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	<title>Guinée équatoriale &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>Guinée équatoriale &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Cameroun: 25 personnes condamnées pour tentative d&#8217;assassinat sur le président de Guinée équatoriale en 2017</title>
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				<pubDate>Sat, 19 Mar 2022 20:18:16 +0000</pubDate>
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<p><strong>C&rsquo;est une affaire qui remonte à décembre 2017. Des personnes arrêtées au Cameroun avaient été accusées de tentative d&rsquo;assassinat contre le président de la Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguéma. On a appris hier, vendredi 18 mars, que le Tribunal militaire de Yaoundé avait rendu son jugement en début de semaine, après quatre années de procédure. Des peines allant de 30 ans à 35 ans de prison ferme ont été prononcées, les avocats font appel.</strong></p>



<p>Le Tribunal militaire de Yaoundé a rendu son jugement lundi 14 mars,&nbsp;en audience foraine à Ebolowa où avaient&nbsp;été transférés en 2020 les détenus. Ainsi, 25 personnes, âgées de 24 à 59 ans, de nationalités centrafricaine, tchadienne, équato-guinéenne et camerounaise, ont été condamnées à des peines allant de 30 ans à 35 ans de prison ferme pour des faits de «&nbsp;conspiration d&rsquo;assassinat du président équato-guinéen&nbsp;», «&nbsp;d&rsquo;importation d&rsquo;armes&nbsp;», «&nbsp;d&rsquo;hostilité contre la patrie&nbsp;»&nbsp;et «&nbsp;d&rsquo;immigration clandestine&nbsp;».</p>



<p>Les condamnés avaient été arrêtés en décembre 2017 à Yaoundé, Douala et Kye-Ossi (dans le sud du Cameroun) et ont été poursuivis pour les infractions à l&rsquo;époque qualifiées de tentative d&rsquo;assassinat du président équato-guinéen.</p>



<p>Maître Emmanuel Simh, l&rsquo;un des deux avocats des condamnés, explique pourquoi lui et son confrère ont décidé de faire appel de cette décision, au micro d&rsquo;<strong>Amélie Tulet</strong>, de la rédaction Afrique.</p>



<p>«&nbsp;<em>On ne comprendrait pas qu’on puisse condamner pour conspiration des personnes qui ne se sont pas connues avant, et qui pour la plupart se sont rencontrées dans la prison de Yaoundé.</em></p>



<p><em>Les armes saisies n’ont été saisies sur aucune de ces personnes et nous ne voyons pas non plus comment des Tchadiens ou des Camerounais ou des Centrafricains peuvent être poursuivis pour hostilité contre la Guinée équatoriale conformément au code pénal camerounais qui parle d&rsquo;hostilité&nbsp;contre la patrie lorsqu’un national prend les armes contre son propre pays.</em></p>



<p><em>Les considérations, qui peuvent être politiques nous échappent, nous nous contenterons comme avocats de plaider ce dossier sur le plan purement juridique et espérons le moment venu obtenir l’acquittement des personnes dont nous avons la charge.</em>&nbsp;<em>»</em></p>



<p>Dans le <a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20190607-tchad-11-tchadiens-condamnes-une-tentative-coup-etat-guinee-equatoriale"><strong>volet tchadien de ce dossier,</strong></a> onze ressortissants tchadiens ont été condamnés en juin 2016 à vingt ans de prison.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucé</strong>e</p>
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		<title>En Guinée équatoriale, Ciudad de la Paz, luxueuse capitale inaboutie et déserte</title>
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				<pubDate>Mon, 17 Jan 2022 19:06:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Comme une oasis au cœur du désert, Ciudad de la Paz tranche avec la forêt équatoriale environnante. Au milieu d’une nature luxuriante, la ville, dont la construction à partir de rien a commencé il y a une dizaine d’années, n’est que larges avenues goudronnées, villas de luxe et hôtels magnifiques. Mais tous ces bâtiments haut de...]]></description>
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<p><strong>Comme une oasis au cœur du désert, Ciudad de la Paz tranche avec la forêt équatoriale environnante. Au milieu d’une nature luxuriante, la ville, dont la construction à partir de rien a commencé il y a une dizaine d’années, n’est que larges avenues goudronnées, villas de luxe et hôtels magnifiques. Mais tous ces bâtiments haut de gamme sont presque entièrement vides, rapporte le quotidien américain </strong><em><strong>The Wall Street Journal,</strong></em><strong> dans </strong><a rel="noreferrer noopener" href="https://www.wsj.com/articles/want-to-get-away-from-it-all-try-this-luxury-ghost-town-in-africa-11641140955?page=1" target="_blank"><strong>une visite déconnectée et solitaire</strong></a><strong> de ce qui devait être la nouvelle capitale de la </strong><a rel="noreferrer noopener" href="https://www.lemonde.fr/guinee-equatoriale/" target="_blank"><strong>Guinée équatoriale</strong></a><strong>, selon la volonté de son président, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo.</strong></p>



<p><em>«&nbsp;De larges boulevards et une route périphérique de 35&nbsp;kilomètres, sans voiture. Des chantiers sans construction. Des immeubles sans propriétaire. Des centres commerciaux sans magasins et des cinémas sans films.&nbsp;»</em>&nbsp;Voilà ce que rapporte le journaliste Michael M.&nbsp;Phillips de cette ville inaboutie, anciennement baptisée «&nbsp;Oyala&nbsp;».&nbsp;<em>«&nbsp;Ce qui a commencé par un projet visionnaire ou vaniteux, ou les deux, s’est embourbé, laissant là un éléphant blanc dans la forêt d’Afrique centrale&nbsp;»</em>, écrit-il encore.</p>



<p>Le <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/11/25/guinee-equatoriale-le-president-obiang-candidat-naturel-du-parti-au-pouvoir-en-2023_6103546_3212.html">président Obiang</a>, à la tête du pays depuis la chute de son oncle, Francisco Nguema, en 1979, a survécu à un coup d’Etat en 2004 et a, depuis, décidé que le gouvernement devait être mieux protégé des attaques venant de la mer. <em>« Nous avons besoin d’un endroit sûr pour mon gouvernement et les prochains »</em>, avait ainsi dit M. Obiang à la BBC en 2012.</p>



<p>Les ressources pétrolières et gazières offshore, mises au jour en&nbsp;1996 dans le golfe de Guinée, ont permis aux rêves de démesure du président équato-guinéen de devenir (presque) réalité. Avant Ciudad de la&nbsp;Paz, M.&nbsp;Obiang avait déjà fait construire une très fidèle réplique de la basilique Saint-Pierre au Vatican, dans sa ville natale Mongomo.</p>



<h2>De lourdes accusations de corruption</h2>



<p>La fortune du chef d’Etat, âgé de 79&nbsp;ans, interroge depuis longtemps, rappelle le&nbsp;<em>Wall Street Journal</em>. En&nbsp;2013, la justice américaine avait accusé son fils, par ailleurs vice-président, d’avoir accumulé une fortune de quelque 300&nbsp;millions de dollars (260&nbsp;millions d’euros) grâce à la corruption. Selon ce dossier, ce dernier avait, entre autres dépenses, acheté huit voitures de course Ferrari, sept Rolls-Royces, cinq Bentleys et une maison à Malibu d’une valeur de 30&nbsp;millions de dollars.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>🇬🇶😯Saviez-vous que la Guinée Équatoriale se construit une nouvelle capitale en plaine forêt Équatoriale? Oyala off… https://t.co/nVzr7RTeyB— benjimk (@Benjamin Umba)</p></blockquote>



<p>Un accord a été signé en&nbsp;2014, le département de la justice saisissant les revenus issus de la vente de sa maison, une Ferrari et une collection de statues à l’effigie de Michael Jackson. En septembre&nbsp;2021, près de 27&nbsp;millions de dollars saisis ont été utilisés pour fournir à la Guinée équatoriale des vaccins contre le Covid-19.</p>



<p>En attendant, une chose est sûre : les rares habitants de Ciudad de la Paz n’ont pas de difficulté à respecter une distance sanitaire suffisante, tant ils sont peu nombreux, noyés dans l’immensité d’une ville à l’arrêt. Depuis une chute des prix du pétrole en 2014, les chantiers ont été stoppés. Le palais présidentiel n’a jamais été achevé non plus. Mais des caméras de surveillance continuent de scruter les angles de chaque rue vide, rapporte le <em>Wall Street Journal</em>, <em>« sans qu’on sache si quelqu’un regarde les images »</em>.</p>



<p>L’université afro-américaine d’Afrique centrale est l’une des rares institutions en fonctionnement à Ciudad de la&nbsp;Paz. Des dirigeants disent espérer attirer 500&nbsp;étudiants cette année, dans une structure faite pour accueillir quelque 5&nbsp;000&nbsp;étudiants. Mais l’université est déjà l’objet de controverses alors que le recteur, D<sup>r</sup>&nbsp;Said Irandoust, a accusé le régime de nommer des professeurs par affinités politiques ou familiales. Le mois dernier, le ministre de l’éducation l’a estimé&nbsp;<em>«&nbsp;autoritaire&nbsp;»</em>&nbsp;et&nbsp;<em>«&nbsp;arrogant&nbsp;»</em>, puis l’a remercié.</p>



<h2>Un hôtel vide, «&nbsp;opportunité&nbsp;» de formation</h2>



<p>A l’image de l’université, 2&nbsp;000 personnes résideraient à Ciudad de la&nbsp;Paz, une ville pensée pour accueillir cent fois plus d’habitants. Parmi eux, environ 400 travaillent au Grand Hôtel Djibloho, dont 15 à 20 des 452 chambres sont occupées chaque jour en moyenne. Certains jours, il n’y a même aucun client.</p>



<p>Mais&nbsp;<em>«&nbsp;pour maintenir le moral des équipes,&nbsp;</em>[le directeur de l’hôtel]<em>&nbsp;leur demande d’imaginer travailler dans un hôtel de Madrid, New York ou n’importe quelle autre grande ville&nbsp;»</em>, dit le reporter. Il affirme même considérer l’établissement vide comme une opportunité de former les jeunes Africains à l’hospitalité de luxe.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>Ciudad de la Paz (Peace City), the new capital of Equatorial Guinea still under construction https://t.co/W6nTm1YD4A— Windancer2706 (@Windancer2706)</p></blockquote>



<p>Ainsi, le buffet du petit déjeuner est empli de pâtisseries et fruits frais tous les jours. Les greens du golf sont tondus. Les chambres, même la suite présidentielle que M. Obiang n’a jamais occupée, sont nettoyées chaque jour. <em>« On est au milieu de la jungle, </em>explique le directeur de l’hôtel.<em> Si on n’entretient pas, la forêt entrera dans l’hôtel. »</em></p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne:Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Bien mal acquis : 26 millions de dollars rendus par Teodorín Obiang convertis en vaccins</title>
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				<pubDate>Tue, 21 Sep 2021 17:06:47 +0000</pubDate>
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<p><strong>Les biens confisqués par les États-Unis au vice-président Teodoro Nguema Obiang Mangue seront rendus aux Équato-Guinéens. Sous forme de médicaments et de doses de vaccins anti-covid.</strong></p>



<p>Aux confiscations internationales de biens jugés « mal acquis » à des caciques de régimes approximativement démocratiques, l’opinion africaine applaudit majoritairement, comme par réflexe. Mais rapidement se pose la question du retour des fortunes gelées aux pays lésés. Il y a loin de la coupe de la saisie occidentale aux lèvres du recouvrement populaire africain… Le cas de la Guinée équatoriale – singulièrement celui de <a href="https://www.jeuneafrique.com/1207331/politique/teodoro-nguema-obiang-mangue-sous-le-coup-de-sanctions-britanniques-pour-corruption/">son vice-président </a>– cristallise les affaires dites des « biens mal acquis », tant le « fils de » s’est vu confisquer de « jouets » au niveau international : hôtels particuliers, voitures de course ou encore montres de luxe.</p>



<p>En juillet dernier, la&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1209914/politique/teodorin-obiang-condamne-vers-une-rupture-entre-malabo-et-paris/">Cour française de cassation confirmait la condamnation de Teodoro Nguema Obiang Mangue</a>&nbsp;à trois ans de prison avec sursis et 30 millions d’euros d’amende, pour « blanchiment d’abus de biens sociaux », « blanchiment de détournement de fonds publics » et « blanchiment d’abus de confiance », le tout en rapport avec des détournements présumés de fonds publics d’environ 150 millions d’euros, soit près de 100 milliards de francs CFA. En 2019, le vice-président avait dû renoncer à 25 voitures de luxe pour mettre fin à des poursuites en Suisse…</p>



<h4>Que faire du butin ?</h4>



<p>Aux États-Unis, pays de l’ultra-judiciarisation tout autant que des arrangements judiciaires à l’amiable, «&nbsp;Teodorín&nbsp;» n’a pu mettre fin à des poursuites pour corruption, en 2014, qu’en renonçant à quelque 26 millions de dollars. Que faire de cette somme, lorsqu’on sait que le paternel du «&nbsp;mal acquérant&nbsp;», le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, détient le record de longévité au pouvoir en Afrique : 42 ans. Bien qu’un proverbe africain dise que « si tu n’as pas la force de ton voleur, aide-le à porter le butin », le gouvernement de la Guinée équatoriale n’est censément pas le partenaire indiqué pour rendre les sommes à un peuple dont une partie vit sous le seuil de pauvreté…</p>



<p>Pour ne pas être accusé de spoliation, le gouvernement américain a donc annoncé, le 20 septembre, que l’argent provenant de la liquidation des biens de Teodorín sera converti en médicaments – pour 6,35 millions de dollars, via l’ONG Medical Care Development International– et en <a href="https://www.jeuneafrique.com/1212260/societe/covid-19-il-faudra-deux-ans-pour-que-lafrique-produise-ses-vaccins/">vaccins contre le coronavirus</a> – pour 19,25 millions de dollars, via l’ONU. Pas moins de 600 000 Équato-guinéens pourraient bénéficier de ces deux opérations.</p>



<p>Parmi les objets cédés par le vice-président en échange de sa relaxe, figuraient une villa californienne, une Ferrari, mais aussi une collection consacrée à Michael Jackson. Si Teodorín a pu conserver les gants blancs incrustés de cristaux du « roi de la pop », il a dû se séparer d’un blouson dédicacé et de six statues grandeur nature du chanteur. Il n’est, pour autant, pas tout à fait fauché.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>« Nous n’avons presque rien reçu depuis trois ans » : la Guinée équatoriale confrontée à une pénurie de médicaments</title>
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				<pubDate>Fri, 06 Aug 2021 11:41:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Quatre pharmacies et toujours rien&nbsp;: Santos Bimbile patiente une énième fois dans la file d’attente d’une officine de Malabo pour trouver le remède qui pourra soulager le mal de ventre de sa belle-sœur.&nbsp;</strong><em><strong>«&nbsp;C’est très difficile de mettre la main sur certains médicaments, surtout à un prix abordable&nbsp;»</strong></em><strong>, se lamente-t-il. En&nbsp;</strong><a href="https://www.lemonde.fr/guinee-equatoriale/"><strong>Guinée équatoriale</strong></a><strong>, petit pays pétrolier d’Afrique centrale, les 1,4&nbsp;million d’habitants font face à une pénurie de médicaments.</strong></p>



<p><em>«&nbsp;Nous n’avons presque rien reçu depuis trois ans&nbsp;»</em>, a regretté fin juillet Francisco Ondo Nsue, directeur du Centre national du médicament (Centramed), un organisme gouvernemental chargé d’approvisionner hôpitaux et pharmacies en matériel médical et en médicaments. Une situation dramatique qui oblige Centramed à puiser dans des stocks qui s’amenuisent et qui affecte aussi bien le secteur public que celui du privé.</p>



<p>Fatima Nsang tient dans les bras son bébé de 6&nbsp;mois devant la pharmacie Los Angeles, l’une des plus réputées de Malabo. Il peine à respirer.&nbsp;<em>«&nbsp;Je suis à la recherche de médicaments, on m’en a prescrit sept à l’hôpital, mais je n’ai pu en trouver que deux&nbsp;»</em>, peste-t-elle. Ocheku, un Nigérian de 40&nbsp;ans, ressort dépité de l’officine, sans son antidouleur. Même constat amer pour Esther Ada, qui n’a pu trouver un produit pour soigner son diabète.</p>



<h4>Hausse des prix et contrefaçons</h4>



<p>Les étals de nombreuses pharmacies sont vides ou clairsemés à travers Malabo, a constaté un journaliste de l’AFP. Celle de Centramed a même fermé ses portes depuis plusieurs mois, faute d’un approvisionnement suffisant.&nbsp;<em>«&nbsp;Beaucoup de médicaments nous manquent ici&nbsp;»</em>, a confirmé à l’AFP, sous couvert d’anonymat, une responsable d’un établissement hospitalier de Malabo. Bata, la capitale économique, qui concentre quelque 800&nbsp;000&nbsp;habitants, est également touchée par cette pénurie.</p>



<p>En cause&nbsp;: le manque d’investissement du ministère de la santé dans l’achat de médicaments, selon le directeur de Centramed. Alors que le ministère dispose d’une allocation annuelle de l’Etat de quelque 2&nbsp;milliards de francs CFA (environ 3&nbsp;millions d’euros),&nbsp;<em>«&nbsp;seuls 3&nbsp;% ont été dépensés&nbsp;»</em>, pointe du doigt M.&nbsp;Ondo Nsue. Contacté par l’AFP, le ministère de la santé n’a pas souhaité répondre aux accusations.</p>



<p>Devant les difficultés d’approvisionnement, certaines pharmacies ont augmenté les prix.&nbsp;<em>«&nbsp;Le Frenadol&nbsp;</em>[un antigrippal]<em>&nbsp;coûte désormais 10&nbsp;000&nbsp;francs CFA&nbsp;</em>[environ 15&nbsp;euros],<em>&nbsp;contre 4&nbsp;000&nbsp;francs il y a quelques mois&nbsp;»</em>, déplore Ela Anguesomo en sortant d’une pharmacie. Autre sujet d’inquiétude pour les autorités&nbsp;: la prolifération de médicaments contrefaits, en provenance notamment du Cameroun voisin.&nbsp;<em>«&nbsp;Nous avons fait quelques saisies de médicaments provenant du Cameroun et du Nigeria et qui sont probablement faux&nbsp;»</em>, a indiqué, sous couvert d’anonymat, un douanier en poste à l’aéroport de Malabo.</p>



<h4>Près de 10&nbsp;000&nbsp;cas de Covid-19</h4>



<p>La crise du&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/l-afrique-face-au-covid-19/">Covid-19</a>&nbsp;a accentué les difficultés d’approvisionnement du pays. Depuis le début de la pandémie, la Guinée équatoriale a annoncé officiellement 8&nbsp;928&nbsp;cas de contaminations et 123&nbsp;décès. Des chiffres difficiles à confirmer de source indépendante dans un pays dirigé d’une main de fer depuis plus de quarante-deux ans par Teodoro Obiang Nguema, âgé de 79&nbsp;ans.</p>



<p>La vaccination contre le Covid-19 est obligatoire depuis fin juillet pour certaines professions comme les militaires, les personnels de santé ou les enseignants. La Guinée équatoriale a reçu en février 100&nbsp;000&nbsp;doses du vaccin chinois Sinopharm pour lancer sa campagne de vaccination. Deux autres livraisons ont été reçues par les autorités de Malabo en avril et en juin.</p>



<p>Mais le pays connaît depuis 2014 des difficultés économiques en raison de la chute des cours des hydrocarbures, dont il dépend à 90&nbsp;%.&nbsp;<em>«&nbsp;Si la Guinée équatoriale est considérée comme un pays au revenu moyen supérieur, son système de santé continue de connaître de nombreux problèmes qui touchent habituellement les pays à faibles revenus&nbsp;: personnel inadapté, longs délais d’attente, pénurie de médicaments et de matériel médical essentiels, diagnostics erronés fréquents&nbsp;»</em>, déplorait en&nbsp;2017 l’ONG Human Rights Watch.</p>



<p>En Guinée équatoriale, riche en gaz et pétrole, la grande majorité de la population vit sous le seuil de pauvreté. Selon la Banque mondiale, l’espérance de vie était de 59&nbsp;ans en&nbsp;2019.</p>



<p><strong>Source : Le Monde Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Dans la communauté des pays lusophones, la Guinée équatoriale sommée d&#8217;abolir la peine capitale</title>
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				<pubDate>Sat, 17 Jul 2021 17:39:10 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Abolition de la peine capitale]]></category>
		<category><![CDATA[Le sommet de la Communauté des pays de langue portugaise]]></category>

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				<description><![CDATA[Le sommet de la Communauté des pays de langue portugaise, dont la France est un membre observateur, se termine ce samedi dans la capitale angolaise. Dans les couloirs, une des questions épineuses reste la peine de mort qui n’a pas encore été abolie par la Guinée équatoriale. L&#8217;Angola prend aujourd’hui la présidence tournante de cette...]]></description>
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<p><strong>Le sommet de la Communauté des pays de langue portugaise, dont la France est un membre observateur, se termine ce samedi dans la capitale angolaise. Dans les couloirs, une des questions épineuses reste la peine de mort qui n’a pas encore été abolie par la Guinée équatoriale.</strong></p>



<p>L&rsquo;Angola prend aujourd’hui la présidence tournante de cette organisation lusophone, composée de 9 États-membres, dont la Guinée équatoriale qui y a adhéré en 2014. Les chefs d’États et de gouvernements des pays membres se réunissent aujourd’hui et la question de la peine de mort reste pourtant en suspens puisque Malabo ne l&rsquo;a pas encore abolie.</p>



<p>C’est en effet une promesse pas encore tenue et les pays lusophones mettent la pression. La Guinée équatoriale avait pourtant promis d’en finir avec la peine de mort quand elle a intégré l&rsquo;organisation. C’était même une condition pour son adhésion. Mais pour l’instant il n’y a qu’un moratoire. Le président portugais, Marcelo Rebelo de Sousa, exige le respect des engagements et des valeurs de la communauté. «&nbsp;<em>Nous sommes très déterminés pour convaincre qu’il est nécessaire que les autres pays frères comprennent &nbsp;l&rsquo;importance de ces principes et finissent par les appliquer.</em>&nbsp;»</p>



<p>En réponse, le ministre équato-guinéen des Affaires étrangères, Simeón Esono, promet que la peine de mort sera bientôt abolie. «&nbsp;<em>C&rsquo;est un processus irréversible. Le pays s&rsquo;est engagé dans ce processus et l&rsquo;honorera, mais en Guinée équatoriale la peine de mort n’est pas appliquée dans les faits, personne n&rsquo;est tué.</em>&nbsp;»</p>



<p>Cette question reste délicate aujourd’hui. En 2018, la Guinée équatoriale voulait se porter candidate à la présidence tournante. Elle ne peut le faire tant que la peine de mort n’est pas abolie à Malabo.</p>



<p><strong>Source : RFI Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>L&#8217;enfer vivant des prisonniers disparus de Guinée équatoriale et de leurs familles</title>
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				<pubDate>Sat, 03 Jul 2021 13:00:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique Centrale]]></category>
		<category><![CDATA[Guinée équatoriale]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[droit de l homme]]></category>
		<category><![CDATA[Obiang Nguema]]></category>
		<category><![CDATA[Prisonniers disparus]]></category>

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				<description><![CDATA[En Guinée équatoriale, des centaines de personnes se retrouvent derrière les barreaux pendant des années sans pouvoir recevoir la visite de proches ou de professionnels du droit. Ces oubliés, pour la plupart incarcérés à l&#8217;issue de procès truffés d&#8217;irrégularités, se trouvent dans des prisons infâmes dans le monde, comme Black Beach, Bata ou Bioko. Depuis qu&#8217;ils...]]></description>
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<p><strong>En Guinée équatoriale, des centaines de personnes se retrouvent derrière les barreaux pendant des années sans pouvoir recevoir la visite de proches ou de professionnels du droit. Ces oubliés, pour la plupart incarcérés à l&rsquo;issue de procès truffés d&rsquo;irrégularités, se trouvent dans des prisons infâmes dans le monde, comme Black Beach, Bata ou Bioko.</strong></p>



<p>Depuis qu&rsquo;ils sont entrés dans les murs de la prison, ils n&rsquo;ont pas été renvoyés ni entendus, et leurs proches ne savent pas s&rsquo;ils sont vivants ou morts.</p>



<p>Il y a quelques années, un prisonnier libéré a décrit la prison de Black Beach, située dans la capitale, Malabo, comme un trou dans lequel, en raison de la proximité de la mer, l&rsquo;humidité faisait vivre les prisonniers dans des conditions inhumaines.</p>



<p>La torture est une pratique répandue dans les prisons du pays et la surpopulation constitue une menace constante pour la vie des détenus.&nbsp;<a href="https://www.amnesty.org/es/countries/africa/equatorial-guinea/report-equatorial-guinea/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Amnesty International a recensé</a>&nbsp;plusieurs cas de prisonniers disparus, comme ceux de Francisco Micha, citoyen équato-guinéen vivant en Espagne depuis la fin des années 1990, et de son ami Fulgencio Obiang Esono, ingénieur, de nationalité italienne et originaire de Guinée équatoriale.</p>



<p>Francisco et Fulgencio allaient ensemble de Rome au Togo en voyage d&rsquo;affaires.&nbsp;A leur arrivée à Lomé le 18 septembre 2018, ils n&rsquo;étaient subitement plus joignables.&nbsp;Le bruit a commencé à se répandre qu&rsquo;ils avaient été enlevés par les forces de sécurité équato-guinéennes et qu&rsquo;ils étaient détenus à la prison de Black Beach.&nbsp;Quelques jours plus tard, des sources officielles ont confirmé ces rumeurs.Francisco et Fulgencio allaient ensemble de Rome au Togo en voyage d&rsquo;affaires.&nbsp;A leur arrivée à Lomé le 18 septembre 2018, ils n&rsquo;étaient subitement plus joignables</p>



<p>Fulgencio et Francisco ont été jugés avec plus d&rsquo;une centaine d&rsquo;hommes accusés d&rsquo;avoir participé à un prétendu complot visant à renverser le président Teodoro Obiang en 2017.&nbsp;<a href="https://elpais.com/espana/2020-03-27/guinea-ecuatorial-condena-a-dos-espanoles-a-90-y-60-anos-de-carcel-por-conspirar-contra-obiang.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le procès s&rsquo;est déroulé dans la ville de Bata entre mars et mai 2019.</a></p>



<p>Selon ceux qui y ont assisté en tant qu&rsquo;observateurs, le processus a été assombri par tout un catalogue de violations du droit à un procès équitable.&nbsp;La plupart des accusés avaient été détenus arbitrairement pendant environ un an sans avoir été informés des charges retenues contre eux.</p>



<p>Au final, les 112 prévenus &#8211; dont certains jugés par contumace &#8211; ont été condamnés à des peines de prison allant de trois à 90 ans.&nbsp;Fulgencio et Francisco ont été condamnés à près de 60 chacun.&nbsp;Depuis que la décision est connue, leurs familles vivent un cauchemar.&nbsp;Ils avancent, mais sans comprendre comment un voyage d&rsquo;affaires au Togo a pu aboutir dans une prison de Guinée équatoriale.</p>



<p>À Madrid, où vit la famille de Francisco, ils savent seulement qu&rsquo;il s&rsquo;est rendu à Rome pour rencontrer Fulgencio et que de là, ils se sont tous deux rendus au Togo.&nbsp;La femme de Francisco, qui doit prendre des médicaments pour dormir, estime qu&rsquo;elle a un besoin urgent de savoir s&rsquo;il est encore en vie, car elle ne peut pas supporter la souffrance de ses fils et de sa fille.</p>



<p>La dernière fois qu&rsquo;il a vu Francisco, c&rsquo;était à la télévision en 2019, lorsque sa phrase a été lue.&nbsp;Depuis, c&rsquo;est comme si la terre l&rsquo;avait englouti.&nbsp;Elle n&rsquo;a pas eu de ses nouvelles depuis plus de deux ans et veut croire qu&rsquo;il est toujours bien vivant.</p>



<p>Pour les quatre fils et la fille de Francisco, la situation est si douloureuse qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas pu la partager même avec leurs amis les plus proches.&nbsp;Ils considèrent leur père comme un homme bon avec de bonnes valeurs.&nbsp;La maison leur semble vide depuis qu&rsquo;elle est partie.&nbsp;Ils m&rsquo;ont manqué quand je rentrais du travail tous les jours et leur ai demandé un à un comment s&rsquo;était passée leur journée.&nbsp;Les secrets qu&rsquo;ils ont partagés avec lui leur manquent, la façon dont il les a aidés et les matchs du Real Madrid qu&rsquo;ils ont regardés ensemble à la télévision.</p>



<p>Mais malgré tout, ils ont encore de l&rsquo;espoir.&nbsp;Ils rêvent du jour où leur père rentrera à la maison.&nbsp;Ils ont hâte de vous dire à quel point ils réussissent à l&rsquo;école et à quel point ils se sont améliorés en jouant au soccer.&nbsp;Ils veulent que Francisco soit fier.</p>



<p>En Italie, la sœur de Fulgencio se sent parfois coupable de penser que son frère est mort.&nbsp;Ses propos témoignent d&rsquo;une souffrance sans fin à laquelle il voudrait mettre un terme :</p>



<p>« Si vous saviez que Fulgencio est mort, avec toute la douleur du monde, on s&rsquo;habitue à l&rsquo;idée et on démissionne, mais ne pas savoir s&rsquo;il est vivant ou mort est une éternelle agonie.&nbsp;Les autorités équato-guinéennes ne tuent pas seulement Fulgencio, la famille n&rsquo;a pas de vie.&nbsp;Ce que je demanderais au président de la Guinée équatoriale, c&rsquo;est de nous dire si mon frère est toujours en vie ou l&rsquo;a tué.&nbsp;(&#8230;) Je pense que les autorités font cela en pensant qu&rsquo;avec le temps nous allons oublier Fulgencio, mais nous n&rsquo;allons pas l&rsquo;oublier ».</p>



<p>Les familles de Francisco et Fulgencio ne sont pas les seules à vivre ce cauchemar.&nbsp;En novembre 2019, quatre membres du groupe d&rsquo;opposition Mouvement pour la libération de la Troisième République de Guinée équatoriale (MLGE3R) ont été enlevés au Soudan du Sud par les forces de sécurité équato-guinéennes et transférés dans une prison du pays.&nbsp;Quelques jours plus tard, des sources officielles ont confirmé les rumeurs : ils avaient été jugés par contumace dans le même procès en mai 2019.</p>



<p>La plupart des détenus étaient les soutiens de famille, qui luttent désormais pour survivre en vendant leurs biens.&nbsp;Dans certains cas, ils n&rsquo;ont pas eu le courage de dire la vérité à leurs fils et filles.&nbsp;On leur a simplement dit que leurs parents étaient en Guinée équatoriale pour des raisons professionnelles, car connaître la vérité les tuerait de tristesse.La torture est une pratique répandue dans les prisons du pays et la surpopulation est une menace constante pour la vie des détenus</p>



<p>Une des mères s&rsquo;est posée cette question : « Comment ma fille de huit ans, qui adore son père et pense qu&rsquo;il est une bonne personne, comprend-elle que son père a été envoyé en prison pour 80 ans ?&nbsp;Comment peux-tu comprendre que tu ne le reverras plus ?&nbsp;Il n&rsquo;a que 8 ans !&nbsp;Je ne peux pas te faire ça.&nbsp;Cela me brise le cœur de penser que ma fille ne reverra plus jamais son père. »</p>



<p>En Guinée équatoriale, de nombreux prisonniers continueront de disparaître, vivant « dans un trou noir profond », comme l&rsquo;a dit un ancien détenu, seuls et abandonnés, sans que leurs proches sachent quel a été leur sort.</p>



<p>Cependant, leurs familles n&rsquo;ont pas perdu la foi.&nbsp;Ils continuent de croire en la force de leurs proches et qu&rsquo;ils pourraient un jour être libérés.&nbsp;En vertu du droit national et international, toute personne accusée d&rsquo;un crime a droit à un procès équitable.&nbsp;Cependant, dans de nombreux pays à travers le monde, comme la Guinée équatoriale, les droits fondamentaux à la défense et à une procédure régulière ne sont pas respectés : professionnels de la justice présents lors des interrogatoires, personnel médical indépendant disponible pour examiner les personnes détenues et contacter les familles, et veiller à ce qu&rsquo;un « des aveux » obtenus sous la torture ne peuvent jamais être utilisés comme preuve.</p>



<p>Amnesty International exhorte le président de la Guinée équatoriale, Teodoro Obiang, à se conformer d&rsquo;urgence au droit international relatif aux droits humains et à veiller à ce que tous les détenus soient protégés contre la torture et autres mauvais traitements, soient détenus dans des conditions humaines et aient accès à leur famille et à des professionnels de la justice. .</p>



<p><strong>Source : El Païs/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Guinée équatoriale : comment le pétrolier d’Afrique centrale prévoit sa sortie de 8 ans de récession en 2021</title>
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				<pubDate>Thu, 15 Apr 2021 12:50:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[La Guinée équatoriale prévoit cette année une croissance au vert qui serait –en cas de réalisation- la première après huit ans dans le rouge. Le pays pétrolier d’Afrique centrale parie sur le gaz et le tertiaire, au moment où le gouvernement doit face à la deuxième vague de contaminations au Covid-19. Mais arrivera-t-il vraiment à...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/malabo-guinee-equatoriale.jpg" alt="" class="wp-image-13427" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/malabo-guinee-equatoriale.jpg 612w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/malabo-guinee-equatoriale-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 612px) 100vw, 612px" /></figure>



<p><strong>La Guinée équatoriale prévoit cette année une croissance au vert qui serait –en cas de réalisation- la première après huit ans dans le rouge. Le pays pétrolier d’Afrique centrale parie sur le gaz et le tertiaire, au moment où le gouvernement doit face à la deuxième vague de contaminations au Covid-19. Mais arrivera-t-il vraiment à inverser la tendance ?</strong></p>



<p>L&rsquo;année 2021 pourrait-elle être porteuse de bonnes nouvelles pour l&rsquo;économie équato-guinéenne&nbsp;? Du côté de Malabo, on répond par l&rsquo;affirmative. Ici, les experts de l&rsquo;Institut national des statistiques de Guinée équatoriale (INEGE) tablent sur un retour de la croissance au vert à 2,8%, après huit ans de récession, selon un rapport fraichement publié. Cette reprise attendue serait&nbsp;<em>«&nbsp;principalement&nbsp;»</em>&nbsp;boostée par&nbsp;<em>«&nbsp;l&rsquo;augmentation de la production de gaz dérivés et de la reprise progressive de certaines activités du secteur tertiaire, par rapport à l&rsquo;année 2020, comme le commerce, les transports, l&rsquo;administration publique, etc&nbsp;»</em>.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://static.latribune.fr/article_body/1671939/pib-guinee-e.jpg" alt="PIB Guinée E"/></figure>



<h4>Des prévisions qui contredisent la Banque mondiale et rejoint le FMI et la BAD</h4>



<p>Si ces prévisions tranchent avec celles de la Banque mondiale qui s&rsquo;attend à une nouvelle récession (-2,8%) en Guinée équatoriale en 2021, elles cadrent cependant avec les pronostics du Fonds monétaire international (FMI&nbsp;: 2,2%) et de la Banque africaine de développement (BAD&nbsp;: 2,6%).</p>



<p>Dans ses perspectives économiques publiées en mars, la BAD estime également que le projet gazier équato-guinéen a le potentiel d&rsquo;insuffler une bonne bouffée d&rsquo;oxygène à cette économie pétrolière qui a considérablement pâti des perturbations des marchés internationaux ces dernières années. Mais pas que. La diversification économique dans ce pays d&rsquo;Afrique centrale est une urgence depuis près d&rsquo;une décennie. Et alors que la mise en œuvre du plan stratégique national à l&rsquo;horizon 2035 ficelé pour favoriser la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unis d&rsquo;ici 2030 et de l&rsquo;agenda 2063 de l&rsquo;Union africaine (UA) peine à être effective, la crise de Covid-19 n&rsquo;a fait qu&rsquo;enfoncer le clou.</p>



<h4>L&rsquo;économie nationale « presque » prête pour sa diversification selon le ministre</h4>



<p>D&rsquo;ailleurs, lors de son adresse à la Nation le 12 octobre 2020 à l&rsquo;occasion des 52 ans d&rsquo;indépendance du pays, le président Teodoro Obiang Nguema Mbazogo disait tout haut ce que plusieurs pensaient tout bas.&nbsp;<em>«&nbsp;Ces plans économiques semblent être un exploit irréalisable&nbsp;»</em>, affirmait-il, encourageant toutefois les Equatoguinéens à se dire que&nbsp;<em>«&nbsp;rien n&rsquo;est impossible si notre volonté et notre détermination sont fermes&nbsp;».</em></p>



<p>Depuis lors, Malabo ne cesse d&rsquo;afficher son optimisme. A la conférence annuelle de la Commission économique des Nations Unies pour l&rsquo;Afrique, le ministre équato-guinéen de l&rsquo;Economie et des Finances, Valentim Ela May a déclaré les intentions du gouvernement&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>«&nbsp;La diversification économique est un défi historique, nous y travaillons depuis la création du Plan national de développement économique. [&#8230;] La Guinée équatoriale est presque prête à diversifier son économie. »</p></blockquote>



<p><em>«&nbsp;Presque&nbsp;»</em>. La précision en vaut la peine. La tâche ne sera effectivement pas aisée, pour un pays qui ne s&rsquo;est habitué qu&rsquo;à vendre son pétrole et son gaz à l&rsquo;état brut depuis des décennies sans aucun vrai effort de développement des autres secteurs de l&rsquo;économie. Résultat&nbsp;: les hydrocarbures représentent environ 85 % du PIB et plus de 94 % des exportations en 2015, selon le FMI.</p>



<p>Un autre facteur qui fait de la diversification économique un challenge d&rsquo;envergure dans ce pays est ce que la BAD appelle&nbsp;<em>«&nbsp;la faiblesse structurelle d&rsquo;un capital humain insuffisant »</em>.&nbsp;<em>« Le pays a un déficit de compétences, notamment en termes de gestion et de gouvernance des finances publiques, ce qui empêche une mise en œuvre efficace de sa politique de transformation économique et sociale »</em>, estiment les experts de l&rsquo;institution panafricaine. A noter que les explosions de camps militaires survenues en mars dernier à Bata, la capitale économique, ont amplifier les défis du pays, si bien que le gouvernement appelait à l&rsquo;aide les pays voisins et la communauté internationale.</p>



<p>Une des plus petites nations du continent, la Guinée équatoriale s&rsquo;étend sur 28&nbsp;051 km2 et abrite une population de 1, 356 millions d&rsquo;habitants. Pour sortir de sa dépendance pétrolière, Malabo mise aujourd&rsquo;hui sur le développement de la pêche, l&rsquo;agriculture et surtout le tourisme pour lequel le pays regorge de potentiel, jusqu&rsquo;ici peu exploité.</p>



<h4>Pessimisme chez les analystes face à la conjugaison de plusieurs facteurs</h4>



<p>Malgré ce potentiel, les analystes ne partagent pas forcément l&rsquo;optimisme affiché par les autorités équatoguinéenes. Bien au contraire. D&rsquo;autant qu&rsquo;après le programme de prêt controversé de 280 millions de dollars du FMI à la Guinée équatoriale en 2019, le pays qui n&rsquo;a reçu entre temps que 40 millions de dollars, a du mal à poursuivre les négociations. Un récent rapport du ministère des Finances en France révèle que contrairement aux voisins de la sous-région Afrique centrale, les discussions entre le l&rsquo;institution de Bretton Woods et le gouvernement équatoguinéen&nbsp;<em>« </em><em>sont moins avancées »</em>. En cause, comme l&rsquo;indiquait The Economist en janvier dernier&nbsp;: les fortes critiques des ONG internationales au sujet de la corruption et de la gestion opaque des revenus du pétrole et du gaz, soutenues par les différents démêlés de justice au niveau international de Teodorin Obiang Nguema Mangue, Vice-président et fils du Chef de l&rsquo;Etat.</p>



<p><em>«&nbsp;Je pense que la Guinée équatoriale va être dans une situation préoccupante sur le plan économique&nbsp;»</em>, affirme d&#8217;emblée Abessolo Meka, analyste économique interrogé par&nbsp;<em>La Tribune Afrique</em>.&nbsp;<em>«&nbsp;Il sera difficile de réaliser une croissance positive dans un contexte d&rsquo;inaccessibilité à de nouveaux capitaux, en attendant justement la renégociation avec le FMI, conjugué à un endettement très élevé. De plus, la nécessité de maintenir les équilibres ne permet pas à ce pays d&rsquo;utiliser ses ressources propres pour financer les investissements et les importations de biens. Face à la situation actuelle, avec la découverte de nouveaux variants du Covid, nous n&rsquo;en sommes pas encore sortis&nbsp;»</em>, explique-t-il.</p>



<p>Le 12 avril, le gouvernement a justement décidé de renforcer les mesures anti-Covid face à la deuxième vague de contaminations. Fermées depuis un moment, les écoles le resteront à Malabo et à Bata, ainsi que les lieux de loisirs dans tout le pays. Les usagers ont besoin de présenter un test PCR, un certificat de vaccination et une autorisation pour se déplacer. Les autorités ont également réduit les vols commerciaux de passagers à deux par semaine pour les compagnies nationales et à un par semaine pour les compagnies internationales. De quoi ralentir une nouvelle fois tout rebondissement économique.</p>



<p><em>«&nbsp;Je pense qu&rsquo;on est beaucoup plus pessimistes au sein de la CEMAC en général et particulièrement pour la Guinée équatoriale à cause de la non diversification de son économie qui ne tient principalement que sur l&rsquo;exportation de pétrole, quand on sait que les cours du baril stagnent et que l&rsquo;économie mondiale n&rsquo;est pas au beau fixe&nbsp;», estime Abessolo Meka. «&nbsp;Et même si le pays arrivait à tout hasard à une croissance du PIB de 1 ou 2% en 2021,&nbsp;</em>poursuit-il<em>, il ne pourrait s&rsquo;agir d&rsquo;une croissance qui ouvre la porte à un développement inclusif tant que la diversification économique n&rsquo;est pas amorcée, au moment où les importations restent excessivement coûteuses à la Guinée équatoriale malgré des tarifs douaniers très bas au sein de la CEMAC, notamment pour les produits de consommation&nbsp;».</em></p>



<h4>Les premiers bilans de la diversification dès 2023</h4>



<p>2023 sera l&rsquo;année des prochaines élections présidentielles pour lesquelles le président Teodoro Obiang Nguema Mbazogo semble laisser entendre qu&rsquo;il ne présentera pas, soupçonné cependant de baliser le terrain pour son fils, le Vice-président. Mais ce sera également l&rsquo;année des premiers bilans de mi-parcours du plan national de diversification économique. Les analystes y voient une opportunité pour le pays de créer des synergies avec ses voisins mieux lotis selon le secteur.</p>



<p><em>«&nbsp;La stratégie équatoguinéene est principalement axée sur l&rsquo;interne. A mon humble avis, le gouvernement aurait pu s&rsquo;orienter vers la création de sociétés mixtes de production agricoles, c&rsquo;est-à-dire, à partir du Cameroun par exemple, investir, exporter et rapatrier les revenus en Guinée équatoriale&nbsp;»</em>, explique-t-il.&nbsp;<em>«&nbsp;C&rsquo;est une stratégie,&nbsp;</em>poursuit l&rsquo;analyste,<em>&nbsp;qui a déjà fonctionné pour les pays enclavés ou de petite taille comme le Japon. Les usines de construction et de montage automobile sont allées dans les marchés qui pouvaient les absorber. A titre d&rsquo;exemple, les explosions de vente de Toyota dans les années 70 ne se sont pas faites au Japon, mais plutôt quand Toyota a décidé d&rsquo;aller construire dans le plus gros marché automobile de l&rsquo;époque qui était aux Etats-Unis&nbsp;»</em>.</p>



<p>Alors que le monde entier espère un retour à la normale d&rsquo;ici le quatrième trimestre 2021 grâce notamment au déploiement à grande échelle des vaccins anti-Covid, les pays africains aussi s&rsquo;activement. La Guinée équatoriale qui a réceptionné ses premières doses de vaccins et démarré l&rsquo;opération de vaccination en février, se fait assister par le bureau national de l&rsquo;Organisation mondiale de la santé (OMS) pour arriver à maitriser la situation épidémiologique actuelle. Entre temps, les projecteurs restent braqués sur les autorités pour voir comment ils adaptent concrètement leur stratégie afin de remonter la pente économique et ramener la croissance au vert.</p>



<p><strong>Source: La Tribune Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Explosions à Bata en Guinée équatoriale : Obiang lance un appel à la communauté internationale</title>
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				<pubDate>Tue, 09 Mar 2021 19:22:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Le bilan des explosions qui ont ravagé un camp militaire à Bata, dimanche 7 mars, ne cesse de s’alourdir. Le chef de l’État a ordonné une enquête et lancé « un appel à la communauté internationale à soutenir la Guinée équatoriale ». Secouristes ou simples civils extirpant des corps de ruines encore fumantes, hommes transportant un...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/a30a04c2845dae79ec2f6f0c4e53fdb7ed723fac.jpg" alt="" class="wp-image-21578" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/a30a04c2845dae79ec2f6f0c4e53fdb7ed723fac.jpg 768w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/a30a04c2845dae79ec2f6f0c4e53fdb7ed723fac-300x221.jpg 300w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /><figcaption>Capture d&rsquo;écran de la chaîne de télévision TVGE, le 7 mars 2021, montrant l&rsquo;explosion dans un camp militaire à Bata, en Guinée Equatoriale
afp.com &#8211; &#8211;</figcaption></figure>



<p><strong>Le bilan des explosions qui ont ravagé un camp militaire à Bata, dimanche 7 mars, ne cesse de s’alourdir. Le chef de l’État a ordonné une enquête et lancé « un appel à la communauté internationale à soutenir la Guinée équatoriale ».</strong></p>



<p>Secouristes ou simples civils extirpant des corps de ruines encore fumantes, hommes transportant un cadavre dans un drap jaune au milieu d’un amas de morceaux de béton et de tôles, un civil déposant le corps inanimé d’un enfant sur le plateau d’un pick-up, blessés gisant à même le sol d’un hôpital… Les images de Bata, diffusées par la TVGE, la télévision d’État qui dépend du ministère de l’Information, ou filmées par des témoins et relayées sur les réseaux sociaux depuis dimanche, sont terribles.</p>



<h4>Au moins 98 personnes tuées</h4>



<p>La première explosion s’est produite en début d’après-midi, dimanche 7 mars, dans le camp militaire de Nkoa Ntoma, situé dans la capitale économique équato-guinéenne, bientôt suivie de trois autres détonations dans cette base qui abrite notamment les forces spéciales ainsi que des hommes de la gendarmerie.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>NOUS N’AVONS PAS DORMI DE LA NUIT, DES MAISONS ONT CONTINUÉ DE BRÛLER TOUTE LA NUIT</p></blockquote>



<p>Selon des témoignages recueillis par l’AFP, les bâtiments ont ensuite continué à brûler au cours de la nuit de dimanche à lundi. «&nbsp;Mon oncle, un officier du camp, vient de nous appeler pour dire qu’il avait retrouvé ce matin les corps de cinq membres de sa famille entièrement brûlés&nbsp;», a rapporté par téléphone un habitant de Bata sous couvert d’anonymat.</p>



<p>«&nbsp;Nous n’avons pas dormi de la nuit, des maisons ont continué de brûler toute la nuit et on entendait encore des petites détonations ; les habitants des quartiers situés dans un rayon de 2 à 4 km du lieu des explosions n’ont pas pu rentrer&nbsp;», a assuré Teodoro Nguema, un autre habitant de la ville.</p>



<h4>Une enquête et un appel</h4>



<p>Lundi, les opérations de sauvetage ont continué. De nombreux cadavres ont été sortis des décombres, mais aussi des survivants. Trois enfants âgés de 3 et 4 ans ont ainsi pu être extraits vivants des ruines d’habitations et transportés à l’hôpital, selon la TVGE.</p>



<p>Le bilan, encore provisoire, s’établissait  lundi à « 98 morts et 615 blessés », a annoncé <a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/889881/politique/guinee-equatoriale-la-garde-rapprochee-de-teodoro-nguema-obiang-mangue/">le fils du chef de l’État, Teodoro Nguema Obiang Mangue – dit Téodorin</a> – , vice-président en charge de la Défense et de la Sécurité. « Les dommages ne sont pas seulement physiques mais aussi psychologiques », a-t-il précisé.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>JE LANCE UN APPEL À LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE ET AUX BIENFAITEURS NATIONAUX POUR QU’ILS SOUTIENNENT LA GUINÉE ÉQUATORIALE EN CES MOMENTS DIFFICILES</p></blockquote>



<p>Le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo avait pour sa part, dans un premier communiqué, évoqué un «&nbsp;accident provoqué par la négligence de l’unité chargée de garder les dépôts de dynamite, d’explosifs et de munitions qui ont pris feu à cause des brûlis allumés dans leurs champs par les fermiers qui ont finalement fait exploser successivement ces dépôts&nbsp;». Le ministère de la Défense a expliqué que ce sont des « munitions de gros calibre » qui ont explosé, provoquant une « des ondes de choc détruisant totalement de nombreuses maisons avoisinantes ».</p>



<h4>Appel à la communauté internationale</h4>



<p>« Compte tenu de l’ampleur des dommages occasionnés, encore provisoires, aux infrastructures officielles et privées, dont la réparation impliquera d’importantes ressources économiques, je lance un appel à la communauté internationale et aux bienfaiteurs nationaux pour qu’ils soutiennent la Guinée équatoriale en ces moments difficiles <a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/1094013/economie/guinee-equatoriale-petro-dependance-et-covid-19-limplacable-combinaison/">qui coïncident avec la crise économique résultant de la chute des prix du pétrole et de la pandémie de Covid-19 »</a>, a par ailleurs déclaré le chef de l’État.</p>



<p>Un appel auquel l’Espagne a d’ores et déjà répondu. Après un échange téléphonique avec son homologue équato-guinéen, Simeon Oyono Esono, Arancha Gonzalez, la ministre espagnole des Affaires étrangères, a annoncé l’envoi « immédiate » d’une cargaison d’aide humanitaire. Un premier avion a atterri à Malabo ce mardi 9 mars.</p>



<p><strong>Source : Jeune Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>« Biens mal acquis » : la Guinée équatoriale essuie un revers devant la Cour internationale de justice</title>
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				<pubDate>Fri, 11 Dec 2020 18:03:25 +0000</pubDate>
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<p><strong>La plus haute juridiction de l’ONU a jugé que le luxueux immeuble parisien saisi par les autorités françaises en 2012 n’avait « jamais acquis le statut de mission diplomatique ».</strong></p>



<p>La Cour internationale de justice (CIJ) a tranché en faveur de Paris, vendredi 11&nbsp;décembre, dans le bras de fer juridique qui l’opposait à Malabo autour de l’affaire dite des «&nbsp;biens mal acquis&nbsp;», impliquant le fils du président équato-guinéen. La cour est d’avis que&nbsp;<em>«&nbsp;l’immeuble du 42 avenue Foch à Paris n’a jamais acquis le statut de mission diplomatique de la République de&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/guinee-equatoriale/">Guinée équatoriale</a>&nbsp;en République française&nbsp;»</em>, a estimé le juge Abdulqawi Ahmed Yusuf au tribunal des Nations unies, basé à La&nbsp;Haye (Pays-Bas).</p>



<p>Le pays d’Afrique centrale avait traîné la France devant la CIJ, plus haute juridiction de l’ONU, après une descente en 2012 de la police française dans une luxueuse propriété de Paris, dans le cadre d’une enquête visant Teodorin Obiang, fils du président Teodoro Obiang Nguema et vice-président chargé notamment de la défense et de la sécurité. La propriété, d’une valeur de 107 millions d’euros, se situe dans l’un des quartiers les plus huppés de la capitale française. Elle dispose d’un cinéma, d’un spa, de robinets en or et serait l’ambassade équato-guinéenne à Paris, selon Malabo.</p>



<p>La France conteste cette version et considère qu’il s’agit de la résidence de Teodorin Obiang. Le 10&nbsp;février, la cour d’appel de Paris l’a condamné à trois ans de prison avec sursis, 30&nbsp;millions d’euros d’amende et des confiscations pour s’être bâti frauduleusement un patrimoine considérable en France. La Guinée équatoriale dénonce depuis le début de l’affaire une violation de l’immunité de Teodorin Obiang. Selon la justice française, il a pillé les caisses de l’Etat avant d’acheter des propriétés luxueuses dans les endroits les plus chers du monde.</p>



<p>Malabo avait porté le différend devant la CIJ, qui s’était déclarée incompétente sur ce point en 2018. Elle s’était cependant déclarée compétente pour se prononcer sur le statut en tant que locaux diplomatiques de l’immeuble de l’avenue Foch, saisi par les autorités françaises en 2012.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Mines &#8211; Hydrocarbures : Les Russes en force en Guinée équatoriale</title>
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				<pubDate>Fri, 09 Oct 2020 18:38:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Depuis le sommet de Sotchi, la coopération économique entre la Guinée Equatoriale et la Russie a pris une nouvelle dimension. Après l’obtention d&#8217;une licence et autres accords, le géant russe Rosgeo va réaliser la cartographie géologique de Rio Muni, considérée comme l’une des zones les plus prometteuses du pays en pétrole, gaz, minerais et métaux....]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/poutine-obiang-1.jpg" alt="" class="wp-image-19424" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/poutine-obiang-1.jpg 612w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/poutine-obiang-1-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 612px) 100vw, 612px" /></figure>



<p><strong>Depuis le sommet de Sotchi, la coopération économique entre la Guinée Equatoriale et la Russie a pris une nouvelle dimension. Après l’obtention d&rsquo;une licence et autres accords, le géant russe Rosgeo va réaliser la cartographie géologique de Rio Muni, considérée comme l’une des zones les plus prometteuses du pays en pétrole, gaz, minerais et métaux. Le projet devrait également déboucher sur des activités d’exploration à grande échelle.</strong></p>



<p>Une équipe de la Russian Geological Exploration Holding (Rosgeo) s&rsquo;active depuis quelques jours en Guinée Equatoriale. Elle a lancé les travaux d&rsquo;un projet de cartographie géologique dans le Rio Muni, considérée comme l&rsquo;une des zones les plus prometteuses du pays en matière de pétrole et gaz notamment. Ces travaux seront également suivis d&rsquo;intenses opérations d&rsquo;exploration.&nbsp;<em>«&nbsp;Cette région de la&nbsp;</em><em>Guinée&nbsp;équatoriale&nbsp;est amenée à devenir un nouveau pôle de ressources naturelles à la fois pour les opérations pétrolières et gazières onshore, mais aussi pour les mines et les minéraux. Les activités d&rsquo;exploration à venir jetteront les bases de cette prochaine phase de croissance de notre industrie »</em>, a déclaré Gabriel Mbaga Obiang Lima, ministre des Mines et des Hydrocarbures, dans un communiqué, se réjouissant du partenariat avec les Russes.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://static.latribune.fr/article_body/1539534/rio-muni.jpg" alt="Rio Muni"/></figure>



<h4>Les fruits de Sotchi</h4>



<p>Ce projet, conclu lors du sommet Russie-Afrique de Sotchi en octobre 2019, marque le come-back de Rosgeo en Guinée Equatoriale après plus de 40 ans. Sa filiale serait l&rsquo;une des premières entreprises à avoir mené des travaux d&rsquo;exploration géologique dans ce pays d&rsquo;Afrique centrale dans les années 1970. En mai dernier, ses deux filiales internationales, JSC Zarubezhgeologia et JSC Yuzhmorgeologia, ont chacune décroché un contrat pour la phase initiale du projet.</p>



<p>Au-delà de cette entreprise publique, c&rsquo;est la Russie toute entière qui pousse ainsi les pions de son influence, dans le cadre d&rsquo;un retour en force sur le continent africain. Lorsque le Kremlin confirmait l&rsquo;an dernier ses ambitions africaines dans l&rsquo;exploration géologique, le pétrole, le gaz, &#8230;, la Guinée Equatoriale était bien une de ses cibles. D&rsquo;ailleurs, les choses sont allées très vite. En novembre dernier, le gouvernement équatoguinéen a octroyé au géant russe Lukoil une licence d&rsquo;exploration gazière sur l&rsquo;important bloc EG-27, dans le bassin du Niger. Même si les deux parties s&rsquo;accordent encore sur les contours de la coopération, celle-ci s&rsquo;annonce prometteuse, puisque ce bloc gazier, précédemment aux mains d&rsquo;une entreprise israélienne, est considéré comme le plus prolifique du pays, avec des ressources estimées à 3,7 Tcf de gaz, soit 103,6 milliards de mètres cubes.</p>



<h4>Moscou au cœur de la diversification économique équatoguinnéenne ?</h4>



<p>Etendue sur 28&nbsp;000 km2&nbsp;avec 1,4 million d&rsquo;habitants, la Guinée Equatoriale est le quatrième producteur de pétrole d&rsquo;Afrique. Au pays de Teodoro Obiang Nguema, l&rsquo;or noir, moteur de l&rsquo;économie, a favorisé des niveaux de croissance astronomiques&nbsp;: 150% en 1997, 63,4% en 2001, 38% en 2004&#8230; Mais cette dépendance vis-à-vis du pétrole lui a souvent couté cher comme en 2009-2010 où la croissance du PIB est tombée à 1,3% puis -8,9%, suite à la crise financière mondiale dont les répercussions sur les cours de l&rsquo;or noir avaient été violentes. Après une certaine restauration en 2011 et 2012 (6,5% et 8,3% de croissance), l&rsquo;économie équatoguinéenne est entrée en récession depuis la crise pétrolière de 2014 sans en ressortir. Et la pandémie de coronavirus a empiré la situation.</p>



<p><strong>Lire aussi :&nbsp;<a href="https://afrique.latribune.fr/politique/2019-10-23/en-concurrence-avec-les-autres-puissances-que-propose-la-russie-a-l-afrique-831344.html">En concurrence avec les autres puissances, que propose la Russie à l&rsquo;Afrique?</a></strong></p>



<p>Alors que la diversification économique s&rsquo;est imposée comme un impératif pour la survie économique du pays, le plan gouvernemental -tout en continuant de miser sur la clé pétrolière- met un accent sur le gaz et les mines. La cartographie géologique lancée par les Russes devrait donner une visibilité claire sur le plein potentiel du pays en la matière. Selon les experts, la région de Rio Muni serait riche en diamants, en or, mais aussi en bauxite et en minerai de fer, entre autres.</p>



<p><strong>Source:La Tribune Afrique/ Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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