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	<title>Sénégal &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<description>Tout un continent en un seul clic</description>
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	<title>Sénégal &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Au Sénégal, l’Etat octroie une aide financière exceptionnelle à plus de 500 000 ménages démunis</title>
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				<pubDate>Wed, 11 May 2022 09:34:34 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Le président sénégalais, Macky Sall, a lancé, mardi 10 mai à Dakar, un programme d’allocations financières pour plus de 500 000 ménages démunis, afin de les aider à faire face aux effets de la guerre en Ukraine et de l’épidémie de Covid-19. Depuis le début de la guerre en Ukraine, fin février, les cours du pétrole se sont envolés...]]></description>
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<p><strong>Le président sénégalais, Macky Sall, a lancé, mardi 10 mai à Dakar, un programme d’allocations financières pour plus de 500 000 ménages démunis, afin de les aider à faire face aux effets de la guerre en Ukraine et de l’épidémie de </strong><a href="https://www.lemonde.fr/l-afrique-face-au-covid-19/"><strong>Covid-19</strong></a><strong>. Depuis le début de la guerre en Ukraine, fin février, les cours du pétrole se sont envolés sur les marchés mondiaux, alimentant une forte hausse des prix des carburants et des produits alimentaires dans de très nombreux pays, dont le </strong><a href="https://www.lemonde.fr/senegal/"><strong>Sénégal</strong></a><strong>.</strong></p>



<p><em>« Pour apporter des solutions à la conjoncture défavorable, j’ai décidé du soutien à la résilience de 542 956 ménages pour recevoir de la part de l’Etat un cash transfert financier exceptionnel d’un montant de 43,4 milliards de francs CFA </em>[66 millions d’euros] <em>»</em>, a déclaré Macky Sall lors d’une cérémonie au Grand Théâtre de Dakar. <em>« L’objectif visé est de donner 80 000 francs CFA </em>[121 euros] <em>par ménage et d’améliorer leur niveau de consommation et l’éducation de leurs enfants »</em>, a ajouté le président, qui a qualifié l’opération de <em>« mesure d’urgence exceptionnelle »</em>.</p>



<p>L’Etat va utiliser des paiements mobiles pour le transfert de fonds aux ménages pauvres, ont précisé les autorités. Les fonds servant à financer cette opération sont issus d’un projet de la Banque mondiale, avec d’autres bailleurs de fonds dont l’Allemagne et le Royaume-uni, a indiqué le directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Sénégal, Nathan Belete.</p>



<p>Le Sénégal, un pays de plus de 17 millions d’habitants, est classé parmi les plus pauvres au monde. Le salaire minimum y est de 75 euros. L’économie du pays a retrouvé l’an passé sa trajectoire de croissance d’avant la pandémie de Covid-19, mais la guerre en Ukraine <em>« assombrit les perspectives »</em> économiques, indiquait en mars le Fonds monétaire international (FMI) dans un communiqué.</p>



<p>La hausse des prix mondiaux des produits alimentaires et de l’énergie provoquée par ce conflit s’ajoute <em>« aux séquelles de la pandémie, à l’insécurité régionale et à l’augmentation des revendications sociales à l’approche des élections parlementaires de juillet »</em>, a déclaré récemment Edward Gemayel, qui a dirigé une mission du FMI au Sénégal du 9 au 15 mars : <em>« Tous ces éléments accroissent les risques de ralentissement de la croissance économique et se traduiront probablement par une aggravation des pressions inflationnistes et une augmentation considérable des dépenses publiques. »</em></p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Guerre en Ukraine : Dakar proteste auprès de Kiev et l’appelle à cesser de recruter au Sénégal</title>
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				<pubDate>Fri, 04 Mar 2022 16:51:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Dakar a signalé son mécontentement jeudi 3 mars auprès de Kiev, l’invitant à retirer un appel à combattre en Ukraine et à cesser tout recrutement à partir du Sénégal, après l’annonce d’un enrôlement de trente-six personnes pour aider dans la guerre contre les Russes. Une semaine après le début de l’invasion russe de l’Ukraine, le ministère des...]]></description>
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<p><strong>Dakar a signalé son mécontentement jeudi 3 mars auprès de Kiev, l’invitant à retirer un appel à combattre en Ukraine et à cesser tout recrutement à partir du </strong><a href="https://www.lemonde.fr/senegal/"><strong>Sénégal</strong></a><strong>, après l’annonce d’un enrôlement de trente-six personnes pour aider dans la guerre contre les Russes.</strong></p>



<p>Une semaine après le début de l’invasion russe de l’Ukraine, le ministère des affaires étrangères du Sénégal affirme avoir <em>« appris avec étonnement la publication ce 3 mars sur la page Facebook de l’ambassade de l’Ukraine à Dakar d’un appel aux citoyens étrangers à venir à l’aide »</em> à ce pays, dans un communiqué.</p>



<p>L’ambassadeur d’Ukraine au Sénégal Yuril Pyvovarov a été&nbsp;<em>«&nbsp;immédiatement invité au ministère des affaires étrangères</em>&nbsp;[à Dakar]&nbsp;<em>aux fins de vérification et d’authentification de cette publication&nbsp;»</em>, selon ce communiqué du ministère publié jeudi soir. M.&nbsp;Pyvovarov a&nbsp;<em>«&nbsp;confirmé l’existence de l’appel et l’enrôlement de 36 candidats volontaires&nbsp;»</em>, selon le texte qui ne précise pas l’identité de ces derniers.</p>



<p>Dakar a&nbsp;<em>«&nbsp;fermement&nbsp;»</em>&nbsp;condamné&nbsp;<em>«&nbsp;cette pratique qui constitue une violation de l’obligation de respect des lois et règlements de l’Etat accréditaire&nbsp;»</em>. Il rappelle que le recrutement de volontaires, mercenaires et combattants étrangers sur le territoire sénégalais est&nbsp;<em>«&nbsp;illégal&nbsp;»</em>.</p>



<h2>Abstention du Sénégal à l’ONU</h2>



<p>Le Sénégal <em>« a invité instamment l’ambassade à retirer immédiatement l’appel et cesser sans délai toute procédure d’enrôlement de personnes de nationalité sénégalaise ou étrangère à partir du territoire sénégalais »</em>. Le Sénégal s’est abstenu mercredi 2 mars lors du vote d’une résolution de l’ONU, qui <em>« exige que la Russie cesse immédiatement de recourir à la force contre l’Ukraine »</em>, adoptée massivement.</p>



<p>La résolution réclame à Moscou qu’il&nbsp;<em>«&nbsp;retire immédiatement, complètement et sans conditions toutes ses forces militaires&nbsp;»</em>&nbsp;d’Ukraine et&nbsp;<em>«&nbsp;condamne la décision de la Russie d’accentuer la mise en alerte de ses forces nucléaires&nbsp;»</em>.</p>



<p>Tout en exprimant <em>« sa grave préoccupation face à la situation en Ukraine »</em>, le Sénégal, qui assure la présidence de l’Union africaine, a <em>« réaffirmé </em>[son] <em>adhésion aux principes du non-alignement et du règlement pacifique des différends »</em>, selon un communiqué du gouvernement publié mercredi soir.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Sénégal : fausse discorde autour de l’homosexualité</title>
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				<pubDate>Wed, 02 Feb 2022 20:18:08 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Le collectif sénégalais « And samm jikko yi » égratigne le président Macky Sall sur la pénalisation des relations homosexuelles. Tous deux défendent pourtant peu ou prou la même ligne. Lorsqu’il s’agit d’exprimer publiquement sa position sur les relations homosexuelles, Macky Sall a de la suite dans les idées. Ce 27 janvier, devant l’association des...]]></description>
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<p><strong>Le collectif sénégalais « And samm jikko yi » égratigne le président Macky Sall sur la pénalisation des relations homosexuelles. Tous deux défendent pourtant peu ou prou la même ligne.</strong></p>



<p>Lorsqu’il s’agit d’exprimer publiquement sa position sur les relations homosexuelles, Macky Sall a de la suite dans les idées. Ce 27 janvier, devant l’association des imams et oulémas du Sénégal, le chef de l’État scandait : « Tant que je serai à la tête du pays, l’homosexualité ne sera pas dépénalisée au Sénégal. » Une position qu’il a, dans la foulée, rappelé avoir affirmée « lors de rencontres internationales à Dakar et à l’extérieur », notamment devant le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, ou la tribune de l’Union européenne. Il s’était même « payé » l’icône Barack Obama sur ce thème, en 2013 à Dakar. Alors que le président américain jugeait que le mariage homosexuel était cohérent avec « le précepte de base que nous sommes tous égaux devant la loi », Macky Sall avait étrangement convoqué le débat sur la peine de mort pour renvoyer l’Américain dans les cordes. « Cela ne veut pas dire que nous sommes homophobes », avait-il précisé.</p>



<p>Quel procès d’intention «&nbsp;And samm jikko yi&nbsp;» intente-t-il alors au chef de l’État sénégalais ? Composé de religieux musulmans, ce collectif pour la «&nbsp;préservation des valeurs » a dénoncé son intervention devant les théologiens et guides. Reprocherait-il moins au président sa position sur les actes caractérisés par la loi comme «&nbsp;contre-nature&nbsp;» que le simple fait d’avoir abordé la question ? À noter : la passe d’armes a lieu quelques semaines après le blocage, par le bureau de l’Assemblée nationale, d’un projet de loi visant à durcir les sanctions prévues par la loi contre l’homosexualité.</p>



<h2>Tentatives d’« intoxication » ?</h2>



<p>Selon la loi en vigueur, gays et lesbiennes sont passibles de peines de prison allant de un à cinq ans et d’une amende de 100 000 à 1 500 000 F CFA (de 152 à 2 287 euros environ). La proposition de loi rejetée le 7 janvier prévoyait dix ans de prison ferme et une amende de 1 à 5 millions de F CFA pour les personnes reconnues coupables de « lesbianisme, bisexualité, transsexualité, intersexualité, zoophilie, nécrophilie et autres pratiques assimilées ». Les tenants d’une répression plus sévère de pratiques « corruptrices de mœurs » imaginent-ils un calendrier inavoué du pouvoir ?</p>



<p>Aux dires d’« And samm jikko yi », les imams et oulémas invités par Macky Sall ne « connaissent absolument rien » à ces questions et jouent « un double jeu ». Tendances complotistes ? Frustration de ne pas être invité au palais ? Concurrence à l’intérieur de la communauté musulmane ? Manifestement agacé par des tentatives d’« intoxication […] à la veille des élections », le chef d’État a catégoriquement conclu que « le débat de l’homosexualité ne devait plus exister au Sénégal ».</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Sénégal : le TER, cadeau de Noël de Macky Sall</title>
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				<pubDate>Mon, 27 Dec 2021 19:03:33 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Attendu depuis longtemps, critiqué par l’opposition pour son coût jugé exorbitant, le Train express régional (TER) est enfin une réalité. JA l’a emprunté. «&#160;Et pourtant il roule !&#160;» C’est ce que le président Macky Sall, paraphrasant Galilée, pourrait lancer, ce 27 décembre au soir, à ses compatriotes depuis la gare de Diamniadio, lors de l’inauguration...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Attendu depuis longtemps, critiqué par l’opposition pour son coût jugé exorbitant, le Train express régional (TER) est enfin une réalité. JA l’a emprunté.</strong></p>



<p>«&nbsp;Et pourtant il roule !&nbsp;» C’est ce que le président Macky Sall, paraphrasant Galilée, pourrait lancer, ce 27 décembre au soir, à ses compatriotes depuis la gare de Diamniadio, lors de l’inauguration officielle du Train express régional (TER).&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/736011/economie/senegal-le-ter-dakar-diamniadio-un-projet-symbolique-dont-le-cout-fait-debat/">Ce projet ferroviaire pharaonique, censé donner un nouveau souffle aux transports interurbains entre la capitale sénégalaise et sa grande banlieue</a>&nbsp;– dont les études préparatoires avaient été lancées en 2014 et les travaux en 2016 -,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/989005/economie/dakar-diamniadio-un-ter-pour-desenclaver-la-capitale-senegalaise-1-8/">aura fait couler beaucoup d’encre jusqu’à son entrée en service</a>, déjà reportée.</p>



<p>Le trafic passagers (115 000 voyageurs par jour, selon les estimations) devrait atteindre son rythme de croisière d’ici à la mi-janvier, après un «&nbsp;programme découverte&nbsp;» offert aux usagers afin qu’ils puissent «&nbsp;s’approprier&nbsp;» dans un premier temps ce nouveau moyen de transport, dixit l’entourage présidentiel.</p>



<h2>Chiffres vertigineux</h2>



<p>« Avec un tel budget, j’aurais pu concevoir une liaison ferroviaire entre Dakar et Tambacounda [ville située à 460 kilomètres au sud-est de Dakar] », ironise un entrepreneur sénégalais, résumant <a href="https://www.jeuneafrique.com/1189049/societe/senegal-comment-le-ter-de-macky-sall-a-deraille/">les critiques souvent formulées contre le budget estimé de l’ouvrage</a>. Les chiffres avancés oscillent en effet entre 750 milliards de francs CFA côté gouvernemental – 1,15 milliard d’euros – et 1 000 milliards selon l’opposant Ousmane Sonko – soit 1,5 milliard d’euros…</p>



<p>La construction du TER et de ses nouveaux rails a par ailleurs impliqué une vingtaine d’entreprises françaises – dont Eiffage, Engie, Thalès, SNCF – mais aussi turques et sénégalaises. Une autre critique récurrente faite au projet, qui n’aurait pas fait la part assez belle aux entreprises locales, même si le personnel recruté pour assurer l’exploitation du Train express régional est essentiellement originaire du pays.</p>



<p>Censé désengorger le trafic routier entre Dakar et sa banlieue (une agglomération surpeuplée qui concentre près du quart des 17 millions d’habitants du pays sur 0,3&nbsp;% du territoire national), ce projet novateur en termes de transport urbain est, cette fois, sur les rails.</p>



<h4>Une gare ressuscitée</h4>



<p>Au lendemain de Noël,&nbsp;<em>Jeune Afrique</em>&nbsp;est allé s’en assurer. Au Plateau, en centre-ville, la gare de Dakar a retrouvé des couleurs. Niché face à la Place des tirailleurs africains, derrière la statue de Demba et Dupont – &nbsp;le tirailleur sénégalais et le marsouin français -, ce bâtiment d’inspiration coloniale datant du début du XXe siècle était devenu un vestige architectural plus qu’un hub ferroviaire.</p>



<p>Pour seule activité, au cours des dernières années, cette gare devenue orpheline avait dû se contenter du «&nbsp;Petit train de banlieue&nbsp;» (aussi dénommé «&nbsp;Petit train bleu&nbsp;»), une connexion banlieusarde archaïque reliant Dakar à Rufisque en passant par Thiaroye. Et, en guise de «&nbsp;grandes lignes&nbsp;», d’une liaison entre Dakar et Saint-Louis (au nord), hors d’usage depuis des années, et du fameux chemin de fer Dakar-Niger, qui permettait de rallier Bamako en 36 heures, une fois par semaine.</p>



<p>Ce dimanche 26 décembre, la donne a changé. Dans le hall – modernisé – de la gare de Dakar, une boutique Aelia et un Relais H sont encore en sommeil en attendant leur ouverture au public, tandis que des techniciens de la Radio-Télévision sénégalaise (RTS) déploient leurs câbles afin d’immortaliser l’événement. Pour accéder aux quais, des tourniquets modernes assureront demain le filtrage.</p>



<p>Sous le regard vigilant de gendarmes et de militaires – dont l’un, en treillis, filme l’événement tel un journaliste-reporter d’images -, un groupe de lycéens emmenés par un guide de la Seter (la société d’exploitation du TER, qui cédera bientôt la place à la sénégalaise Senter) s’ébroue sur les quais à la découverte des rames ultramodernes qui suppléeront les «&nbsp;cars rapides&nbsp;» hors d’âge, les «&nbsp;Ndiaga Ndiaye&nbsp;» (minibus) bondés et les «&nbsp;taxis clandos&nbsp;».</p>



<h4>Climatisation et rames silencieuses</h4>



<p>Entre Dakar et Yeumbeul, une commune de la grande banlieue,&nbsp;<em>JA</em>&nbsp;a pu tester le TER à la veille de son entrée en service. Autant le dire sans ambages : le résultat – fût-il jugé trop tardif ou trop onéreux – dépasse de loin les espérances. Rames ultramodernes, silencieuses et confortables, wifi et climatisation généralisés, prises électriques entre les sièges dans les wagons de première classe, permettant de brancher un ordinateur ou de charger son téléphone portable…</p>



<p>À vide, si l’on devait le comparer à ses homologues français, le successeur du Petit train bleu aurait plus à voir avec un TGV qu’avec une rame de RER entre Les Halles et Torcy-Marne-la-Vallée, en région parisienne.</p>



<p>Reste à savoir, bien sûr, ce que les Sénégalais en feront. Dans un pays où il est banal de transporter des sacs de&nbsp;<em>guédj</em>&nbsp;(poisson séché, à l’odeur très envahissante) ou de ramener son mouton, ligoté, lors de la Tabaski, sur le toit d’un Ndiaga Ndiaye ou dans le coffre d’un taxi, le choc des cultures risque de faire des étincelles au sein de cette modernité ferroviaire.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>PAS DE SACS EXHALANT LES ODEURS DU TERROIR CULINAIRE ; ET PAS D’ANIMAUX NON HOMOLOGUÉS À BORD DES RAMES</p></blockquote>



<p>C’est pourquoi la société chargée d’exploiter ce nouveau bijou a déjà annoncé la couleur : pas de sacs non étanches exhalant les odeurs du terroir culinaire ; et pas d’animaux non homologués à bord des trains.</p>



<h5>Révolutionnaire, mais modeste</h5>



<p>C’est à Colobane, à un jet de pierre du centre-ville de Dakar, que bat le cœur du TER. D’un côté, un atelier de maintenance où les rames sont révisées, contrôlées ou réparées. Dans un bâtiment connexe, ce dimanche 26 décembre, une quinzaine d’employés s’affairent dans le Centre des opérations ferroviaires, semblable à une tour de contrôle, soucieux qu’aucune avanie ne vienne entacher l’inauguration officielle prévue le lendemain.</p>



<p>Sur un écran géant, sous la coordination de la superviseure Aïssatou Diagne, ils suivent en temps réel le trafic grâce à un système combinant la représentation électronique des trains en service et les images des caméras de vidéosurveillance placées dans les différentes gares parsemant le parcours du TER&nbsp;: Hann, Baux-Maraîchers, Pikine Thiaroye, Yeumbeul, Keur Massar, Mbao, Bargny, Rufisque…</p>



<p>Aussi révolutionnaire soit-elle, l’entrée en service du TER reste, pour l’heure, modeste. Dans cette première phase d’exploitation, il reliera en effet Dakar à la ville nouvelle de Diamniadio, à une trentaine de kilomètres du centre-ville.</p>



<p>Pour se rendre en TER jusqu’à l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD), et éviter ainsi les bouchons sur l’autoroute aux heures de pointe, il faudra encore attendre jusqu’à la fin de 2022 – «&nbsp;hors taxes&nbsp;», comme on dit au Sénégal pour signifier qu’une rallonge dans les délais n’est jamais à exclure.</p>



<h4>Absence d’embouteillages</h4>



<p>Dans l’immédiat, les tarifs affichés apparaissent raisonnables si on les compare aux transports en commun routiers traditionnels : de 550 francs CFA (80 centimes d’euro) à 1 500 francs CFA (2,20 euros) en seconde classe, en fonction du trajet effectué ; et jusqu’à 2 500 francs CFA (près de 4 euros) en première classe.</p>



<p>Avec un net avantage toutefois : la fréquence des trains (en moyenne, une rame toutes les dix minutes en journée), la couverture horaire (de 5h30 à 22 heures) et… l’absence d’embouteillages&nbsp;!</p>



<p>Ce qui, dans la région de Dakar, relève d’un miracle dont seule une fête religieuse comme Noël était susceptible d’accoucher…</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Sénégal – Le tieboudiène inscrit à l’Unesco : un plat de résistance et de résilience</title>
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				<pubDate>Wed, 15 Dec 2021 18:30:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Ce 15 décembre, l’Unesco a inscrit le tieboudiène au patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Le plat traditionnel sénégalais est bien plus complexe qu’il n’y paraît. Par le savoir-faire qu’il exige, mais aussi par son histoire. Servi fumant sur une nappe plastifiée, proposé dans un plat collectif installé à même le sol d’une cour ou disposé...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Ce 15 décembre, l’Unesco a inscrit le tieboudiène au patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Le plat traditionnel sénégalais est bien plus complexe qu’il n’y paraît. Par le savoir-faire qu’il exige, mais aussi par son histoire.</strong></p>



<p>Servi fumant sur une nappe plastifiée, proposé dans un plat collectif installé à même le sol d’une cour ou disposé sur les tables coquettement dressées des plus grands palaces de Dakar… Il y a mille lieux où déguster le tieboudiène, et à peu près autant de manières de le préparer. Dans chaque région, commune ou foyer du Sénégal, « il n’y a pas deux personnes qui cuisinent le tieboudiène de la même façon », soulignait, en décembre dernier, Alioune Badiane, rapporteur de la Commission art, culture et civilisation du colossal projet d’<em>Histoire générale du Sénégal,</em> en cours d’écriture (*).</p>



<p>Prérogative essentiellement féminine, la préparation du « tieb » est donc un exercice de style. Une recherche permanente d’originalité et de saveurs. Qu’il s’agisse de l’ajout de crevettes dans le riz, de l’utilisation de mollusques ou de boulettes de poisson dans le bouillon, voire de tamarin dans la sauce, « chaque femme a son “femm”, son astuce pour ajouter du goût », explique la Sénégalaise Aïssatou Mbaye, créatrice du blog culinaire « AistouCuisine ».</p>



<h4>À l’origine, Penda Mbaye</h4>



<p>Pour remonter aux origines du plat le plus emblématique du Sénégal, il faut remonter au siècle dernier. L’histoire naît dans le populaire quartier des pêcheurs de Guet Ndar, à Saint-Louis, alors capitale de l’Afrique occidentale française (AOF). Dans ce coin de la ville où, chaque jour, les pirogues débarquent le poisson pêché, une cuisinière s’est fait connaître pour son riz au poisson : Penda Mbaye (1904-1984). Selon les récits glanés par la commission de&nbsp;<em>L’Histoire générale du Sénégal</em>&nbsp;auprès des anciens et des descendants de Penda Mbaye, un gouverneur l’aurait approchée pour lui demander de cuisiner pour ses convives.</p>



<p>« Lors des cérémonies familiales ou officielles, il fallait contenter les invités par la quantité de nourriture, mais aussi par l’originalité du plat. Penda Mbaye a eu l’idée de colorer le riz, non pas avec le concentré de tomates que l’on trouve dans la plupart des tieb aujourd’hui, mais avec des tomates cerises, plus colorées et plus goûteuses. Le riz blanc est alors devenu le riz rouge », raconte Alioune Badiane.</p>



<p>Un premier élan de créativité qui en appelle d’autres, tandis que divers procédés sont alors expérimentés « dans le but de rendre le plat aussi beau que bon ». « Dans la version traditionnelle saint-louisienne, plutôt que de frire le poisson au démarrage comme cela peut se faire ailleurs, on le plonge lentement dans le bouillon, ce qui donne tout son goût au tieboudiène et offre une présentation plus jolie », explique Aïssatou Mbaye.</p>



<p>Traditionnellement présenté dans un large plat rond, le poisson disposé en son centre sur le riz, entouré de légumes, le tieboudiène « n’est pas un plat simple, voir grossier, comme certains peuvent le penser », poursuit Alioune Badiane. « Sa préparation est un art méticuleux, détaille-t-il, une préparation très codifiée dans laquelle chaque légume a un temps de cuisson spécifique et est ajouté puis enlevé à moment précis. Il faut que chaque ingrédient garde son intégrité physique et ait le meilleur goût et la meilleure texture possibles. C’est tout ce processus et toute cette créativité dans le choix des ingrédients qui font que le tieboudiène mérite son classement à l’Unesco. »</p>



<h4>Technique, transmission et résilience</h4>



<p>Le tieboudiène, c’est donc de la technique, mais aussi « de la transmission », insiste Aïssatou Mbaye. « La réussite du tiéboudiène ne tient pas au fait de suivre une recette à la lettre. De manière générale, la transmission orale est essentielle dans la cuisine sénégalaise, on apprend en observant la cuisinière et ses techniques afin de découvrir “la main de la cuisinière”, autrement dit ses petits secrets », s’enthousiasme-t-elle, expliquant qu’elle-même en tient la recette de sa mère, qui la tenait de sa mère, et ainsi de suite.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>JOLOFF RICE EN GAMBIE OU RIZ AU GRAS AU MALI</p></blockquote>



<p>Si le fameux « riz au poisson », décliné à travers l’Afrique de l’Ouest et jusqu’en Afrique centrale sous différentes appellations (Djoloff Rice en Gambie, riz au gras au Mali), est avant tout une affaire d’héritage, il est aussi un symbole de l’histoire du peuple sénégalais et de sa résilience.</p>



<p>« Avant la colonisation, le riz n’était pas un ingrédient local, explique Abdoul Aziz Guissé, directeur du patrimoine au ministère de la Culture. À l’époque du colon, il a été imposé afin de faire passer le Sénégal dans une logique d’agriculture de rente. Les Sénégalais du Walo l’ont alors adopté en y introduisant tantôt du poisson, tantôt de la viande. C’est ainsi que, par résilience, un ingrédient imposé a mené à la création d’un plat national. »</p>



<h4>« Une portée sociologique »</h4>



<p>En plus d’être un exercice gastronomique « complexe et méticuleux », le tieboudiène « a une portée sociologique », renchérit Alioune Badiane. Roboratif et peu coûteux, il est traditionnellement le mets de la convivialité, consommé par les invités ou les membres d’une famille dans le même contenant, mais pas de n’importe quelle façon.</p>



<p>« Toute comme sa préparation, sa consommation est codifiée, relate Alioune Badiane<em>.</em>&nbsp;D’abord, il est recommandé de manger ce qui est devant soi, il est mal vu de grappiller la part du voisin. Mais par respect, tradition et courtoisie, vous verrez souvent la cuisinière pousser des morceaux de poisson ou de légume devant les personnes âgées ou les invités. »</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>DÉCOMPLEXER LA CUISINE LOCALE</p></blockquote>



<p>Le classement au patrimoine immatériel de l’Unesco est donc une reconnaissance de tous ces codes et techniques. Pour Abdoul Aziz Guissé, il va également permettre « d’assurer la promotion de la gastronomie locale et de décomplexer ce savoir, souvent relégué au rang de “cuisine pauvre”, et constituer un argument pour le secteur du tourisme : quand on promeut la cuisine d’un pays, on promeut la destination ».</p>



<h4>Préserver les ressources halieutiques</h4>



<p>Une mise en avant qui attirera également l’attention sur certaines problématiques locales telles que la souveraineté alimentaire ou la préservation des ressources halieutiques. « Lors de nos échanges, des Saint-Louisiens ont fait valoir que certains poissons prisés dans la préparation du tieboudiène devenaient de plus en plus rares. Son inscription sur la liste de l’Unesco mettrait donc en lumière la question de la survie de la pêche artisanale, qui fait face à la surexploitation des eaux », faisait valoir le directeur du patrimoine, en décembre dernier. « Lorsque vous classez un bien, des mesures de sauvegarde sont toujours édictées. D’autant plus que cela engage le ministre de la Culture, donc le gouvernement », concluait-il.</p>



<p>Au-delà, l’inscription de ce plat emblématique au patrimoine immatériel de l’Unesco a une portée politique. Un geste bienvenu pour un pays encore très dépendant des importations alimentaires et où, craignant de voir leurs filets se vider, les pêcheurs artisanaux dénoncent la multiplication des accords d’exploitation des mers en faveur des étrangers.</p>



<p><em>(*) Cet article, initialement publié le 28 décembre 2020 dans le cadre de notre série <a href="https://www.jeuneafrique.com/1094896/culture/serie-mafe-couscous-tieboudiene-ces-plats-qui-font-la-fierte-de-lafrique/">« Ces plats qui font la fierté de l’Afrique »</a>, a été réactualisé après l’annonce de l’inscription du tieboudiène au patrimoine immatériel de l’humanité de l’Unesco, le 15 décembre 2021. </em></p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Au Sénégal, Macky Sall ressuscite le poste de Premier ministre</title>
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				<pubDate>Thu, 25 Nov 2021 18:59:20 +0000</pubDate>
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<p><strong>Supprimé au lendemain de la réélection de Macky Sall, en février 2019, le poste de Premier ministre vient de faire sa réapparition au Sénégal. Reste à savoir qui en héritera.</strong></p>



<p>« Monsieur le Président de la République a promulgué ce jour la loi constitutionnelle portant suppression du poste de Premier ministre ». Le 14 mai 2019, quelques semaines après avoir été réélu au premier tour de la présidentielle (avec 58,26 %), Macky Sall annonçait <a href="https://www.jeuneafrique.com/759847/politique/senegal-macky-sall-souhaite-diriger-le-pays-en-se-passant-de-premier-ministre/">cette réforme controversée</a>, entérinée par l’Assemblée nationale quelques jours plus tôt : il se passerait désormais de Premier ministre et piloterait en solo l’action du gouvernement.</p>



<p>En guise d’explication, un slogan anglo-saxon : «&nbsp;fast-track&nbsp;». «&nbsp;Quand on aspire à l’émergence et qu’on est tenu par l’impératif du résultat, l’urgence des tâches à accomplir requiert de la diligence dans le travail. Ce qui doit être fait aujourd’hui ne peut être remis à demain. Voilà le cap que j’entends fixer aux équipes qui m’accompagneront dans ce nouvel élan de réformes transformatives&nbsp;», se justifiait alors Macky Sall.</p>



<h2>Diligence</h2>



<p>Censée améliorer cette volonté de réformes énergiques,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/762518/politique/senegal-le-pouvoir-selon-macky-sall/">la suppression du poste de Premier ministre avait été entérinée par une large majorité de députés</a>, même si les détracteurs du chef de l’État avaient alors fait valoir qu’elle n’avait pas été annoncée par Macky Sall avant sa réélection –&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/742561/politique/presidentielle-au-senegal-macky-sall-reelu-au-premier-tour-selon-les-resultats-provisoires/">dès le premier tour</a>&nbsp;-, en février 2019.</p>



<p>Dix-neuf mois plus tard, celui-ci a donc changé son fusil d’épaule. Ce 24 novembre, peu avant de quitter le Sénégal pour la République démocratique du Congo (RDC), où il doit notamment préparer&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1264710/politique/macky-sall-et-lexception-senegalaise/">la transition à la présidence de l’Union africaine (UA)</a>&nbsp;avec son homologue Félix Tshisekedi, Macky Sall a en effet informé son gouvernement qu’il revenait sur ses pas et comptait ressusciter la fonction de Premier ministre.</p>



<h2>Révision</h2>



<p>«&nbsp;Le Président de la République a par ailleurs informé le Conseil de sa volonté d’initier une révision de la Constitution en vue de l’instauration du poste de Premier ministre, peut-on lire dans le communiqué officiel du Conseil des ministres en date du 24 novembre. Cette restauration, qui vient ainsi adapter l’organisation du pouvoir exécutif à un nouvel environnement économique et sociopolitique, s’accompagne d’une nécessaire requalification des rapports entre l’exécutif et le législatif, notamment la réintroduction de la responsabilité du gouvernement devant l’Assemblée nationale et le pouvoir de dissolution de celle-ci, dévolu au Président de la République.&nbsp;»</p>



<p>Un retour à la situation antérieure donc, dans le cadre d’une réforme qui sera soumise à l’Assemblée nationale en procédure d’urgence au cours des prochains jours, et dont l’adoption ne devrait être qu’une formalité.</p>



<p>Reste à savoir à quelle échéance le prochain Premier ministre prendra ses fonctions et, surtout, qui sera l’heureux élu.</p>



<p>Selon nos informations, Amadou Ba, ministre de l’Économie et des Finances de 2013 à 2019 puis des Affaires étrangères jusqu’au remaniement du 1er novembre 2020, semble en pole position. Mais Amadou Hott, <a href="https://www.jeuneafrique.com/761120/economie/remaniement-au-senegal-amadou-hott-de-la-bad-au-ministere-de-leconomie/">devenu ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale en 2019</a>, est également évoqué comme un possible candidat.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Sénégal: les trois opposants conduits au camp de police Abdou Diassé ont été libérés</title>
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				<pubDate>Wed, 10 Nov 2021 18:56:55 +0000</pubDate>
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<p><strong>Au Sénégal, des tensions ont eu lieu après l’interpellation ce mercredi après-midi 10 novembre des opposants Barthélémy Dias –candidat à la mairie de Dakar aux élections locales de janvier-, Ousmane Sonko –leader du parti Pastef- et Malick Gakou, du Grand Parti. Ils ont été conduits au camp de police Abdou Diassé, à Dakar, cet après-midi. Barthélémy Dias était convoqué ce matin au Palais de justice pour une audience en appel dans une affaire de meurtre qui remonte à 2011. Il dénonce un « complot politique » et avait lancé un appel à « envahir le tribunal ». Les 3 opposants viennent d’être libérés. </strong></p>



<p>La nouvelle a été confirmée par&nbsp;plusieurs proches de Barthélémy Dias. Selon ces sources, il a donc quitté avec Ousmane Sonko et Malick Gakou le camp Abdou Diassé… Ils sont en route vers le domicile de Barthélémy Dias.</p>



<p>Juste avant, Khalifa Sall, ancien maire de Dakar, avait lancé en conférence de presse un «&nbsp;<em>appel à la résistance</em>&nbsp;» et à la mobilisation pour la libération des 3 opposants… Il avait invité «<em>&nbsp;les Sénégalais à se lever&nbsp;</em>». Dans la foulée des manifestants en colère s’étaient regroupés sur l’axe routier de la VDN avec des pneus brûlés…&nbsp;</p>



<p>Comment se sont déroulés les événements&nbsp;</p>



<p>Barthélémy Dias était donc convoqué ce matin, il avait assuré qu’il répondrait à cette convocation, mais il a quitté son domicile alors que l’audience au palais de justice se terminait. Cela a été très rapide, l’audience a été renvoyée au 1<sup>er</sup>&nbsp;décembre&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Au même moment, Barthélémy Dias accompagné d’Ousmane Sonko, de Malick Gakou et de centaines de partisans se sont mis&nbsp;en route vers le tribunal, mais le trajet est émaillé d’incidents entre militants et forces de l’ordre. Des gaz lacrymogènes sont tirés. Le convoi est arrêté plus d’une heure dans le quartier de la Médina. Et c’est alors que les opposants devaient faire demi-tour qu’ils ont été embarqués dans un fourgon de la police, direction le camp Abdou Diassé&nbsp;</p>



<p>Ces tensions en vue des élections locales rappellent les évènements qui avaient conduit aux émeutes meurtrières du mois de mars  Cela avait commencé avec la convocation d’Ousmane Sonko, visé par une plainte pour viol. Son cortège avait été bloqué et il avait été arrêté à l’époque pour « troubles à l’ordre public ». Comme lui, Barthélémy Dias parle de « <em>complot </em>». Il estime que sa convocation en appel pour le meurtre d’un homme lors de l’attaque de la mairie de Mermoz Sacré Cœur en 2011 est directement liée à sa déclaration de candidature pour la mairie de Dakar. De son côté, la majorité l’a accusé ces derniers jours de manipuler l’opinion et de chercher à replonger le pays dans la violence. Il  n&rsquo;y a pas de déclaration officielle à ce stade après les derniers évènements. </p>



<p><strong>Source: Rfi Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Sénégal et Guinée-Bissau se concertent pour une gestion plus efficace de leur frontière</title>
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				<pubDate>Sun, 24 Oct 2021 18:13:28 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Les autorités du Sénégal et de la Guinée-Bissau se sont rencontrées à Bissau ce samedi 23 octobre afin de parvenir à une gestion concertée de la frontière commune. La réunion a permis de dégager des pistes de réflexion et des actions concrètes à mener pour mettre fin au grand banditisme le long de la frontière...]]></description>
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<p><strong>Les autorités du Sénégal et de la Guinée-Bissau se sont rencontrées à Bissau ce samedi 23 octobre afin de parvenir à une gestion concertée de la frontière commune. La réunion a permis de dégager des pistes de réflexion et des actions concrètes à mener pour mettre fin au grand banditisme le long de la frontière commune, au vol de bétail. Le chef d&rsquo;état-major sénégalais était lui aussi à Bissau pour peaufiner la stratégie visant déloger de leurs bases les indépendantistes du MFDC.</strong></p>



<p>La gestion de la frontière commune, le grand banditisme, le vol de bétail et les problèmes fonciers sont entre autres les points inscrits à l’ordre du jour de l’atelier de réflexion entre autorités sénégalaises et bissau-guinéennes autour du thème&nbsp;: «&nbsp;sécurité et développement le long de la frontière commune.&nbsp;»</p>



<p>Parallèlement à cette rencontre entre civils, une autre, celle entre militaires. La délégation sénégalaise est conduite par son chef d’état-major, le général Cheick Wade. Objectif&nbsp;là encore, la&nbsp;gestion concertée de leur bordure. Une frontière&nbsp;de 338 km le long de laquelle s’est installée depuis bientôt quarante ans une rébellion, celle des séparatistes casamançais.</p>



<p>En février dernier, l’armée sénégalaise avait&nbsp;<strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210615-s%C3%A9n%C3%A9gal-en-casamance-fin-des-op%C3%A9rations-militaires-contre-le-mfdc">entrepris des opérations</a></strong>&nbsp;visant à déloger le mouvement indépendantiste de ses bases près de la frontière bissau-guinéenne. Après la chute de Sikoun en février le ratissage semble imminent vers l’ouest en direction de Cassolol la principale base du front sud. Avant de déclencher une telle opération, le voisin du sud doit être dans le bain.&nbsp;</p>



<p>«<em> Toutes les questions transfrontalières ont été abordées</em>, a indiqué le général Wade qui est reparti de Bissau rassuré. <em>Les deux armées sont en parfaite entente et en parfaite harmonie.</em> »</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Sénégal : Hissène Habré enterré en l’absence de représentants officiels</title>
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				<pubDate>Fri, 27 Aug 2021 17:56:28 +0000</pubDate>
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<p><strong>L’ancien président tchadien a été inhumé le 26 août au cimetière musulman de Yoff, sans qu’aucun hommage officiel ne lui soit rendu, ni à Dakar ni à N’Djamena, mais en présence de ses proches et de nombreux sympathisants.</strong></p>



<p>Sous le soleil de plomb de l’hivernage, ainsi que l’on nomme l’été sénégalais, Hissène Habré a été inhumé au cimetière musulman de Yoff, le 26 août. L’histoire retiendra que l’ancien président tchadien,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1222220/politique/senegal-hissene-habre-est-mort/">mort le 24 août à l’hôpital principal de Dakar,</a>&nbsp;y a rejoint la dépouille mortelle du premier chef de l’État camerounais,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/135816/politique/cameroun-ahmadou-ahidjo-le-fant-me-de-dakar/">Ahmadou Ahidjo, décédé en terre sénégalaise en 1989,</a>&nbsp;quelques mois seulement avant que Habré n’y pose en catastrophe ses valises d’exilé chassé par un putsch.<ins></ins><ins></ins><ins></ins></p>



<h4>Aucun hommage officiel</h4>



<p>À l’aéroport de Yoff, Habré était arrivé avec un avion vite restitué par le Sénégal au Tchad. Il a fini son périple en terre sénégalaise après quelques années judiciairement tumultueuses et sans jamais avoir reconnu la légitimité d’une justice qui l’avait reconnu coupable de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité et condamné à la prison à vie.</p>



<p>Habré a été accompagné en sa dernière demeure par ses proches parents et des sympathisants. Dans un cercueil en bois luisant, il a été mis en terre à 15 h 41 sans qu’aucun hommage officiel ne lui soit rendu, ni au Sénégal ni au Tchad.</p>



<p>La prière mortuaire avait auparavant été dirigée par l’imam Thierno Mountaga Amadou Bachir Tall à la mosquée omarienne (une branche de la Tijaniyya, confrérie soufie), qui fait face à la mer sur la corniche dakaroise, à hauteur du quartier de la Médina. En treillis noirs et brassards orange, la police a géré les nombreux journalistes et les quelque 200 personnes qui s’étaient réunies au sortir de la prière de Tisbaar pour rendre un dernier hommage à l’ancien président.</p>



<h4>Maître de cérémonie</h4>



<p>Parmi les VIP reconnus derrière leur masque anti-Covid, un ancien ministre de la Culture sous la présidence d’Abdoulaye Wade, Amadou Tidiane Wone. C’est lui qui a tenu le rôle de maître de cérémonie, donnant de la voix pour organiser le regroupement, demandant aux uns et aux autres le respect des mesures barrières imposées par cette pandémie qui aura eu raison de Hissène Habré – les premiers coups lui ayant été donnés par « notre acceptation de son arrestation, en 2013, dans son pays d’accueil, chez nous au Sénégal, pays de la Teranga », lâche, acerbe, l’une des personnes présentes.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>HISSÈNE HABRÉ A ÉTÉ « VICTIME D’UNE GRANDE ESCROQUERIE », SYNONYME DE « MACHINATION »</p></blockquote>



<p>L’on distingue également dans l’assemblée <a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/354322/politique/senegal-mbaye-sonko-nouveaux-justiciers/">l’ancien Premier ministre de Macky Sall devenu opposant, Abdoul Mbaye.</a> Dans une autre vie, il fut le banquier d’un Hissène Habré fraîchement débarqué au Sénégal avec plusieurs milliards de F CFA en espèces. Boubou, cape blanche à parements jaunes, lunettes noires et cane de cérémonie,<a href="https://www.jeuneafrique.com/1191465/politique/elections-locales-au-senegal-les-lebous-ont-ils-raison-de-reclamer-dakar/"> le « Jaraaf » Youssou Ndoye, grand dignitaire des Lébous, est lui aussi présent.</a> C’est dans leur quartier de Ouakam qu’Habré avait élu l’un de ses deux domiciles, devenant un « fils apprécié » de cette communauté.</p>



<p>Avocat emblématique d’Hissène Habré lors de son procès devant les Chambres africaines extraordinaires, le Sénégalais Amadou Ciré Clédor Ly, reconnaissable à sa haute coiffure en bataille et à sa barbe hirsute, qu’il a poivre et sel, a fait le déplacement. Dans une ultime plaidoirie, on l’entend dénoncer, dans cet espace de prière, le sort qui a été réservé à son client, dont le régime a été tenu pour responsable de la mort de près de 40 000 personnes entre 1982 et 1990. Hissène Habré a été, selon Amadou Ciré Clédor Ly, «&nbsp;victime d’une grande escroquerie&nbsp;»,&nbsp;synonyme de «&nbsp;machination&nbsp;»&nbsp;et véritable «&nbsp;condamnation à mort&nbsp;».</p>



<h4>Ultime oraison</h4>



<p>Aucun officiel sénégalais n’est en revanche présent, à moins de considérer comme un représentant de l’État le directeur général du quotidien gouvernemental <em>Le Soleil.</em> « Il y a vingt ans, j’avais été présenté à lui, raconte Yakham Mbaye. Depuis, nous échangions souvent. Je retiens de lui un grand patriote, un homme qui considérait l’Afrique comme un seul et unique pays. Et d’ailleurs, je pense que pour lui, un enterrement au Tchad ou au Sénégal ne faisait pas une grande différence ».</p>



<p>Le corbillard noir précédé d’un motard de la police arrive au cimetière, suivi du cortège composé de voitures mais surtout de scooters et de motos Jakarta chevauchés par des Tchadiens enturbannés. La foule se dirige vers l’espace fraîchement défriché, un quadrilatère assez grand pour devenir un caveau familial : ce sera la dernière demeure de Hissène Habré.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>AUCUNE DES DEUX FEMMES DE HABRÉ N’A ÉTÉ APERÇUE, PAS MÊME À L’EXTÉRIEUR DU CIMETIÈRE</p></blockquote>



<p>En ultime oraison, devant les portes du cimetière de Yoff, l’un de ses fils prend la parole. Hamid Hissène Habré se présente comme un « ingénieur qui travaille en France et est né à Dakar ». « Aujourd’hui, devant la dépouille de mon père, je m’incline respectueusement, le cœur douloureux », lance-t-il, ajoutant que Habré a été pour lui « un père aimant ». « Notre devoir, c’est de le réhabiliter et de lui rendre justice », conclut-il. Il sera le seul à avoir pris la parole, ce jeudi 26 août, au nom de la famille. Aucune des deux femmes de Habré n’a été aperçue, pas même à l’extérieur du cimetière.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://www.jeuneafrique.com/medias/2021/08/27/photo-2021-08-26-23-30-59.jpg" alt="Hamid Hissène Habré se présente comme un « ingénieur qui travaille en France et est né à Dakar »." class="wp-image-1223662"/></figure>



<p>Hissène Habré avait bénéficié, le 7 avril 2020, d’une autorisation de sortie de prison de 60 jours lors de la « première vague » de Covid-19. Il avait ensuite dû regagner sa cellule au début du mois de juin suivant. Sa famille et ses avocats avaient formulé une demande similaire en avril dernier, <a href="https://www.jeuneafrique.com/1156557/politique/senegal-la-justice-refuse-de-liberer-hissene-habre-selon-ses-avocats/">mais la justice sénégalaise avait cette fois refusé.</a> L’ancien chef de guerre toubou n’a pas survécu à la dernière offensive du Covid. Entend-il, dans la paix de la mort, les voix de ses anciennes victimes et de leurs familles qui, ces dernières années, n’ont eu de cesse de réclamer les indemnisations que les juges l’avaient condamné à leur verser ?</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>BioNTech envisage la production de vaccins contre le paludisme et la tuberculose au Rwanda et au Sénégal</title>
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				<pubDate>Fri, 27 Aug 2021 15:42:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Le fabricant de vaccins COVID-19 BioNTech (22UAy.DE) a déclaré vendredi qu&#8217;il envisageait de construire des sites de production de vaccins contre le paludisme et la tuberculose au Rwanda et au Sénégal, réduisant ainsi sa recherche de sites africains. Les futurs vaccins contre le paludisme et la tuberculose seraient basés sur la technologie dite de l&#8217;ARN messager, également...]]></description>
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<p><strong>Le fabricant de vaccins COVID-19 BioNTech </strong><a rel="noreferrer noopener" href="https://www.reuters.com/companies/22UAy.DE" target="_blank"><strong>(22UAy.DE) a</strong></a><strong> déclaré vendredi qu&rsquo;il envisageait de construire des sites de production de vaccins contre le paludisme et la tuberculose au Rwanda et au Sénégal, réduisant ainsi sa recherche de sites africains</strong>.</p>



<p>Les futurs vaccins contre le paludisme et la tuberculose seraient basés sur la technologie dite de l&rsquo;ARN messager, également utilisée dans son injection COVID-19, a déclaré le fabricant allemand de médicaments.</p>



<p>BioNTech n&rsquo;a pas précisé quand la production allait probablement commencer. En juillet, il a déclaré qu&rsquo;il chercherait à développer un vaccin contre le paludisme, une maladie transmise par les moustiques, en vue de la production en Afrique, alors qu&rsquo;il cherche à s&rsquo;appuyer sur son succès avec Partner <a rel="noreferrer noopener" href="https://www.reuters.com/companies/PFE.N" target="_blank">(PFE.N)</a> dans les injections COVID-19. </p>



<p>Lors d&rsquo;une réunion avec le président rwandais Paul Kagame, le président sénégalais Macky Sall et la présidente de la Commission de l&rsquo;Union européenne Ursula von der Leyen à Berlin vendredi, le directeur général de BioNTech, Ugur Sahin, a affirmé l&rsquo;intention de la société de biotechnologie allemande de fabriquer des vaccins à ARNm sur le continent africain, a déclaré BioNTech.</p>



<p>Les sites seraient à proximité des centres de vaccination potentiels prévus par l&rsquo;Organisation mondiale de la santé (OMS), a ajouté la société.</p>



<p>Le projet de développement d&rsquo;une expertise manufacturière sur le continent africain marque une tentative à plus long terme d&rsquo;éviter une répétition des inégalités de santé mises en évidence par la pandémie de coronavirus.&nbsp;L&rsquo;OMS a critiqué un écart d&rsquo;approvisionnement en vaccins COVID-19 entre les pays industrialisés et les pays à faible revenu, en particulier en Afrique.</p>



<p>Les tentatives pour mettre en place une production africaine de vaccins COVID-19 ont été limitées jusqu&rsquo;à présent.</p>



<p>L&rsquo;Institut Pasteur de Dakar (IPD) du Sénégal a conclu ce mois-ci un accord avec la société américaine MedInstill pour la mise en bouteille de vaccins COVID-19.&nbsp;IPD, cependant, n&rsquo;a pas encore conclu de partenariat avec un détenteur de brevet de vaccin.&nbsp;<a href="https://www.reuters.com/world/africa/africas-covid-vaccine-project-takes-step-forward-with-bottling-agreement-2021-08-05/">Lire la suite</a></p>



<p>Pfizer et BioNTech ont conclu le mois dernier un accord pour que l&rsquo;Institut Biovac d&rsquo;Afrique du Sud traite plus de 100 millions de doses par an de leur vaccin pour l&rsquo;Afrique.&nbsp;Biovac effectuera les étapes de production finales et la mise en bouteille à base de substance active importée dans un processus appelé remplissage et finition.</p>



<p>Johnson &amp; Johnson (J&amp;J)&nbsp;<a href="https://www.reuters.com/companies/JNJ.N" target="_blank" rel="noreferrer noopener">(JNJ.N)</a>&nbsp;a fait appel au fabricant sud-africain de médicaments Aspen Pharmacare&nbsp;<a href="https://www.reuters.com/companies/APNJ.J" target="_blank" rel="noreferrer noopener">(APNJ.J)</a>&nbsp;également pour le processus de remplissage et de finition basé sur la substance vaccinale importée.</p>



<p>L&rsquo;Institut Pasteur du Sénégal est la seule installation en Afrique produisant actuellement un vaccin &#8211; un vaccin contre la fièvre jaune &#8211; qui est pré-qualifié par l&rsquo;OMS, qui exige des fabricants qu&rsquo;ils respectent des normes internationales strictes.</p>



<p>Il y a actuellement moins de 10 fabricants africains qui produisent des vaccins contre n&rsquo;importe quelle maladie, en Egypte, au Maroc, au Sénégal, en Afrique du Sud et en Tunisie.</p>



<p>L&rsquo;UE a déclaré vouloir soutenir le développement de centres de production de vaccins dans au moins trois pays africains, dont le Sénégal et l&rsquo;Afrique du Sud.</p>



<p><strong>Source: Reuters Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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