<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Zimbabwe &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
	<atom:link href="http://www.tribunedafrique.com/rubrique/afrique/afrique-centrale/zimbabwe/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.tribunedafrique.com</link>
	<description>Tout un continent en un seul clic</description>
	<lastBuildDate>Sat, 21 Aug 2021 20:50:35 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=5.2.11</generator>

<image>
	<url>http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/05/cropped-favicone-32x32.jpg</url>
	<title>Zimbabwe &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
	<link>http://www.tribunedafrique.com</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Zimbabwe: des victimes de massacres sous Mugabe bientôt exhumées et enterrées selon la coutume</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/zimbabwe-des-victimes-de-massacres-sous-mugabe-bientot-exhumees-et-enterrees-selon-la-coutume/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/zimbabwe-des-victimes-de-massacres-sous-mugabe-bientot-exhumees-et-enterrees-selon-la-coutume/#respond</comments>
				<pubDate>Sat, 21 Aug 2021 20:50:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique Australe]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Zimbabwe]]></category>
		<category><![CDATA[Emmerson Mnangagwa]]></category>
		<category><![CDATA[victimes de massacres sous Mugabe]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=23639</guid>
				<description><![CDATA[Les victimes et familles de victimes des massacres du début des années 1980 enfin entendues. Dans un communiqué faisant suite à de nouvelles discussions avec des leaders traditionnels, le gouvernement zimbabwéen a déclaré que des victimes pourraient être exhumées et enterrées dignement selon la coutume. Il s&#8217;agissait d&#8217;une promesse du président qui datait de 2019. Cette...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Les victimes et familles de victimes des massacres du début des années 1980 enfin entendues. Dans un communiqué faisant suite à de nouvelles discussions avec des leaders traditionnels, le gouvernement zimbabwéen a déclaré que des victimes pourraient être exhumées et enterrées dignement selon la coutume. Il s&rsquo;agissait d&rsquo;une promesse du président qui datait de 2019.</strong></p>



<p>Cette annonce est un geste fort des autorités attendu depuis bientôt quarante ans par les victimes et leurs familles des massacres commis entre 1983 et 1984. Considérés comme des dissidents, environ 20&nbsp;000 civils avait été tués dans la région du Matabeleland dans le sud-ouest du pays. L&rsquo;opération avait été baptisée «&nbsp;Gukurahundi&nbsp;»&nbsp;&#8211; ce qui signifie «<em>&nbsp;séparer le bon grain de l&rsquo;ivraie</em>&nbsp;».</p>



<p><a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/emmerson-mnangagwa/"><strong>L&rsquo;actuel président, Emmerson Mnangagwa</strong></a>&nbsp;était ministre de la Santé à l&rsquo;époque des faits. Il aurait été l&rsquo;un des principaux artisans de cette répression sanglante. Il y a quelques années, il qualifiait cet épisode de «&nbsp;<em>tâche</em>&nbsp;»&nbsp;dans l&rsquo;histoire du pays,&nbsp;sans pour autant s&rsquo;excuser.</p>



<p>Selon un communiqué du gouvernement,&nbsp;la question des exhumations et les ré-inhumations, devra être résolue au «&nbsp;<em>cas par cas et selon la coutume&nbsp;</em>». Ces sont les leaders traditionnels qui seront en charge de guider les cérémonies. L&rsquo;aide aux victimes et à leur famille sera elle aussi étudiée au cas par cas, ajoutent les autorités.</p>



<p>Parmi les revendication des représentants des victimes : l&rsquo;obtention d&rsquo;une retraite, la gratuité de l&rsquo;éducation ou encore la mise en place d&rsquo;une protection sociale. </p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/zimbabwe-des-victimes-de-massacres-sous-mugabe-bientot-exhumees-et-enterrees-selon-la-coutume/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
		<item>
		<title>L&#8217;ONU condamne les mariages d&#8217;enfants au Zimbabwe alors qu&#8217;une fille décède après avoir accouché</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/lonu-condamne-les-mariages-denfants-au-zimbabwe-alors-quune-fille-decede-apres-avoir-accouche/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/lonu-condamne-les-mariages-denfants-au-zimbabwe-alors-quune-fille-decede-apres-avoir-accouche/#respond</comments>
				<pubDate>Sun, 08 Aug 2021 14:55:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique Australe]]></category>
		<category><![CDATA[Zimbabwe]]></category>
		<category><![CDATA[Mariages des enfants]]></category>
		<category><![CDATA[ONU]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=23358</guid>
				<description><![CDATA[Les Nations Unies ont condamné la pratique du mariage des enfants au Zimbabwe après la mort d&#8217;une fille de 14 ans après avoir accouché dans un sanctuaire religieux, un incident qui a provoqué l&#8217;indignation parmi les citoyens et les militants des droits . L&#8217;affaire a mis en évidence la pratique du mariage des enfants au...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Les Nations Unies ont condamné la pratique du mariage des enfants au Zimbabwe après la mort d&rsquo;une fille de 14 ans après avoir accouché dans un sanctuaire religieux, un incident qui a provoqué l&rsquo;indignation parmi les citoyens et les militants des droits .</strong></p>



<p>L&rsquo;affaire a mis en évidence la pratique du mariage des enfants au sein des églises apostoliques du Zimbabwe, qui autorisent également la polygamie.</p>



<p>Le gouvernement a traditionnellement fermé les yeux sur la pratique du mariage des enfants.&nbsp;Le Zimbabwe a deux ensembles de lois sur le mariage, la loi sur le mariage et la loi sur les mariages coutumiers.&nbsp;Aucune loi ne donne un âge minimum pour le consentement au mariage, tandis que le droit coutumier autorise la polygamie.</p>



<p>Un nouveau projet de loi sur les mariages qui est devant le Parlement pour débat vise à synchroniser les lois, à interdire le mariage de toute personne de moins de 18 ans et à poursuivre toute personne impliquée dans le mariage d&rsquo;un mineur.</p>



<p>L&rsquo;ONU au Zimbabwe a déclaré dans un communiqué qu&rsquo;elle « prend note avec une profonde préoccupation et condamne fermement » les circonstances qui ont conduit à la mort de Memory Machaya, la jeune fille de 14 ans originaire de la zone rurale de Marange, dans l&rsquo;est du pays.</p>



<p>« Malheureusement, des rapports inquiétants faisant état de violations sexuelles de filles mineures, y compris de mariages forcés d&rsquo;enfants, continuent de faire surface et il s&rsquo;agit en fait d&rsquo;un autre triste cas », a déclaré l&rsquo;ONU dans son communiqué daté du 7 août.</p>



<p>Une fille sur trois au Zimbabwe était susceptible d&rsquo;être mariée avant d&rsquo;avoir 18 ans, a déclaré l&rsquo;ONU, dont le bureau au Zimbabwe regroupe les 25 agences des Nations Unies opérant dans le pays.</p>



<p>La police et la commission nationale du genre ont déclaré qu&rsquo;elles enquêtaient sur les circonstances qui ont conduit à la mort et à l&rsquo;enterrement de la jeune fille.</p>



<p>Les médias locaux ont rapporté que la jeune fille était décédée le mois dernier, mais l&rsquo;affaire n&rsquo;a été révélée que la semaine dernière après que des proches en colère, qui n&rsquo;avaient pas été autorisés par la sécurité de l&rsquo;église à assister à son enterrement, aient raconté leur histoire à la presse d&rsquo;État.</p>



<p>Reuters n&rsquo;a pas pu joindre l&rsquo;église Johanne Marange pour commenter.</p>



<p>Les églises apostoliques, qui évitent les hôpitaux, attirent des millions de fidèles avec leurs promesses de guérir les maladies et de délivrer les gens de la pauvreté.</p>



<p>Les Zimbabwéens se sont tournés vers les médias sociaux pour exprimer leur indignation.</p>



<p>« Ce que vous voyez aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est-à-dire une jeune fille forcée à se marier, tomber enceinte et mourir, n&rsquo;est pas une aberration ! Cela fait partie du même continuum. contrôler notre propre corps », a écrit sur Twitter Everjoice Win, féministe et militante des droits.</p>



<p><strong>Source: Reuters Afrique/Mis en Ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/lonu-condamne-les-mariages-denfants-au-zimbabwe-alors-quune-fille-decede-apres-avoir-accouche/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
		<item>
		<title>Au Zimbabwe, l’impossible injonction de se faire vacciner</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/au-zimbabwe-limpossible-injonction-de-se-faire-vacciner/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/au-zimbabwe-limpossible-injonction-de-se-faire-vacciner/#respond</comments>
				<pubDate>Tue, 20 Jul 2021 15:05:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique Australe]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Zimbabwe]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[Vaccination contre la Covid-19]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=23052</guid>
				<description><![CDATA[Ils font la queue des heures et repartent parfois bredouilles&#160;: en mettant la pression sur ceux qui traînent à se faire vacciner, le&#160;Zimbabwe&#160;a réussi à pousser des milliers de personnes vers des centres de soins… en manque de doses. Les soignants ont récemment reçu un ultimatum de deux semaines pour se faire vacciner, sans quoi...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Ils font la queue des heures et repartent parfois bredouilles&nbsp;: en mettant la pression sur ceux qui traînent à se faire vacciner, le&nbsp;</strong><a href="https://www.lemonde.fr/zimbabwe/"><strong>Zimbabwe</strong></a><strong>&nbsp;a réussi à pousser des milliers de personnes vers des centres de soins… en manque de doses. Les soignants ont récemment reçu un ultimatum de deux semaines pour se faire vacciner, sans quoi ils ne seront pas couverts en cas de contamination.</strong></p>



<p>Sur les marchés, seuls les vendeurs vaccinés seront autorisés, tout comme dans les salles de vente de tabac et de coton. L’instance qui régule le commerce des céréales a, elle, annoncé qu’elle n’achèterait qu’aux agriculteurs vaccinés. Mais devant les centres de soins, les files s’allongent dès 4&nbsp;heures du matin et parfois il ne se passe rien.</p>



<h4>Un million de personnes vaccinées</h4>



<p>La demande est très forte, explique le porte-parole du principal hôpital du pays, Parirenyatwa Central.&nbsp;<em>«&nbsp;Ça nous fait très plaisir et on vaccine un millier de personnes par jour</em>, précise à l’AFP Linos Dhire.&nbsp;<em>On a fait un effort pour gérer le monde, nous n’avons plus d’énormes queues, c’est un peu plus gérable.&nbsp;»</em></p>



<p>Miriam Tuwe, 29&nbsp;ans, raconte avoir dû attendre cinq jours et faire des heures de queue avant sa première injection. Molline Makokove, 38&nbsp;ans, a été vaccinée en avril mais lutte pour obtenir une seconde dose.&nbsp;<em>«&nbsp;A l’époque, il y avait très peu de monde, c’était réglé en une demi-heure&nbsp;»</em>. Pour la seconde injection, on lui a dit que les doses n’étaient pas disponibles.</p>



<p>Un peu plus d’un million de personnes ont reçu une première dose au Zimbabwe, sur une population de près de 15&nbsp;millions. Dès le début de la campagne en février, le président Emmerson Mnangagwa avait averti que ceux qui refuseraient le vaccin seraient privés de certains services publics.</p>



<p>Comme le reste de l’Afrique, le Zimbabwe est entré dans une troisième vague meurtrière de coronavirus, recensant officiellement plus de 83&nbsp;000&nbsp;cas confirmés et 2&nbsp;600&nbsp;décès. Le pays est voisin de l’Afrique du Sud, pays le plus touché du continent par la pandémie de Covid-19.</p>



<p><strong>Source : Le Monde Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/au-zimbabwe-limpossible-injonction-de-se-faire-vacciner/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
		<item>
		<title>Dans un Zimbabwe sinistré, corruption florissante autour du Covid-19</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/dans-un-zimbabwe-sinistre-corruption-florissante-autour-du-covid-19/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/dans-un-zimbabwe-sinistre-corruption-florissante-autour-du-covid-19/#respond</comments>
				<pubDate>Tue, 23 Mar 2021 15:59:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique Australe]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Zimbabwe]]></category>
		<category><![CDATA[Corruption]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=21710</guid>
				<description><![CDATA[La police anticorruption met la main sur une pile de tests Covid-19. Valeur : plusieurs milliers d’euros. Offerts par l’Unicef, ils ont été pillés dans un hôpital public au Zimbabwe, en attendant leur revente sur le marché noir. Le butin était entreposé à Harare, la capitale du pays, dans un immeuble en face de la banque centrale....]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/8801a7bcee6f3e3f5a1a5b965d7525017ca92217.jpg" alt="" class="wp-image-21711" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/8801a7bcee6f3e3f5a1a5b965d7525017ca92217.jpg 768w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/8801a7bcee6f3e3f5a1a5b965d7525017ca92217-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /><figcaption>Un membre du personnel médical de l&rsquo;hôpital Parirenyatwa à Harare, le 23 mars 2020
afp.com &#8211; Jekesai NJIKIZANA</figcaption></figure>



<p><strong>La police anticorruption met la main sur une pile de tests Covid-19. Valeur : plusieurs milliers d’euros. Offerts par l’Unicef, ils ont été pillés dans un hôpital public au </strong><a href="https://www.lemonde.fr/zimbabwe/"><strong>Zimbabwe</strong></a><strong>, en attendant leur revente sur le marché noir.</strong></p>



<p>Le butin était entreposé à Harare, la capitale du pays, dans un immeuble en face de la banque centrale. Cette découverte en février n’est que la dernière d’une série d’arnaques dans ce pays à l’économie sinistrée qui survit grâce à la débrouille.</p>



<p>Le Zimbabwe a détecté son premier cas de contamination par le nouveau coronavirus en mars&nbsp;2020. Trois mois plus tard, le ministre de la santé, Obadiah Moyo, saute pour corruption. Une société étrangère a obtenu, de façon irrégulière, un contrat gouvernemental de plusieurs millions d’euros pour fournir équipements de protection et tests.</p>



<p>Le ministre est aussi accusé d’avoir exigé le paiement de 15&nbsp;000&nbsp;tests de dépistage qui devaient être conservés à l’aéroport&nbsp;: à l’inspection, le ministère des finances découvre que seuls 3&nbsp;700&nbsp;kits ont été livrés.</p>



<h4>« Ils pillent »</h4>



<p>En février, lors des premiers vaccins, des doutes sur la transparence de leur acquisition ont immédiatement fusé. Le gouvernement a mis de côté plus de 80&nbsp;millions d’euros pour immuniser sa population de 14,5&nbsp;millions d’habitants.</p>



<p><em>« Autour de moi, les gens se sont rapidement inquiétés que des fonds publics soient pillés via la campagne de vaccination »</em>, confie à l’AFP le journaliste reconnu Hopewell Chin’ono, obsédé par la corruption, dont les enquêtes ont notamment contribué à faire tomber le ministre de la santé.</p>



<p>Toujours en février, à sa sortie d’un troisième séjour en prison pour des tweets ayant déplu au pouvoir, ce provocateur fait un tabac avec une vidéo sur un air de reggae.&nbsp;<em>«&nbsp;Dem Loot&nbsp;»</em>&nbsp;(«&nbsp;Ils pillent&nbsp;»), chansonnette improvisée listant les effets de la corruption d’Etat, devient virale.</p>



<p>Les fonds destinés à la pandémie sont des cibles faciles pour des fonctionnaires et responsables toujours plus cupides. L’épidémiologiste en chef du gouvernement, Portia Manangazira, a récemment été arrêtée pour avoir enrôlé vingt-huit membres de sa famille, dont son propre père, dans un programme de sensibilisation au coronavirus financé par l’organisme Africa CDC. Cette formation de trois jours, prévue pour 800&nbsp;soignants, a permis à chacun de ses proches de toucher l’équivalent de plus de 500&nbsp;euros.</p>



<h4>« La situation est démente »</h4>



<p>Un observatoire anticorruption, nommé par le gouvernement, enquête sur une dizaine d’affaires liées à la pandémie,&nbsp;<em>«&nbsp;principalement autour de soupçons sur l’acquisition de matériel&nbsp;»</em>, explique son porte-parole John Makamure.&nbsp;<em>«&nbsp;Des abus présumés de responsables publics, de la fraude et du vol de matériel de protection&nbsp;»</em>, liste-t-il, sans entrer dans le détail.</p>



<p>L’antenne zimbabwéenne de l’ONG Transparency International précise à l’AFP avoir été alertée en 2020 de 1 400 cas de corruption dans la santé publique, la police et l’aide humanitaire liée à la pandémie.</p>



<p>Les soignants sont catastrophés par le manque de matériel censé les protéger, une disette attribuée, encore et toujours, à la corruption.&nbsp;<em>«&nbsp;La situation est démente&nbsp;»</em>, souffle Simbarashe Tafirenyika, président d’un syndicat d’infirmiers, alors que le coronavirus a tué plus de 1&nbsp;500&nbsp;Zimbabwéens sur près de 37&nbsp;000&nbsp;cas recensés, selon un chiffrage officiel vraisemblablement sous-évalué.</p>



<p>Le pic de la deuxième vague, en février, a cruellement exposé l’état désastreux des hôpitaux publics, déjà ravagés par vingt ans d’une crise économique sévère. De nombreux Zimbabwéens se sont ainsi tournés vers les réseaux sociaux pour échanger des infos et trouver de la place dans un centre de soins.</p>



<p>Les cliniques privées ont été accusées de faire leur beurre de ce désespoir, en facturant des sommes exorbitantes, jusqu’à plus de 2 000 euros, à des familles aux abois, pour un respirateur.</p>



<p><strong>Source : Le Monde Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/dans-un-zimbabwe-sinistre-corruption-florissante-autour-du-covid-19/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
		<item>
		<title>Zimbabwe : inclure les journalistes dans la priorité de vaccination</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/zimbabwe-inclure-les-journalistes-dans-la-priorite-de-vaccination/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/zimbabwe-inclure-les-journalistes-dans-la-priorite-de-vaccination/#respond</comments>
				<pubDate>Wed, 17 Feb 2021 18:45:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique Australe]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Zimbabwe]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[Journalistes]]></category>
		<category><![CDATA[Programme de vaccination]]></category>
		<category><![CDATA[vaccination]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=21335</guid>
				<description><![CDATA[Un organisme de surveillance des médias a appelé le gouvernement zimbabwéen à inclure les journalistes parmi les premiers groupes prioritaires du programme de vaccination contre la Covid-19. « Les journalistes, ainsi que d&#8217;autres groupes prioritaires essentiels, sont des travailleurs de première ligne qui doivent être privilégiés, étant donné le rôle essentiel qu&#8217;ils jouent pour tenir...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/IMG_20200817_203933.png" alt="" class="wp-image-18974" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/IMG_20200817_203933.png 720w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/IMG_20200817_203933-300x190.png 300w" sizes="(max-width: 720px) 100vw, 720px" /><figcaption>Vaccin</figcaption></figure>



<h4>Un organisme de surveillance des médias a appelé le gouvernement zimbabwéen à inclure les journalistes parmi les premiers groupes prioritaires du programme de vaccination contre la Covid-19.</h4>



<p>« Les journalistes, ainsi que d&rsquo;autres groupes prioritaires essentiels, sont des travailleurs de première ligne qui doivent être privilégiés, étant donné le rôle essentiel qu&rsquo;ils jouent pour tenir la nation informée des développements et des mesures prises par le gouvernement pour contenir la pandémie de Covid-19 », a déclaré l&rsquo;Institut.</p>



<p>Il a noté qu&rsquo;en vertu de leur rôle fondamental et normatif d&rsquo;information et d&rsquo;éducation, les médias sont essentiels à la couverture du déploiement de la vaccination, qui doit commencer le 18 février, les travailleurs de la santé et le personnel de sécurité étant prioritaires.</p>



<p>«<em>&nbsp;Les journalistes sont des travailleurs de première ligne qui risquent leur vie lorsqu&rsquo;ils collectent et diffusent des informations, d&rsquo;où la nécessité de donner la priorité à leur santé et à leur sécurité</em>&nbsp;».</p>



<p>«&nbsp;<em>Les médias ne peuvent donc pas être laissés de côté pour un examen ultérieur car les journalistes feront des reportages en première ligne au fur et à mesure que le pays procède à la vaccination des groupes essentiels identifiés pour recevoir les premiers vaccins</em>&nbsp;», a déclaré MISA Zimbabwe.</p>



<p>Il a appelé le gouvernement à travailler en étroite collaboration avec la Commission des médias du Zimbabwe, les médias et les organisations représentatives des médias sur la meilleure façon de mettre en œuvre la vaccination des journalistes car ils sont une composante essentielle des secteurs et des groupes qui ont été déclarés services essentiels.</p>



<p>L&rsquo;appel de MISA Zimbabwe fait suite à l&rsquo;annonce récente du gouvernement zambien selon laquelle les journalistes seraient parmi les premiers bénéficiaires des vaccins Covid-19 à leur arrivée dans le pays.</p>



<p><strong>Source: APA news/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/zimbabwe-inclure-les-journalistes-dans-la-priorite-de-vaccination/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
		<item>
		<title>Covid-19 : le Zimbabwe reçoit 200 000 vaccins offerts par la Chine</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/covid-19-le-zimbabwe-recoit-200-000-vaccins-offerts-par-la-chine/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/covid-19-le-zimbabwe-recoit-200-000-vaccins-offerts-par-la-chine/#respond</comments>
				<pubDate>Mon, 15 Feb 2021 17:09:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique Australe]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Zimbabwe]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[Vaccin]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=21282</guid>
				<description><![CDATA[Le Zimbabwe, pays d’Afrique australe à l’économie et au système de santé sinistrés, a reçu lundi 15 février un premier lot de 200 000 vaccins contre le Covid-19, un don du fabricant chinois Sinopharm. Protégées par une bâche, les précieuses doses sont arrivées par avion à l’aéroport de Harare, ont constaté des journalistes de l’AFP. Les vaccins ont voyagé...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/IMG_20200817_203933.png" alt="" class="wp-image-18974" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/IMG_20200817_203933.png 720w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/IMG_20200817_203933-300x190.png 300w" sizes="(max-width: 720px) 100vw, 720px" /><figcaption>Vaccin</figcaption></figure>



<p><strong>Le </strong><a href="https://www.lemonde.fr/zimbabwe/"><strong>Zimbabwe</strong></a><strong>, pays d’Afrique australe à l’économie et au système de santé sinistrés, a reçu lundi 15 février un premier lot de 200 000 vaccins contre le Covid-19, un don du fabricant chinois Sinopharm.</strong></p>



<p>Protégées par une bâche, les précieuses doses sont arrivées par avion à l’aéroport de Harare, ont constaté des journalistes de l’AFP. Les vaccins ont voyagé à bord du seul avion du pays en état de marche, un Boeing 767 d’Air Zimbabwe, souvent utilisé par l’ancien président Robert Mugabe pour recevoir des traitements médicaux ou passer des examens à l’étranger.</p>



<p><em>«&nbsp;Nous n’oublierons pas qu’en situation de besoin, la Chine a réagi rapidement&nbsp;»</em>, a déclaré à l’aéroport le vice-président zimbabwéen, Constantino Chiwenga, saluant un don&nbsp;<em>«&nbsp;opportun&nbsp;»</em>&nbsp;et&nbsp;<em>«&nbsp;une nouvelle preuve du long lien d’amitié et de solidarité&nbsp;»</em>&nbsp;entre les deux pays. Les vaccins devront encore être vérifiés par l’autorité locale de contrôle des médicaments avant de pouvoir être administrés.</p>



<h4>Des négociations avec d’autres laboratoires</h4>



<p>Le Zimbabwe est le premier pays d’Afrique australe à recevoir le vaccin chinois contre le Covid-19. Son efficacité contre le variant apparu dans l’Afrique du Sud voisine, qui s’est largement répandu, n’a pas été révélée publiquement.&nbsp;<em>«&nbsp;Le mois prochain, nous allons acquérir 600&nbsp;000&nbsp;doses supplémentaires auprès de la Chine et le programme se poursuivra jusqu’à atteindre l’objectif de 1,8&nbsp;million de doses&nbsp;»</em>, a déclaré le ministre des finances, Mthuli Ncube, aussi présent à l’aéroport. Le gouvernement est en négociations avec d’autres laboratoires, notamment le fabricant du vaccin russe Spoutnik&nbsp;V.</p>



<p>Le Zimbabwe a pour objectif de vacciner 10 millions de personnes, soit environ deux tiers de la population, pour atteindre l’immunité collective. Ruiné, le pays a toutefois prévu un budget de 100 millions de dollars pour la vaccination, qui sera gratuite dans le pays. Le Zimbabwe compte officiellement plus de 35 000 cas d’infection, dont 1 400 décès. Touché par une seconde vague de la pandémie plus violente que la première, le pays a imposé un nouveau confinement le mois dernier, avec un couvre-feu entre 18 heures et 6 heures.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/covid-19-le-zimbabwe-recoit-200-000-vaccins-offerts-par-la-chine/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
		<item>
		<title>Au Zimbabwe, le sommet de l’Etat décimé par le Covid-19</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/au-zimbabwe-le-sommet-de-letat-decime-par-le-covid-19/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/au-zimbabwe-le-sommet-de-letat-decime-par-le-covid-19/#respond</comments>
				<pubDate>Thu, 28 Jan 2021 18:45:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique Australe]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Zimbabwe]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[Décès au sommet de l état]]></category>
		<category><![CDATA[Vague mortelle]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=21059</guid>
				<description><![CDATA[L’Afrique face à sa deuxième vague (2). La mort de trois ministres emportés en une semaine par le coronavirus, dont l’un des tombeurs de Robert Mugabe, fragilise la direction du pays. La réalité du Covid-19 vient de s’inviter brutalement au cœur du pouvoir zimbabwéen. Début décembre&#160;2020, plusieurs membres du gouvernement prenaient la pose bras dessus,...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/17b00c1_521844412-sibusiso-moyo.jpg" alt="" class="wp-image-21060" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/17b00c1_521844412-sibusiso-moyo.jpg 664w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/17b00c1_521844412-sibusiso-moyo-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 664px) 100vw, 664px" /><figcaption>Sibusiso « SB » Moyo (au centre), ministre des affaires étrangères, décédé du Covid-19 le 20 janvier. Ici à Harare, le 4 décembre 2017. JEKESAI NJIKIZANA / AFP</figcaption></figure>



<p><strong>L’Afrique face à sa deuxième vague (2). La mort de trois ministres emportés en une semaine par le coronavirus, dont l’un des tombeurs de Robert Mugabe, fragilise la direction du pays.</strong></p>



<p>La réalité du Covid-19 vient de s’inviter brutalement au cœur du pouvoir zimbabwéen. Début décembre&nbsp;2020, plusieurs membres du gouvernement prenaient la pose bras dessus, bras dessous, visages découverts, à l’occasion du soixantième anniversaire de la ministre de l’information.</p>



<p>Mercredi 27 janvier, le Zimbabwe a enterré trois de ses <em>« héros nationaux »</em> en une seule journée, une première depuis la lutte pour l’indépendance. La semaine précédente, deux vétérans avaient déjà rejoint Heroes Acres, le mémorial dédié aux grandes figures de la nation à Harare, la capitale.</p>



<p>Parmi les personnalités disparues, trois ministres emportés en une semaine. Visage du coup de force de 2017 qui a mis fin aux trente-sept années au pouvoir de Robert Mugabe, le ministre des affaires étrangères, Sibusiso «&nbsp;SB&nbsp;» Moyo, 61&nbsp;ans, est mort des suites du Covid-19 le 20&nbsp;janvier. Quarante-huit heures plus tard, le ministre des transports âgé de 60&nbsp;ans succombait à son tour.</p>



<p>Les semaines précédentes, ce sont la ministre des affaires provinciales du Manicaland, l’ancien responsable des prisons, un ancien ministre de l’éducation et des chefs d’entreprise qui s’éteignaient.</p>



<h4>Un véritable choc pour la nation</h4>



<p>Au sein d’une élite agrippée au pouvoir et à ses avantages depuis quatre décennies, l’effet de nombre a assommé.&nbsp;<em>«&nbsp;Le gouvernement donne l’impression de ne plus avoir de direction. La deuxième vague les a ramenés à hauteur d’homme. Ils semblaient convaincus d’être immunisés grâce à leurs privilèges. Perdre autant de monde aussi vite a été un choc&nbsp;»</em>, analyse Piers Pigou, spécialiste de l’Afrique australe pour l’International Crisis Group.</p>



<p><em>« Le virus nous a donné une leçon importante : nous ne sommes pas immortels »</em>, a confirmé le vice-président Constantino Chiwenga au cours de l’hommage rendu mercredi. Quelques jours plus tôt, lui-même était mis au repos, officiellement <em>« épuisé »</em>, alors que des rumeurs fermement démenties le donnaient malade à son tour.</p>



<p>Mi-janvier, Constantino Chiwenga balayait les témoignages assurant que les hôpitaux étaient saturés, évoquant de&nbsp;<em>«&nbsp;belles histoires écrites par des mercenaires armés de stylo&nbsp;»</em>. Mercredi, alors qu’il enterrait trois de ses camarades, le ton avait changé.&nbsp;<em>«&nbsp;</em>[Le virus]<em>&nbsp;ne fait pas la différence entre les puissants et les faibles, les privilégiés et les défavorisés, ceux qui ont tout et ceux qui n’ont rien&nbsp;»</em>, a déclaré le vice-président, mains gantées, le visage dissimulé derrière une visière de protection et un masque FFP2.</p>



<p>La vague de contaminations, qui s’est abattue sur le Zimbabwe depuis le début du mois de janvier, est particulièrement brutale. Officiellement, le pays de 15&nbsp;millions d’habitants vient de franchir la barre des 1&nbsp;000&nbsp;morts. Si les médecins ne se font guère d’illusions sur la fiabilité des statistiques, la tendance est claire&nbsp;: le nombre de décès a doublé en quinze jours. Les spécialistes pensent que la nouvelle courbe est tirée par le variant d’origine sud-africaine, une fois et demie plus contagieux que les lignées&nbsp;<em>«&nbsp;traditionnelles&nbsp;»</em>, selon les scientifiques.</p>



<h4>L’Etat réduit à sa plus simple expression</h4>



<p>Face au virus, des hôpitaux publics, qui manquent déjà de tout en temps normal, sont sous-équipés.&nbsp;<em>«&nbsp;Le secteur privé est la seule véritable option, mais son coût est prohibitif pour l’immense majorité de la population&nbsp;»</em>, déplore le docteur Norman Matara, secrétaire général de l’association des médecins du Zimbabwe pour les droits humains (Zadhr). Les frais d’admission peuvent aller de 2&nbsp;500 à 5&nbsp;000&nbsp;dollars assure-t-il, quand la majorité des fonctionnaires gagnent moins de 200&nbsp;dollars par mois.</p>



<p>Autre solution de plus en plus populaire dans les milieux aisés : s’offrir les services d’un médecin à domicile et assurer son propre approvisionnement en oxygène.</p>



<p>De nouveau, écoles et commerces non essentiels ont fermé pour tenter de ralentir la propagation du virus. L’interdiction du commerce informel, impossible à respecter pour les millions de Zimbabwéens qui en dépendent, n’est appliquée avec zèle que dans les centres-villes, assure M.&nbsp;Matara.&nbsp;<em>«&nbsp;Ailleurs, les gens vivent leur vie normalement, sans porter de masque&nbsp;»</em>, précise-t-il.</p>



<p>En revanche, au sommet de la nation, la situation est loin d’être normale. En plus d’avoir perdu trois ministres en une semaine, l’Etat tout entier est réduit à sa plus simple expression. Depuis la mort du ministre des affaires étrangères, seuls 10&nbsp;% des fonctionnaires occupent leurs postes physiquement.&nbsp;<em>«&nbsp;C’est comme si tout le monde se demandait&nbsp;:&nbsp;</em>“Q<em>ui sera le prochain&nbsp;? Il ne manquera pas de candidats aux postes vacants.</em>”<em>&nbsp;La question est&nbsp;: “Est-ce qu’ils seront compétents&nbsp;?</em>”&nbsp;<em>»</em>.</p>



<h4>Une lumière crue sur la vulnérabilité de l’élite</h4>



<p>Plus que les autres, le décès de Sibusiso Moyo a de quoi déboussoler l’exécutif. Aux côtés du président Emmerson Mnangagwa, il avait incarné la tentative du pays de revenir sur la scène internationale en promettant des réformes politiques et, surtout, économiques. En face, une tendance plus conservatrice, proche des militaires, est emmenée par le vice-président Constantino Chiwenga.</p>



<p>Pour Piers Pigou, l’identité du remplaçant de Sibusiso Moyo <em>« pourrait donner une idée du rapport de force »</em>, même si le parti au pouvoir a toujours eu pour habitude de se serrer les coudes dans les tempêtes.</p>



<p>Au-delà des intrigues, la pandémie jette une lumière crue sur la vulnérabilité de l’élite. En&nbsp;2019, le vice-président Constantino Chiwenga passait quatre mois en Chine pour soigner un mal inconnu. Sibusiso Moyo souffrait de problèmes de reins. L’absence du second vice-président, invisible depuis quinze jours, interroge également, comme celle du président Emmerson Mnangagwa, qui n’a pas assisté aux funérailles de son ministre des affaires étrangères dont on le disait pourtant proche.</p>



<p>Officiellement, le chef de l’Etat est en congé annuel depuis fin décembre. Un retrait purement&nbsp;<em>«&nbsp;technique&nbsp;»</em>, selon le porte-parole de la présidence, George Charamba. Emmerson Mnangagwa l’avait d’ailleurs interrompu pour participer aux obsèques de la ministre provinciale, Ellen Gwaradzimba.</p>



<p>Mais l’absence du président est le signe d’un régime sous pression estime Piers Pigou : <em>« Franchement, vous venez de perdre trois ministres, ce n’est pas le meilleur moment pour poser des vacances. »</em></p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/au-zimbabwe-le-sommet-de-letat-decime-par-le-covid-19/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
		<item>
		<title>Cameroun-Zimbabwe : le CHAN, championnat de sorcellerie ?</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/cameroun-zimbabwe-le-chan-championnat-de-sorcellerie/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/cameroun-zimbabwe-le-chan-championnat-de-sorcellerie/#respond</comments>
				<pubDate>Tue, 19 Jan 2021 18:21:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique Australe]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique Centrale]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Sports]]></category>
		<category><![CDATA[Zimbabwe]]></category>
		<category><![CDATA[CHAN]]></category>
		<category><![CDATA[football]]></category>
		<category><![CDATA[sorcellerie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=20934</guid>
				<description><![CDATA[Le Zimbabwe a accusé le Cameroun de « sorcellerie » après la découverte une chauve-souris morte sur le terrain avant le match d’ouverture du Championnat d’Afrique des nations à Yaoundé, samedi, que les Lions indomptables ont remporté (1-0). Décidément, il ne fait pas bon être une chauve-souris au XXIe siècle. Traditionnellement stigmatisé par les oiseaux qui...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/SORCELLERIE-CHAN-1.jpg" alt="" class="wp-image-20935" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/SORCELLERIE-CHAN-1.jpg 657w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/SORCELLERIE-CHAN-1-300x183.jpg 300w" sizes="(max-width: 657px) 100vw, 657px" /></figure>



<p><strong>Le Zimbabwe a accusé le Cameroun de « sorcellerie » après la découverte une chauve-souris morte sur le terrain avant le match d’ouverture du Championnat d’Afrique des nations à Yaoundé, samedi, que les Lions indomptables ont remporté (1-0).</strong></p>



<p>Décidément, il ne fait pas bon être une chauve-souris au XXIe siècle. Traditionnellement stigmatisé par les oiseaux qui ne prisent guère les museaux et marginalisé par les chiens qui, eux, ne valident pas les ailes, le mammifère nocturne est présenté comme un réservoir du virus Ebola, quand il n’est pas classé, avec le pangolin,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/996696/societe/du-pangolin-a-la-chauve-souris-la-viande-de-brousse-sur-liste-noire/">au rang de suspect dans la transmission du Covid-19 à l’homme</a>. Et comme si cela ne suffisait pas, la chauve-souris pourrait gâcher la fête d’un Championnat d’Afrique des nations (CHAN) camerounais déjà contraint par les gestes barrières.</p>



<p><a href="https://www.jeuneafrique.com/1008762/societe/football-la-can-au-cameroun-reportee-a-2022-en-raison-du-coronavirus/">Décalée de neuf mois pour cause de pandémie de coronavirus</a>, la sixième édition du CHAN a pu démarrer enfin, ce samedi 16 janvier, au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé, par une confrontation entre le pays hôte et le Zimbabwe. L’euphorie était d’autant plus palpable qu’à la différence des compétitions européennes, l’événement camerounais autorisait la présence d’une certaine jauge de supporters au bord du terrain. Mais c’est plutôt une présence animale qui a refroidi l’ambiance…</p>



<h4>Pratiques continentales</h4>



<p>Sincèrement inquiet, humoriste amateur ou prompt à justifier une défaite pas encore subie ? Avant le coup de sifflet du début de match, l’entraîneur du Zimbabwe poste le cliché d’une petite carcasse de chauve-souris échouée sur le point central du terrain. L’index droit pointé vers l’animal, Zdravko Logarusic tient, de la main gauche, une feuille sur laquelle il a écrit «&nbsp;Witchcraft in Cameroon&nbsp;» («&nbsp;sorcellerie au Cameroun&nbsp;»). 105 minutes plus tard, les Lions indomptables camerounais auront battu les Guerriers zimbabwéens 1 à 0.</p>



<p>Après tout, le mot-clé du CHAN est «&nbsp;local&nbsp;», la compétition ne sélectionnant que les footballeurs évoluant dans un club de leur pays. Il est donc logique que le championnat soit un festival des pratiques continentales. Et l’utilisation plus ou moins déterminante, mais avérée, de pratiques occultes est sans conteste un sport dans le sport. Si Cristiano Ronaldo aurait déclaré que «&nbsp;le football est 100 % propre&nbsp;», il omettait sans doute des tentatives de dopage moins chimiques que spirituelles, notamment le «&nbsp;juju&nbsp;» du Nigeria ou du Cameroun.</p>



<h4>Prières collectives</h4>



<p>«&nbsp;Placebo&nbsp;» ou «&nbsp;médicaliment&nbsp;», en mode «&nbsp;coup de fouet personnel&nbsp;» ou «&nbsp;sabotage des adversaires&nbsp;», l’usage de la sorcellerie pour interférer dans le jeu est pris au sérieux. On évoque des séances de prières collectives avant d’entrer sur le terrain, des jets de gris-gris sur la pelouse, des concoctions souvent très odorantes à boire ou frictionner, des herbes, écorces, cordelettes ou autres amulettes dissimulées dans les protège-tibias, les chaussures ou les élastiques des shorts.</p>



<p>Faut-il croire à une sincère paranoïa du traqueur de chauve-souris ? La superstition n’est pas qu’africaine. En 2015, des moines bouddhistes avaient été convoqués par Vichai Srivaddhanaprabha, le propriétaire thaïlandais de l’équipe anglaise de Leicester, pour bénir les joueurs et le stade.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/cameroun-zimbabwe-le-chan-championnat-de-sorcellerie/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
		<item>
		<title>Zimbabwe : comment Emmerson Mnangagwa et son clan tiennent le pays</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/zimbabwe-comment-emmerson-mnangagwa-et-son-clan-tiennent-le-pays/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/zimbabwe-comment-emmerson-mnangagwa-et-son-clan-tiennent-le-pays/#respond</comments>
				<pubDate>Sat, 28 Nov 2020 13:40:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique Australe]]></category>
		<category><![CDATA[Zimbabwe]]></category>
		<category><![CDATA[Emmerson Mnangagwa]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernement]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=20318</guid>
				<description><![CDATA[Propulsé sur le devant de la scène par le putsch qui a renversé Robert Mugabe, Emmerson Mnangagwa tient fermement les rênes du Zimbabwe. Pendant que ses alliés et opposants protègent leurs intérêts. Voitures blindées et chars d’assaut ont sillonné la capitale toute la journée du 14 novembre 2017. Le lendemain, dès les premières heures, le...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/Emmerson-Mnangagwa.jpg" alt="" class="wp-image-11734" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/Emmerson-Mnangagwa.jpg 863w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/Emmerson-Mnangagwa-300x169.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/Emmerson-Mnangagwa-768x433.jpg 768w" sizes="(max-width: 863px) 100vw, 863px" /></figure>



<p><strong>Propulsé sur le devant de la scène par le putsch qui a renversé Robert Mugabe, Emmerson Mnangagwa tient fermement les rênes du Zimbabwe. Pendant que ses alliés et opposants protègent leurs intérêts.</strong></p>



<p>Voitures blindées et chars d’assaut ont sillonné la capitale toute la journée du 14 novembre 2017. Le lendemain, dès les premières heures, le général Sibusiso Moyo apprenait à ses compatriotes que&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/835150/politique/zimbabwe-robert-mugabe-sera-finalement-enterre-dans-son-village-natal/">Robert Gabriel Mugabe,</a>&nbsp;président du Zimbabwe pendant trente-sept ans, était assigné à résidence.</p>



<p>Les forces de défense zimbabwéennes s’occuperont des « criminels » qui entourent le président et sont responsables des « problèmes socioéconomiques » rencontrés alors par le pays.</p>



<p>Bien sûr, ce n’est pas un coup d’État, assure Sibusiso Moyo, nommé par la suite ministre des Affaires étrangères. Et sur ce point, l’officier a su se montrer convaincant auprès du président sud-africain Jacob Zuma, comme de son homologue guinéen, le pourtant sceptique Alpha Condé, alors président de l’Union africaine (UA).<a href="https://www.jeuneafrique.com/1081253/politique/zimbabwe-comment-emmerson-mnangagwa-et-son-clan-tiennent-le-pays/48031?utm_source=jeuneafrique.com&amp;utm_campaign=mea_tar_sur_ja_janvier_2020&amp;utm_medium=referral&amp;utm_content=articles_shortcode" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Read this article in english on</a></p>



<p>Au Zimbabwe, la population est bien plus occupée à suivre les pérégrinations de l’homme en devenir, Emmerson Dambudzo Mnangagwa, parti en exil une semaine plus tôt. Des récits circulent à travers le pays sur la bravoure avec laquelle ce dernier et son fils se sont faufilés au Mozambique, en coupant à travers la brousse pour éviter les traquenards éventuels, avant d’atterrir dans la banlieue nord de Johannesburg.</p>



<p>À Harare, les généraux et les « faiseurs d’images » organisent une manifestation qui attire des dizaines de milliers de personnes dans les rues de la capitale pour célébrer le renversement de Mugabe.</p>



<h4>Rock star en échec</h4>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://www.jeuneafrique.com/medias/2017/11/24/17803hr_.jpg" alt="Emmerson Mnangagwa et sa femme, Auxilia, lors de son investiture, à Harare, le 24 novembre." class="wp-image-496562"/></figure>



<p>Quelques jours plus tard, Emmerson Mnangagwa, rentré au pays telle une rock star, promet « des emplois, des emplois, des emplois » à la population et « un Zimbabwe ouvert au business » aux investisseurs étrangers.</p>



<p>S’appuyant sur son passé de secrétaire personnel de Mugabe, Mnangagwa s’était habilement positionné comme l’héritier du chef pour mieux marginaliser ses rivaux. Jusqu’à l’apparition de son concurrent le plus sérieux, Grace, l’épouse de Robert Mugabe.</p>



<p>Le coup de novembre 2017 a emporté à la fois l’ancien président et sa femme, laissant tout l’espace nécessaire à Emmerson Mnangagwa pour qu’il lance son projet&nbsp;: remettre l’économie du Zimbabwe en marche et réunifier le parti au pouvoir pour une nouvelle décennie de succès.</p>



<p>Un an plus tard, le constat d’échec est évident. L’économie s’est encore affaiblie en raison de la corruption et du favoritisme, auxquels se sont ajoutés les effets de la sécheresse qui a frappé l’ensemble de la sous-région fin 2018. Au sein de l’Union nationale africaine du Zimbabwe (ZANU-PF), les rivalités sont toujours plus exacerbées, alors que l’armée ne semble plus faire confiance au chef de l’État.</p>



<p>Certains citoyens ont cru aux promesses d’élections libres, les chancelleries étrangères ont pensé un moment lever les sanctions internationales qui pesaient sur le pays et les entreprises avaient commencé à montrer des volontés d’investir.</p>



<h4>Intrigues et rumeurs de putsch</h4>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://www.jeuneafrique.com/medias/2020/11/27/sipa_ap22513350_000010-scaled.jpg" alt="Un agent de change dans une rue d'Aharare, le 22 octobre 2020." class="wp-image-1081974"/></figure>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LE DOLLAR LOCAL, À PEINE RELANCÉ, S’EST FRACASSÉ CONTRE SON HOMOLOGUE AMÉRICAIN</p></blockquote>



<p>Trois ans plus tard pourtant, le nouveau régime semble à bout de souffle. La distribution d’eau potable et d’électricité reste toujours aussi sporadique dans la capitale, l’inflation dépasse les 750 % et le dollar local, à peine relancé, s’est fracassé contre son homologue américain.</p>



<p>L’équipe qui a porté Mnangagwa au pouvoir n’hésite plus à afficher ses regrets. Les intrigues et les rumeurs de putsch flottent continuellement dans l’air. Pour toute réponse, Emmerson Mnangagwa et son clan familial se serrent toujours plus les coudes. La loyauté, plus encore que les liens du sang, reste le critère déterminant à l’intérieur du premier cercle.</p>



<p>L’ancien ministre pour l’Éducation supérieure, Godfrey Gandawa, s’inquiète de la direction empruntée ces dernières années par le pays : « La ZANU-PF a fait des forces de sécurité une milice à son service. » Tous les leviers sécuritaires ont en effet été placés sous le contrôle direct de la présidence. Ce qui n’empêche pourtant pas les saboteurs de continuer à causer d’importants dégâts.</p>



<p>Pour Godfrey Gandawa, le président Mnangagwa a même été plus loin : « La justice du Zimbabwe, y compris au niveau de la Cour suprême et de la Cour constitutionnelle, est aujourd’hui sous la coupe de l’exécutif. Les gens sont arrêtés pour avoir insulté le président même si cela est manifestement contraire à la Constitution. »</p>



<p>À mesure que le président centralisait les pouvoirs, l’opposition se cherchait d’autres protecteurs, notamment auprès du premier vice-président, le général Constantino Chiwenga. Le Zimbabwe est aujourd’hui dirigé par deux hommes, le plus souvent en désaccord.</p>



<p>Emmerson Mnangagwa a doublé les effectifs du personnel de sécurité, pendant que l’ancien chef d’état-major de l’armée conservait des liens forts au sein de l’appareil militaire. Personne ne sait comment leurs troupes se comporteront si la tension montait entre les deux hommes, au moment même où le pays connaît la pire crise économique de son histoire.</p>



<p>Le général Chiwenga a déjà été accusé – à huis clos – de comploter contre la présidence. L’accord originel passé entre les deux hommes, qui prévoyait qu’après un seul mandat, Emmerson Mnangagwa passerait le relai à son cadet de dix ans, a donc volé en éclats.</p>



<p>Le camp présidentiel a même contrecarré le plan établi par les acolytes de Chiwenga pour renverser le chef de l’État en janvier. Ce qui expliquerait, selon plusieurs hauts fonctionnaires, l’enthousiasme avec lequel ce dernier a confiné le pays en réponse&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/912032/societe/chronique-le-coronavirus-une-punition-divine-contre-les-occidentaux-selon-une-ministre-zimbabweenne/">à la pandémie du coronavirus.</a></p>



<h4>Divisions au sein du bureau politique</h4>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://www.jeuneafrique.com/medias/2020/11/27/sipa_ap22487736_000006-scaled.jpg" alt="Un graffiti crtitiquant le ZANU-PF, à Harare en juin 2020." class="wp-image-1081977"/></figure>



<p>L’armée et ses principaux officiers se montrent de plus en plus critiques envers les manigances des cadres de la ZANU-PF, dont la plupart soutiennent l’actuel président.</p>



<p>Des divisions sont apparues publiquement lors d’une réunion du bureau politique du parti en juillet, quand le directeur de la Central Intelligence Organization (CIO), Isaac Moyo, a remis un rapport affirmant que deux membres du comité central stockaient des affiches et des pancartes appelant à renverser Mnangagwa en faveur de Chiwenga.</p>



<p>Selon le chef des services secrets, les comploteurs avaient prévu d’utiliser leur matériel lors d’une manifestation nationale organisée par l’opposition le 31 juillet pour couvrir l’opération, justement.</p>



<p>Quelques semaines plus tôt, plusieurs officiels de haut rang de la CIO avaient pourtant tenu une étrange conférence de presse dans laquelle ils niaient avoir découvert les éléments d’un possible coup d’État contre Mnangagwa.</p>



<p>Deux choses sont claires depuis cette révélation : Emmerson Mnangagwa tient bien en main l’armée et l’appareil de sécurité, et il compte se présenter à un deuxième mandat en 2023.</p>



<p>Toute tentative de l’évincer en capitalisant sur les fractures au sein du camp présidentiel nécessitera auparavant une forme de consentement de la part de Constantino Chiwenga et de Sibusiso Moyo.</p>



<h4>Contrats opaques</h4>



<p>Les actions de lobbying menées, au lendemain du coup d’État de novembre 2017, par Sibusiso Moyo, le ministre des Affaires étrangères, et son ami, l’entrepreneur Edwin Manikai, ont rapidement porté leurs fruits. Rory Stewart, le ministre britannique chargé du continent à cette époque, a vite sauté dans un avion pour rejoindre le Zimbabwe afin d’évoquer la nouvelle ère qui s’ouvrait alors dans les relations entre Harare et Londres.</p>



<p>En moins d’un an, les ministres ont annoncé qu’un peu plus de 15 milliards de dollars d’investissement avaient été promis. Deux opérateurs étrangers incontournables au Zimbabwe, Gemcorp, basé à Londres, et Afreximbank, installé au Caire, ont fourni d’importantes lignes de crédit, garanties semble-t-il par les exportations de minerais à venir.</p>



<p>Mais le gouvernement a par la suite eu des difficultés à élargir sa base de soutiens. Malgré un nombre certain d’accords signés, peu de choses ont bougé sur le terrain. La plupart de ces contrats de plusieurs milliards de dollars chacun brillaient par leur opacité.</p>



<p>Basée à Chypre, l’entreprise russe Vi Holding et son partenaire zimbabwéen, Great Dyke Invesments (GDI), ont vu le jour grâce à la promesse de pouvoir exploiter l’or et le platine, mais ils n’ont jamais réussi à trouver les 2 milliards de dollars nécessaires pour démarrer les opérations.</p>



<p>Les banquiers ont estimé que le Zimbabwe ne serait pas en mesure de rassembler un tel capital tant que les représentants américains à la Banque mondiale et au FMI s’opposeraient à tout financement ou garantie destinés à des entités jugées très proches du gouvernement Mnangagwa.</p>



<h5>Relations exécrables avec les partenaires économiques</h5>



<p>La promesse d’ouvrir les portes aux compagnies étrangères s’est révélée avoir surtout pour but de séduire les électeurs avant la présidentielle de juillet 2018. Quand la Commission électorale a annoncé une courte victoire de Mnangagwa – alors que les manifestations organisées par l’opposition pour dénoncer la fraude électorale se soldaient par la mort de six personnes –, toute trace de bonne volonté avait disparu dans le camp présidentiel.</p>



<p>Emmerson Mnangagwa a alors nommé Mthuli Ncube, l’ancien vice-président de la Banque africaine de développement (BAD), et lui a demandé de rouvrir, en tant que ministre des Finances, les négociations avec la Banque mondiale. Mais ce dernier avait les mains liées puisque le marché de changes comme l’ensemble de la politique monétaire sont sous le contrôle de l’appareil politique. Le mantra gouvernemental – le Zimbabwe est ouvert au monde des affaires – a alors sonné comme une coquille vide.</p>



<p>Les relations avec les trois principaux partenaires économiques du pays, l’Afrique du Sud, la Chine et la Russie, sont exécrables. À Pretoria,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/765049/politique/afrique-du-sud-cyril-ramaphosa-le-cameleon/">le président Cyril Ramaphosa</a>&nbsp;se plaint de la mauvaise gestion de l’exode continu des Zimbabwéens vers le Sud, à travers le Limpopo.</p>



<p>Moscou n’arrive pas à lever les fonds nécessaires à ses investissements miniers et si Pékin dispose bien des ressources financières nécessaires pour aider le gouvernement zimbabwéen, il refuse de lui signer un chèque en blanc.</p>



<h4>Attaques contre l’opposition et la presse</h4>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://www.jeuneafrique.com/medias/2020/11/27/sipa_ap22493223_000002-scaled.jpg" alt="Une manifestations dénonçant les atteintes aux droits humains, à Harare en septembre 2020." class="wp-image-1081981"/></figure>



<p>Depuis janvier, Emmerson Mnangagwa et son équipe ont également intensifié leurs attaques contre l’opposition, la société civile, les journalistes et tous les présumés dissidents. Cette campagne a démarré au moment où le haut commandement militaire établissait un plan pour se débarrasser de Mnangagwa et le remplacer par une «&nbsp;Autorité nationale de transition&nbsp;», soutenue par l’armée, en collaboration avec l’opposition, la société civile et la haute administration.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LE MARTEAU DE LA RÉPRESSION VA CONTINUER DE S’ABATTRE</p></blockquote>



<p>Pendant que les forces de sécurité kidnappent, incarcèrent et torturent les opposants, d’autres agences de l’État creusent les divisions dans les rangs de l’opposition. « Le marteau de la répression va continuer de s’abattre, promet Victor Matemadanda, le vice-ministre de la Défense. Ceux qui veulent vendre le pays doivent faire attention. Ce pays a des pouvoirs particuliers. Il peut vous faire disparaître sans l’aide de personne. Ce pays a des pouvoirs mystérieux. Ce pays est un mystère. On ne peut juste pas faire ce que l’on veut. »</p>



<p>De son côté, le secteur privé local est entre les mains de deux hommes : <a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/872630/politique/guillaume-soro-mostafa-terrab-joseph-kabila-ces-africains-qui-vont-faire-2020/">Kudakwashe Tagwirei, adventiste du 7ème jour</a> au carnet d’adresses politiques volumineux et qui possède des intérêts dans un grand nombre d’entreprises, et Strive Masiyiwa, en exil entre Londres et l’Afrique du Sud, d’où il préside aux destinées d’Econet et d’Ecocash, les principaux opérateurs de télécoms et de transfert d’argent du Zimbabwe.</p>



<p>Les efforts du gouvernement pour favoriser l’empire industriel de Masiyiwa atteignent ces derniers temps de nouveaux sommets. En juin, après la chute du dollar local, l’état-major des opérations interarmées a ordonné la suspension de la Bourse ainsi que de toutes les transactions numériques supérieures à 50 dollars par jour. Econet a ainsi vu la valeur de ses opérations baisser de moitié au Zimbabwe.</p>



<p>L’opérateur doit également faire face aux nouveaux services numériques proposés pour moitié prix par la Banque commerciale du Zimbabwe, avec le soutien de l’État. Enfin, les ministres ont accusé Econet, et donc son patron, de blanchiment d’argent et de commerce illégal de devises, même si la compagnie a depuis démontré qu’elle respectait bien tous les protocoles financiers établis avec le gouverneur de la Banque centrale.</p>



<h4>Tagwirei étend ses positions</h4>



<p>Beaucoup, au sein de l’opérateur, craignent que certains politiciens de la ZANU-PF fassent équipe avec Kudakwashe Tagwirei pour se partager le groupe de Masiyiwa. À mesure que l’État intensifie ses actions contre Econet, Tagwirei étend ses positions, se diversifie dans les énergies, la construction, le transport, les produits pharmaceutiques et la santé.</p>



<p>Lewis Matutu, ancien vice-secrétaire de la ZANU-PF, a accusé Tagwirei de monopoliser la vente de carburants, d’intrants agricoles ainsi que l’agent liquide transitant sur le marché parallèle. Sa société, Landela Mining, a mis la main sur plusieurs mines d’or, certaines détenues par l’État zimbabwéen, d’autres par l’homme d’affaires sud-africain Mzi Khumalo. Autant de dossiers troubles qui justifient que Kudakwashe Tagwirei soit aujourd’hui accusé de corruption et placé sous sanction américaine.</p>



<hr class="wp-block-separator"/>



<h4>L’équipe Mnangagwa</h4>



<p>Le groupe de dirigeants de la ZANU-PF qui soutient Emmerson Mnangagwa à la tête du pays a éclaté à cause des rivalités et de la paranoïa qui entourent la famille du président.</p>



<p>La première dame, Auxilia Mnangagwa, et ses fils, Collins et Sean, sont ciblés par plusieurs journalistes pour leurs liens avec des affaires de corruption, la plupart des informations les concernant ayant fuité via des agents de la Central Intelligence Organisation (CIO).</p>



<p>Les principaux soutiens du président, lors son accession au pouvoir, étaient le premier vice-président, le général Constantino Chiwenga, le ministre des Affaires étrangères, le général Sibusiso Moyo, le vice-ministre de la Défense, Victor Matemadanda, le directeur de la CIO, Isaac Moyo, le ministre de la Sécurité de l’État, Owen Ncube, et le conseiller à la présidence et leader des anciens combattants, Chris Mutsvangwa.</p>



<p>Trois ans plus tard, seuls Matemadanda, Isaac Moyo et Ncube gravitent toujours dans le premier cercle des intimes. Au niveau opérationnel, le vice-directeur de la CIO, Walter Tapfumaneyi, s’occupe de la sécurité d’Emmerson Mnangagwa, et organise diverses opérations d’infiltration dans l’opposition. Le général Philip Sibanda, commandant en chef des forces militaires du Zimbabwe, est également un allié clé du président.</p>



<hr class="wp-block-separator"/>



<h4>L’équipe Chiwenga</h4>



<p>Il n’existe pas de faction Chiwenga à proprement parler, mais ce dernier compte suffisamment de soutiens pour figurer comme un candidat sérieux à la succession du chef de l’État.</p>



<p>En janvier, le putsch organisé par les mécontents de la ZANU-PF et les militaires a échoué, en partie à cause de l’état de santé de Chiwenga. La mort de son allié, le général et ministre de l’Agriculture, Perence Shiri, en juillet, a encore affaibli sa cause et la rumeur tenace qui veut que Shiri a été empoisonné, renforce l’idée d’une main mise d’Emmerson Mnangagwa sur le parti.</p>



<p>Deux officiers supérieurs, le major-général Anselem Sanyatwe et le lieutenant-colonel Samson Murombo, sont perçus comme proches des groupes de soutien de Chiwanga dans l’armée.</p>



<p>Le premier vice-président compte également parmi ses alliés l’ancien ministre de l’Énergie, Fortune Chasi, l’ex-membre du bureau politique de la ZANU-PF, Cleveria Chizema, ou encore Saviour Kasukwere, débarqué du ministère de l’Environnement et autrefois supporter de Grace Mugabe, aujourd’hui en exil en Afrique du Sud.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/zimbabwe-comment-emmerson-mnangagwa-et-son-clan-tiennent-le-pays/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
		<item>
		<title>Un tribunal zimbabwéen libère un journaliste accusé d&#8217;entrave à la justice</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/un-tribunal-zimbabween-libere-un-journaliste-accuse-dentrave-a-la-justice/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/un-tribunal-zimbabween-libere-un-journaliste-accuse-dentrave-a-la-justice/#respond</comments>
				<pubDate>Fri, 20 Nov 2020 16:31:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique Australe]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Zimbabwe]]></category>
		<category><![CDATA[Hopewelle chin ono]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=20152</guid>
				<description><![CDATA[Le journaliste zimbabwéen et critique gouvernemental Hopewell Chin&#8217;ono a été libéré sous caution vendredi après avoir été arrêté il y a deux semaines pour obstruction à la justice. L&#8217;arrestation de Chin&#8217;ono et celle de dizaines d&#8217;activistes au cours des quatre derniers mois ont conduit à des accusations selon lesquelles le gouvernement du président Emmerson Mnangagwa...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/1562-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-20153" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/1562-1024x768.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/1562-300x225.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/1562-768x576.jpg 768w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/1562.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption><strong>Hopewell Chin&rsquo;ono</strong></figcaption></figure>



<p><strong>Le journaliste zimbabwéen et critique gouvernemental Hopewell Chin&rsquo;ono a été libéré sous caution vendredi après avoir été arrêté il y a deux semaines pour obstruction à la justice.</strong></p>



<p>L&rsquo;arrestation de Chin&rsquo;ono et celle de dizaines d&rsquo;activistes au cours des quatre derniers mois ont conduit à des accusations selon lesquelles le gouvernement du président Emmerson Mnangagwa persécutait les opposants, une accusation que les autorités nient.</p>



<p>Chin&rsquo;ono, qui a critiqué le gouvernement sur les réseaux sociaux, a été arrêté pour la première fois en juillet pour incitation à de violentes manifestations antigouvernementales.</p>



<p>Il nie les accusations distinctes et dit que le gouvernement le persécute pour avoir dénoncé la corruption.</p>



<p>Le juge de la Haute Cour Tawanda Chitapi a conclu vendredi qu&rsquo;un tribunal inférieur avait commis une erreur en refusant la libération sous caution de Chin&rsquo;ono, mais a déclaré que le journaliste ne devrait pas utiliser son compte Twitter pour publier des messages qui entravaient la justice.</p>



<p><strong>Source: Reuters Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/un-tribunal-zimbabween-libere-un-journaliste-accuse-dentrave-a-la-justice/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
	</channel>
</rss>
