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	<title>Tunisie &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<description>Tout un continent en un seul clic</description>
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	<title>Tunisie &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Tunisie: le président Saïed annonce un dialogue national uniquement avec la société civile</title>
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				<pubDate>Mon, 02 May 2022 19:46:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Le président tunisien l&#8217;a annoncé dimanche 1er mai 2022 lors d’une allocution télévisée à la veille de l&#8217;Aïd. Ce dialogue national est attendu depuis des mois, mais il aura lieu en petit comité. Tous les partis politiques tunisiens sont exclus de ce dialogue national. Ils sont considérés par le président tunisien comme «&#160;ceux qui ont...]]></description>
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<p><strong>Le président tunisien l&rsquo;a annoncé dimanche 1er mai 2022 lors d’une allocution télévisée à la veille de l&rsquo;Aïd. Ce dialogue national est attendu depuis des mois, mais il aura lieu en petit comité</strong>.</p>



<p>Tous les partis politiques tunisiens sont exclus de ce dialogue national. Ils sont considérés par le président tunisien comme «&nbsp;<em>ceux qui ont saboté, affamé et maltraité le peuple</em>&nbsp;».</p>



<p>Seules quatre organisations de la société civile sont conviées&nbsp;: la centrale syndicale UGTT, l&rsquo;organisation patronale Utica, la Ligue tunisienne des droits de l&rsquo;homme, et l&rsquo;Ordre national des avocats.&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20151210-prix-nobel-le-quartet-tunisien-honore-oslo-ugtt-utica-ligue-droit-hommes-avocats"><strong>Le «&nbsp;quartet&nbsp;» qui avait reçu en 2015 le prix Nobel de la paix</strong></a>&nbsp;pour sa contribution à la transition démocratique lors des printemps arabes.</p>



<p>Cela permet à Kaïs Saïed de répondre à la demande insistante de dialogue national de la part de la communauté internationale, alors que la Tunisie est en pourparlers avec le Fonds monétaire international pour obtenir un nouveau prêt. Tout en excluant les partis politiques, et en particulier&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220427-tunisie-une-coalition-de-l-opposition-r%C3%A9unissant-ennahda-et-qalb-toun%C3%A8s-voit-le-jour"><strong>sa bête noire, Ennahda</strong></a>, pivot de toutes les coalitions gouvernementales depuis dix ans.</p>



<p>Cet appel à un dialogue national au périmètre très restreint de la part du président tunisien intervient alors qu&rsquo;il a dissous le Parlement, remanié le Conseil supérieur de la magistrature et la Haute Autorité électorale, et qu&rsquo;il mène une réforme constitutionnelle qui sera soumise à référendum en juillet, en attendant des élections législatives promises pour le 17 décembre.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Tunisie : le pétrolier naufragé était vide, une catastrophe environnementale évitée</title>
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				<pubDate>Fri, 22 Apr 2022 19:54:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Après avoir indiqué que le pétrolier naufragé au large des côtes tunisiennes transportait 750 tonnes de gazole, les autorités ont finalement annoncé que le navire était vide. Une nouvelle accueillie avec soulagement, même si de nombreuses questions restent en suspens autour de ce mystérieux pétrolier dont plusieurs experts ont souligné le trajet incohérent. Pas de menace&#160;pour l&#8217;environnement, mais de...]]></description>
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<p><strong>Après avoir indiqué que le pétrolier naufragé au large des côtes tunisiennes transportait 750 tonnes de gazole, les autorités ont finalement annoncé que le navire était vide. Une nouvelle accueillie avec soulagement, même si de nombreuses questions restent en suspens autour de ce mystérieux pétrolier dont plusieurs experts ont souligné le trajet incohérent.</strong></p>



<p>Pas de menace&nbsp;pour l&rsquo;environnement, mais de nombreuses zones d&rsquo;ombre à éclaircir&nbsp;: les autorités tunisiennes ont annoncé vendredi 22&nbsp;avril que&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20220416-au-large-de-la-tunisie-naufrage-d-un-p%C3%A9trolier-avec-750-tonnes-de-gazole">le pétrolier naufragé samedi dernier au large du sud-est de la Tunisie</a>, était vide, écartant tout risque de pollution, après avoir dans un premier temps indiqué que le navire transportait 750&nbsp;tonnes de gazole.</p>



<p>Mais si&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/vid%C3%A9o/20220418-tunisie-inqui%C3%A9tudes-apr%C3%A8s-le-naufrage-d-un-p%C3%A9trolier-%C3%A0-gab%C3%A8s">une catastrophe environnementale a été évitée</a>, des questions&nbsp;demeurent sur le trajet du pétrolier et la nature de ses activités.&nbsp;</p>



<p>« Le navire &lsquo;Xelo&rsquo; qui a coulé dans le golfe de Gabès ne contient pas de gazole et ses réservoirs sont vides », a indiqué le ministère de l&rsquo;Environnement dans un communiqué. « Il ne pose aucun risque de pollution dans l&rsquo;immédiat », a ajouté le ministère.</p>



<p>Le capitaine de la marine tunisienne Mazeri Letayef, qui dirige une cellule de crise dans le port de Gabès, a précisé à l&rsquo;AFP que cette découverte avait été faite « à la suite des opérations des plongeurs tunisiens et italiens », après&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/vid%C3%A9o/20220419-p%C3%A9trolier-naufrag%C3%A9-un-navire-italien-anti-pollution-au-large-de-la-tunisie">l&rsquo;arrivée sur place d&rsquo;un navire de dépollution envoyé par Rome</a>.</p>



<p>« Les quatre réservoirs sont remplis d&rsquo;eau de mer », a ajouté le capitaine Letayef, estimant qu' »il se [pouvait] que le navire ne soit pas en réalité actif dans le transport de carburants ».</p>



<p>Selon le communiqué du ministère, les préparatifs lancés pour pomper le gazole « vont cesser » et les autorités étudieront un possible renflouement et remorquage de l&rsquo;épave « dans une phase ultérieure ».</p>



<h2>La justice ouvre une enquête</h2>



<p>Le ministère, qui avait lui-même annoncé samedi dernier que le pétrolier transportait 750&nbsp;tonnes de gazole, faisant craindre une marée noire, n&rsquo;a pas expliqué les raisons de cette confusion.</p>



<p>Le &lsquo;Xelo&rsquo;, en route pour Malte selon les autorités tunisiennes, a coulé le 16 avril dans les eaux tunisiennes où il s&rsquo;était réfugié la veille en raison de mauvaises conditions météorologiques.</p>



<p>Selon Tunis, il était parti du port égyptien de Damiette, ce que les autorités portuaires égyptiennes ont démenti.</p>



<p>Pour une raison inconnue, ce pétrolier de 58&nbsp;mètres de long et 9&nbsp;mètres de large, construit en 1977, a commencé à prendre l&rsquo;eau.&nbsp;</p>



<p>Des forces de la marine militaire ont évacué les sept membres d&rsquo;équipage avant que le navire ne sombre par près de 20&nbsp;mètres de fond.&nbsp;</p>



<p>Il a coulé en position horizontale et ne présentait « pas de fissures » dimanche lors d&rsquo;une inspection des plongeurs, selon le ministère de l&rsquo;Environnement.</p>



<p>La justice tunisienne a ouvert une enquête pour déterminer les causes de cet accident, mais aussi la nature de l&rsquo;activité du pétrolier et son trajet ces dernières semaines.</p>



<p>Les membres d&rsquo;équipage du navire – le capitaine géorgien, quatre Turcs, deux Azerbaidjanais – battant pavillon de la Guinée équatoriale, ont été interdits de quitter la Tunisie pour une période de deux semaines.&nbsp;</p>



<p>La Guinée équatoriale a annoncé jeudi la suspension de 395&nbsp;navires battant pavillon de ce pays de manière « illégale ».</p>



<h2>Trajet incohérent</h2>



<p>« Il y a plus de 300&nbsp;navires dans le monde qui travaillent illégalement sous notre pavillon. Le drapeau de la&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/tag/guin%C3%A9e-%C3%A9quatoriale/">Guinée équatoriale</a>&nbsp;ne peut pas être le visage de la fraude internationale », a tweeté le vice-président Teodoro Nguema Obiang Mangue.</p>



<p>Des médias tunisiens ont rappelé la proximité du golfe de Gabès avec la Libye, important pays producteur de pétrole, dont les côtes ont été le théâtre de trafics d&rsquo;hydrocarbures, notamment vers Malte, ces dernières années.</p>



<p>Des experts et médias ont souligné le trajet incohérent suivi par le navire dont « le connaissement », un document informant sur son trajet et la nature de sa cargaison, a été « laissé par l&rsquo;équipage » sur le bateau, selon les autorités.&nbsp;</p>



<p>Certains experts pensent que ce navire a pu servir de « station-service » flottante approvisionnant les bateaux transitant par la zone stratégique du golfe de Gabès.</p>



<p>L&rsquo;enquête tunisienne l&rsquo;a localisé dans le port de Sfax, au nord de Gabès, du 4 au 8 avril, où il a effectué un changement d&rsquo;équipage et de petites réparations. Sa trace a ensuite été perdue jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;il envoie des signaux de détresse le 15 avril. </p>



<p><strong>Source: France 24/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Guerre en Ukraine : les banques tunisiennes bientôt insolvables ?</title>
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				<pubDate>Wed, 20 Apr 2022 19:54:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Les 23 banques tunisiennes, victimes collatérales de la guerre en Ukraine ? C’est en tout cas l’avis de Fitch Ratings. Dans une analyse du 13 avril, l’agence de notation américaine, qui a abaissé la note souveraine de la Tunisie en mars, affirme que les établissements bancaires du pays « sont parmi les plus vulnérables d’Afrique quant à...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Les 23 banques tunisiennes, victimes collatérales de la guerre en Ukraine ? C’est en tout cas l’avis de Fitch Ratings. Dans une analyse du 13 avril, l’agence de notation américaine, qui </strong><a href="https://www.jeuneafrique.com/1331875/economie/finance-la-note-de-la-tunisie-rejoint-celles-de-lukraine-et-du-belarus/"><strong>a abaissé la note souveraine de la Tunisie</strong></a><strong> en mars, affirme que les établissements bancaires du pays « sont parmi les plus vulnérables d’Afrique quant à la guerre russo-ukrainienne ».</strong></p>



<p>Les établissement tunisiens opèrent essentiellement dans leurs territoires, ils ont donc très peu d’actifs dans les deux pays belligérants. Mais les conséquences indirectes du conflit : hausse des prix de l’énergie ; inflation (7,2 % en mars), notamment des denrées alimentaires de base ; chute annoncée du tourisme et baisse des flux des capitaux étrangers, devraient accélérer les risques d’insolvabilité des banques.</p>



<h4>Péril sur le secteur touristique</h4>



<p>Selon l’Institut national de la statistique, les importations énergétiques ont explosé de 87,2&nbsp;% au premier trimestre 2022. Elles représentent environ un tiers du déficit commercial.</p>



<p>Or, plus le conflit en Europe durera, plus les prix de l’énergie devraient augmenter, obligeant notamment l’industrie à emprunter davantage pour s’approvisionner en matières premières et produits semi-finis, alors que la demande intérieure devrait diminuer.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LA HAUSSE DU PRIX DES CÉRÉALES IMPORTÉES RISQUE D’AUGMENTER LES TENSIONS SOCIALES&nbsp;»</p></blockquote>



<p>En 2021, les prêts au secteur industriel représentaient 44 % des crédits bancaires aux professionnels. Le secteur du tourisme, alors que la haute saison débute en Tunisie, sera également impacté négativement. Appartenant essentiellement à la classe moyenne, les Européens pourraient faire l’impasse sur leurs vacances en Tunisie cette année. Le ministère du Tourisme a d’ores et déjà fait une croix sur les touristes russes, soit tout de même 6 % des visiteurs étrangers en 2019, année de référence. Le tourisme est l’une des principales sources de revenus en devises étrangères pour les banques. Avec une industrie et un tourisme en berne, Fitch s’attend donc à une augmentation de 14 % des prêts en défaut de paiement (NPL).</p>



<h4>Un nouvel appui international peu probable</h4>



<p>Sur le plan intérieur, la hausse du prix des céréales importées, dont la moitié provient d’Ukraine, risque d’augmenter les tensions sociales. D’autre part, Fitch a revu ses prévisions de croissance pour la Tunisie à la baisse, passant de 3,4 % à 2,3 % en 2022 et de 3,6 % à 2,5 % en 2023. Touchés par une baisse sensible de leur pouvoir d’achat, les Tunisiens devraient moins avoir recours aux prêts bancaires.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LA DÉGRADATION DES ACTIFS EST UNE RÉALITÉ, MAIS CELA DATE DE BIEN AVANT LA GUERRE EN UKRAINE »</p></blockquote>



<p>La guerre et ses répercussions économiques arrivent à un moment particulièrement critique pour les banques tunisiennes compte tenu du fait que la plupart des mesures de soutiens de la <a href="https://www.jeuneafrique.com/entreprises/bct/">Banque centrale de Tunisie (BCT)</a> pour atténuer les effets de la pandémie ont pris fin le 31 décembre 2021 ; et que Fitch ne s’attend pas « à ce que les autorités réintroduisent des mesures pour soutenir les banques et leurs clients, ce qui pourrait entraîner une détérioration rapide des indicateurs de qualité des actifs des banques ».</p>



<p>Un tableau sombre que l’analyste financier Bassem Ennaifer tend à nuancer : « La dégradation des actifs est une réalité, mais cela date de bien avant la guerre en Ukraine. Le conflit est un problème additionnel, mais ne change pas fondamentalement la donne. » Pour l’expert, l’analyse de Fitch se fonde sur des normes réglementaires de pays avancés, « ce qui n’est pas le cas de la Tunisie dans le domaine bancaire ».</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>TOUT LE MONDE SAIT QUE LA TUNISIE A TROP DE BANQUES</p></blockquote>



<p>Mais, comme Fitch, Bassem Ennaifer redoute surtout une hausse du taux directeur de la Banque centrale, qui pénaliserait encore davantage l’octroi de crédit, dont le coût est adossé au taux moyen du marché intérieur (TMM). « Ce que Fitch envisage comme un inconvénient peut être un avantage », assure quant à lui un ancien responsable bancaire, se référant à la crainte pour l’agence de notation que les épargnants des petites banques ne se réorientent vers des concurrents plus gros, et donc potentiellement plus solides. « Tout le monde sait que la Tunisie a trop de banques, assume cette même source. Si cela permet de restructurer le secteur, ce sera une bonne chose. »</p>



<h4>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</h4>
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		<title>Au large de la Tunisie, naufrage d&#8217;un pétrolier avec 750 tonnes de gazole</title>
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				<pubDate>Sat, 16 Apr 2022 19:54:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Un pétrolier transportant 750 tonnes de gazole, parti d&#8217;Égypte pour rejoindre Malte, a coulé, samedi, dans le golfe de Gabès, au large des côtes sud-est de la Tunisie. Les autorités estiment pouvoir éviter une pollution majeure. Le pétrolier Xelo, immatriculé OMI 7618272, de taille moyenne et battant pavillon de la Guinée équatoriale, se dirigeait vers...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Un pétrolier transportant 750 tonnes de gazole, parti d&rsquo;Égypte pour rejoindre Malte, a coulé, samedi, dans le golfe de Gabès, au large des côtes sud-est de la Tunisie. Les autorités estiment pouvoir éviter une pollution majeure.</strong></p>



<p>Le pétrolier Xelo, immatriculé OMI 7618272, de taille moyenne et battant pavillon de la Guinée équatoriale, se dirigeait vers l&rsquo;île de Malte en provenance du port de Damiette en Égypte, lorsqu&rsquo;il a coulé, samedi 16 avril. Pour se mettre à l&rsquo;abri&nbsp;face à de mauvaises conditions météorologiques, le navire avait demandé à entrer dans les eaux territoriales tunisiennes la veille au soir.</p>



<p>Alors qu&rsquo;il se trouvait à environ sept kilomètres des côtes du golfe de Gabès, au sud-est de la&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/tag/tunisie/">Tunisie</a>, le pétrolier a commencé à prendre l&rsquo;eau. Celle-ci s&rsquo;est infiltrée dans la salle des machines, montant jusqu&rsquo;à près de deux mètres de hauteur, selon un communiqué du ministère tunisien de l&rsquo;Environnement. Les autorités tunisiennes ont alors évacué l&rsquo;équipage de sept personnes se trouvant à bord du navire en détresse qui&nbsp; coulé jusqu&rsquo;au petit matin.</p>



<h2>Une situation « sous contrôle »</h2>



<p>Dans des déclarations à l&rsquo;AFP, la ministre tunisienne de l&rsquo;Environnement Leila Chikhaoui, qui s&rsquo;est rendue à Gabès, s&rsquo;est montrée optimiste sur une situation décrite par ses services comme étant « sous contrôle ».</p>



<p>« Nous pensons que la coque est encore étanche et qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas eu de fuite pour le moment », a-t-elle dit lors d&rsquo;un entretien téléphonique avec l&rsquo;AFP. En outre, « le gazole a tendance à s&rsquo;évaporer assez rapidement », dans l&rsquo;éventualité où des nappes remonteraient à la surface, selon la ministre.</p>



<p>« Nous pensons que les moyens actuels permettront de circonscrire l&rsquo;accident », a-t-elle ajouté, disant qu&rsquo;au besoin la Tunisie pourrait « faire appel à l&rsquo;aide internationale ».&nbsp;</p>



<p>Selon Leila Chikhaoui, les autorités attendent que « la météo soit meilleure au niveau du vent et de la houle pour que des plongeurs aillent vérifier avec davantage de certitude l&rsquo;état de la coque ». Ensuite, elles décideront « s&rsquo;il faut pomper ou ramener le navire plus près de la côte pour sécuriser la cargaison ». Aucune opération ne sera menée samedi à cause de la « météo défavorable », a dit la ministre.</p>



<p>Par précaution, des barrières anti-pollution sont mises en place autour du périmètre du naufrage, surveillé par les militaires et inaccessible à la presse.</p>



<h2>La crainte d&rsquo;une catastrophe environnementale</h2>



<p>Les ministères de la Défense, de l&rsquo;Intérieur, des Transports ainsi que les douanes sont mobilisés pour éviter « une catastrophe environnementale marine dans la région », a assuré le ministère de l&rsquo;Environnement.</p>



<p>Dans un communiqué samedi, le Fonds mondial pour la nature (WWF) s&rsquo;est dit inquiet d&rsquo;une éventuelle « nouvelle catastrophe environnementale dans la région » et a invité les experts « à étudier l&rsquo;ampleur de l&rsquo;impact de l&rsquo;incident sur l&rsquo;activité de pêche maritime et les revenus des marins ».</p>



<p>L&rsquo;ONG WWF a rappelé que le site du naufrage est « une zone de pêche pour 600 marins » et que le golfe de Gabès « abrite environ 34 000 pêcheurs qui souffrent d&rsquo;agressions chimiques polluantes depuis des décennies ».</p>



<p>La région de Gabès a souffert ces dernières années, selon plusieurs ONG, d&rsquo;épisodes de pollution, dus aux industries de transformation de phosphate qui y sont installées et à la présence d&rsquo;un oléoduc y acheminant le pétrole du sud tunisien.</p>



<p><strong>Source: France 24/Miis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Tunisie : les manifestations anti-Saïed se poursuivent</title>
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				<pubDate>Mon, 11 Apr 2022 18:27:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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				<description><![CDATA[Kaïs Saïed, le président tunisien, a beau avoir invoqué mercredi 6 avril dernier la figure tutélaire du père de l&#8217;indépendance, Habib Bourguiba, à l&#8217;occasion du 22e anniversaire de sa mort, cela n&#8217;a pas suffi à calmer la colère de ses opposants. Ils étaient plus d&#8217;un millier, dont une majorité de partisans du parti d&#8217;inspiration islamiste Ennahdha, à s&#8217;être rassemblés dimanche...]]></description>
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<p><strong>Kaïs Saïed, le président tunisien, a beau avoir invoqué mercredi 6 avril dernier la figure tutélaire du père de l&rsquo;indépendance, </strong><a href="https://www.lepoint.fr/tags/habib-bourguiba"><strong>Habib Bourguiba</strong></a><strong>, à l&rsquo;occasion du 22</strong><sup><strong>e</strong></sup><strong> anniversaire de sa mort, cela n&rsquo;a pas suffi à calmer la colère de ses opposants. </strong><a href="https://www.lepoint.fr/afrique/tunisie-descente-aux-enfers-06-02-2022-2463579_3826.php"><strong>Ils étaient plus d&rsquo;un millier, dont une majorité de partisans du parti d&rsquo;inspiration islamiste Ennahdha</strong></a><strong>, à s&rsquo;être rassemblés dimanche au centre de Tunis pour protester de nouveau contre la politique du chef de l&rsquo;État qui a récemment dissous le Parlement.</strong></p>



<p>La veille, le chef de l&rsquo;État tunisien avait tenté de rassurer en affirmant que, après les prochaines élections législatives prévues en décembre 2022, la&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/tunisie">Tunisie</a>&nbsp;aurait un nouveau Parlement qui «&nbsp;reflétera la volonté du peuple et ses aspirations&nbsp;», a-t-il dit samedi, lors d&rsquo;une cérémonie pour marquer la 84<sup>e</sup>&nbsp;fête des Martyrs, célébrée le 9&nbsp;avril de chaque année.&nbsp;En principe, la Constitution prévoit des élections avant 90&nbsp;jours, mais le président garde le cap sur son agenda qui prévoit un référendum modifiant la Constitution le&nbsp;25&nbsp;juillet, puis des législatives le 17&nbsp;décembre. «&nbsp;Nous œuvrerons ces jours-ci pour un Parlement national et purement tunisien, dans lequel les députés représentent la volonté du peuple, contrairement au Parlement dissous, qui ne représentait pas l&rsquo;intégralité de la société.&nbsp;» Ces mots n&rsquo;ont, semble-t-il, pas convaincu.</p>



<h4>«&nbsp;Le peuple veut destituer le président&nbsp;»</h4>



<p>«&nbsp;Dégage&nbsp;», «&nbsp;Le peuple veut destituer le président&nbsp;», «&nbsp;À bas le coup d&rsquo;État&nbsp;», «&nbsp;Constitution, travail et dignité&nbsp;», ont notamment scandé les protestataires, rassemblés à l&rsquo;appel du parti Ennahdha et du mouvement Citoyens contre le coup d&rsquo;État. Les manifestants, dont plusieurs figures de gauche, ont dénoncé la dissolution du Parlement décidée le 30&nbsp;mars par Kaïs Saïed, estimant qu&rsquo;«&nbsp;il n&rsquo;y a pas de démocratie sans un pouvoir législatif&nbsp;».</p>



<p><a href="https://www.lepoint.fr/afrique/tunisie-dispersions-manu-militari-des-manifestations-anti-saied-14-01-2022-2460538_3826.php">Le ministère de l&rsquo;Intérieur avait déployé un dispositif policier massif à grand renfort de barrières métalliques</a>&nbsp;et d&rsquo;unités antiémeutes, pour contrôler cette manifestation.</p>



<p>Les opposants du président&nbsp;Saïed, qui ont organisé plusieurs manifestations ces derniers mois pour dénoncer sa politique, qualifient de «&nbsp;coup d&rsquo;État&nbsp;» son accaparement de tous les pouvoirs depuis le 25&nbsp;juillet. Après des mois de blocage politique, le dirigeant, élu fin 2019, s&rsquo;est arrogé à cette date les pleins pouvoirs, en limogeant le Premier ministre et en suspendant le Parlement dominé par le parti d&rsquo;inspiration islamiste Ennahdha, sa bête noire.</p>



<p>Malgré la désignation d&rsquo;un gouvernement à l&rsquo;automne dernier, le président dirige le pays à travers des décrets-lois et a prolongé pendant des mois la suspension du Parlement, qu&rsquo;il a fini par dissoudre le 30&nbsp;mars. En février, il a aussi aboli le Conseil supérieur de la magistrature (CSM), qu&rsquo;il a remplacé par une instance provisoire, dont il a choisi les membres, une mesure qualifiée de nouvelle dérive autoritaire par ses détracteurs et qui a suscité des inquiétudes pour l&rsquo;indépendance de la justice.</p>



<h4>Une délégation de l&rsquo;UE attendue</h4>



<p>La manifestation de dimanche est intervenue&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/tunisie-feuille-de-doute-s-26-12-2021-2458143_3826.php">dans un climat de tensions politiques accrues après l&rsquo;ouverture</a>&nbsp;d&rsquo;une enquête judiciaire contre des députés ayant bravé la suspension du Parlement juste avant sa dissolution, en organisant une séance plénière en ligne. Cette nouvelle mobilisation intervient également à la veille d&rsquo;une visite d&rsquo;une délégation européenne sur place du&nbsp;11&nbsp;au 13&nbsp;avril. L&rsquo;UE s&rsquo;est montrée «&nbsp;très préoccupée&nbsp;» par la dissolution du Parlement tunisien et les «&nbsp;poursuites judiciaires entamées contre certains de ses membres&nbsp;», a indiqué une porte-parole du chef de la diplomatie européenne,&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/josep-borrell">Josep Borrell</a>, dans un communiqué. «&nbsp;Nous appelons au retour, dans les meilleurs délais, à un fonctionnement normal des institutions et continuerons à suivre attentivement les différentes étapes de mise en œuvre du calendrier politique approuvé en décembre 2021&nbsp;», a ajouté la porte-parole, Nabila Massrali. «&nbsp;Il est essentiel que le processus de réformes soit fondé sur un dialogue inclusif de tous les acteurs politiques et sociaux.&nbsp;»</p>



<p>«&nbsp;Tout en respectant pleinement la souveraineté du peuple tunisien, nous rappelons également l&rsquo;importance du respect de l&rsquo;acquis démocratique, de la séparation des pouvoirs, de l&rsquo;État de droit et des libertés et droits fondamentaux, y compris les droits civils et politiques, afin de garantir la stabilité et la prospérité du pays&nbsp;», a-t-elle poursuivi.</p>



<p>Outre l&rsquo;impasse politique, la Tunisie se débat dans une profonde crise socio-économique et <a href="https://www.lepoint.fr/afrique/maghreb-le-vertige-des-penuries-13-03-2022-2467940_3826.php">est en pourparlers avec le Fonds monétaire international pour obtenir un nouveau prêt</a>. « Nous notons les progrès effectués dans l&rsquo;élaboration d&rsquo;un programme de réformes économiques et réitérons notre appui au peuple tunisien dans un contexte de crise sociale et économique d&rsquo;envergure qui a été aggravée davantage <a href="https://www.lepoint.fr/afrique/guerre-en-ukraine-la-tunisie-dans-l-oeil-du-cyclone-10-03-2022-2467663_3826.php">par l&rsquo;impact de l&rsquo;agression russe de l&rsquo;Ukraine</a> », a conclu la porte-parole de la diplomatie européenne.</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Tunisie: le président Kaïs Saïed décide d’indemniser les victimes de la révolution</title>
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				<pubDate>Sun, 10 Apr 2022 18:32:03 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[En Tunisie, le président Kaïs Saïed a annoncé que les familles des blessés et morts de la révolution de 2010 seraient indemnisées. Cela faisait des années que ce dossier n’avançait pas. Pourquoi se débloque-t-il maintenant ? Comme souvent, le président tunisien aime jouer sur les symboles. Alors que son pays commémorait&#160;samedi 9 avril la fête dite...]]></description>
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<p><strong>En Tunisie, le président Kaïs Saïed a annoncé que les familles des blessés et morts de la révolution de 2010 seraient indemnisées. Cela faisait des années que ce dossier n’avançait pas. Pourquoi se débloque-t-il maintenant ?</strong></p>



<p>Comme souvent, le président tunisien aime jouer sur les symboles. Alors que son pays commémorait&nbsp;samedi 9 avril la fête dite des «&nbsp;martyrs&nbsp;» –&nbsp;en référence aux nationalistes tombés sous les balles françaises lors d’un soulèvement en 1938&nbsp;–,&nbsp;Kaïs Saïed a décidé d’honorer&nbsp;avec eux&nbsp;d’autres victimes, celles de la révolution tunisienne qui débouche sur la chute de Ben Ali, en 2011.</p>



<p>C&rsquo;est un dossier qui&nbsp;traîne depuis des années et que suit Hatem Nafti, politologue&nbsp;: «&nbsp;<em>Le plus gros problème a été de définir la liste des martyrs et surtout des blessés de la révolution. Cela a pris beaucoup de temps, la liste définitive a été publiée en 2020. Il y a eu pas mal d’allers-retours et c’est ce qui explique que ça ait mis autant de temps.</em>&nbsp;»</p>



<p>En plus des familles des citoyens blessés ou tombés pendant le soulèvement, celles des policiers et militaires tués dans des attaques terroristes post-révolutionnaires auront également droit à des réparations.</p>



<p>«&nbsp;<em>Aujourd’hui, pour pouvoir demeurer au pouvoir, il</em>&nbsp;[le président Kaïs Saïed]&nbsp;<em>est obligé de compter sur les forces armées et la police. C’était une demande récurrente des syndicats de police et de gendarmerie que de mettre en place un mécanisme pérenne qui prenne en charge les blessés et les victimes d’opérations terroristes. C’est aussi une façon de s’assurer l’allégeance des forces armées</em>&nbsp;», ajoute le politologue&nbsp;Hatem Nafti.</p>



<p>Cette annonce intervient alors que des opposants à Kaïs Saïed étaient réunis à Tunis pour dénoncer ce qu’ils qualifient d’accaparement du pouvoir par un seul homme.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Le président tunisien va imposer de nouveaux changements dans le vote aux élections législatives</title>
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				<pubDate>Wed, 06 Apr 2022 20:29:46 +0000</pubDate>
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<p> <strong>Le vote aux élections législatives tunisiennes qui doivent se tenir en décembre se déroulera en deux tours et les électeurs voteront pour des individus plutôt que pour des listes comme lors des élections précédentes, a déclaré mercredi le président Kais Saied.</strong></p>



<p>Les commentaires de Saied confirment qu&rsquo;il va de l&rsquo;avant avec des changements politiques, bien qu&rsquo;ils n&rsquo;aient pas encore été convenus avec d&rsquo;autres acteurs clés.</p>



<p>Le président a également déclaré que la Commission électorale indépendante (ISIE) superviserait les élections, mais pas dans sa composition actuelle, faisant référence à son intention de changer certains de ses membres.</p>



<p>Saied, qui a dissous le Parlement la semaine dernière après avoir pris le contrôle du pouvoir exécutif l&rsquo;été dernier et gouverné par décret dans un mouvement que ses opposants ont qualifié de coup d&rsquo;État, subit de fortes pressions internes et externes pour remettre le pays sur une voie démocratique.</p>



<p>La crise politique s&rsquo;est intensifiée la semaine dernière lorsque plus de la moitié des députés ont tenu une session en ligne pour révoquer les décrets de Saied.&nbsp;Saied a répondu en dissolvant le parlement, en imposant un seul homme.</p>



<p>Saied, qui a rejeté les accusations selon lesquelles il perpétuait le régime individuel, a déclaré qu&rsquo;il dialoguerait sur les réformes politiques, mais a ajouté que « les traîtres et les voleurs » ne participeraient pas aux pourparlers.</p>



<p>Il a précédemment déclaré qu&rsquo;il formerait un comité pour réécrire la constitution, la soumettrait à un référendum en juillet, puis organiserait des élections législatives en décembre.</p>



<p>Rached Ghannouchi, le chef du principal parti d&rsquo;opposition &#8211; l&rsquo;islamiste Ennahda &#8211; a déclaré à Reuters la semaine dernière que son parti boycotterait toute élection et référendum Saied appelle à restructurer unilatéralement le système politique.</p>



<p>Le Parti constitutionnel libre, dont le chef Abir Moussi est un partisan du défunt président autocratique, Zine El Abidine Ben Ali, et un ennemi acharné d&rsquo;Ennahda, a fait écho à l&rsquo;intention d&rsquo;Ennahda de boycotter toute élection prévue qui, selon Mousssi, serait une « pièce de théâtre ».</p>



<p>Moussi, dont le parti est en tête dans les sondages d&rsquo;opinion, a déclaré que selon la constitution, Saied devrait convoquer des élections dans les trois mois, et non en décembre.</p>



<p><strong>Source: Reuters Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Le président du parlement tunisien défie le président avec des sessions prévues</title>
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				<pubDate>Mon, 28 Mar 2022 18:23:06 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Le Parlement tunisien tiendra deux sessions plénières cette semaine, a déclaré lundi le président, pour envisager de révoquer les mesures prises par le président Kais Saied pour une nouvelle constitution et un gouvernement à un seul homme. Les sessions seraient les premières de la chambre suspendue, puisque Saied a saisi la plupart des pouvoirs exécutifs...]]></description>
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<p><strong>Le Parlement tunisien tiendra deux sessions plénières cette semaine, a déclaré lundi le président, pour envisager de révoquer les mesures prises par le président Kais Saied pour une nouvelle constitution et un gouvernement à un seul homme.</strong></p>



<p>Les sessions seraient les premières de la chambre suspendue, puisque Saied a saisi la plupart des pouvoirs exécutifs en juillet dernier, et présenteraient le plus grand défi direct à la légitimité des actions de Saied.</p>



<p>Le président du Parlement, Rached Ghannouchi, qui dirige le parti islamiste Ennahda qui est le plus grand parti de la chambre avec un quart des sièges, est l&rsquo;un des critiques les plus virulents de Saied depuis juillet, l&rsquo;accusant de coup d&rsquo;État.</p>



<p>Saied rejette cette accusation, affirmant que ses actions étaient nécessaires pour sauver la Tunisie de ce qu&rsquo;il décrit comme une élite corrompue et égoïste et un système politique qui a entraîné une décennie de paralysie et de stagnation depuis la révolution de 2011 qui a introduit la démocratie.</p>



<p>Saied, un ancien avocat constitutionnel, a montré peu d&rsquo;appétit pour le compromis depuis sa victoire écrasante au deuxième tour en tant que néophyte politique en 2019.</p>



<p>S&rsquo;exprimant dimanche, Saied a fait référence à des informations selon lesquelles des membres du parlement prévoyaient une session en disant que « quiconque veut revenir est délirant &#8230; laissez-les se rencontrer dans un vaisseau spatial ».</p>



<p>Deux autres grands partis, Heart of Tunisia et Karama, ainsi qu&rsquo;un certain nombre de parlementaires indépendants, devraient se joindre à la session, ce qui signifie que plus de la moitié de tous les membres pourraient être présents.</p>



<p>Cependant, le parlement du palais du Bardo de l&rsquo;époque ottomane à Tunis a été fermé par l&rsquo;armée et la police depuis l&rsquo;intervention de Saied, de sorte que toute nouvelle session devra peut-être se dérouler en ligne.</p>



<p><strong>Source: Reuters Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Tunisie – Abir Moussi : « Le peuple ne veut pas du projet de Kaïs Saïed »</title>
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				<pubDate>Tue, 22 Mar 2022 19:27:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[crise politique en Tunisie]]></category>
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				<description><![CDATA[Issue du parti de l’ex-président Ben Ali, Abir Moussi incarne toujours le rejet d’Ennahdha. Mais aujourd’hui, elle réserve ses coups les plus durs au président, accusé de jouer le jeu des islamistes. Discussion avec la femme politique la plus en vue du pays. Le 25-Juillet&#160;n’y aura rien changé : controversée pour son attitude provocatrice dans...]]></description>
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<p><strong>Issue du parti de l’ex-président Ben Ali, Abir Moussi incarne toujours le rejet d’Ennahdha. Mais aujourd’hui, elle réserve ses coups les plus durs au président, accusé de jouer le jeu des islamistes. Discussion avec la femme politique la plus en vue du pays.</strong></p>



<p><a href="https://www.jeuneafrique.com/1208588/politique/coup-de-force-de-kais-saied-ennahdha-sous-le-choc-le-recit-dune-folle-journee-en-tunisie/">Le 25-Juillet</a>&nbsp;n’y aura rien changé : controversée pour son attitude provocatrice dans l’hémicycle, la présidente du Parti destourien libre (PDL) est toujours la femme politique la plus en vue de Tunisie. Sa popularité a résisté au gel du Parlement, pourtant sa principale tribune, et à l’effritement consécutif des partis après les décisions présidentielles de&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1269985/politique/tunisie-linquietante-derive-autoritaire-de-kais-saied/">Kaïs Saïed</a>&nbsp;qui s’est accaparé l’essentiel des pouvoirs. Selon le baromètre d’Emrhod Consulting du mois de février 2022, le PDL est en tête des intentions de vote aux législatives (33 %).</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>KAÏS SAÏED VEUT ENTRER DANS L’HISTOIRE. IL N’EST PAS DIT QUE L’HISTOIRE SE LAISSE FAIRE</p></blockquote>



<p>Il devance un éventuel parti de Kaïs Saïed – qui n’existe pas – et distance de 20 points&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1215476/politique/tunisie-les-sept-peches-dennahdha/">Ennahdha, son principal adversaire.</a>&nbsp;À la barre de ce parti qui se réclame de Bourguiba et qui représente l’opposition la plus active, Abir Moussi, devenue la bête noire des islamistes qu’elle continue à dénoncer.</p>



<p>Pourtant, elle a su dépasser la simple opposition pour présenter un programme politico-économique doté de solutions de sortie de crise. Entretien.</p>



<p><strong>Jeune Afrique : Le 20 mars, Kaïs Saïed a commémoré les 66 ans de l’indépendance&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1332361/politique/tunisie-pour-la-fete-de-lindependance-kais-saied-fait-le-proces-de-lere-bourguiba/">en remettant en cause l’héritage de Bourguiba.</a>&nbsp;Comment avez-vous compris cette sortie ?&nbsp;</strong></p>



<p><strong>Abir Moussi</strong>&nbsp;: Le président veut effacer l’histoire et ce qu’a accompli Bourguiba plutôt que de lutter contre la pieuvre islamiste. Il choisit chaque date à forte charge symbolique de notre République pour greffer un événement qui lui est propre et apposer son empreinte. Kaïs Saïed veut entrer dans l’histoire, faire et incarner l’histoire. Il n’est pas dit que l’histoire se laisse faire.</p>



<p>Il organise un référendum sans que l’on sache sur quoi il va porter, ni quel sera son contenu, ni comment il a été élaboré. Les Iraniens ont changé leur type de régime par une manœuvre similaire et on sait ce qu’il en est advenu.</p>



<p>Nous ne sommes plus dans un régime républicain mais dans un califat où tout est le fait du prince. Or les Tunisiens ne veulent pas de changement de régime, ils aspirent à un régime républicain et civil, une démocratie avec une réelle vie politique et économique et à améliorer leurs conditions de vie.</p>



<p><strong>Où en est la Tunisie ?</strong></p>



<p>La situation générale du pays, et notamment économique, est catastrophique. Nous nous apprêtons à boucler le premier trimestre 2022 sans avoir perçu le moindre sou des entrées prévues par la loi de finances 2022 qui compte sur une levée de 12 milliards de dinars en devises sur la scène internationale. Ce qui crée une pression supplémentaire sur les finances publiques.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>KAÏS SAÏED CONTREVIENT AUX LOIS DANS SES PROPRES INTÉRÊTS ET IL A ÉCARTÉ TOUT MOYEN DE CONTRÔLE DE SON ACTION</p></blockquote>



<p>Évidemment, nous supportons les conséquences d’une décennie calamiteuse de gestion des affaires publiques par les islamistes avec une escalade du taux d’endettement aussi alarmant qu’insoutenable pour un pays dont on n’a pas su préserver la suffisance alimentaire. À une situation d’extrême fragilité, et faute d’anticipation, s’ajoutent les conséquences de la guerre en Ukraine.</p>



<p>Selon les experts, la Tunisie sera parmi les pays les plus impactés avec un risque de famine puisque nous n’avons pas de quoi nous approvisionner. Dans ces conditions, nous ne sommes attractifs pour aucun investisseur, ni crédibles vis-à-vis des bailleurs de fonds. La solution de sortie de crise est un retour à la stabilité à partir d’élections législatives.</p>



<p><strong>Pourquoi aller vers des élections anticipées ?</strong></p>



<p>Nous avons besoin d’un gouvernement qui ait une assise populaire pour s’exprimer légitimement avec les partenaires financiers internationaux dont le Fonds monétaire international (FMI). Il faut qu’il y ait des institutions constitutionnelles opérationnelles, gage de stabilité et de confiance.</p>



<p>Autrement, qui va accepter le résultat de négociations si les intervenants tunisiens ne sont pas représentatifs ? Le pays a besoin de réformes, aussi bien structurelles qu’économiques. Comme la situation s’aggrave un peu plus tous les jours, nous devons rétablir la stabilité politique.</p>



<p><strong>Quelles sont les raisons de cette stagnation institutionnelle&nbsp;?</strong></p>



<p>Nous devons dissoudre le Parlement gelé depuis juillet. Cette situation qui perdure depuis huit mois convient au président Kaïs Saïed qui ne se sent pas dans l’obligation de convoquer des élections afin de continuer à gouverner seul. Cette situation est d’autant plus inacceptable que les citoyens ne peuvent même pas avoir recours à la justice pour remettre en question sa gouvernance par décrets-lois. Il contrevient aux lois dans ses propres intérêts et il a écarté tout moyen de contrôle de son action.</p>



<p><strong>Pourtant Kaïs Saïed est très populaire.</strong></p>



<p>Le 25 juillet, les demandes de la rue étaient claires mais Kaïs Saïed a feint de vouloir y répondre. Il a ainsi créé un malaise et une énorme ambiguïté. Dans les faits, il n’a ni demandé des comptes aux islamistes sur les dix ans qu’ils ont passés au pouvoir ; il n’a pas répondu aux demandes des Tunisiens, ni n’a ouvert les dossiers de la sûreté nationale et des assassinats politiques.</p>



<p>Pire, on oublie les méfaits des islamistes dont il a fait, avec des arrestations mal menées comme celle de Noureddine Bhiri, des victimes aux yeux des organisations des droits de l’homme.</p>



<p>Il les laisse faire leur lobbying et permet à&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1210733/politique/tunisie-rached-ghannouchi-nous-devons-faire-confiance-a-la-democratie-pas-reveiller-nos-vieux-demons/">Rached Ghannouchi</a>&nbsp;de demeurer un interlocuteur des ambassades étrangères comme s’il était toujours président de l’assemblée.</p>



<p>Il s’agite avec des pseudos campagnes contre les monopoles ou les détournements de produits alimentaires de base mais tout cela ne sert qu’à occulter que les caisses de l’État sont vides pour répondre aux besoins élémentaires et vitaux des citoyens. On ignore tout du programme du gouvernement et on ne sait quel est le coût des initiatives de Kaïs Saïed, que ce soit la consultation nationale, le référendum ou le scrutin de décembre 2022.</p>



<p><strong>Selon vous, que veut le président&nbsp;?</strong></p>



<p>Il veut gouverner seul et ne compte pas renoncer aux pouvoirs qu’il accapare. Il veut le mettre à profit pour fonder son projet politique personnel de construction démocratique par la base. Il n’a aucun savoir économique et ne s’est pas entouré de compétences.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LE PROBLÈME DU PRÉSIDENT N’EST PAS LE PARTI ENNAHDHA MAIS LA PERSONNE DE RACHED GHANNOUCHI</p></blockquote>



<p>Il fait un blocage et n’entend personne. Il ne comprend pas que le peuple dont il se revendique ne veut pas de son projet. J’en veux pour preuve l’échec de la consultation nationale, à laquelle les Tunisiens n’ont pas adhéré malgré la mobilisation des moyens de l’État. Même des mineurs qui n’ont pas de droit de vote ont pu participer. Des résultats irrecevables.</p>



<p><strong>Kaïs Saïed a quand même pu émerger à faveur de dysfonctionnements importants.</strong></p>



<p>Bien entendu il faut assainir le climat, en finir avec le financement étranger de partis politiques ainsi que lutter contre le terrorisme. Il est essentiel de revoir l’approche des instituts de sondages et des accointances politique des médias. Les lois sont là, les mécanismes juridiques aussi.</p>



<p>L’instance des élections aussi doit être assainie pour écarter les influences politiques et mieux promouvoir l’égalité des chances. On irait alors vers des législatives et on aurait un Parlement élu qui serait légitime pour examiner et débattre d’un programme de réformes.</p>



<p>Il ne s’agit pas de profiter d’un moment de faiblesse pour imposer, sans avoir consulté quiconque, un projet politique dont nul ne veut. La Tunisie court un risque d’effondrement. Nous sommes arrivés à saturation et nous sommes dans une situation plus précaire que celle qui prévalait avant l’indépendance.</p>



<p><strong>Comment les islamistes peuvent-ils encore nuire alors qu’ils sont rejetés par une large frange de la population ?</strong></p>



<p>Le pouvoir les renforce en faisant croire qu’il les met à l’index. Le problème de Kaïs Saïed n’est pas le parti Ennahdha mais la personne de Rached Ghannouchi, tout simplement. Il donne aux islamistes le temps de se recycler et de revenir sous d’autres partis ou de mouvements indépendants. Leur réseau est toujours opérationnel et actif via notamment les associations. Kaïs Saïed leur donne l’opportunité de réaliser leur projet d’islam politique.</p>



<p><strong>Les partis n’ont pas résisté à la mise à l’écart du 25 juillet.</strong></p>



<p>Il ne s’agit pas de partis mais de groupes qui opèrent sous un label de parti. Ils ne sont pas structurés, n’ont pas de programme car ce sont des partis satellites notamment des islamistes qui se basent sur ce fonctionnement pour assurer que les modernistes ne leur tournent pas le dos.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>NOUS NE SOMMES PAS DES FIGURANTS, CE PAYS EST LE NÔTRE, C’EST NOTRE BIEN</p></blockquote>



<p>Cela a permis de faire croire qu’une démocratie avec les islamistes était possible alors que leur objectif est le chaos et la mise à genoux des institutions et de l’économie. Nous en sommes d’ailleurs là après dix ans de gouvernance islamiste.</p>



<p>On a servi à Saïed un État mal en point sur un plateau : avec son projet de démocratie par la base, il achève le travail de sape entrepris depuis 2011. Il est anormal que nous ayons actuellement des élections municipales partielles avec des taux de participation insignifiants et sans réel contrôle alors que le président laisse entendre que le code électoral et l’instance des élections doivent être remaniés.</p>



<p>Cela avantage encore une fois les islamistes. Si Kaïs Saïed persiste à vouloir faire passer son projet, nous mobiliserons toutes les régions pour le rejeter. Il n’est pas question que l’on nous impose un projet dont nous n’avons pas débattu. Nous ne sommes pas des figurants, ce pays est le nôtre, c’est notre bien, nous ne permettrons pas que nos fondamentaux soient touchés. Nous les défendrons, nous résisterons.</p>



<p><strong>Est-il possible de sortir de la crise quand il est évident que la confiance n’y est plus&nbsp;?</strong></p>



<p>Tout passe par cet assainissement, qui doit être une cause fédératrice qui réunirait également les instances nationales syndicales et patronales. La confiance peut être rétablie à partir de cet acte fort. Il suffira d’en finir avec certains financements étrangers de partis et les associations qui en sont des satellites pour que le pays trouve un peu d’apaisement.</p>



<p>Le peuple doit exprimer ses choix par des élections pour un nouveau Parlement. Mais cette idée dérange car beaucoup savent que le Parti destourien libre (PDL) est favori aux législatives. En étant majoritaire aux élections, le PDL remettra de l’ordre dans la maison Tunisie et l’État retrouvera son autorité. C’est ce que craignent nos adversaires qui cherchent à gagner du temps.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Le syndicat tunisien met en garde contre les droits après l&#8217;arrestation d&#8217;un journaliste</title>
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				<pubDate>Sat, 19 Mar 2022 19:48:58 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Le principal syndicat tunisien des journalistes a déclaré que la police antiterroriste avait arrêté vendredi un journaliste de la radio pour avoir refusé de révéler ses sources sur un article sur des militants, décrivant cette décision comme une nouvelle tentative de porter atteinte à la liberté de la presse. Amira Mohamed, responsable du Syndicat national...]]></description>
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<p><strong>Le principal syndicat tunisien des journalistes a déclaré que la police antiterroriste avait arrêté vendredi un journaliste de la radio pour avoir refusé de révéler ses sources sur un article sur des militants, décrivant cette décision comme une nouvelle tentative de porter atteinte à la liberté de la presse.</strong></p>



<p>Amira Mohamed, responsable du Syndicat national des journalistes tunisiens, a déclaré que le journaliste de Mosaïque FM avait été interpellé après avoir diffusé un reportage sur les autorités démantelant une cellule militante.</p>



<p>L&rsquo;Unité nationale d&rsquo;enquête sur les crimes terroristes de la police n&rsquo;a pas immédiatement répondu aux appels téléphoniques sollicitant des commentaires.</p>



<p>« Ce qui se passe est une honte, ils ont utilisé la loi antiterroriste pour cibler la liberté de la presse, et c&rsquo;est une étape très dangereuse », a déclaré Amira Mohamed.</p>



<p>La liberté d&rsquo;expression et de la presse a été un acquis clé pour les Tunisiens après la révolution de 2011 qui a mis fin au règne de l&rsquo;ancien président Zine El Abidine Ben Ali et déclenché les manifestations du printemps arabe.</p>



<p>Cependant, le système démocratique adopté après le soulèvement est en crise profonde après que le président Kais Saied l&rsquo;année dernière a suspendu le parlement, saisi le pouvoir exécutif et balayé la constitution pour gouverner par décret.</p>



<p>Saied a promis de défendre les droits et libertés acquis lors de la révolution, mais ses détracteurs affirment que ses actions, qui incluent également le remplacement d&rsquo;un organe garantissant l&rsquo;indépendance judiciaire, montrent qu&rsquo;il est déterminé à cimenter le pouvoir d&rsquo;un seul homme.</p>



<p>Le syndicat des journalistes a également déclaré que la liberté était gravement menacée et a averti que les membres des médias d&rsquo;État pourraient se mettre en grève en raison de ce qu&rsquo;il a qualifié de tentatives de la présidence de contrôler la télévision d&rsquo;État.</p>



<p>Cependant, les médias, dont l&rsquo;agence de presse publique TAP, ont continué à diffuser des articles défavorables au président, notamment des reportages sur les protestations contre ses mesures et des critiques directes à son encontre par des opposants.</p>



<p><strong>Source: Reuters Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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