Le Fonds vert pour le climat (FVC) jouait son avenir à&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/paris">Paris</a>. Le&nbsp;24&nbsp;et 25&nbsp;octobre, les pays donateurs, signataires de l&rsquo;accord de Paris, se sont réunis pour reconstituer les ressources du fonds. Les annonces ont été à la hauteur avec 9,8&nbsp;milliards de dollars pour la période&nbsp;2020-2023, soit très proche de la première capitalisation de 10,3&nbsp;milliards de dollars qui couvrait pour la période&nbsp;2015-2018. À la veille de la COP25 prévue à Madrid à partir du 2&nbsp;décembre, le Fonds vert pour le climat (FVC) devait en effet lever un minimum de financements pour garder une certaine crédibilité.<br></p>



<p>Créé en 2009, mais lancé effectivement avec une levée de fonds en&nbsp;2015&nbsp;lors de la COP21, à Paris, le FVC a pour objectif de financer des projets dans les pays en développement afin de lutter contre les effets du changement climatique et de les accompagner dans leur transition vers un modèle de croissance durable. Le fonds, dont le siège est en Corée, a déjà soutenu plus d&rsquo;une dizaine de programmes dans près de&nbsp;100&nbsp;pays pour une enveloppe de globale de 5&nbsp;milliards de dollars. Et chaque milliard investi dans le fonds génère près de 3&nbsp;milliards de financement supplémentaire.</p>



<p>«&nbsp;Nous sommes honorés de la confiance de la communauté mondiale dans la capacité du fonds d&rsquo;aider les pays et les communautés à relever et à réaliser leurs ambitions climatiques&nbsp;», a déclaré Yannick Glemarec, directeur exécutif du Fonds vert pour le climat. «&nbsp;Les années à venir sont cruciales pour permettre à nos partenaires d&rsquo;innover, d&rsquo;accélérer et d&rsquo;accroître les investissements liés au climat qui correspondent au rythme et à l&rsquo;urgence de la crise climatique&nbsp;», a-t-il ajouté.</p>



<h4>Le tournant Trump</h4>



<p>Lors de la première capitalisation du fonds, les&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/etats-unis">États-Unis</a>&nbsp;avaient promis 3&nbsp;milliards de dollars. Après le premier versement de 1&nbsp;milliard, et l&rsquo;arrivée de&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/donald-trump">Donald Trump</a>&nbsp;à la tête du pays en 2017, l&rsquo;administration américaine avait annulé tout versement supplémentaire.</p>



<p>En se réunissant à Paris, les&nbsp;27&nbsp;pays donateurs ont dû se montrer plus généreux afin de compenser le retrait américain. Ce qui avait amené le ministre des Finances&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/bruno-le-maire">Bruno Le Maire</a>&nbsp;à qualifier cette reconstitution du fonds vert «&nbsp;d&rsquo;ambitieuse, malgré le retrait des États-Unis de l&rsquo;accord de Paris&nbsp;». Treize pays ont doublé leur contribution initiale, parmi eux la France, le Royaume-Uni, l&rsquo;Allemagne, le Canada ou encore la Norvège. Déjà, lors du sommet du G7 à Biarritz en août, la France avait annoncé qu&rsquo;elle doublerait sa contribution à 1,5&nbsp;milliard d&rsquo;euros.</p>



<p>«&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/migrants-ce-que-le-rechauffement-climatique-peut-infliger-a-l-afrique-20-03-2018-2204214_3826.php">La mobilisation de financements pour développer les énergies renouvelables dans les pays en développement est essentielle pour faire face à la crise climatique</a>, notamment dans l&rsquo;intérêt des plus vulnérables. C&rsquo;est pourquoi la France se félicite de l&rsquo;engagement de la communauté internationale d&rsquo;augmenter ses contributions au Fonds vert pour le climat&nbsp;», a déclaré Brune Poirson, secrétaire d&rsquo;État auprès du ministère de la Transition écologique et solidaire.</p>



<p>Après les promesses, la directrice du Trésor français Odile Renaud-Basso a rappelé lors d&rsquo;un point presse au terme de la réunion des donateurs à Paris que, désormais, «&nbsp;l&rsquo;enjeu est de concrétiser ces engagements rapidement afin que le fonds puisse travailler efficacement&nbsp;».</p>



<h4>Les absents</h4>



<p>Si la reconstitution du fonds a été saluée de manière unanime, certains pointent l&rsquo;absence d&rsquo;engagement de nombre de chefs d&rsquo;État, et pas seulement Donald Trump, comme preuve d&rsquo;un manque de prise au sérieux des enjeux climatiques. «&nbsp;Ce n&rsquo;est qu&rsquo;un succès de façade qui est surtout le fait de quelques-uns et non un plébiscite de son action par les économies émergentes. La Corée du Sud est en effet le seul pays dit en développement à avoir contribué cette fois-ci (contre près d&rsquo;une dizaine la fois précédente), doublant sa participation à 200&nbsp;millions de dollars. Même les pays riches producteurs d&rsquo;énergies fossiles, comme la Russie ou les monarchies du Golfe, n&rsquo;ont pas jugé utile, à ce stade, d&rsquo;y participer&nbsp;», commente David Levaï, chercheur à l&rsquo;Institut du développement durable et des relations internationales dans une chronique du Blog&nbsp;ID4D.</p>



<h4>Et l&rsquo;Afrique&nbsp;?</h4>



<p>Les pays africains, les premiers concernés par le changement climatique, ont jusqu&rsquo;à présent peu bénéficié des financements accordés par le FVC qui se sont concentrés pour l&rsquo;essentiel sur l&rsquo;Asie et l&rsquo;Amérique latine. Les choses changent, notamment grâce à l&rsquo;accréditation de la Banque africaine de développement (BAD) qui a accès aux ressources du FVC depuis mars&nbsp;2016. Depuis, la BAD concentre ses efforts sur le financement en faveur du climat en aidant ses pays membres à préparer les dossiers de financements à soumettre au FVC. Il est reconnu que les dossiers sont particulièrement complexes à monter et que le processus d&rsquo;examen est plutôt long. La BAD s&rsquo;est aussi engagée à tripler ses financements climatiques actuels, pour les porter à 5&nbsp;milliards de dollars par an d&rsquo;ici à 2020. Par exemple, le 21&nbsp;novembre, la BAD et le Fonds vert pour le climat ont annoncé un appui de 154&nbsp;millions de dollars consacré à un plan de déploiement de 100&nbsp;MW d&rsquo;énergie verte en Zambie, principalement des petits projets solaires. Le pays fait face à une grave sécheresse qui affecte la production électrique nationale, issue à plus de 90&nbsp;% de l&rsquo;hydroélectricité.</p>



<h4>Les projets financés</h4>



<p>Le 14&nbsp;novembre, le FVC, profitant de la reconstitution de ses ressources, avait annoncé l&rsquo;octroi d&rsquo;une enveloppe de 407&nbsp;millions de dollars pour un ensemble de&nbsp;13&nbsp;projets et de programmes, dont deux concernant directement des pays africains. Le programme du Bleu Action Fund dans l&rsquo;ouest de l&rsquo;océan Indien (Madagascar, Mozambique,&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/afrique">Afrique</a>&nbsp;du Sud et Tanzanie), avec la banque de développement allemande (KfW) recevra 33,3&nbsp;millions. Il s&rsquo;agit d&rsquo;enrayer la perte de la biodiversité marine et à promouvoir le développement des communautés côtières. Au Mozambique, un programme de sécurité alimentaire résiliente au changement climatique grâce à la gestion intégrée des risques, avec le PAM, destiné aux petits exploitants, a reçu un appui de 9,3&nbsp;millions.</p>



<p>L&rsquo;an prochain, «&nbsp;l&rsquo;ensemble des pays doivent revoir à la hausse leurs plans de réduction d&rsquo;émission à dix ans (CDN). N&rsquo;oublions pas que sur près de&nbsp;200&nbsp;pays,&nbsp;136&nbsp;ont conditionné une partie de leurs efforts à l&rsquo;obtention d&rsquo;un soutien financier. Comment, dans ce contexte, leur en demander davantage s&rsquo;il semble que les financements ne suivront pas&nbsp;», s&rsquo;interroge le chercheur David Levaï.</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Climat : avant la COP25, l’Afrique fait bloc autour du Maroc pour défendre son agriculture</title>
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				<pubDate>Thu, 07 Nov 2019 16:46:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Climat]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture]]></category>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/COP25-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-10984" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/COP25-1024x683.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/COP25-300x200.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/COP25-768x512.jpg 768w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/COP25.jpg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p><strong>Créée en 2016, la fondation AAA, coalition de 35 pays africains, s’est réunie à Ben Guérir pour bâtir un développement agricole « climato-intelligent ».</strong></p>



<p>A quelques semaines de la réunion internationale sur le climat (COP25) en Espagne, l’Afrique serre les rangs au sein d’une coalition pilotée par le Maroc, pour demander plus de fonds de transition dédiés à une agriculture&nbsp;<em>«&nbsp;climato-intelligente&nbsp;»</em>.</p>



<p>Alors que l’insécurité alimentaire du continent est aggravée par le changement climatique, trois pays, la Somalie, le Tchad et la Tunisie, ont rejoint, mardi 5 novembre, la coalition de 35 pays africains (sur 54), baptisée fondation AAA (pour Adaptation de l’agriculture africaine) lancée par le Maroc en 2016 pour porter les intérêts de l’Afrique et de son agriculture dans les négociations sur le climat.</p>



<p><em>«&nbsp;Nous voulons surtout faire un pont entre la communauté climat et la communauté agriculture&nbsp;»</em>, a expliqué à l’AFP Abir Lemseffer, directrice de la fondation AAA. Lundi et mardi, elle a piloté des rencontres entre ministres africains, scientifiques et bailleurs de fonds internationaux à l’université Mohammed-VI de Ben Guerir, dans le centre du Maroc.</p>



<h4>«&nbsp;Arme de paix&nbsp;»</h4>



<p>Alors que la COP25, initialement prévue au Chili, doit se tenir du 2 au 13&nbsp;décembre à Madrid, la réunion AAA devrait avoir lieu&nbsp;<em>«&nbsp;chaque année avant les COP&nbsp;»</em>&nbsp;a précisé M<sup>me</sup>&nbsp;Lemseffer.</p>



<p>La Banque mondiale y a rendu public son engagement à hauteur de 2&nbsp;milliards de dollars (1,8&nbsp;milliard d’euros) pour financer des projets&nbsp;<em>«&nbsp;climato-intelligents&nbsp;»</em>&nbsp;dans 11 pays d’Afrique, en saluant le travail déjà effectué sur le sujet, notamment par l’Agence française de développement (AFD).</p>



<p>La Banque africaine de développement (BAD), qui vient de procéder à une augmentation de capital géante de 115 milliards de dollars, la plus importante de son histoire, compte s’en servir pour <em>« soutenir une transformation durable de l’agriculture africaine »</em>, a indiqué sa représentante.</p>



<p>Pour aider à la transition, le Fonds vert pour le climat lancé en décembre&nbsp;2010, a prévu 2&nbsp;millions de dollars par pays, souligne Abir Lemseffer&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;Mais à ce jour, seuls six pays africains ont pu décaisser cet argent, car beaucoup n’ont pas les capacités de monter les dossiers, alors qu’ils sont parmi les premières victimes du réchauffement. La fondation AAA travaille pour permettre à l’Afrique d’y accéder.&nbsp;»</em></p>



<p>Il y a urgence&nbsp;: alors que plus de 200&nbsp;millions de personnes sont mal nourries sur le continent, les rendements des récoltes agricoles pourraient baisser de 20&nbsp;% d’ici à 2050, avec un réchauffement de 2&nbsp;°C. Le tout alors que la population continue d’augmenter.</p>



<p>Pour traiter du sujet capital de la dégradation des sols, le Maroc s’appuie notamment sur l’expertise du groupe OCP, principal producteur de phosphates du continent, utilisés dans les engrais agricoles.</p>



<p>Au Sahel, secoué par des conflits intercommunautaires, le financement de l’agriculture peut jouer un rôle&nbsp;<em>«&nbsp;d’arme de paix&nbsp;»</em>, ont estimé les participants. A condition de trouver des moyens souples pour financer des projets d’irrigation, l’achat de semences ou d’intrants de qualité, ou encore l’accès au crédit des petits exploitants.</p>



<p><em>«&nbsp;Avec la sécheresse de plus en plus sévère, le bétail de la région nord-est du pays envahit mon pays,&nbsp;</em>a plaidé le ministre de l’agriculture de Centrafrique.&nbsp;<em>Les petits agriculteurs sont exclus de leur parcelle et ne peuvent plus cultiver, il serait très important que la fondation AAA puisse aussi inclure les aspects d’une transhumance pacifique et intelligente dans ses réflexions.&nbsp;»</em></p>



<h4>«&nbsp;Pas de solution duplicable&nbsp;»</h4>



<p>Derrière la demande de gestion des conflits pastoraux entre éleveurs et agriculteurs pour l’accès à des ressources naturelles raréfiées, se trouve l’espoir de ralentir les migrations qui alimentent les grands flux vers l’Europe.</p>



<p>Pour Patrick Caron, chercheur au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), et ancien membre du comité de la sécurité alimentaire mondiale de l’ONU, <em>« il n’y a pas de solution locale duplicable à l’infini pour résoudre tous les problèmes en même temps »</em> en Afrique. <em>« L’Afrique a à la fois besoin d’innovations locales pour permettre par exemple une meilleure assimilation de l’eau de pluie par les sols dégradés, de transformations structurelles (statut foncier, politique agricole, etc.) et de projets territoriaux imbriqués »,</em> a-t-il expliqué à l’AFP.</p>



<p>Plusieurs accords ont été signés, notamment avec l’Agence des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), et avec l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (Agra), fondation lancée par l’ancien secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, et soutenue par la fondation Bill et Melinda Gates.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne : Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Afrique : le changement climatique frappe de plus en plus fort</title>
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				<pubDate>Mon, 04 Nov 2019 19:28:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/changement-climatique.jpg" alt="" class="wp-image-10878" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/changement-climatique.jpg 800w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/changement-climatique-300x169.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/changement-climatique-768x432.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>



<h4>C&rsquo;est sous la forme de pluies diluviennes concentrées sur de courtes périodes que les pays africains paient son tribut. Dernier exemple en date&nbsp;: la Centrafrique.</h4>



<p>Inlassablement, la pluie a continué de tomber. À Bangui, dans un camp de fortune installé dans un quartier de la ville filmé par&nbsp;<a href="https://www.voaafrique.com/a/la-centrafrique-victime-des-inondations/5144461.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le média américain VOA Afrique</a>, des centaines de familles patientent sous les arbres. Quelques affaires, que chacun a tenté de rassembler, traînent à même le sol. Il y a quelques jours, le fleuve Oubangui est sorti de son lit, en partie à cause des pluies diluviennes qui se sont abattues sur la capitale, et plus largement sur d&rsquo;autres régions de Centrafrique. Au total, 28&nbsp;000&nbsp;personnes se sont retrouvées sans abri à travers tout le pays, déclenchant l&rsquo;état de catastrophe naturelle. Malgré la situation dramatique en Centrafrique, les autres pays de la région ont pourtant les armes pour lutter contre les inondations, selon Raoul&nbsp;Monsembula. Située «&nbsp;en pleine forêt tropicale humide, l&rsquo;Afrique centrale a de quoi résister naturellement aux inondations dues aux précipitations&nbsp;», explique le coordinateur pour l&rsquo;Afrique centrale chez Greenpeace. En Afrique de l&rsquo;Est, en revanche, «&nbsp;où la plupart des pays sont semi-désertiques&nbsp;», la situation est encore plus préoccupante. Rien qu&rsquo;au Soudan du Sud, où l&rsquo;eau a submergé des villages entiers, près d&rsquo;un million de personnes sont touchées.</p>



<h4>Un bilan catastrophique<br></h4>



<p>D&rsquo;après Médecins sans frontières (MSF), l&rsquo;hôpital de Pibor, dans l&rsquo;Est, est complètement inondé, forçant le personnel médical à utiliser des barques pour se déplacer. En Éthiopie et en Tanzanie, où l&rsquo;on compte respectivement 22 et 45 morts, la crue des eaux a décimé les troupeaux et détruit les récoltes dans de grandes parties d&rsquo;une région qui ne s&rsquo;était pas encore relevée d&rsquo;une sévère sécheresse. Certains endroits de nord du Kenya, où au moins 29 personnes ont été tuées à cause des coulées de boue, ont reçu en quelques semaines l&rsquo;équivalent d&rsquo;une année de précipitations, a fait savoir le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l&rsquo;ONU (Ocha).</p>



<h4>La sécheresse en Afrique australe, des inondations ailleurs<br></h4>



<p>Alors que l&rsquo;Afrique australe subit une des sécheresses les plus rudes de ces trente dernières années, le reste du continent, lui, se noie. En cause&nbsp;? Un phénomène climatique centré sur l&rsquo;océan Indien, d&rsquo;une puissance jamais observée depuis des années. Son nom&nbsp;: le dipôle positif, créé par la différence de température à la surface de la mer entre les zones est et ouest de l&rsquo;océan Indien. Actuellement, les eaux bordant l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est sont plus chaudes que la normale à cette période de l&rsquo;année. Résultat, une évaporation accrue se forme. Et l&rsquo;air humide qui circule vers le continent se transforme en pluie.</p>



<p>Un phénomène pas si rare en Afrique, où le dernier dipôle positif important a eu lieu en 2006. Plus de 300&nbsp;personnes avaient alors trouvé la mort dans la région à cause d&rsquo;inondations d&rsquo;une ampleur inhabituelle. Mais cette fois, les scientifiques disent ne pas avoir observé un dipôle d&rsquo;une telle intensité depuis des années, voire peut-être des décennies. Les eaux situées près des côtes est-africaines sont en ce moment de presque deux degrés plus chaudes que celles de la partie est de l&rsquo;océan Indien, près de l&rsquo;Australie, soit une différence bien supérieure à l&rsquo;écart habituel.</p>



<h4>L&rsquo;urbanisation, un facteur aggravant</h4>



<p>Si le changement climatique est à l&rsquo;origine de cette crise, l&rsquo;organisation des villes africaines a aussi sa part de responsabilité. À Bafoussam, dans l&rsquo;ouest du Cameroun, deux jours de précipitations torrentielles d&rsquo;une intensité exceptionnelle, même en pleine saison des pluies, ont provoqué un glissement de terrain. Bilan, au moins 43&nbsp;morts, dont 26&nbsp;enfants. Pour l&rsquo;opposant camerounais Maurice&nbsp;Kamto, «&nbsp;ce drame, comme d&rsquo;autres similaires, est essentiellement le fruit d&rsquo;une urbanisation anarchique de nos villes due à la démission, depuis trente-sept ans au moins, des personnes tenant sans partage, voire illégitimement, les pouvoirs publics étatiques et municipaux&nbsp;», a-t-il fait savoir dans un communiqué. Chez le voisin congolais, trois personnes sont mortes au début du mois, là aussi après de fortes pluies qui se sont abattues dans la nuit à Kinshasa. L&rsquo;une des victimes est l&rsquo;enfant d&rsquo;un militaire, décédé à la suite de «&nbsp;l&rsquo;écroulement du mur de la résidence d&rsquo;un officier&nbsp;», a indiqué la police nationale congolaise sur son compte Twitter. Celle-ci a également évoqué «&nbsp;deux morts et un blessé&nbsp;» à la suite de «&nbsp;l&rsquo;écroulement d&rsquo;un mur&nbsp;» à Kalamu, commune populaire située à l&rsquo;ouest de la capitale, traversée par une rivière connue pour ses débordements.</p>



<p>À côté, en RD Congo, c&rsquo;est une actualité tristement banale. En janvier&nbsp;2018, 48&nbsp;personnes avaient été victimes d&rsquo;inondations, d&rsquo;éboulements de terrain et d&rsquo;effondrements de maison pendant la saison des pluies. Il faut dire que, dans plusieurs quartiers de la capitale, des habitations, voire des immeubles entiers, sont construites anarchiquement sur des zones interdites. «&nbsp;L&rsquo;urbanisation désordonnée en Afrique est l&rsquo;une des causes des inondations, confirme Raoul&nbsp;Monsembula. Mais l&rsquo;utilisation des sachets en plastique qui réduit la porosité du sol est également un facteur non négligeable, tout comme le manque de curage et l&rsquo;insuffisance de caniveaux. Dans les grandes villes africaines, le rejet des ordures dans les rivières n&rsquo;aide pas non plus à l&rsquo;évacuation des eaux&nbsp;», déplore-t-il.</p>



<h4>Au-delà, la menace d&rsquo;une catastrophe sanitaire</h4>



<p>Ces épisodes forcent, à chaque fois, des centaines de milliers de personnes à se déplacer. Sans protection, livrées à elles-mêmes dans des endroits où respecter les règles de l&rsquo;hygiène devient impossible. Cette accumulation de facteurs est souvent propice au développement des épidémies, comme l&rsquo;explique le spécialiste de Greenpeace. «&nbsp;Lors d&rsquo;épisodes de grandes inondations, il y a toujours un risque de développement à grande échelle des maladies comme le choléra, prévient-il. Mais il faudra aussi être vigilant sur les risques de malnutrition et de crise alimentaire, engendrées par l&rsquo;inondation des cultures&nbsp;». Un scénario plausible. Car «&nbsp;le mois de décembre est un mois de haute pluviosité&nbsp;».</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique/Mis en ligne : Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Sommet africain sur le climat : « La conscience écologique n’est pas qu’une affaire de pays riches »</title>
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				<pubDate>Thu, 17 Oct 2019 18:11:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/climat-sommet-1024x576.jpeg" alt="" class="wp-image-10408" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/climat-sommet.jpeg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/climat-sommet-300x169.jpeg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/climat-sommet-768x432.jpeg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>sommet africain du climat</figcaption></figure>



<p><strong>Le sommet africain sur le climat s’est ouvert mercredi à Accra, au Ghana. L&rsquo;occasion de faire le point sur l’implication du continent dans la lutte contre le changement climatique et de mettre à mal quelques clichés.</strong></p>



<p>À chaque conférence sur le&nbsp;<a target="_blank" href="https://www.france24.com/fr/tag/climat/" rel="noreferrer noopener">climat</a>, la même question revient inévitablement&nbsp;: les pays riches peuvent-ils imposer aux pays pauvres des mesures contre le&nbsp;<a target="_blank" href="https://www.france24.com/fr/tag/r%C3%A9chauffement-climatique/" rel="noreferrer noopener">réchauffement climatique</a>&nbsp;? Le sujet est d’autant plus délicat que les mauvais élèves sont nombreux parmi les grandes puissances. Au-delà du débat sur le montant des aides pour une politique globale efficace, certains États en voie de developpement émettent des réserves face à des mesures qui pourraient ralentir leur croissance économique. Y a-t-il pour autant un vrai clivage entre pays riches et pauvres sur la question écologique&nbsp;? La conscience écolo est-elle une affaire de riches&nbsp;?</p>



<p>La question se pose alors que s&rsquo;ouvre au&nbsp;<a target="_blank" href="https://www.france24.com/fr/tag/ghana/" rel="noreferrer noopener">Ghana</a>&nbsp;le&nbsp;<a target="_blank" href="https://www.france24.com/fr/20191015-sommet-africain-climat-chance-tchad-lac-hindou-oumarou-afpat-peules" rel="noreferrer noopener">sommet africain sur le climat</a>&nbsp;rassemblant quelque 2&nbsp;000&nbsp;acteurs non gouvernementaux venus présenter leurs actions contre le réchauffement climatique. France&nbsp;24 fait le point avec Damien Navizet, responsable climat à l’Agence française de développement&nbsp;(AFD), partenaire de la conférence, qui finance des projets de développement durable dans plus de 100&nbsp;pays à travers le monde.</p>



<p><strong>France&nbsp;24&nbsp;: On considère souvent les pays émergents comme étant en retard sur la prise de conscience écologique. Qu’en est-t-il des États africains où vous travaillez</strong>&nbsp;<strong>?</strong></p>



<p><strong>Damien Navizet&nbsp;:</strong>&nbsp;Cette idée vient des conférences internationales sur le climat où certains gouvernements avancent, parfois à juste titre, qu’ils n’ont pas causé le problème mais doivent participer à sa résolution. La réalité, c’est que, comme partout ou presque, les pays africains se préoccupent du réchauffement climatique mais doivent composer avec des concepts nationaux et sociaux spécifiques.</p>



<p>L’Afrique du Sud par exemple est très dépendante du charbon&nbsp;: plus de 400&nbsp;000&nbsp;ouvriers travaillent dans les mines. Le gouvernement est bien conscient qu’il doit réduire cette industrie mais veut agir de manière rationnelle, pour éviter les troubles sociaux. Le Maroc s’est lancé sur de gros investissements dans les énergies renouvelables pour protéger l’environnement mais aussi exporter de l’électricité.</p>



<p>Le Ghana, comme beaucoup de pays d’Afrique de l’Ouest, subit durement les effets du réchauffement climatique avec notamment le problème d’érosion de la côte, des inondations et des sécheresses. Le gouvernement est prêt à faire de gros efforts alors qu’il n’est pas responsable de cette situation. On ne peut pas dire que la prise de conscience à l’échelle du continent est moindre. Chacun pays agit en fonction de son contexte.</p>



<p><strong>Les populations africaines perçoivent-elles la menace liée au réchauffement climatique différemment&nbsp;?</strong></p>



<p>Il y a une différence de perception car pour beaucoup de citoyens africains, le réchauffement climatique constitue une menace locale immédiate. Dans les pays développés, on envisage un peu plus facilement les impératifs du long terme.</p>



<p>Encore une fois, on ne peut pas affirmer que les Africains se préoccupent plus ou moins de la question. Ce que l’on sait, c’est qu’ils sont aux premières loges du réchauffement climatique qui menace directement leurs moyens de subsistance, comme les récoltes ou les sources d’eau potable. Les plus démunis vivent dans des bidonvilles au contact des ordures et tombent malade. Tous ne font pas le lien avec la défense de l’environnement mais la conscience existe, comme en attestent les marches pour le climat qui ont eu lieu dans plusieurs pays d’Afrique.</p>



<p><strong>Une autre idée souvent avancée est que l’écologie est un problème de pays riches, autrement dit qu’il faudrait avoir atteint un certain niveau de vie pour se pencher sur les questions d’écologie.</strong></p>



<p>Cette idée est non seulement contestable mais elle est dangereuse. Si les pays émergents pensent qu’ils doivent privilégier la croissance, rattraper les Occidentaux et qu’ils s’occuperont de l’environnement dans un second temps, le monde court à sa perte. Chaque pays doit opérer sa transition au plus vite pour combattre le réchauffement climatique, en fonction de sa situation.</p>



<p>Par ailleurs, si on regarde le classement des pays en termes d’empreinte écologique&nbsp;(méthode de calcul qui mesure la durabilité de la consommation des ressources naturelles), certains pays émergents donnent de meilleurs résultats que les pays développés. Cela peut être dû à une véritable conscience écologique, comme au Costa Rica, pays qui a mis en place un programme de protection des forêts et de la biodiversité très efficace, ou à un contexte plus politique, comme à Cuba, qui n’a pas eu accès à certains produits dangereux pour l’environnement, comme les pesticides, à cause de l’embargo américain.</p>



<p>En tout cas, ces études ne permettent pas d’affirmer que les puissances économiques seraient de meilleurs élèves. La conscience écologique n’est pas qu’une affaire de pays riches. En revanche, le constat global est alarmant. Aujourd’hui, aucun pays au monde n’est à l’équilibre en termes d’empreinte écologique.</p>



<p><strong>Source: France 24/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Face au réchauffement climatique, la Cnuced plaide pour des investissements massifs en Afrique</title>
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				<pubDate>Wed, 25 Sep 2019 16:30:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Climat]]></category>
		<category><![CDATA[Cnuced]]></category>
		<category><![CDATA[ONU]]></category>
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				<description><![CDATA[La Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) propose des outils pour permettre à l’Afrique de lutter, elle aussi, contre le réchauffement climatique. Au premier rangs desquels une économie plus dirigée et un accroissement des investissements dans le secteur de l&#8217;énergie. Face aux conséquences du réchauffement climatique, la&#160;Conférence des Nations unies...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/cha.jpg" alt="" class="wp-image-9742" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/cha.jpg 688w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/cha-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 688px) 100vw, 688px" /><figcaption>A young ethiopian girl takes part in a national tree-planting drive in the capital Addis Ababa, on July 28, 2019. &#8211; Ethiopia plans to plant a mind-boggling four billion trees by October 2019, as part of a global movement to restore forests to help fight climate change and protect resources. The country says it has planted nearly three billion trees already since May. (Photo by MICHAEL TEWELDE / AFP)</figcaption></figure>



<p><strong>La Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) propose des outils pour permettre à l’Afrique de lutter, elle aussi, contre le réchauffement climatique. Au premier rangs desquels une économie plus dirigée et un accroissement des investissements dans le secteur de l&rsquo;énergie.</strong></p>



<p>Face aux conséquences du réchauffement climatique, la&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/787825/economie/afrique-selon-la-cnuced-les-investissements-etrangers-en-hausse-sur-le-continent/">Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced)</a>&nbsp;reste fidèle à son habitude de prendre à rebrousse-poil le consensus économique planétaire en préconisant un plus grand dirigisme.&nbsp;Dans son&nbsp;<em>Rapport annuel sur le commerce et le développement 2019</em>&nbsp;publié le 25 septembre, la Cnuced&nbsp;souligne les difficultés qui attendent les pays en développement pour participer à la défense de l’environnement. «&nbsp;La protection du climat exige une nouvelle vague d’investissements massifs devant servir à réformer le secteur de l’énergie et d’autres secteurs émetteurs de carbone&nbsp;», y lit-on.</p>



<h4>Des objectifs hors d’atteintes</h4>



<p>Le problème est que l’endettement des pays les moins riches a explosé, depuis les annulations de dette des années 2000, et que les capacités de financement de ces pays sont très réduites, malgré le maintien de taux très bas sur les marchés. À titre d’exemple, la dette publique de l’Afrique du Sud est passée de 31 % de son produit intérieur brut (PIB) en 1980 à 53 % en 2017, et sa dette privée (particuliers et entreprises) a bondi dans le même temps de 48 à 71 %.</p>



<p>«&nbsp;S’ils veulent satisfaire les besoins en investissement que demandent la réalisation des quatre&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/268193/economie/adoption-des-odd-un-programme-pour-les-gens-et-la-planete-selon-ban-ki-moon/">Objectifs de développement durable fixés par l’ONU d’ici 2030</a>&nbsp;(élimination de la pauvreté, promotion de la nutrition, institution d’un vrai système de santé, mise sur pied d’un système éducatif de qualité) leur tâche semble difficile&nbsp;», explique Rachid Bouhia, économiste et co-auteur du rapport.</p>



<p>Par exemple, si l’Algérie, le Bénin, le Cameroun, l’Éthiopie, le Kenya, le Malawi, le Mali, l’Ouganda et la Tanzanie voulaient y parvenir, «&nbsp;il faudrait soit qu’ils réalisent une croissance de 21 % par an sans augmentation de leur ratio dette/produit intérieur brut actuellement de 47 %, soit qu’ils portent ce ratio à 185 %. Aucun de ces deux scénarios n’est réaliste&nbsp;», constate le rapport.</p>



<p>La Cnuced préconise ainsi cinq solutions pour remédier à cette pénurie de moyens. «&nbsp;Il faudrait d’abord mettre en place un programme mondial de prêts permettant aux pays en développement d’emprunter à des conditions de faveur, détaille Rachid Bouhia. Ce fonds serait alimenté par l’aide au développement des pays donateurs, qui porteraient celle-ci à 0,7 % de leur revenu intérieur brut, comme ils l’ont promis&nbsp;».</p>



<h4>Alléger la dette des pays les moins développés</h4>



<p>Deuxième mesure : augmenter les droits de tirage spéciaux (DTS) et les consacrer à la protection de l’environnement. Troisième mesure : «&nbsp;Alléger la dette des pays les moins développés sans conditionnalités ou critères d’admissibilité trop restrictifs, commente Rachid Bouhia. Un tel allègement a déjà amélioré la croissance en Afrique à partir de la fin des années 1990&nbsp;».</p>



<p>Quatrième mesure : renforcer la coopération monétaire entre les pays d’une même région afin de refinancer et de promouvoir le commerce intra-régional pour créer des chaînes de valeur et mettre en place de véritables systèmes régionaux de paiement et d’unions de compensation interne.</p>



<p>Cinquième et dernière mesure : « Il faut revoir le cadre législatif du mécanisme de rééchelonnement de la dette en cas de difficultés de remboursement de la dette par un État, conclut Rachid Bouhia, afin que sa restructuration soit ordonnée et équitable ».</p>



<p>Si les États reprennent du poil de la bête face à la finance comme le souhaite la Cnuced, le pari de ces réformes ne sera peut-être pas gagné en 2030, mais l’Afrique aura un peu plus les moyens de participer au sauvetage de la planète, ce dont elle sera la première bénéficiaire.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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		<title>La Namibie forcée de vendre aux enchères des animaux sauvages</title>
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				<pubDate>Sun, 16 Jun 2019 20:11:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique Australe]]></category>
		<category><![CDATA[Climat]]></category>
		<category><![CDATA[Namibie]]></category>

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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/1446476963iStock_000029698956XLarge.jpg" alt="" class="wp-image-5602" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/1446476963iStock_000029698956XLarge.jpg 1000w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/1446476963iStock_000029698956XLarge-300x200.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/1446476963iStock_000029698956XLarge-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /><figcaption> <a rel="noreferrer noopener" target="_blank" href="https://www.google.com/url?sa=i&amp;source=imgres&amp;cd=&amp;cad=rja&amp;uact=8&amp;ved=2ahUKEwjAyoGdj-_iAhVGRBoKHeOYBSsQjhx6BAgBEAM&amp;url=https%3A%2F%2Fwww.atalante.fr%2Fsejour%2Fanimaux-sauvages-et-dunes-geantes%2Fqnaf-ata&amp;psig=AOvVaw1UuPSHPUMEdKf7VvbQ3pzr&amp;ust=1560812878829588">Animaux sauvages et dunes géantes &#8211; Voyage Namibie &#8211; Atalante</a><a rel="noreferrer noopener" target="_blank" href="https://www.google.com/url?sa=i&amp;source=imgres&amp;cd=&amp;cad=rja&amp;uact=8&amp;ved=2ahUKEwjAyoGdj-_iAhVGRBoKHeOYBSsQjB16BAgBEAQ&amp;url=https%3A%2F%2Fwww.atalante.fr%2Fsejour%2Fanimaux-sauvages-et-dunes-geantes%2Fqnaf-ata&amp;psig=AOvVaw1UuPSHPUMEdKf7VvbQ3pzr&amp;ust=1560812878829588">Atalante</a> </figcaption></figure>



<h2>La Namibie est contrainte de se séparer de ses animaux sauvages. La faute à la sécheresse, qui touche le pays depuis avril, et la fin de la saison des pluies, qui n’a pas apporté suffisamment d’eau. Le gouvernement a donc décidé de prendre une mesure radicale pour sauver les animaux de son territoire : le ministère de l’Environnement a annoncé qu’un millier d&rsquo;entre eux seraient mis aux enchères, à partir de cette semaine.</h2>



<p>C’est une mesure radicale, pour éviter les pertes recensées l’année dernière&nbsp;: d’après un rapport du ministère de l’Agriculture, plus de 60&nbsp;000 animaux sont morts en 2018 en raison de la sécheresse.</p>



<p>La vente aux enchères devrait donc permettre de sauver buffles, springboks, girafes, et autres éléphants qui se trouvent dans les zones protégées. Des espèces sauvages qui risqueraient autrement de mourir de faim, selon le ministère de l’Environnement, à cause des mauvaises conditions de pâturages.</p>



<p>Le pays espère également récolter plus d’un million de dollars grâce à cette vente, une somme qui servira à la conservation des espèces dans les parcs.</p>



<p>La Namibie est victime de l’une des pires sécheresses de ces dernières années. Ces pénuries d’eau affectent directement les habitants&nbsp;: près d’un Namibien sur cinq n’a pas accès à une nourriture suffisante. Et de nombreux agriculteurs voient leur moyen de subsistance être menacé. Le mois dernier, le président a décrété l’état d’urgence et a sollicité l’aide internationale.</p>



<p>source: RFI/ Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée  </p>
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		<title>Nakabuye Hilda Flavia, cette jeune activiste climatique qui interpelle Museveni</title>
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				<pubDate>Fri, 31 May 2019 13:50:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Afrique de l'Est]]></category>
		<category><![CDATA[Climat]]></category>
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<p>

Présente au We Love Green, le plus écolo des festivals hexagonaux, Nakabuye Hilda Flavia compte faire entendre la voix de l&rsquo;Ouganda à l&rsquo;international.

</p>



<p>Si la&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/suede">Suède</a>&nbsp;a Greta Thunberg,&nbsp;16&nbsp;ans, initiatrice de la lutte contre le changement climatique devenue icône mondiale, l&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/ouganda">Ouganda</a>&nbsp;a Nakabuye Hilda Flavia. Comme son homologue européenne, cette étudiante en économie de&nbsp;20&nbsp;ans seulement lance chaque semaine des appels à la grève dans le cadre des désormais célèbres «&nbsp;Fridays for Future&nbsp;» (les vendredis pour le futur), via l&rsquo;université internationale de Kampala. Objectif pour Nakabuye Hilda Flavia et les milliers de jeunes activistes qui ont défilé partout dans le monde lors des marches mondiales pour le climat (15 mars et&nbsp;24&nbsp;mai&nbsp;2019)&nbsp;: faire de cette problématique une priorité politique.</p>



<h3>Un militantisme climatique précoce&#8230;<br></h3>



<p>La militante rattachée à l&rsquo;association Green Planet Africa a d&rsquo;ores et déjà transmis des revendications concrètes au département responsable du changement climatique du ministère de l&rsquo;Environnement ougandais. «&nbsp;Nous voulons déclarer l&rsquo;urgence climatique et écologique en Ouganda, comme l&rsquo;a fait le Parlement britannique début mai, inclure un volet obligatoire sur le changement climatique dans les programmes scolaires et réduire l&rsquo;âge du droit de vote de&nbsp;18&nbsp;à&nbsp;16&nbsp;ans.&nbsp;» Rien de surprenant au vu de la moyenne d&rsquo;âge des activistes. Leah Namugerwa,&nbsp;14&nbsp;ans, Bob Matovu,&nbsp;17&nbsp;ans, Warlda Mirembe,&nbsp;16&nbsp;ans… Autant d&rsquo;étudiants encore mineurs qui interpellent le gouvernement Museveni sur la Toile à coup de hashtags en espérant un avenir meilleur pour leur pays à l&rsquo;approche de la présidentielle de 2021.</p>



<h3>&#8230; et justifié par la réalité ougandaise<br></h3>



<p>Pourtant reconnu pour son climat stable et doux, avec des températures variant de&nbsp;1&nbsp;à&nbsp;2&nbsp;degrés au-dessus ou en deçà de&nbsp;23&nbsp;degrés, l&rsquo;Ouganda est largement impacté par le dérèglement climatique. Les inondations et la pollution plastique font partie des problèmes majeurs du pays, mais c&rsquo;est sans compter les hausses de température inhabituelles, lesquelles engendrent des périodes de sécheresse sur le territoire depuis plus d&rsquo;un an. Et affectent la production végétale et la vie des animaux. «&nbsp;Mon père est originaire du village de Kyankole, à Masaka (NDLR&nbsp;: situé à l&rsquo;ouest du lac Victoria). Nous avons pour habitude d&rsquo;y retourner régulièrement avec ma famille. Lors de mon dernier séjour, j&rsquo;ai constaté que l&rsquo;ensemble des plantations était asséché et qu&rsquo;il n&rsquo;y avait plus aucune vache, déplore Nakabuye Hilda Flavia. Nous avons dû faire nos courses alimentaires dans une supérette, ce qui n&rsquo;était jamais arrivé auparavant. D&rsquo;autant que la nourriture coûte très cher.&nbsp;» Ce fléau environnemental n&rsquo;est donc pas sans conséquence pour l&rsquo;économie du pays, qui repose essentiellement sur l&rsquo;agriculture. D&rsquo;après la Banque mondiale, le secteur agricole représente en effet plus 24,6&nbsp;% du PIB total (avril 2019) et plus de 50&nbsp;% de la valeur des exportations totales, selon l&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/fao">Organisation des Nations unies pour l&rsquo;alimentation et l&rsquo;agriculture</a>.</p>



<h3>Nakabuye Hilda Flavia impliquée localement<br></h3>



<p>Aussi, la jeune fille est en première ligne du mouvement et contribue au changement à travers des initiatives locales et participatives sur les réseaux sociaux. Avec le mouvement #7dayschallengeuganda (le défi des&nbsp;7&nbsp;jours en Ouganda), elle invite la jeunesse à la main verte à se mobiliser pour la planète, sur le terrain, comme dans le village de pêcheurs de Nakiwogo, bordant le lac Victoria, où de jeunes activistes se sont réunis pour planter des arbres. Pendant les mouvements de grève, c&rsquo;est armée d&rsquo;une pancarte «&nbsp;Sauvez notre planète, sauvez notre futur, les températures en Ouganda grimpent. Laissez mama Africa verte&nbsp;» qu&rsquo;elle sensibilise les habitants. «&nbsp;Depuis qu&rsquo;on a rejoint le mouvement impulsé par Greta Thunberg, les Ougandais sont de plus en plus nombreux à nous rejoindre, certifie l&rsquo;étudiante. Les moins jeunes souhaitent aussi échanger via notre réseau pour s&rsquo;informer, mais ils ont peur de manifester&nbsp;», concède-t-elle, consciente des répressions que peuvent subir les figures de l&rsquo;opposition.</p>



<h3>Une mobilisation croissante autour des questions d&rsquo;environnement<br></h3>



<p>En mars dernier, la mobilisation a rassemblé quelque 150 personnes à Kampala, selon Nakabuye Hilda Flavia, tandis que l&rsquo;appel à la grève de mai a fédéré une dizaine de personnes de plus. Des chiffres en progrès, mais qui peuvent paraître dérisoires en comparaison avec les pays européens (des dizaines de milliers pour Paris, 10 000 à Berlin et à Londres en mars) ou l&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/afrique-du-sud">Afrique du Sud</a> (2 000 participants estimés devant le Parlement de Cap Town et un peu plus à Pretoria en mars dernier). L&rsquo;Afrique, jusqu&rsquo;à présent peu mobilisée, se montre toutefois prête à rejoindre la cause climatique. Aux côtés de l&rsquo;Ouganda, donc, et de l&rsquo;Afrique du Sud avec Pretoria, Cap Town et Durban, le Kenya (Nairobi) a doucement emboîté le pas. Pour autant, la militante écologiste tient à souligner que la lutte pour le climat demeure un mouvement global. « Il faut que les différents pays interagissent et s&rsquo;unissent pour mieux faire entendre leurs voix par-delà les frontières géographiques », défend donc celle qui sera présente en France au festival We Love Green aux côtés d&rsquo;autres représentants de la nouvelle génération climat.</p>



<p>Source: Le Point Afrique  <em>Par Eva Sauphie</em> </p>



<p>Mis en ligne par: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</p>
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