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	<title>Afrique de l&rsquo;ouest &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>Afrique de l&rsquo;ouest &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>L’Allemagne prête à augmenter son contingent militaire au Mali</title>
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				<pubDate>Wed, 11 May 2022 18:08:48 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[L’Allemagne est prête à augmenter son contingent militaire présent au Mali dans le cadre de la mission des Nations unies, la Minusma, a annoncé mercredi 11 mai une porte-parole du gouvernement. « Le nombre actuel de 1 100 soldats a été augmenté de 300 » et porté à un plafond autorisé de 1 400, notamment pour compenser le départ des forces françaises, a précisé lors...]]></description>
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<p><strong>L’Allemagne est prête à augmenter son contingent militaire présent au </strong><a href="https://www.lemonde.fr/mali/"><strong>Mali</strong></a><strong> dans le cadre de la mission des Nations unies, la Minusma, a annoncé mercredi 11 mai une porte-parole du gouvernement. </strong><em><strong>« Le nombre actuel de 1 100 soldats a été augmenté de 300 »</strong></em><strong> et porté à un plafond autorisé de 1 400, notamment pour compenser le départ des forces françaises, a précisé lors d’un point presse régulier Christiane Hoffmann. Elle s’exprimait à l’issue d’une réunion du conseil des ministres qui a entériné la prolongation du mandat jusqu’au 31 mai 2023. Les députés allemands doivent encore donner leur feu vert à cette décision.</strong></p>



<p>L’armée allemande était jusqu’en avril engagée au Mali à travers deux missions : 328 soldats participent à la Mission de formation de l’Union européenne au Mali (EUTM) et environ 1 100 à la Minusma. Mais l’Union européenne a stoppé en avril les entraînements de l’armée et de la garde nationale. Cette mission de formation va toutefois reprendre ailleurs au <a href="https://www.lemonde.fr/sahel/">Sahel</a>, <em>« en mettant l’accent sur le Niger »</em>, a précisé la porte-parole. L’avenir de la Minusma elle-même ne semble pas non plus totalement garanti après le retrait des forces françaises, a reconnu M<sup>me</sup> Hoffmann.</p>



<p>Plusieurs pays ont entrepris de réexaminer leur participation à la Minusma. Les Occidentaux dénoncent notamment la présence de mercenaires du groupe russe Wagner, venus au Mali à l’appel de la junte. Dans ce pays où les violences de groupes djihadistes et de milices ont fait des milliers de morts depuis 2012, les militaires ont pris le pouvoir lors de deux coups d’Etat en août 2020 puis en mai 2021.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Au Sénégal, l’Etat octroie une aide financière exceptionnelle à plus de 500 000 ménages démunis</title>
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				<pubDate>Wed, 11 May 2022 09:34:34 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Le président sénégalais, Macky Sall, a lancé, mardi 10 mai à Dakar, un programme d’allocations financières pour plus de 500 000 ménages démunis, afin de les aider à faire face aux effets de la guerre en Ukraine et de l’épidémie de Covid-19. Depuis le début de la guerre en Ukraine, fin février, les cours du pétrole se sont envolés...]]></description>
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<p><strong>Le président sénégalais, Macky Sall, a lancé, mardi 10 mai à Dakar, un programme d’allocations financières pour plus de 500 000 ménages démunis, afin de les aider à faire face aux effets de la guerre en Ukraine et de l’épidémie de </strong><a href="https://www.lemonde.fr/l-afrique-face-au-covid-19/"><strong>Covid-19</strong></a><strong>. Depuis le début de la guerre en Ukraine, fin février, les cours du pétrole se sont envolés sur les marchés mondiaux, alimentant une forte hausse des prix des carburants et des produits alimentaires dans de très nombreux pays, dont le </strong><a href="https://www.lemonde.fr/senegal/"><strong>Sénégal</strong></a><strong>.</strong></p>



<p><em>« Pour apporter des solutions à la conjoncture défavorable, j’ai décidé du soutien à la résilience de 542 956 ménages pour recevoir de la part de l’Etat un cash transfert financier exceptionnel d’un montant de 43,4 milliards de francs CFA </em>[66 millions d’euros] <em>»</em>, a déclaré Macky Sall lors d’une cérémonie au Grand Théâtre de Dakar. <em>« L’objectif visé est de donner 80 000 francs CFA </em>[121 euros] <em>par ménage et d’améliorer leur niveau de consommation et l’éducation de leurs enfants »</em>, a ajouté le président, qui a qualifié l’opération de <em>« mesure d’urgence exceptionnelle »</em>.</p>



<p>L’Etat va utiliser des paiements mobiles pour le transfert de fonds aux ménages pauvres, ont précisé les autorités. Les fonds servant à financer cette opération sont issus d’un projet de la Banque mondiale, avec d’autres bailleurs de fonds dont l’Allemagne et le Royaume-uni, a indiqué le directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Sénégal, Nathan Belete.</p>



<p>Le Sénégal, un pays de plus de 17 millions d’habitants, est classé parmi les plus pauvres au monde. Le salaire minimum y est de 75 euros. L’économie du pays a retrouvé l’an passé sa trajectoire de croissance d’avant la pandémie de Covid-19, mais la guerre en Ukraine <em>« assombrit les perspectives »</em> économiques, indiquait en mars le Fonds monétaire international (FMI) dans un communiqué.</p>



<p>La hausse des prix mondiaux des produits alimentaires et de l’énergie provoquée par ce conflit s’ajoute <em>« aux séquelles de la pandémie, à l’insécurité régionale et à l’augmentation des revendications sociales à l’approche des élections parlementaires de juillet »</em>, a déclaré récemment Edward Gemayel, qui a dirigé une mission du FMI au Sénégal du 9 au 15 mars : <em>« Tous ces éléments accroissent les risques de ralentissement de la croissance économique et se traduiront probablement par une aggravation des pressions inflationnistes et une augmentation considérable des dépenses publiques. »</em></p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Burkina Faso : les coupables de l’assassinat de Thomas Sankara condamnés à 1,2 million d’euros de dommages</title>
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				<pubDate>Tue, 10 May 2022 20:30:57 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Le tribunal militaire de Ouagadougou a condamné mardi 10 mai l’ex-président burkinabé Blaise Compaoré et neuf autres accusés à payer plus de 800 millions de francs CFA, (1,2 million d’euros) de dommages et intérêts aux ayants droit de l’ancien chef de l’Etat Thomas Sankara et de ses compagnons assassinés en 1987. Le montant des dommages et intérêts pour&#160;«&#160;réparation des...]]></description>
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<p>L<strong>e tribunal militaire de Ouagadougou a condamné mardi 10 mai l’ex-président burkinabé Blaise Compaoré et neuf autres accusés à payer plus de 800 millions de francs CFA, (1,2 million d’euros) de dommages et intérêts aux ayants droit de l’ancien chef de l’Etat Thomas Sankara et de ses compagnons assassinés en 1987.</strong></p>



<p>Le montant des dommages et intérêts pour&nbsp;<em>«&nbsp;réparation des préjudices moraux et économiques&nbsp;»</em>&nbsp;s’élève à 807,5&nbsp;millions de francs CFA, dont&nbsp;<em>«&nbsp;un franc symbolique&nbsp;»</em>, pour les ayants droit de Thomas Sankara, a déclaré le juge Urbain Méda.</p>



<p>Cette somme devra être payée solidairement par Blaise Compaoré, l’ancien commandant de sa garde Hyacinthe Kafando et l’ex-chef de l’armée en 1987 Gilbert Diendéré, tous condamnés à la perpétuité début avril pour leur implication dans l’assassinat, ainsi que sept autres accusés condamnés eux à des peines de trois à vingt ans de prison.</p>



<p>Selon la décision de justice, l’Etat burkinabé devra dédommager les ayants droit si les condamnés ne sont pas en mesure de payer les sommes. Le tribunal militaire a cependant rejeté une demande de restitution des biens de Thomas Sankara à sa famille.</p>



<p><em>«&nbsp;Nous déplorons la décision de la chambre de ne pas accéder à cette requête de restitution des biens. Avec la famille de Thomas Sankara, nous allons aviser si nous faisons appel ou pas&nbsp;»</em>, a réagi M<sup>e&nbsp;</sup>Benewendé Stanislas Sankara, l’un des avocats de la famille Sankara.</p>



<p>Arrivé au pouvoir par un coup d’Etat en&nbsp;1983, Thomas Sankara a été tué avec douze de ses compagnons par un commando lors d’une réunion au siège du Conseil national de la révolution (CNR) à Ouagadougou. Il avait 37&nbsp;ans.</p>



<p>La mort de Thomas Sankara, qui voulait <em>« décoloniser les mentalités »</em>, a été un sujet tabou pendant les 27 ans de pouvoir de M. Compaoré, contraint de partir après une insurrection populaire en 2014. Il vit depuis en exil en Côte d’Ivoire et a été condamné par contumace, tout comme Hyacinthe Kafando en fuite depuis 2016</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Burkina : course contre la montre pour sauver les mineurs coincés dans la mine de Perkoa</title>
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				<pubDate>Tue, 10 May 2022 12:38:07 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Depuis plus de trois semaines, six Burkinabè, un Tanzanien et un Zambien sont coincés à 550 mètres de profondeur. L’opération de sauvetage, très complexe, est suivie par tout le pays. Mise en place d’une cellule de crise, mobilisation sur les réseaux sociaux, aide de l’Union européenne… Les Burkinabè retiennent leur souffle alors que ce mardi...]]></description>
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<h4>Depuis plus de trois semaines, six Burkinabè, un Tanzanien et un Zambien sont coincés à 550 mètres de profondeur. L’opération de sauvetage, très complexe, est suivie par tout le pays.</h4>



<p>Mise en place d’une cellule de crise, mobilisation sur les réseaux sociaux, aide de l’Union européenne… Les Burkinabè retiennent leur souffle alors que ce mardi 10 mai, cela fait 24 jours que l’on est sans nouvelles des travailleurs de la mine de Perkoa coincés à 550 mètres de profondeur à cause de pluies diluviennes. Ils sont huit à être retenus dans les profondeurs, six burkinabè, un zambien et un tanzanien.</p>



<p>Une course contre la montre a été lancée, l’enjeu étant de pouvoir pomper le maximum d’eau en un minimum de temps. «&nbsp;Nous sommes face à une situation imprévisible, la mine souterraine est inondée. Nous n’avions pas de dispositif de pompage pour pallier ce genre de situation&nbsp;», explique Moussa Palenfo, directeur de la société Nantou Mining, filiale de la compagnie canadienne Trevali Mining Corporation au Burkina Faso, qui exploite la mine.<ins></ins></p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>NOUS AVONS DÛ COMMANDER DU MATÉRIEL DE POMPAGE APRÈS AVOIR RÉTABLI LA DESCENDERIE</p></blockquote>



<p>Le 8 mai, lors d’une réunion de crise, les responsables du site d’extraction de zinc situé dans l’ouest du pays ont annoncé que deux millions de litres d’eau avaient déjà été vidés grâce aux opérations de pompage. Cela a permis de dégager les galeries pour créer une chambre de refuge qui pourrait servir d’abri aux mineurs en détresse.</p>



<h4>Chambre de refuge</h4>



<p>« Nous avons dû commander du matériel de pompage après avoir rétabli la descenderie qui permet d’accéder à la mine souterraine », explique Moussa Palenfo. Ce matériel commandé d’urgence au Ghana et en Afrique du Sud a atterri à Ouagadougou et devrait être acheminé sur le site. Ces sept pompes électriques viendront s’ajouter aux 17 pompes diesel déjà opérationnelles.</p>



<p>L’espoir de trouver des survivants réside dans le fait que le personnel a été formé aux mesures d’urgence. «&nbsp;Nous espérons qu’il ont pu accéder à la chambre de refuge lorsque nous avons donné l’alerte d’évacuer sans passer par la descenderie. Vu leur position, il leur était tout à fait possible d’y pénétrer. Ce dont nous ne sommes pas sûrs en revanche, c’est l’état dans lequel était cette chambre et si elle était elle-même inondée. Mais nous ne pouvons pas baisser les bras et nous mettons les bouchées doubles pour atteindre la chambre de refuge&nbsp;», détaille Moussa Palenfo.</p>



<h4>Opération difficile</h4>



<p>Le gouvernement de transition s’est lui-même mobilisé dans cette opération de sauvetage délicate. «&nbsp;L’activité de pompage se poursuit. Nous espérons avoir de bonnes nouvelles du côté de Perkoa dans les jours ou les heures qui viennent&nbsp;», a déclaré le porte-parole de l’exécutif burkinabè, Lionel Bilgo.</p>



<p>La toile burkinabè s’est saisie de l’affaire, visiblement émue par la tournure des événements : des messages de soutiens, d’autres qui expriment leur incompréhension, n’hésitant pas à critiquer la gestion de la crise. «&nbsp;Huit vies sont en jeu et chacun s’imagine à leur place. Nous multiplions les efforts malgré les difficultés pour les sauver. Nous comprenons la charge émotionnelle pour les familles, les communautés et la nation&nbsp;», plaide Palenfo.</p>



<p>Détenue à 90 % par Trevali Mining Corporation et à 10 % par l’État, la mine de Perkoa est la seule mine de zinc du pays. Elle dispose d’une capacité de broyage de 2 000 tonnes par jour. L’an passé, elle a produit 316, 2 millions de livres de zinc à un coût de maintien de 1,05 dollar la livre, ce qui a accru les revenus de la société minière de 61 % à 342, 7 millions de dollars.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<item>
		<title>Attaques au Nigeria: «Les forces de sécurité manquent cruellement d’hommes»</title>
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				<pubDate>Mon, 09 May 2022 19:16:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Au Nigeria, la recrudescence des groupes armés inquiète. Vendredi 6 mai, trois villages dans le nord-ouest du pays ont été attaqués par une bande criminelle. Le dernier bilan fait état d&#8217;une cinquantaine de morts. Un phénomène que les autorités n&#8217;arrivent pas à enrayer. Les villages de&#160;Damri, Sabon Garin et Kalahe ont été attaqués&#160;quasi simultanément, vendredi...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Au Nigeria, la recrudescence des groupes armés inquiète. Vendredi 6 mai, trois villages dans le nord-ouest du pays ont été attaqués par une bande criminelle. Le dernier bilan fait état d&rsquo;une cinquantaine de morts. Un phénomène que les autorités n&rsquo;arrivent pas à enrayer.</strong></p>



<p>Les villages de&nbsp;<strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/en-bref/20220508-nigeria-au-moins-48-personnes-tu%C3%A9es-dans-une-attaque-contre-trois-villages-dans-le-nord-ouest">Damri, Sabon Garin et Kalahe ont été attaqués</a></strong>&nbsp;quasi simultanément, vendredi après-midi. Le premier a été le plus touché. Les «&nbsp;bandits&nbsp;», comme on les appelle, ont notamment pris d&rsquo;assaut l&rsquo;hôpital où ils n&rsquo;ont pas fait de détails, en exécutant des patients suivant des traitements. Les assaillants ont volé du bétail et des vivres, avant d&rsquo;être contraints de fuir en laissant leur butin derrière eux lorsque les forces armées nigérianes sont arrivées sur place.</p>



<p>Cette triple attaque n&rsquo;est que le dernier méfait des bandes armées qui sévissent, depuis plusieurs années, dans le Nord-Ouest et le Centre du pays. Il y a un mois déjà, une centaine de personnes étaient mortes dans une série d&rsquo;assauts perpétrés dans le centre du pays. Fin mars, les «&nbsp;bandits&nbsp;» étaient même allés jusqu&rsquo;à attaquer l&rsquo;aéroport de Kaduna, l&rsquo;une des grandes villes du Nord-Ouest. Deux jours plus tard, un groupe s&rsquo;en prenait à l&rsquo;arme lourde au train reliant Kaduna à Abuja, faisant 60 morts.</p>



<p>Les autorités semblent désemparées face au phénomène. En dépit des opérations militaires et des amnisties accordées, les bandits ont tué plus de 2&nbsp;600 civils en 2021, soit une augmentation de 250&nbsp;% par rapport à 2020, d&rsquo;après l&rsquo;ONG Acled. Entretien avec Nnamdi Obasi, chercheur sur le Nigeria&nbsp;pour l&rsquo;International Crisis Group.</p>



<p><strong>RFI</strong>&nbsp;<strong>:&nbsp;Pourriez-vous nous rappeler comment ces attaques ont commencé ?</strong></p>



<p><strong>Nnamdi Obasi</strong>&nbsp;<strong>:</strong>&nbsp;Le phénomène s’est d’abord concentré dans le Nord-Ouest avant de s’étendre vers le Centre-Nord. Ça a commencé par des conflits entre éleveurs et agriculteurs, avec des accusations d’activités criminelles à l’égard des éleveurs d’ethnie Peul. Les communautés ont alors commencé à former des groupes d’auto-défense&nbsp;pour se protéger ou exercer des représailles contre les Peuls. Mais aujourd’hui, nous avons une explosion de l’activité criminelle, certains groupes ne représentent plus les communautés. Ce sont des groupes qui sont tombés dans la criminalité et n’importe qui peut devenir leur victime.</p>



<p><strong>Est-ce désormais l’appât du gain qui motive ces groupes</strong>&nbsp;<strong>?</strong></p>



<p>Oui, le phénomène se caractérise désormais largement par des groupes avides, aux instincts de prédateurs. Avec le temps, ils ont vu qu’ils pouvaient obtenir beaucoup de profits et donc leur nombre n’a cessé de croître. Ils attaquent, pillent les communautés et enlèvent un grand nombre de personnes pour obtenir, en échange, d’importantes rançons.</p>



<p><strong>Sait-on comment ces groupes sont organisés</strong>&nbsp;<strong>?</strong></p>



<p>Au début, il y avait des chefs identifiés. Maintenant, il y a beaucoup de groupes dont on ne connaît pas les dirigeants. Ils sont armés de plus en plus lourdement, notamment avec des lance-roquettes. L’an dernier, ils ont même abattu un avion militaire. Au départ, ils étaient surtout basés dans les forêts et c’est toujours en partie le cas, mais certains se sont installés dans des villages. Ils vivent parmi les communautés locales dont ils contrôlent la vie. Ils imposent une taxe et s’engagent en échange à protéger les habitants. Ils s’en prennent à ceux qui refuseraient cette situation.</p>



<p><strong>Ces groupes profitent-ils d’une absence de la puissance étatique dans certaines régions</strong>&nbsp;<strong>?</strong></p>



<p>Oui. Dans beaucoup de secteurs, les autorités locales ont été soit écartées, soit supplantées. Elles ne peuvent rien faire contre ces groupes armés. Les forces de sécurité manquent cruellement d’hommes et leurs moyens sont insuffisants pour couvrir un si vaste territoire. Elles sont aussi sous-équipées. Enfin, il y a un manque de stratégie commune par les États régionaux, mais aussi entre les régions et le pouvoir central.</p>



<p>Tout cela entraîne d’énormes manques dans les tentatives de combattre ces groupes. Certaines autorités locales ont négocié avec certains groupes. D’autres ont choisi de les combattre et ça permet parfois à ces mouvements de passer d’une région à une autre, quand ils sont sous pression, parce qu’ils sont très mobiles.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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							</item>
		<item>
		<title>Extradition de François Compaoré : la France réclamera-t-elle d’ultimes garanties au Burkina ?</title>
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				<pubDate>Mon, 02 May 2022 20:02:57 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Après la condamnation de Blaise Compaoré à la perpétuité, son frère François sera-t-il extradé pour que se tienne un nouveau procès historique à Ouagadougou&#160;? Paris doit fournir, ce 3 mai, de nouveaux documents… La justice burkinabè n’a pas attendu le retour de Blaise Compaoré pour&#160;condamner l’ancien président à la prison à perpétuité&#160;dans l’affaire de l’assassinat...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<h4>Après la condamnation de Blaise Compaoré à la perpétuité, son frère François sera-t-il extradé pour que se tienne un nouveau procès historique à Ouagadougou&nbsp;? Paris doit fournir, ce 3 mai, de nouveaux documents…</h4>



<p>La justice burkinabè n’a pas attendu le retour de Blaise Compaoré pour&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1336476/politique/assassinat-de-sankara-lex-president-blaise-compaore-condamne-a-la-perpetuite/">condamner l’ancien président à la prison à perpétuité</a>&nbsp;dans l’affaire de l’assassinat de Thomas Sankara, trente-cinq ans après les faits. Mais elle semble attendre le renvoi du frère au pays pour juger des faits qui lui sont reprochés. C’est que les affaires sont différentes, ainsi que les chances de voir l’un ou l’autre extradé.</p>



<p>Si le procès de l’ancien chef de l’État concernait l’assassinat de son prédécesseur, en 1987, <a href="https://www.jeuneafrique.com/1214666/politique/burkina-faso-lextradition-de-francois-compaore-suspendue-par-la-cedh/">la procédure judiciaire qui cerne son frère cadet</a> traite des <a href="https://www.jeuneafrique.com/380728/politique/jour-13-decembre-1998-journaliste-burkinabe-norbert-zongo-etait-assassine/">meurtres du journaliste burkinabè Norbert Zongo et de trois de ses compagnons</a>, le 13 décembre 1998. Dans ce dossier comme dans le premier, circonstances et exécutants semblent connus, mais la justice devra ici établir le niveau de responsabilité. Le directeur de <em>L’Indépendant</em> enquêtait sur une affaire impliquant directement François Compaoré et la garde présidentielle ainsi que, indirectement, Blaise Compaoré…</p>



<p>Quant aux chances de voir aboutir l’extradition de l’un des deux frères, elles semblent nulles dans le cas de Blaise Compaoré,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1249575/politique/exclusif-affaire-sankara-pourquoi-blaise-compaore-ne-sera-pas-en-mesure-de-dire-sa-verite/">réfugié en Côte d’Ivoire, dont il a acquis la nationalité</a>. En s’enfuyant en France, François a en revanche péché par excès de confiance –&nbsp;ou manque de jugeote. Une procédure d’expulsion progresse, même au train de sénateur qu’imposent les va-et-vient de recours français puis européens.</p>



<h2>Peine de mort</h2>



<p>Dès mars 2020, la France autorisait l’extradition de François Compaoré vers le Burkina Faso,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1210669/politique/burkina-extradition-de-francois-compaore-le-conseil-detat-valide/">autorisation validée par la plus haute juridiction administrative française, le Conseil d’État</a>, en juillet 2021. Mais, en août, la Cour européenne des droits de l’homme suspendait temporairement ladite extradition, dans l’attente de garanties démentant un «&nbsp;risque imminent de dommage irréparable&nbsp;», si les autorités burkinabè venaient à prendre en charge François Compaoré. Ce sera fait, Paris et Ouagadougou mettant notamment en avant l’abolition de la peine de mort, après la chute des Compaoré…</p>



<p>Puis les interlocuteurs burkinabè changèrent, ce fameux 23 janvier 2022 où des militaires renversèrent le président Roch Marc Christian Kaboré. Et la Cour européenne des droits de l’homme de demander aux autorités françaises de produire à nouveau des garanties. Un document est fourni par Paris dès le 30 janvier, mais les avocats de Compaoré le jugent insuffisant, le 17 mars. Et la Cour européenne de préciser, le 21, à l’État français, que les garanties devraient être fournies « par une autorité habilitée à engager l’État burkinabè ». La France négocie alors un délai et relance des putschistes burkinabè jusque-là peu prolixes…</p>



<p>C’est ce mardi 3 mai que les autorités françaises entendent présenter, sous la forme d’un « deuxième mémoire en réplique », les garanties actualisées de nature à permettre l’extradition du frère de l’ancien chef de l’État burkinabè. Si cette étape s’achèvera symboliquement lors de la Journée mondiale de la liberté de la presse, les observateurs ont conscience que la procédure d’extradition de François Compaoré est loin d’être terminée. Le <a href="https://www.jeuneafrique.com/1321461/politique/burkina-faso-le-lieutenant-colonel-damiba-lanti-goita/">coup d’État mené par le lieutenant-colonel Damiba</a> avait déjà failli compromettre la conclusion du « procès Sankara », des juristes estimant qu’un putsch de 2022 étrangement « constitutionnalisé » invalidait des poursuites contre une atteinte à la sûreté de l’État datant de 1987…</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Croissance : la remontada économique du Bénin malgré la conjoncture mondiale</title>
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				<pubDate>Fri, 22 Apr 2022 20:10:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[La croissance économique béninoise s’est établie à 7,2% en 2021, contre 3,8% en 2020 et 1,8% en 2015, soit sa meilleure performance depuis lors, particulièrement portée par le secteur tertiaire. Mais ce pays commercial où la réexportation constitue une activité clé en raison de sa position géographique stratégique, doit poursuivre les efforts afin développer son...]]></description>
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<p> <strong>La croissance économique béninoise s’est établie à 7,2% en 2021, contre 3,8% en 2020 et 1,8% en 2015, soit sa meilleure performance depuis lors, particulièrement portée par le secteur tertiaire. Mais ce pays commercial où la réexportation constitue une activité clé en raison de sa position géographique stratégique, doit poursuivre les efforts afin développer son industrie, à l’heure où les planètes s’alignent pour une production locale massive de biens en Afrique.</strong></p>



<p>Le climat mondial de fragilité économique dû au prolongement de la pandémie l&rsquo;an dernier n&rsquo;a pas eu raison de l&rsquo;économie béninoise. Avec un taux de croissance de 7,2% en 2021, contre 3,8% en 2020 et 1,8% en 2015 selon l&rsquo;Institut national de la statistique et de la démographie (Instad), le Bénin a réalisé sa meilleure performance économique depuis sept ans, retrouvant le niveau de 2013. A l&rsquo;origine de cette « remontada » : le dynamisme du secteur tertiaire (commerce, transport, finance, hôtellerie, restauration &#8230;) qui a contribué à plus de 3,2 points à la croissance du PIB, expliquent les statisticiens dans la note sur les comptes nationaux fraîchement publiée, soulignant l&rsquo;appui financier de l&rsquo;Etat dont ont bénéficié les entreprises du secteur.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://static.latribune.fr/article_body/1914367/croissance-benin.jpg" alt="Croissance Bénin"/></figure>



<p>En outre, les grands projets d&rsquo;infrastructures et de construction portés notamment par l&rsquo;Etat ont permis au secteur secondaire d&rsquo;améliorer sa valeur ajoutée de 9,1%, contre 5,2% l&rsquo;année précédente et de contribuer à hauteur de 1,5 point à la croissance. Cette donnée est de 1,4 point pour le secteur primaire porté par l&rsquo;agriculture dont la contribution au PIB est passée à 22,8% en 2021, contre 21,8% l&rsquo;année précédente selon l&rsquo;Instad. Évoquant ces résultats sur ses réseaux, le ministre de l&rsquo;Economie et de Finances, Romuald Wadagni, a salué un&nbsp;<em>« niveau de croissance [&#8230;] parmi les plus élevés d&rsquo;Afrique »</em>.</p>



<h2><strong>Avec 52% du PIB, le tertiaire reste la star de l&rsquo;économie</strong></h2>



<p>Étendu sur 114 763 km2 où vivent plus de 13,3 millions d&rsquo;habitants, le Bénin est ce qu&rsquo;on pourrait qualifier de pays commercial, largement axé sur la réexportation. Ici, le secteur tertiaire représente 52% du PIB. Le pays peut en effet compter sur sa position stratégique sur la côte ouest-africaine où le Port Autonome de Cotonou est une véritable porte maritime pour les pays voisins enclavés, le Burkina Faso et le Niger. Toutefois, une part importante du commerce béninois est nourrie grâce à la proximité géographique avec le Nigeria. Techniquement, les flux commerciaux avec la première puissance économique du continent assurent au Bénin environ 40% de ses recettes fiscales.&nbsp;<em>« C&rsquo;est ce statut, je dirais, de hub commercial qui explique la prédominance des activités de logistique, de fret, d&rsquo;assurance, &#8230; au sein de l&rsquo;économie béninoise. Le succès rencontré dans ce type d&rsquo;activité et la concentration des acteurs économiques sont à l&rsquo;origine l&rsquo;accompagnement dont bénéficie le secteur tertiaire de la part des autorités »</em>, explique à&nbsp;<em>LTA</em>&nbsp;Olivier Agboton, économiste et représentant au Bénin du Centre africain de veille en intelligence économique (CAVIE).</p>



<h2><strong>Agriculture et industrie, le nécessaire changement de cap</strong></h2>



<p>Pendant longtemps en effet, les regards se sont focalisés sur ce maillon fort de l&rsquo;économie, occultant quasiment les autres secteurs. L&rsquo;agriculture à titre d&rsquo;exemple représente 80% des recettes d&rsquo;exportations, mais les produits agricoles quittent généralement le pays à l&rsquo;état brut. Il s&rsquo;agit principalement du coton, de l&rsquo;huile de palme, la noix de cajou ou encore l&rsquo;ananas.&nbsp; Ces dernières années, le gouvernement a manifesté sa volonté de transformer structurellement l&rsquo;économie non seulement grâce aux réformes, mais aussi en renforçant sa coopération avec certains partenaires. Outre cela, le déploiement du plan national de développement 2018-2025 met l&rsquo;accent sur le potentiel d&rsquo;industrialisation, en particulier l&rsquo;agro-industrie. Ce qui exige l&rsquo;augmentation de la productivité agricole. Une nécessité qui s&rsquo;est une fois de plus renforcée avec la guerre en Ukraine, car le pays achète 100% de son blé à la Russie sous sanctions internationales.</p>



<p><em>« Le Bénin revêt de tous les atouts pour devenir une grande nation agricole. A peine 25% de nos terres arables sont exploitées. Nous avons donc une grande marge pour tripler, voire quadrupler notre production agricole »</em>, affirme Olivier Agboton, tout en argumentant :&nbsp;<em>« Pour ne parler que de l&rsquo;an dernier, nous avons pu avoir -grâce aux mesures prises par le gouvernement- une bonne campagne cotonnière avec une production de 700 000 à 800 000 tonnes, ce qui a fait du Bénin le premier producteur de coton d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest. Nous avons également eu de bons résultats sur l&rsquo;anacarde et bien d&rsquo;autres. Mais il faut faire plus d&rsquo;efforts et diversifier davantage les cultures non seulement pour que les Béninois deviennent des producteurs agricoles à l&rsquo;instar des Ivoiriens ou des Camerounais, mais aussi les pousser à investir dans l&rsquo;industrie. Les événements auxquels nous avons assisté sur la scène internationale nous obligent à aller dans cette direction »</em>.</p>



<h2><strong>Des plans, non sans défis</strong></h2>



<p>Depuis quelques semaines, le ministère du Commerce et de l&rsquo;Industrie et celui de l&rsquo;Agriculture de l&rsquo;élevage et la prêche travaillent à la création d&rsquo;un Centre technique agro-alimentaire afin de résoudre toutes ces problématiques autour de la productivité agricole et industrielle et permettre au pays de produire conformément aux normes internationales. Alors que la pandémie de Covid-19 et désormais la guerre en Ukraine dépeignent sur les équilibres commerciaux et les chaînes d&rsquo;approvisionnement à travers le monde, la trajectoire industrielle priorisée par l&rsquo;Union africaine (UA) apparaît encore plus comme une urgence. La concrétisation de projets industriels permettrait au Bénin de dégager des niveaux de croissance encore plus importants, d&rsquo;autant qu&rsquo;un marché géant s&rsquo;ouvre au travers de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). Le pays a également matière à tirer parti de quelques projets d&rsquo;envergure sous-régionale comme l&rsquo;autoroute Abidjan-Lagos qui, d&rsquo;un coût de 15,6 milliards de dollars et en partie financé par la Banque africaine de développement (BAD) reliera les principales villes et ports d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest.</p>



<p>Au-delà de la stratégie et la méthode de toutes les parties prenantes, l&rsquo;implémentation de vision béninoise nécessitera de gros moyens financiers. Et le Bénin -dont le niveau de la dette publique est récemment noté B+ avec perspective stable par Fitch Ratings-  pourrait notamment compter sur la bonne presse internationale que lui confèrent ses résultats actuels et la poursuite des réformes.</p>



<p><strong>Source: La Tribune Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Niger : le redéploiement de l’armée française au cœur d’un débat au Parlement</title>
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				<pubDate>Thu, 21 Apr 2022 20:18:30 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Le résultat du vote laisse peu de place au doute, le parti au pouvoir du président Mohamed Bazoum disposant d&#8217;une écrasante majorité à l&#8217;Assemblée nationale. Mais à l&#8217;heure où la France prépare le transfert du Mali au Niger d&#8217;une partie de son dispositif de lutte antiterroriste au Sahel, son arrivée est déjà dénoncée par des ONG locales. « Le débat...]]></description>
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<p><strong>Le résultat du vote laisse peu de place au doute, le parti au pouvoir du président Mohamed Bazoum disposant d&rsquo;une écrasante majorité à l&rsquo;</strong><a href="https://www.lepoint.fr/tags/assemblee-nationale"><strong>Assemblée nationale</strong></a><strong>. Mais à l&rsquo;heure où la </strong><a href="https://www.lepoint.fr/tags/france"><strong>France</strong></a><strong> prépare le transfert du Mali au </strong><a href="https://www.lepoint.fr/tags/niger"><strong>Niger</strong></a><strong> d&rsquo;une partie de son dispositif de lutte antiterroriste au Sahel, son arrivée est déjà dénoncée par des ONG locales. « Le débat suivi d&rsquo;un vote sur la présence des forces étrangères dans notre pays dans le cadre de la lutte contre le terrorisme se tiendra demain vendredi (22 avril) », a indiqué une source gouvernementale.</strong></p>



<h4>Mutualiser les forces face à une menace grandissante</h4>



<p>Le document soumis aux députés, consulté par l&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/afp">AFP</a>, souligne que le Niger «&nbsp;est quasiment encerclé par les groupes terroristes. Malgré les efforts déployés pour contenir la menace aux abords de nos frontières, le bilan humain et économique est lourd&nbsp;». Il ajoute que «&nbsp;l&rsquo;évolution de la situation sécuritaire requiert un engagement commun des gouvernements de notre pays et d&rsquo;autres nations pour une lutte efficace contre le terrorisme, dans le cadre de coopérations bilatérales ou multilatérales existantes ou futures&nbsp;».</p>



<p>«&nbsp;Les forces spéciales des pays amis seront déployées&nbsp;» et «&nbsp;installées sur les territoires dans les pays membres de la Cedeao (Communauté économique des États d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest) affectés par la menace&nbsp;», dont «&nbsp;le&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/benin">Bénin</a>, le Ghana, le Niger et la Côte d&rsquo;Ivoire&nbsp;», indique le texte.</p>



<p>Si des forces spéciales étrangères de la France et des États-Unis sont déjà présentes au Niger qui s&rsquo;est déclaré prêt à en accueillir d&rsquo;autres, leur présence future n&rsquo;a jamais été officiellement évoquée dans les trois autres pays.</p>



<p>En annonçant en février le retrait de leurs forces du Mali, la France et ses partenaires européens avaient souhaité rester engagés dans la région sahélienne et «&nbsp;étendre leur soutien aux pays voisins du golfe de Guinée et d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest&nbsp;» pour contenir la menace djihadiste. Les «&nbsp;paramètres&nbsp;» de cette réorganisation seront arrêtés «&nbsp;d&rsquo;ici juin 2022&nbsp;», avaient-ils indiqué.</p>



<p><a href="https://www.lepoint.fr/afrique/le-benin-entre-braconniers-bandits-et-djihadistes-03-12-2021-2455146_3826.php">Le nord du Bénin et de la Côte d&rsquo;Ivoire ont été la cible depuis&nbsp;2020&nbsp;d&rsquo;attaques djihadistes meurtrières</a>&nbsp;et la crainte est de les voir se multiplier et s&rsquo;étendre à d&rsquo;autres pays ouest-africains.</p>



<p>Le document soumis aux élus précise qu&rsquo;au Niger «&nbsp;qui abrite déjà des bases de forces étrangères, de nouvelles implantations seront créées plus près des théâtres des opérations&nbsp;» au Mali et «&nbsp;les lieux de stationnement, les modalités d&rsquo;opérations&nbsp;» seront discutés «&nbsp;avec la hiérarchie militaire&nbsp;».</p>



<h4>Des oppositions</h4>



<p>Dans un communiqué, les partis d&rsquo;opposition ont estimé que la démarche du gouvernement vise «&nbsp;à contourner l&rsquo;obligation de communiquer aux députés nationaux les textes relatifs aux accords de défense et de sécurité, au titre de la régularisation du redéploiement des forces Barkhane et Takuba au Niger&nbsp;».</p>



<p>Hassoumi Massoudou, ministre nigérien des Affaires étrangères, a récemment soutenu que son pays souhaitait « un accroissement de l&rsquo;intervention de nos partenaires », car « avec le départ des forces françaises du nord du Mali, nous nous attendons à ce qu&rsquo;il ait une plus grande pression des terroristes sur notre pays ». Dans sa lutte contre les mouvements djihadistes liés à Al-Qaïda et au groupe État islamique (EI), le Niger bénéficie du soutien de plusieurs pays occidentaux, dont la France et les États-Unis, qui ont des bases militaires à Niamey et dans la région d&rsquo;Agadez (Nord). Mais des ONG nigériennes dénoncent cette présence de militaires étrangers qu&rsquo;elles considèrent comme « des forces d&rsquo;occupation » et « une menace pour la souveraineté du pays ».</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique/Mis en ligne: LHI-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Côte d’Ivoire : Didier Drogba, Sory Diabaté ou Idriss Diallo ? L’heure du verdict</title>
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				<pubDate>Thu, 21 Apr 2022 20:09:51 +0000</pubDate>
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<h4>Le football ivoirien connaîtra l’identité de son nouveau patron ce samedi 23 avril. Les trois candidats sont en lice pour occuper le fauteuil présidentiel pour les quatre prochaines années. Et le favori n’est pas forcément celui qu’on croit.</h4>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://www.jeuneafrique.com/cdn-cgi/image/q=80,f=auto,metadata=none,h=296,w=592/https://www.jeuneafrique.com/medias/2022/04/21/jad20220421-ass-civ-drogba-diabate-diallo-592x296-1650553948.jpg" alt=""/><figcaption>Didier Drogba, Idriss Diallo et Sory Diabaté, à la Fédération ivoirienne de football, en juin 2021. © FIFCI</figcaption></figure>



<p>Qu’elle se rassure, la Côte d’Ivoire ne se retrouvera pas dans la même situation que le Cameroun, dont la Fédération de football (Fecafoot) s’était dotée d<a href="https://www.jeuneafrique.com/1282205/politique/cameroun-comment-samuel-etoo-a-conquis-la-fecafoot/">’un président – Samuel Eto’o – moins d’un mois avant le coup d’envoi de la CAN</a> qu’il organisait, et après avoir été dirigée par un comité de normalisation. La Côte d’Ivoire organisera la prochaine édition du grand raout du football africain en 2023, et, le samedi 23 avril, la Fédération ivoirienne de football (FIF), elle-aussi placée depuis décembre 2020 sous la férule d’un comité de normalisation, retrouvera un fonctionnement normal.</p>



<p>Comme au Cameroun, un ancien icône du football international vise la succession d’Augustin Sidy Diallo – l’ancien président de la FIF, décédé en novembre 2020 du Covid-19. Didier Drogba (44&nbsp;ans), ex-capitaine des Éléphants et ex-attaquant de Marseille et Chelsea, avait annoncé, au début de 2020, sa candidature à&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1326183/politique/cote-divoire-le-cas-drogba-et-limpossible-conquete-de-la-tete-de-la-fif/">une élection plusieurs fois reportée</a>. Malgré son immense carrière et une popularité faisant de lui – auprès des amateurs de football, de joueurs, de membres du gouvernement et de députés – le candidat idoine, Drogba n’est pourtant pas le favori de cette élection. Sory Diabaté, l’ancien vice-président de Sidy Diallo et l’homme d’affaires Idriss Diallo, ancien membre de la FIF et vice-président de l’Afad, un club de Ligue 1, le devancent même dans des sondages officieux, effectués auprès des 81 membres (76 clubs et 5&nbsp;groupements d’intérêts) du collège électoral.<ins></ins></p>



<h4>Drogba trop sûr de lui ?</h4>



<p>Didier Drogba se montre confiant. Il y croit, comme il l’a déclaré lors d’une conférence de presse, le 18 avril à Abidjan. «&nbsp;Après le 23&nbsp;avril, une nouvelle ère commencera. Ma priorité sera de rassembler. Oui, je pense que j’ai toutes les chances de gagner cette élection.&nbsp;» Mais il n’a pourtant pas su convaincre la majorité des clubs et l’Association des footballeurs ivoiriens (AFI), dont il fût pourtant un des membres fondateurs.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>AVOIR ÉTÉ UN GRAND FOOTBALLEUR NE FAIT PAS FORCÉMENT DE VOUS UN FAVORI, DROGBA A PEUT-ÊTRE NÉGLIGÉ CET ASPECT</p></blockquote>



<p>La Confédération africaine de football (CAF) et la Fifa voyaient pourtant d’un bon œil l’élection de Drogba, mais&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1337056/politique/motsepe-en-cote-divoire-ce-que-le-patron-de-la-caf-a-demande-a-ouattara/">Patrice Motsepe, le président de la CAF, n’a pas su convaincre Alassane Ouattara</a>, le chef d’État ivoirien, de favoriser un consensus autour de la candidature de l’ancien buteur. «&nbsp;Son programme a des aspects intéressants, sur la formation des jeunes ou le développement du football féminin par exemple, mais Drogba manque d’expérience. Il lui est aussi reproché de ne pas s’être intéressé aux problèmes du football ivoirien quand il était en activité, de s’être montré un peu trop sûr de lui et distant. Avoir été un grand footballeur ne fait pas forcément de vous un favori, et il a peut-être négligé cet aspect&nbsp;», souffle le dirigeant d’un club de Ligue&nbsp;1.</p>



<h4>Diabaté légèrement favori</h4>



<p>À quelques heures de la fin de la campagne officielle et de l’élection prévue samedi à Yamoussoukro, Sory Diabaté et Idriss Diallo semblent devancer Drogba dans les intentions de vote. Le premier est même considéré comme étant légèrement favori. Et se délecte de cette position en pole position. «&nbsp;La tendance semble être favorable, affirme Diabaté. Mais rien n’est fait, cependant. J’ai présenté un programme réaliste, axé sur les principales préoccupations des clubs.&nbsp;»</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LE FOOTBALL IVOIRIEN DOIT BRILLER PAR SES CLUBS, ET PAS SEULEMENT PAR SA SÉLECTION NATIONALE</p></blockquote>



<p>Celui qui souhaite augmenter les subventions des clubs de Ligue 1, Ligue 2 et Division&nbsp;3, souhaite garantir un salaire minimum aux joueurs, selon la division où ils évoluent. «&nbsp;On doit rendre le championnat plus attractif. Je veux renégocier les droits télé avec Canal+, à qui le football ivoirien doit beaucoup, et développer la vente de produits dérivés, avec une boutique FIF&nbsp;», affirme-t-il.</p>



<p>Pour Sory Diabaté, l’investissement de l’État est essentiel, au moins de manière temporaire. «&nbsp;L’État est prêt à s’engager, le temps que les clubs trouvent d’autres sources de revenus. Plus notre championnat sera attractif, plus il intéressera des sponsors et le public. Le football ivoirien doit briller par ses clubs, et pas seulement par sa sélection nationale.&nbsp;» S’il l’emporte, Diabaté promet de proposer à ses deux adversaires de leur tendre la main et de «&nbsp;travailler ensemble&nbsp;». «&nbsp;La campagne se déroule dans un climat serein, assure Diabaté. Les contacts existent avec Idriss et Didier.&nbsp;»</p>



<h4>Diallo croit en sa chance</h4>



<p>Comme ses deux adversaires, Idriss Diallo croit en sa chance. L’homme d’affaires peut lui aussi se prévaloir du soutien non négligeable de plusieurs clubs, mais aussi des arbitres. Contrairement à Diabaté, il ne mise pas sur un engagement fort de l’État. « Celui-ci ne peut pas tout. Il organise la CAN en 2023. Si je suis élu, je peux assurer aux clubs ivoiriens que tout un pool de partenaires économiques nous rejoindra. On renégociera les droits télé. Mon projet est réaliste. Je souhaite augmenter le budget de la FIF, en le faisant passer de 6 à 9 milliards de F CFA. Je pourrais dire que je vais le tripler, voire plus, j’ai des objectifs ambitieux mais raisonnables. Je prône une gestion transparente et saine. »</p>



<p>L’ancien vice-président de la FIF sous le règne de <a href="https://www.jeuneafrique.com/1123368/societe/cote-divoire-la-strategie-de-jacques-anouma-pour-prendre-la-tete-de-la-caf/">Jacques Anouma,</a> dont il est resté proche, veut « instaurer un Smic pour les joueurs professionnels, relancer les compétitions de jeunes qui sont à l’arrêt depuis des années, une aberration dans un pays comme la Côte d’Ivoire, véritable pépinière de talents. Si je suis élu, je tendrais la main à Drogba et Diabaté, je convoquerais rapidement un séminaire avec les acteurs du football ivoirien, et j’inviterais Jean-Michel Aulas, le président de l’Olympique lyonnais, qui est une référence dans le domaine de la bonne gestion. » Une chose est sûre, qui que soit l’heureux élu, son premier défi sera de trouver très vite un sélectionneur national, puisque le contrat du Français Patrice Beaumelle, arrivé à son terme le 6 avril, n’a pas été renouvelé.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Mali : la Banque mondiale suspend ses décaissements</title>
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				<pubDate>Thu, 21 Apr 2022 19:59:46 +0000</pubDate>
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<p><strong>Dans son courrier, la Banque mondiale exprime toutefois sa disponibilité à aider le Mali dans le cadre des « interventions d’urgence et les projets à caractère social et humanitaire ».</strong></p>



<p>La mesure était en vigueur depuis le 15 mars 2022. Elle est désormais actée dans le cadre d’une lettre de l&rsquo;institution de Bretton Woods qui suspend tous ses décaissements financiers vers le Mali.</p>



<p>«&nbsp;<em>La présente lettre a pour objet de vous informer de cette décision de suspension des décaissements de la Banque mondiale et vous invite à prendre les dispositions nécessaires</em>&nbsp;», souligne le courrier daté du 14 avril 2022 et adressé au ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou.</p>



<p>En conséquence ajoute le document, le gouvernement malien devra «&nbsp;<em>informer les entreprises et autres prestataires, titulaires de marchés dans le cadre de la mise en œuvre de vos Projets et Programmes, de ladite décision et me fournir, au plus tard le 20 avril 2022, l’impact de ladite suspension sur la mise en œuvre des activités de vos Projets et Programmes, notamment en termes de décaissements attendus mais également sur le plan économique et financier.</em>»</p>



<p>La Banque mondiale est le premier partenaire au développement du Mali avec un portefeuille actif de 30 projets dont 20 à caractère national et 10 à caractère régional.</p>



<p>Le taux global de décaissement cumulé du portefeuille était de 41,20% à la date du 31 octobre 2021, soit 452,41 milliards de Fcfa. Le cumul du montant de ses engagements en faveur du Mali au 31 octobre 2021 était de 1,9 milliard de dollars américains soit environ 1.098 milliards de Fcfa.</p>



<p>Dans sa correspondance, le vice-président de la région Afrique de l’Ouest et du Centre de la Banque mondiale, Ousmane Diagna évoque comme raison «&nbsp;<em>l’accumulation des échéances au titre du service de la dette publique extérieure pendant plus de 45 jours</em>&nbsp;».</p>



<p>Le Mali est sous embargo de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et de l&rsquo;Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) pour non-respect de la durée de la transition politique après les coups d&rsquo;Etat d&rsquo;août 2020 et mai 2021 perpétrés par des militaires.&nbsp;</p>



<p>Ces deux institutions ont prononcé depuis le mois de janvier 2022 des sanctions économiques et financières contre Bamako, dont le gel de ses avoirs dans les banques centrales des pays de la Cedeao.</p>



<p><strong>Source: APA Nws-/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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